asSez…NCF !!!

334525-bac-2014-la-scnf-poursuit-la-greve-620x0-1Ras le bol (avec la casquette !) de cette entreprise de service public qui ne l’est que quand ça arrange ses syndicats, ses cheminots, son régime de retraite spécifique et qui méprise et malmène régulièrement des milliers de français lors de jours de grèves pas toujours expliqués et souvent inutiles. Marre de payer « un bras » un billet Lille -Paris (de 25 à 81 €selon les jours et les heures pour un aller !!!) ou un Cosne-sur-Loire/Paris-3920249_dbddfb47ef03500513858555a97c6c9f0c13a0fcBercy, en 1ère classe à 46 €, dans un train de 5 wagons (au lieu de 10) dont la première classe a été supprimée sans prévenir les chefs de gare (on croit rêver !!!). Je vais faire « mon Eric Brunet« , journaliste-editorialiste-polémiste (et sarkosyste !) de BFM TV et de RMC ou de son intervieweur-star-« les yeux dans les yeux », Jean-Jacques Bourdin.

20140610PHOWWW01606La Commission européenne demande depuis des années à la France de se préparer à la concurrence ferroviaire, la SNCF négocie depuis 18 mois avec les syndicats maison un nouveau statut de l »entreprise (3 entités) en absorbant le Réseau Ferré de France (propriétaire et gestionnaire du réseau ferroviaire français). La grève se déclenche, le gouvernement fait des propositions (via son Secrétaire d’Etat aux Transports, Frederic Cuvillier), qui ne satisfont pas une partie de la base de CGT Transports et de SUD-Rails qui se font « une guéguerre » de chefs et d’égos face aux caméras !! Résultat un boxon phénoménal depuis une semaine dans les gares, des usagers exaspérés et épuisés et un stress supplémentaire pour les bacheliers se rendant en train lundi dernier à leurs épreuves de philosophie. On sait ce pays difficile à réformer, on constate et subit « depuis Mathusalem » l’intransigeance d’une partie des cheminots se dressant et s’arc-boutant « comme des coqs » à la moindre demande de changement ou de modification de leurs statuts, donnant le sentiment de vivre comme Jean Gabin dans « La Bête Humaine » et refusant tout modernisme et nouveauté.

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Ils n’ont pas c’est vrai un patron le plus à l’écoute, Guillaume Pépy, très fort par contre pour affronter 1837927_3_b317_guillaume-pepy-dans-les-tout-nouveaux-tgv_c2d55f077f0c13bd604c0c22c54be0a6les médias lors du déraillement du train en juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge, faisant preuve de sang-froid et de retenue auprès des familles endeuillées. Cela rappelle décembre 1995 où le le pays avait été bloqué par les cheminots (et les chauffeurs routiers) malmenant le gouvernement Juppé avant sa chute.

…bref ils commencent à vraiment nous faire chier les cheminots, ceux (ultras) minoritaires (et psycho-rigides).

 

Symphonie de Funès

6248128030 ans pile aujourd’hui que nous quittait Louis de Funès. Le 27 janvier 1983. Toujours aussi populaire. Une énième rediffusion du « Corniaud », de « La Gande Vadrouille » de Gérard Oury ou « L’Aile ou la Cuisse »
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de Claude Zidi génère encore des millions de téléspectateurs. Il l’est l’une des rares vedettes (peut-être la seule ?) d’après-guerre à l’être toujours aujourd’hui. Et ce de générations en générations. La reconnaissance  pour de Funès fut très tardive (à l’aube de ses 50 ans). Comme on dit, il a bouffé »de la vache enragée ». Pianiste de bar, il a participé à plus de 200 films (souvent une image descriptionpanouille) où petit à petit il s’est fait remarquer par  des metteurs en scène (Sacha Guitry) ou des acteurs (Jean Gabin; Bourvil…) et s’est fait connaître auprès du public par ses mimiques et ses grimaces. C’est sa mère qui l’a beaucoup inspiré parait-il, (elle était disons, remuante, extravagante et très porté sur le zygomatique ) pour notamment se  defaultconstruire un personnage d’homme colérique, égoiste, lâche, faux-jeton et de mauvaise foi. Mais pas seulement. Il a aussi un sens inouïe de la répartie et du rythme. Ce n’est pas un hasard s’il vient de la musique (comme Gabin; Bourvil; Darry Cowl…). Louis de Funès a une musicalité, est une 18808386.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxmusique tel un concertiste. Le voir dans « Oscar » ou « Joe » est toujours étonnant. Certains ont cherché à l’imiter gentleman-d-epsom-1962-01-g(Christian Clavier…) mais il est vraiment unique et singulier, se rapprochant plus de la famille des aba18772fc70c8cbf79a79f413ef102bclowns (toujours émouvant de le (re)voir, dans « L’Aile ou la Cuisse », face à Coluche sur la piste d’un chapiteau quand un père découvre que son fils fait le pitre). Très très inquiet dans la vie, perfectionniste, on le disait très exigeant avec ses partenaires mais pouvait leur être d’une fidélité rare dans le métier (Claude Gensac, Michel Galabru, Jacqueline Maillan…). Il se sentait rassuré quand les techniciens rigolaient à ses gags sur le 18450538.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxplateau. Edouard Molinaro qui a Edouard-Molinaro-realisateur-de-La-cage-aux-folles_portrait_w858réalisé « Oscar » et « Hibernatus » a vécu 120 - 1967 - OSCARun enfer car il  riait ‘intérieurement » aux conneries-de-funèstiennes. Il faut dire que le Doudou n’est pas connu pour son humour et son sens de la rigolade. Résultat, de soupe-aux-choux-1981-05-gFunès le punissait en exigeant qu’il quitte le plateau durant les prises. Jacques Villeret a raconté qu’il a été convoqué quelques jours avant le tournage de « La Soupe aux choux » par de Funès qui lui a mis « une pression de dingue ! ». On imagine le tout timide et soupe3gentil Villeret pétrifié devant le maître. Gaff939226016De-Funes-et-Bourvil-350« Pris en main et épaulé » par Bourvil exigeant qu’il soit à la même taille que lui sur l’affiche du « Corniaud », de Funès fit de christian_fechner_referencemême quelques années plus tard pour Coluche sur « L’aile ou la cuisse ». On sent bien que ça colle entre eux et ils avaient 18808385.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxle désir de retourner ensemble. Le film tient du miracle car les assurances refusaient de « couvrir » la star qui venait de faire une crise cardiaque. C’est grâce à l’opiniatreté du producteur Christian Fechner que le film vit le jour (quelques heures de tournage pour de Funès, un quasi hôpital au complet en coulisse…). Il y eu ensuite « La Zizanie » 4173712wyiwv(excellent duo avec Annie Girardot), « La Soupe aux choux », un dernier et bien piètre épisode de la série des « Gendarmes… » et avare4« L’Avare », un des rêves de l’acteur. La facture du film est très laide mais l’interprétation d’Arpagon par de Funès est fabuleuse, digne de celle de Michel Serrault ou de Michel Bouquet.

3 ans déjà…

….que j’ai commencé ce blog. Le 15 janvier 2010 (vous avez vu que je sais compter Tétard 101?). 3 ans que Tétard me gonfle, se montre minable et pue l’alcool. Le nain des montagnes, Tom Pouce ou l’Autre !!!  Ca 100710073150413607dépend de mon inspiration et de mon exaspération. Il a pas évolué le Tétard. Un vrai champion du monde ! Toujours aussi  540656vantard, buté et borné. Je bénie, tu sais, les dieux tous les jours de t’avoir rencontré un beau matin de septembre 1987. Un sacré 001ca71e_mediumcadeau !! Rare et unique. Je rumine et m’en veux comme Jean Gabin dans « Touchez pas au grisbi » contraint de changer son fusil d’épaule parce que son 16525e-image-de-Touchez-pas-au-grisbi-661meilleur pote Riton de Montreuil « a causé à sa bourgeoise qui a affranchi chou-farciAngelo ». Et bah c’est un peu la même chose avec le chou farci ! Un boulet que je traine depuis 25 ans et je puis vous dire que c’est un sacré taf !! Et qui me boudu-sauve-des-eaux-32-03-grapporte pas un rond en plus. C’est juste pour la bonne cause. C’est « mon pauvre » à moi. Il a son assiette tous les soirs.Enfin, on sème ce que l’on mérite (c’est beau non ?!?…je ramasse les copies dans 4 heures ).

brain-of-a-blogger1-580x3333 ans donc. Exercice quotidien au début (j’ai tenu 2 mois), plutôt hebdomadaire par la suite. Blog généraliste quoique que très axé sur le cinoche ou la polili-lapolitique. Avec des fautes d’orthographes. Beaucoup (souvent les mêmes). On se refait pas. Puis ça fait bosser Tétard et sa concentration. Pas plus mal.

A plouche.

P.S.: J’arrête « en vrac » le dimanche. Ras-la-casquette !

en vrac 128 – spécial Pierre Mondy

Salut les loulous,

« en vrac » est en deuil et sera principalement consacré au décès de Pierre Mondy.

Pierre Cuq, né le 10 février 1925 à Neuilly-sur- Seine, dit Pierre Mondy est donc mort hier matin à 87 ans. Plus de soixante de carrières: sur les planches, au cinéma et à la télévision en tant qu’acteur ou à la mise en scène. Il est parti rejoindre ses potes Serrault, Poiret; Maillan; Lamoureux, Simone et Montand. Il a tourné avec Jean Becker (« Rendez-vous de juillet »); Abel Gance (« Austerlitz » où il interprétait Napoléon); Henri Verneuil (« Week-end à Zuydcoote » avec son pote Belmondo); « Yves Robert (« Bébert l’omnibus »; « Les Copains ») ou Molinaro (« Le téléphone rose »). Il a mis en scène au théâtre  « Oscar » avec de Funès; « La Cage aux folles » (jouée durant des années dont cinq par Poiret et Serrault); « Lily et Lily » avec Jacqueline Maillan; « Le Dîner de con » que Villeret jouera 3 ans et demi; des Feydeau…et j’en passe et des meilleurs !! J’ai eu la chance de travailler avec lui sur 2 épisodes des « Cordier, juge et flic » pour Tf1 (série qui dura 13 ans) et ai pu apprécier sa grande culture (notamment sur le jazz et le polar), sa gentillesse, son humour taquin et un sens incontestable du rythme. Combien de fois a-t-il sauvé une scène extrêmement mal écrite et pas crédible en proposant d’inverser une réplique où d’y caser un silence. Très soucieux de ses partenaires, il avait le sens de la troupe et en était le meneur s’en la ramener. Très populaire, pour entre autres, la série « La Septième Compagnie » de Robert Lamoureux, il a cotoyé régulièrement les succès voir les triomphes. Je resterai sur ce souvenir: je le ramenais en voiture chez lui, du côté du Trocadéro, le pianiste Oscar Peterson passait sur Jazz à Fip, Pierre Mondy m’en parla durant tout le trajet me conseillant tel album à écouter. Grande classe !!! Tchao Pierrot.


en vrac 98

Bonjour les baltringues,

Une grippe-autite-bronchite-bref-« je suis mala DE !!! » m’indispose depuis deux semaines et m’a empêché (poil au nez !) d’honorer ma rubrique dominicale. J’ai regretté, une nouvelle fois, la petitesse de Tétard Volcanique qui ne s’est pas gêné pour me le faire savoir de façon subliminale.

« Heureusement que je t’ai ma Carlita. Toi seule me comprend au milieu de ces nains et de ces ingrats !. »

Nouvelle livraison du jour (y’en a tous les jours par cageots entiers !)

75 ans après, « La Grande Illusion » de Jean Renoir, (re)sort en salle dans une version restaurée magnifique. Amis cinéphiles et exploitants indépendants de France et de Navarre !, tachez de programmer ce film afin que les gamins le découvrent en salle, quitte à ce qu’ils soit entrainés de force par leurs professeurs et/ou animateurs. Un vrai bonheur ! Merci Messieurs Gabin, Fresnay, Carette, Eric von Stroheim, Dalio, Jean Renoir, Charles Spaak….

Jean Dujardin va-t-il remporter, cette semaine, un César (je sais, on s’en fout !) mais surtout un Oscar ? Suspens…

Pour que Tétard arrête de me gonfler !

Le magazine « Nous deux » devraient travailler avec des journalistes un tant soit peu professionnels ! Pour info, les César c’est vendredi et non samedi. C’est un métier !

…bonne semaine.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

Hommage à Tonton Georges Lautner (1926-2013)

Hello les baltringues,

Je voudrais revenir sur un cinéaste qui n’est en rien maudit mais qui, je trouve, n’a pas sa juste place auprès du cinéma français, les critiques (enfin pour ce qu’il en reste !) le jugeant mineur et sans grand interêt, je veux parler de Georges Lautner. Né en 1926 et fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Lautner a commencé à réaliser en 1958 avec « La Môme aux boutons ». Il ne tourne plus depuis 1996, n’ai pas aigri, a connu énormément de succès populaires, a fait beaucoup d’entrées (environ 50 millions rien qu’en France !!), tournant avec les plus grosses vedettes du cinoche (Gabin; Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, 5 Belmondo; 2 Delon, Mireille Darc « sa petite soeur » à profusion,Louis De Funès, Francis Blanche, Michel Constantin, Darry Cowl Pierre Richard, Galabru; Serrault; Jean Yanne, Schmoll; Miou-Miou; Lanvin, Marielle et et et ne l’oublions pas, s’il vous plait, MONsieur Jean Lefèvre). Il a formé de nombreux techniciens (Bertrand Blier fut son assistant et lui a écrit le scénario et les dialogues de l’excellent « Laisse allez, c’est une valse », dialogues qui renvoient régulièrement à ceux d’Audiard mais annonçant déjà « la patte Blier » des « Valseuses »; « Buffet froid » ou « Tenue de soirée »). Tout n’est pas bon chez Lautner. Loin de là ! De « La Maison assassinée » (avec PatriIcKK !!!) au remake de « L’Inconnu dans la maison » avec Bébel; en passant par « Triplex » (avec Patrick Chesnais), « Room service » (avec Serrault et Galabru), « La vie dissolue de Gérard Floque » (avec Roland Giraud) ou « Joyeuses Paques » (adaptation poussive de la pièce de Jean Poiret avec (re)Bébel et et et…ahahaha Sophie Marceau…), on frise souvent le nanar de chez nanar !…du bien gras, le tout arrosé d’un rouge qui tache ! On aime déjà plus, « Est-ce bien raisonnable », « Attention, une femme peut en cacher une autre » ou les cascades de Bébel dans « Flic ou voyou » ou dans « Le Guignolo » (ah la scène de l’hélicoptère au-dessus de Venise !).Mais ce que je préfère c’est quand Lautner nous fait la série des Monocles avec Paul Meurisse, les films comme « Ne nous fachons pas », « Le Pacha » (sur une musique de Gainsbourg), « La Grande Sauterelle », « La Valise », « Mort d’un pourri » (excellent polar produit et interprété par Delon avec aussi Maurice Ronet, Jean Bouise, Michel Aumont et Stéphane Audran), « Les Barbouzes » ou « Laisse allez, c’est une valse ». Oui dans ces films, il y a « une patte », « une griffe Lautner ». Par son rythme, son découpage et son montage elliptique. Par son ton « décalé »aussi, loufoque et « très bande dessinée ». Y’a des tronches (et des pifs !), des situations comiques souvent droles et un esprit potache très frais et jubilatoire qui se ressent chez les interprêtes. Vous pensez et vous vous dites…mais il n’a même pas parlé des « Tontons flingueurs » ?!?..je rêve ou quoi ?!?….mais c’est lui, étasoeur, le baltringue ! Mais non, les loulous, j’ai pas oublié « Les tontons »…film culte et inter-générationnel (de temps en temps exploité en salle et surtout archi-rediffusé à la télé !). Dire que la Gaumont ne croyait pas en ce film et a donné « le minimum syndical » à Tonton Georges. Avec obligation de tourner dans une maison, située à Rueil-Malmaison, car louée à l’année par la compagnie au logo de la marguerite. Avec une cuisine minuscule ! Démerdes-tois Georges ! Comme quoi les contraintes, des fois, ça a du bon ! Salut Monsieur Lautner, profitez de votre soleil niçois et merci de nous avoir fait bien marré.