remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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Culte !

Hello les loulous,

Profitant de la ressortie, en salle, d’un film que je considère comme culte, « Il était une fois en Amérique » de Sergio Léone (1984), tentative aujourd’hui d’évoquer, de parler, d’expliquer ce qui fait qu’un film devient culte ou non. Frère jumeau de l’article « nanar » ou cousin germain de « fiasco« , commençons d’abord par consulter le Larousse 2000: « culte: 1:.Hommage rendu à Dieu, une divinité, à un saint /2. Vénération immodérée (avoir le culte de la famille) /3. Se dit de ce qui suscite l’enthousiasme d’un public générationnel restreint (film culte) ».

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Arthur Penn: le parrain

Hello vous,

Arhur Penn, cinéaste américain, est allé rejoindre Dennis Hopper et Tony Curtis sur le boulevard des Stars d’Hollywood. L’industrie du cinéma ne l’appréciait pas justement. Un peu rebelle, le pèpère Arhur. Because, il a était le premier, dès 1967, à s’engouffrer dans la brèche, de l’inertie et l’incompétence des studios, jusqu’à la débandade des « Portes du Paradis » de Michael Cimino en 1980. Celle d’une des plus belles pages de l’histoire du cinéma américain: « Le nouvel Hollywood » comme l’a qualifié le journaliste Peter Biskind. Cette période magique où les metteurs en scènes ont pris le pouvoir: celle des Marty Scorsese, Francis Ford Coppola, Peter Bogdanovitch, Steven Spielberg et Georges Lucas (et oui !), William Friedkin, par exemples. L’époque des débuts de De Niro, Al Pacino, Gene Hackman, de Dustin Hoffman et et et, justement de Faye Dunaway .Warren Betty, lui, était déjà dans le « business » depuis le début des années 1960. Starifié et producteur, c’est Betty qui est allé chercher Arhur Penn pour « Bonnie and Clyde« . Casse-couille, le père Warren. Se mélant de tout: de l’emplacement de la caméra au découpage technique, du choix des acteurs à des changements de dernière-minute du script sur le plateau. Rajoutez à cela le non intérêt du studio pour le film. Ce ne fut pas une partie de plaisir pour Arthur Penn. Le film fut distribué dans l’indifférence générale aux USA. Il a fallut l’immense succès du film en Angleterre pour qu’il triomphe, enfin, en Amérique et devienne le film-culte que l’on sait (…et un duo génial de Bardot-Gainsbourg, en passant !).

Arhur Penn avait l’habitude des tensions et conflits. Les deux films avec Marlon Brando, « La Poursuite Impitoyable » et « Missouri Breaks » (avec le Jack Nicholson) n’ont pas du être des promenades de santé.

Pas énormément de films mais il a lançé la voie, marqué « son terrritoire », « donné le la », n’avait pas peur du star-système et a amené une énergie et une dynamique nouvelles au récit, au montage et par son choix d’acteurs (il l’était aussi). Homme de convictions, plutôt à gauche, comme Sydney Pollack…ou Warren Beatty, justement.

On peut citer « Le Gaucher » avec Paul Newman, « Lillte Big Man » avec Dustin Hoffman et Faye Dunaway, « La Fugue » avec Gene Hackman ou « Gloria« .

Les Metteurs en Scènes ont perdus, pour certains » un « mentor », leur parrain.

Voilou.

sketches

Coucou les p’tits luuuups !

Profitant de la sortie du second volet des « Contes de l’âge d’or » (2009) mis en scène par un collectif de réalisateurs roumains, retour sur un genre qui fit florès jusqu’au début des années 80, celui du « film à sketches ».

Les italiens en étaient très friands avec par exemple:  » Les Monstres » (1963) de Dino Risi puis « Les Nouveaux Monstres » (1978) de Mario Monicelli & Dino Risi et Ettore Scola avec, à chaque fois, l’immense Vittorio Gassman.

« Hier, Aujourd’hui,Demain » (1963) de Vittorio De Sica n’est pas mal non plus. 3 sketches autour d’une ville: Naples, Milan et Rome. Le couple Sofia Loren / MarcEllo ! est parfait.

La ville, d’ailleurs, est un bon sujet pour le sketche, on peut citer péle-mêle:

De « Paris vu par » (1965) six réalisateurs (dont Claude Chabrol) à « Paris je t’aime » (2005: une histoire dans un arrondissement) par, entres autres, Gérard Depardieu & Les Frères Coen & Olivier Assayas & Bruno Podalydès, ou« New-York stories » (1989) de Coppola & Woody Allen et Martin Scorsese.


La nouvelle littéraire peut donner aussi lieu à des « sketches » comme celles d’Edgar Allan Poe adaptées par Louis Malle, Vadim et Féderico Fellini dans « Histoires Extraordinaires » (1968) avec Brigitte Bardot, Alain Delon ou Jane Fonda.

Idem pour la bande dessinée avec, par exemple, « Tranches de vie » (1985) de François Letterier écrites par Gérard Lauzier.

Voila la liste n’est pas exclusive, il y a d’autres « films à sketches » comme « Les Sept Pêchés capitaux » de Roberto Rossellini, Eduardo De Filippo, Jean Dréville, Yves Allégret, Claude Autant-Lara (1951) dont mon préféré est la Gourmandise.

Miam.



fiasco

Salut les p’tits loups,

Alors que nos Bleus sont revenus bredouilles, d’Afrique du Sud, avec leurs bites (ah bon!…de qui ?) et leurs égos, retour sur des films qui ont été des fiascos financiers ou humains, dus aux folies des grandeurs de leurs metteurs en scène ou à des mésententes, mais dont certains  sont devenus des chef-d’oeuvres.

C’est le cas du film de Michael Cimino,« Les Portes du Paradis » (1980). Il a mis en faillite le studio indépendant United Artist et a été catalogué, définitivement, « cinéaste maudit ».

Eric von Stroheim s’est fait viré avant la fin du tournage de son film « Queen Kelly » ‘1928) par la comédienne Gloria Swanson, aussi co-productrice, effrayée par les dépassements inconséquents du fou et génial créateur des « Rapaces ». Stroheim ne réalisera qu’un film après et « basculera » acteur pour les autres dont « Sunset Boulevard » de Billy Wilder (1950) avec…Gloria Swanson.

Après 3 semaines de tournage, Claude Berri a viré Juliette Binoche de son film, « Lucie Aubrac » (1997) et a recommençé avec Carole Bouquet. Bon, ok. Il était aussi producteur du film.

Idem pour Charlie Chaplin . En effet, alors que le tournage de « La ruée vers l’Or » (1925) touche à sa fin, il ne supporte plus sa femme qui tient le rôle féminin, la vire et recommence le tournage des scènes avec une autre. Le divorce a du lui coûter bonbon.

Si le producteur, Christian Fechner, n’avait pas repris « en main » la production, en faillite, des « Amants du Pont-Neuf » (1991), son metteur en scène Léos Carax n’aurait probablement plus jamais tourné de sa vie.

Eleanor Coppola retrace dans son documentaire (« Au coeur des Ténèbres ») le tournage de fou, du film (de dingue !), « Apocalypse now » de Francis Ford Coppola (1977). Outre des conditions climatiques extrêmement pénibles (les Philippines), l’aventure dantesque du projet, vous avez: une consommation excessive de substances en tout genre pour les acteurs et les techniciens (ajoutez à cela la pasta et les girl’s !), un metteur en scène »roi »-star et parano, un Denis Hopper défoncé du matin jusqu’au…matin (ne connaissant évidemment pas son texte), un acteur, Martin Sheen, qui fait une crise cardiaque, des dépassements à tout va et et et et…un Marlon Brando qui repart sur son ile alors qu’ il est loin d’avoir terminé. Ah sacré Marlon, pas cool, quand même, ton attitude avec tonton Coppola qui a « relançé » ta carrière avec « Le Parrain », alors que t’étais tricard de chez tricard à Hollywood ! Mais bon, tout cela est oublié maintenant. Le film a contribué à ta légende, est devenu culte et a largement ramené du pognon. Coppola a remporté, pour la seconde fois, la Palme d’Or et a reconnu, tout de même, avoir flirté avec la folie, et que le Vietnam n’était pas seulement à l’image.

En conclusion, une pensée pour Terry Gilliam qui accumule les mésaventures sur ses tournages. On se souvient, of course, de celui abandonné en 2000, de « Sancho Pança » (voir le documentaire « Lost in La Mancha » (2002)). Mais le cinéaste britannique avait déjà eu son lot d’emmerdes sur ‘Le Baron de Munchausen » (1989). Quant à son dernier film, « L’ Imaginarium du Docteur Parnassus » (2009), son acteur principal,Heath Ledger,  est mort en cours de tournage. Terry Gilliam a du trouvé des astuces scénaristiques et visuelles pour continuer avec deux autres remplacants, Johnny Depp et Jude Law. Le résultat est pas mal. Il doit aimer ça.

…allez !…zou !

américana

Hello les baltringues,

Profitant de la sortie du film de Kim Chapiron, « Dog pound », retour sur des metteurs en scènes qui ont réalisés un ou plusieurs films aux Etats-Unis. C’est le cas déjà pour le jeune Alexandre Aja: « La colline a des yeux » (2006), « Mirrors » (2008) et « Piranha » qui sort cet été (en 3D parce qu’il faut pas déconner quand même !). C’était manifestement son rêve et son désir d’aller « faire carrière » aux States (un peu comme un metteur en scène ou un acteur européen de la Mittel Europa),d’autant plus pour  y faire des films de genre.

C’est visiblement le cas aussi pour Louis Leterrier avec « L’incroyable Hulk » (2008) et « Le choc des titans » (2010).La même envie de films à gros bufgets et à effets spéciaux même s’il raconte qu’il est difficile et compliqué de travailler avec les majors américaines. Beaucoup de pressions et d’interlocuteurs. Et puis surtout le pouvoir du metteur en scène est partagé. Fini la culture européenne du « final cut »qui fait tant réver dans les universités américaines. Très peu de réalisateurs américains l’obtiennent et parfois le perdent ensuite (lire absolument le livre de Peter Biskind, « Le rêve américain » sur l’ascension de Coppola, Scorsese, Lucas, Spielberg, Cimino, Denis Hopper).

Ca n’a visiblement pas trop plu à Jean-Pierre Jeunet. Il n’a pas manifesté le besoin de retourner un film à Hollywood après son expérience d’ « Aliens 4 ». Par contre, ses films suivants sont finançés, en partie, par les ricains. Comme l’était, par exemple, « Les Demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy (1967) ou beaucoup de films de François Truffaut.

Christophe Gans (« Le Pacte des loups » (2001)), après « Silent hill » (2006), revient en France pour réaliser« Fantomas » avec Vincent Cassel. Peut-être y retournera-t’il ?

Bertrand Tavernier est revenu un peu « vacciné » de son film, « Dans la brume électrique » (2009), tourné au USA au printemps 2007, avec une équipe américaine(excepté son chef opérateur Bruno De Keyser) mais financé par la France. Outre son différent de montage avec son producteur américain (qui a bloqué la sortie de son film durant plus d’un an), Tatav raconte, dans son journal de tournage (« Pas à pas dans la brume électrique » aux éditions Flammarion), la lourdeur et les habitudes ancrées dans son équipe qu’il a un mal fou à changer: l’importance des doublures lumières ( pour les réglages de la lumière et la mise au point de l’image), la culture du camion (en France aussi Mr Tavernier…si je peux me permette !), la demande de certains techniciens (monteur, cadreur), d’acteurs ou de syndicats corporatistes, de plans supplémentaires sous tous les angles (« …parce que le public ne va pas comprendre ! » dixit le monteur américain qui mit en colère le réalisateur), le nombre de producteurs, assistants, machinistes et électriciens. Est-ce qu’ il renouvellera l’expérience ?


En tout cas, Louis Malle et Roger Vadim l’ont fait plusieurs fois et ce sur plusieurs années, avec plus ou moins de bonheur et de difficultés, selon les films et  les budgets.Et en plus, ils ont rencontrés l’AmuUUUr ! C’est pas un beau métier, ça ?!?

Alors à qui le suivant ?

Tchao.