Jojo Hallyday

Johnny-Hallyday-MiossecJohnny a donc 70 piges aujourd’hui. Il les fête comme d’hab sur scène ce soir à Bercy (en direct aussi sur Tf One). Que dire de notrre Jojo national…qui ne l’ai plus depuis 2006 où il a préféré choisir le charme et la douceur fiscale des alpages suisses. Des 0dizaines d’albums parus et une centaine de millions de disques vendus, bête de scène (quasi 200 tuUURnées au compteur), il a arpenté toutes les salles de spectacles de France et de m_196898948_0Navarre ( l’Olympia, le Palais des Sports, le Dôme de Marseille, le Colisée de Roubaix...). Oui Hallyday bande encore malgré ses accidents de motos et de voitures, ses excès en tous genres tenue-scene-johnny-hallyday-02(de l’alcool à la coke en passant par le nutella, la colle à glu et de nombreuses opérations de chirurgie-esthétiques pas toujours très heureuses), les poulettes et les prolongations en boites de nuit. Il a tout chanté,du johnny-hallyday-sur-scene-en-1961-2826174imaxj_2041(souvent) n’importe quoi avec (parfois) n’importe qui mais toujours avec talent et quelque fois avec génie: le twist, le madison, la daube, le disco, les cooleries-genre-johnnyhallyday2826173hwldy13501guimauves (parfois en allemand ou en japonais) et dieu merci le rock’n’ roll, la country et le hallyday204blues (cela reste toujours aujourd’hui ses meilleures moments de 313734-eddy-mitchell-et-johnny-hallyday-a-la-637x0-3concerts) où il taquine et flirte avec ses SIPA-_Johnny_Hallyday_et_Sylvie_Vartan_en_1968_1305226618idoles, Eddy Cochran, Johnny Clash et Elvis Presley. Il a voulu être Johnny-Hallyday-reprend-la-route-et-fetera-ses-70-ans-sur-scene_slidertour à tour The King incarné, 1530919942Méphisto, le gendre idéal, johnnydu51121303844528_grosMad Max, Terminator, le sauveur d’Argenteuil ou le maire de Las Végas. Le ridicule ne lui fait pas peur, il s’en tape et assume ses conneries ou ses choix artistiques hasardeux ou foireux (ils sont nombreux: l’album que Mathieu Chédid lui a composé par exemple…). Il est 00044007718124ys21l’homme des rencontres et de l’amitié. Solitaire, il a besoin des autres pour nourrir son énergie débordante ,sa soif de vivre et sa voix exceptionnelle, quitte à s’épuiser et à lasser son entourage et ses fans. Il a une capacité incroyable " à rebondir et à aller de 1475031_mai-2015l’avant" qui est fascinante (je l’ai vu se rouler 2145890_1par terre il y a tout juste un an sur la scène du Stade de France alors qu’il était donné 3662767752.2"pour mort" en décembre 2009 !). Bourreau de travail, il a eu la chance de rencontrer les compositeurs 012_sylvie_vartan_johnny_halliday_theredlistMichel Mallory ("Toute la musique que j’aime") et surtout Michel Berger ("Tennessee" 3103915553_1_3_SKeiEuKz20404756son meilleur album ?) et Jean-Jacques Goldman, la plume de Philippe Labro à qui il terminus-johnny-hallyday-filmdoit ses plus belles adaptations de standards américains. On Johnny-Hallyday-années-80-godardregrette l’album jamais-venu que Gainsbourg rêvait de lui composer et si l’on la_gamine,0devait ne choisir parmi les 18456510.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxnombreux nanards-de-chez-nanards dans lesquels à joué Johnny (malgré des collaborations avec des réalisateurs de renoms comme Conseil+de+famille-16762imagesGodard, Costa-Gavras ou Johnnie To…)…) , je retiendrai non pas la nuit mais…j’hésite: "Terminus" ou "La Gamine" ??…à vous de choisir.

Lettre à gros Gégé

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Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié "du gerard-depardieu-plmétier", usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc "une épaule" pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu "en être", c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: "Les Valseuses"; "Barocco", [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]"Sept morts sur ordonnance"; "Police"; "Jean de Florette"; "Le choix des armes"; "Buffet froid"; "Rêve de singe";" Loulou"; "Le Sucre"; "La depardieu-deneuveChèvre" (et ses suites);  "Le dernier métro";  "La Femme d’un fugitifs-01-gcôté"…j’en 46f86697c9ff5oublie ? "Le retour de Martin Guerre"; "Rive droite, rive gauche"; "Fort Saganne"; "Uranus""Sous le soleil de Satan"; "Le colonel Chabert"; "Mon père ce héros""Le 46f8832557275Garçu"; "Green card"; "Un pont entre 2 rives";
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g"Danton"; "Drôle d’endroit pour une rencontre"; "Tenue de soirée"; "Camille Claudel"; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier"Elisa"
…et bien sûr, j’allais l’oublier "Cyrano" de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le "Libé" d’hier intitulé "Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais"), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté "Mammuth" des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une "accumulation" de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01"Quand j’étais chanteur" et "A l’origine" de Xavier Giannoli; "La Tête en friche" de mesrine1_4Jean Becker; "Bellamy" de Chabrol; "Potiche" de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; "Mesrine" de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854"La Môme" de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx"Bogus"; "Les 102 Dalmatiens"; "1492: Christopher bogusCollomb"; "My vater this hero"; "Vatel" (ah ça c’était le grand rêve de "la carrière américaine" !) mais aussi "XXL"; "Bimboland"; vidocq_2000_portrait_w858"Vidocq"; "L’autre Dumas"; "Astérix III"; "Aime ton père"; "Blanche"; "San Antonio"; "Boudu"; "Je préfère qu’on reste amis"; "Michou d’Auber"; "Disco"….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois "sauvé" du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre "parcours  politique" cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique "Faits divers" ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le "Libé" du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

en vrac 128 – spécial Pierre Mondy

pierre-mondy

Salut les loulous,

"en vrac" est en deuil et sera principalement consacré au décès de Pierre Mondy.

Pierre Cuq, né le 10 février 1925 à Neuilly-sur- Seine, dit Pierre Mondy est donc mort hier matin à 87 ans. Plus de soixante de carrières: sur les planches, au cinéma et à la télévision en tant qu’acteur ou à la mise en scène. Il est parti rejoindre ses potes Serrault, Poiret; Maillan; Lamoureux, Simone et Montand. Il a tourné avec Jean Becker ("Rendez-vous de juillet"); Abel Gance ("Austerlitz" où il interprétait Napoléon); Henri Verneuil ("Week-end à Zuydcoote" avec son pote Belmondo); "Yves Robert ("Bébert l’omnibus"; "Les Copains") ou Molinaro ("Le téléphone rose"). Il a mis en scène au théâtre  "Oscar" avec de Funès; "La Cage aux folles" (jouée durant des années dont cinq par Poiret et Serrault); "Lily et Lily" avec Jacqueline Maillan; "Le Dîner de con" que Villeret jouera 3 ans et demi; des Feydeau…et j’en passe et des meilleurs !! J’ai eu la chance de travailler avec lui sur 2 épisodes des "Cordier, juge et flic" pour Tf1 (série qui dura 13 ans) et ai pu apprécier sa grande culture (notamment sur le jazz et le polar), sa gentillesse, son humour taquin et un sens incontestable du rythme. Combien de fois a-t-il sauvé une scène extrêmement mal écrite et pas crédible en proposant d’inverser une réplique où d’y caser un silence. Très soucieux de ses partenaires, il avait le sens de la troupe et en était le meneur s’en la ramener. Très populaire, pour entre autres, la série "La Septième Compagnie" de Robert Lamoureux, il a cotoyé régulièrement les succès voir les triomphes. Je resterai sur ce souvenir: je le ramenais en voiture chez lui, du côté du Trocadéro, le pianiste Oscar Peterson passait sur Jazz à Fip, Pierre Mondy m’en parla durant tout le trajet me conseillant tel album à écouter. Grande classe !!! Tchao Pierrot.


Les sans Oscars

Coucou toi,

Suite à l’Oscar remporté par notre cocoricoco national Jean Dujardin (et félicitations aussi aux frenchies Michel Hazanavicius,Thomas Langmann et au compositeur de musique  Ludovic Bource), premier mâle acteur français à emporter la statuette pour le film "The Artist" (on commence à le savoir !) et rejoignant Simone Signoret, Juliette Binoche et Marion Cotillard, retour sur les nombreux oubliés des Oscars. Rappel que 5.765 membres étaient appelé à voter cette année (c’est peu !) et qu’Harvey Weinstein, distributeur et co-producteur américain de "The Artist", a mis 20 millions $ sur la table pour la promotion du film, demandant aux acteurs d’être à la disposition  totale de la production à partir de septembre 2011. Pour rester chez les comiques, Peter O’Toole, Richard Burton, Albert Finney, Jeff Bridges, Georges Clooney et Glenn Close (tous deux battus cette année) , Kevin Costner, Ed Harris, Julianne Moore, Brad Pitt, Natalie Wood, Johnny Deep, Michelle Pfeiffer, di Caprio, Robert Redford, et Tom Cruise sont marrons, certains ayant eu jusqu’à 8 nominations (O’Toole par exemple). Kirk Douglas a eu un Oscar d’Honneur en 1996 mais n’a jamais transformé une de ses 3 nominations. Henry Fonda lui l’a quand même reçu en 1982 pour un film assez médiocre, "La Maison du lac" au côté de sa fille, Jane  (2 fois oscarisée).

Chez les réalisateurs la liste est interminable , d’autant plus si l’on compte les réalisateurs étrangers: comme Antonioni, Bergman, Luis Bunuel, Renoir, Joseph Losey, Lubitsch, Fellini, Satajit Ray, Visconti, Godard, Mizoguchi, Kurosawa, Max Ophüls, Fritz Lang, Erich von Stroheim, Terry Gilliam ou Mike Leigh. S’ajoutent donc aussi leurs confrères américains ou anglos-saxons comme Robert Altman, Sir Alfred Hitchcock (hallucinant !), Kubrick (c’est fou !), Charlie Chaplin (on croit rêver !), Sidney Lumet, John Cassavetes (lui c’est un peu "normal" car il était la bête noire d’Hollywood !), De Palma, Stanley Donen, Howard Hawks (et ouais !), Georges Lucas, David Lynch, Sam Peckinpah, Michael Powell, Douglas Sirk, King Vidor, William Wellman, Terence Malick ou Orson Welles. Quand on voit les chefs d’oeuvres ou classiques alignés par certains, cela fait juste rigoler et donne du grain à moudre à tous ceux qui détestent ce genre de compétitions (Chabrol n’a pas voulu de César d’Honneur et Belmondo a refusé le sien pour son interprétation dans "Itinéraire d’un enfant gâté" de Claude lelouch  ). Surtout que les cérémonies des César et des Oscar sont chiantes à mourir malgré le talent de Billy Christal. Et pour finir, question: est-ce qu’Elvis a eu un oscar pour tous les navetons qu’il a tourné ?

Les adieux de Guy Bedos au music-hall ce soir à l’Olympia

Salut les loulous,

Snif, ça y’est, c’est pour ce soir l’ultime date de la tournée d’adieux de Guy Bedos commençée en octobre 2011. On n’y croyez pas quand il l’a annonçé: "Je ne veux pas faire le spectacle 1471215_10152052761657299_1660661643_nde trop…". La der des der a donc lieu ce soir à l’Olympia devant un public acquis, ses proches et ses amis du métier. Je n’ai pas souhaité y aller. M’imaginer que je ne le reverrai plus me rend triste et "tout chose". Ma première à moi fut en janvier 1987 sur la scène lilloise du théâtre du Sébastopol lors de sa tournée triomphale du 7768209491_guy-bedos-devant-l-olympia-avant-sa-derniere-representation-le-23-decembre-2013Cirque d’Hiver. Un choc et un vrai panard !! Adieu l’artiste donc, bien qu’il soit en pleine forme à plus de 79 ans (il est né le 15 juin 1934). Guy Bedos n’arrête pas pour autant la scène ("j’ai un projet de pièce") ni le cinéma ("y’a des films qui clignotent")  mais le one-man-show, la revue de presse, les sketches au débit de mitraillette…basta. Terminato. Rideau !

Durant 90 minutes, Guy Bedos sautille, bondit, s’excite, s’énerve, prenant un malin plaisir "à jouer avec son public ". Et puis, et puis…le revue de presse !!…ahaha la fameuse, l’incontournable sortie de fiches de la poche de sa veste ! C’est vrai qu’en cette année de campagne présidentielle, Guy Bedos, rentré à nouveau en Résistance le soir du 6 mai 2007 (après le septennat de Giscard), a une revanche à prendre sur Tom Pouce et compte bien, à sa modeste façon, faire chuter le nabot de l’Elysée. On frise parfois, durant le spectacle, le meeting politique ! Rassurez-vous, Martine Aubry, Fabius, Chevénement et DSK (juste ce qu’il faut) en ont pour leurs grades (plus le gouvernement au grand complet !).

Commençée au théâtre, en 1951, au côté de son "frère" Bébel, la carrière de Guy Bedos bifurquera vers le music-hall en 1965, en co-vedette aux côtés  de Barbara à Bobino, avec sa compagne et partenaire de l’époque, la belle et rigolote Sophie Daumier. Après leur séparation, Bedos va mettre au point un style de spectacle mêlant sketches et commentaires sur l’actualité politique et sociétale. Pour Jamel Debbouze, Gad Elmaleh, il est le premier "performer" français , en quelque sorte l’importateur officiel du "stand-up" en France. Stéphane Guillon et Christophe Alévêque  le considèrent comme leur "Godfather"  (amen !). Dire que celui qui a "écouté" les premiers sketches de Bedos en lui suggérant des commentaires et suggestions s’appelait Raymond Devos et que certains critiques ont cherché à les opposer alors qu’ils ont un style pour le coup on ne peut différent !! Bedos a connu de nombreux chagrins en perdant son autre "frère", Pierre Desproges ainsi que ses potes Coluche et Thierry Le Luron et dernièrement Sophie Daumier. Très entouré par ses enfants (Leslie, Victoria et Nicolas), l’homme a des l’humanité et de la générosité envers son public (qui le lui rend bien) et se considère de "la gauche couscous".

Bref, j’aime Guy Bedos. L’ai vu huit fois en spectacle et 2 fois au théâtre (dont l’excellente pièce de Bertolt Brecht, "L’irrésistible ascension d’Arturo Ui", montée par Jérôme Savary en 1993 à Chaillot). N’hésitez pas à aller le voir sur scène, le saltimbanque Bedos est en tournée dans toute la France durant les 2 prochaines années (avec un re-passage, au Rond-Point, en mai après les élections). C’est annonçé comme ses adieux au music-hall mais comme le dit si justement son vieux complice Jean-Loup Dabadie, "tu sais Guy, après le rideau, il y a les rappels !". Je vous embrasse Monsieur Bedos.

Jean-Paul Belmondo dit "Bébel"

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit "Bébel". Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses "pères" Jean Gabin et Lino Ventura, son "frère" (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où "le prochain Belmondo" était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma "timidement" à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans "A double tour" ( ils tourneront ensemble, plus tard,"Docteur Popaul" avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime "A bout de souffle" en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet ("Classe tous risques" avec Lino), Louis Malle ("Le Voleur", magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut ("La Sirène du Mississipi" avec Catherine deneuve), Melville ("Léon Morin, prêtre"; "Le Doulos"; "L’Ainé des Ferchaux"); Peter Brook (sis si "Moderato cantabile" sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau ("Les Mariés de l’an II"); Alain Resnais ("Stavisky"), Claude Lelouch ("Un homme qui me plait"; "Les Misérables"). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces "nouveaux hussards"), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans "Un singe en hiver" d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du " Vieux" (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va "gouter" à ses premières cascades dans "Cartouche" (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble "Les Tribulations d’un chinois en Chine"; "L’Homme de Rio"; "Le Magnifique", "L’Incorrigible" (un de mes préférés: "une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison !") et "Amazone" en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil ("Mille milliards au soleil", "Week-end à Zuydccoote""Le Casse" avec Omar Sharif  tourné à Athènes, "Le Corps de mon ennemi", "Peur sur la ville" avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, "Les Morfalous" (avec Jacques Villeret); Jean Becker ("Tendre voyou""Un homme nommé La Rocca"); Gérard Oury ("Le Cerveau" avec Bourvil et David Niven, "L’As des As"); Georges Lautner ("Flic ou Voyou"; "Le Guignolo", "Le Professionnel", "Joyeuses Pâques" avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin "L’Inconnu dans la maison" sans cascades pour le coup), Philippe Labro ("L’Héritier""L’Alpageur"  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray ("Borsalino" avec Delon, "Le Marginal", "Le Solitaire") n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo "s’auto-pariodant". On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans "L’Itinéraire d’un enfant gâté", le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas ("Kean"), Edmond Rostand ("Cyrano") ou Feydeau ("Tailleur pour dame" ou "La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans "Une Chance sur deux" furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans "Peut-être",en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu "carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son "vieux frère" Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien "Umberto D" de Vittorio de Sica, rebaptisé"Un homme et son chien", un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

Hommage à Tonton Georges Lautner (1926-2013)

Hello les baltringues,

Je voudrais revenir sur un cinéaste qui n’est en rien maudit mais qui, je trouve, n’a pas sa juste place auprès du cinéma français, les critiques (enfin pour ce qu’il en reste !) le jugeant mineur et sans grand interêt, je veux parler de Georges Lautner. Né en 1926 et fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Lautner a commencé à réaliser en 1958 avec "La Môme aux boutons". Il ne tourne plus depuis 1996, n’ai pas aigri, a connu énormément de succès populaires, a fait beaucoup d’entrées (environ 50 millions rien qu’en France !!), tournant avec les plus grosses vedettes du cinoche (Gabin; Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, 5 Belmondo; 2 Delon, Mireille Darc "sa petite soeur" à profusion,Louis De Funès, Francis Blanche, Michel Constantin, Darry Cowl Pierre Richard, Galabru; Serrault; Jean Yanne, Schmoll; Miou-Miou; Lanvin, Marielle et et et ne l’oublions pas, s’il vous plait, MONsieur Jean Lefèvre). Il a formé de nombreux techniciens (Bertrand Blier fut son assistant et lui a écrit le scénario et les dialogues de l’excellent "Laisse allez, c’est une valse", dialogues qui renvoient régulièrement à ceux d’Audiard mais annonçant déjà "la patte Blier" des "Valseuses"; "Buffet froid" ou "Tenue de soirée"). Tout n’est pas bon chez Lautner. Loin de là ! De "La Maison assassinée" (avec PatriIcKK !!!) au remake de "L’Inconnu dans la maison" avec Bébel; en passant par "Triplex" (avec Patrick Chesnais), "Room service" (avec Serrault et Galabru), "La vie dissolue de Gérard Floque" (avec Roland Giraud) ou "Joyeuses Paques" (adaptation poussive de la pièce de Jean Poiret avec (re)Bébel et et et…ahahaha Sophie Marceau…), on frise souvent le nanar de chez nanar !…du bien gras, le tout arrosé d’un rouge qui tache ! On aime déjà plus, "Est-ce bien raisonnable", "Attention, une femme peut en cacher une autre" ou les cascades de Bébel dans "Flic ou voyou" ou dans "Le Guignolo" (ah la scène de l’hélicoptère au-dessus de Venise !).Mais ce que je préfère c’est quand Lautner nous fait la série des Monocles avec Paul Meurisse, les films comme "Ne nous fachons pas", "Le Pacha" (sur une musique de Gainsbourg), "La Grande Sauterelle", "La Valise", "Mort d’un pourri" (excellent polar produit et interprété par Delon avec aussi Maurice Ronet, Jean Bouise, Michel Aumont et Stéphane Audran), "Les Barbouzes" ou "Laisse allez, c’est une valse". Oui dans ces films, il y a "une patte", "une griffe Lautner". Par son rythme, son découpage et son montage elliptique. Par son ton "décalé"aussi, loufoque et "très bande dessinée". Y’a des tronches (et des pifs !), des situations comiques souvent droles et un esprit potache très frais et jubilatoire qui se ressent chez les interprêtes. Vous pensez et vous vous dites…mais il n’a même pas parlé des "Tontons flingueurs" ?!?..je rêve ou quoi ?!?….mais c’est lui, étasoeur, le baltringue ! Mais non, les loulous, j’ai pas oublié "Les tontons"…film culte et inter-générationnel (de temps en temps exploité en salle et surtout archi-rediffusé à la télé !). Dire que la Gaumont ne croyait pas en ce film et a donné "le minimum syndical" à Tonton Georges. Avec obligation de tourner dans une maison, située à Rueil-Malmaison, car louée à l’année par la compagnie au logo de la marguerite. Avec une cuisine minuscule ! Démerdes-tois Georges ! Comme quoi les contraintes, des fois, ça a du bon ! Salut Monsieur Lautner, profitez de votre soleil niçois et merci de nous avoir fait bien marré.

remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de "La Guerre des Boutons" (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe "les Choristes" Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus ("si j’avais su, j’aurai pas v’nu !") car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur "un genre" (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article "Culte !". J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si "un bouche à oreille" des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du "sous-cinéma" !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon "fusil d’épaule" en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/"bons faiseurs" reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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Culte !

Hello les loulous,

Profitant de la ressortie, en salle, d’un film que je considère comme culte, "Il était une fois en Amérique" de Sergio Léone (1984), tentative aujourd’hui d’évoquer, de parler, d’expliquer ce qui fait qu’un film devient culte ou non. Frère jumeau de l’article "nanar" ou cousin germain de "fiasco", commençons d’abord par consulter le Larousse 2000: "culte: 1:.Hommage rendu à Dieu, une divinité, à un saint /2. Vénération immodérée (avoir le culte de la famille) /3. Se dit de ce qui suscite l’enthousiasme d’un public générationnel restreint (film culte)".

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dans la peau de Laurent Gerra

Salut les kids,

En ce jour de Noël où j’espère que vous avez été tous comblé par le Père…(qui, entre nous, est une vraie ordure), je voudrais vous parler de Laurent Gerra que j’ai vu, hier soir, à l’Olympia. Autant le dire tout de suite, je suis très fan et c’est le quatrième spectacle que je vois de lui, après le Casino de Paris en 1999, l’Olympia en 2002 et le Palais des Congrès en 2007. Année où il était accompagné pour la première fois par le big-band de Fred Manoukian qui, depuis, ne le lâche pas d’une semelle et a incontestablement "fait décoller " Laurent Gerra en lui  donnant une dimension nouvelle lorqu’il il imite, par exemple, Henri Salvador ou qu’il finit son spectacle par les "chanteurs disparus" dont Charles Trenet, Yves Montand, Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, Serge Reggiani 
et Gilbert Bécaud. Laurent n’oublie pas, biensûr, ses potes Aznavour, Bébel, Dutronc (avec juste une paire de lunette noire),Delon, Schmoll et Jean-Claude Brialy ("…tellement merveilleux !") et son grand classique, Johnny Hallyday. Gerra a une admiration sans borne pour la chanson française d’autrefois et il la connait par coeur (passion qu’il partage avec son pote Bernard Lavilliers). Mais cela ne l’empêche pas d’égratigner et de chanter

des artistes récents comme Vincent Delerm, Garou, Bénabar ou Grand Corps Malade ("Grand Cornichon"). Il a la dent dure et ses têtes de turc: Patrick Bruel, Jack Lang, Céline Dion (la pauvre !) et biensûr Sarko (un vrai délice). Ses potes Chevalier & Laspalès ne sont pas oubliés et on sent une pointe de tendresse quand il imite Jacques Chirac ("qu’est-ce que  je me fais chier !") ou Francis Cabrel ("la CAbane au FOnd du jARdin ….).

Il déteste l’humour de Canal (il n’y est d’ailleurs jamais invité), Thierry Ardisson, Marc Olivier Fogiel, la Star Ac, les 35 heures de Martine Aubry, les grèves à la SNCF, Air France et à La Poste. Grand amoureux de la nature (il connait toutes les plantes), des grands espaces et redoutable skieur, Laurent Gerra est un hédoniste et entretient l’amitié et la fidélité. Il est doué, cultivé et s’éclate littéralement sur scène. Allez le voir  et n’oubliez pas qu’il est tous les matins sur RTL à 8H45.

Allez !…un Joyeux Noël…Thérèse !

si bémol et fa dièse

Coucou toi,

Ils travaillent souvent dans l’ombre et peuvent être le ‘frère" du réalisateur. Certains sont dans la lumière et populaires, d’autres sont méconnus du public et préfèrent le rester. Ce qui est sûr dans tous les cas, c’est que leurs musiques font souvent partie de nos quotidiens.

 

Pour les admirateurs de Georges Delerue, un coffret « Le Cinéma de Georges Delerue »,comprenant la musique de ses longs-métrages de 1962 à 1992, de des courts-métrages de 1961 à 1990 et de ses films de télévision, existe. Il a composé pour Truffaut; de Broca, Godard (le thème inoubliable du "Mépris")..et tant d’autres.

Les films qui marquent et restent dans nos vies sont presque toujours associés et liés à une musique.

C’est le cas des westerns spaghettis de Sergio Leone qui nous évoquent immédiatement les mélodies de Ennio Morricone (qui composa, aussi, pour les films de De Palma ,Henri Verneuil, nombres de Belmonderies…et tant d’autres).

Un film « en chanté » de Jacques Demy nous rappelle combien Michel Legrand a contribué au succès mondiaux des « Parapluies de Cherbourg » (Palme d’Or 1964) ; des  » Demoiselles de Rochefort » ou de « Peau d’Ane ». On peut rajouter à son palmares la siquemu de « L’Affaire Thomas Crown«, ou de « Breezy » de Clint Eastwood (1973) ou de « La Vie de Château » de Jean-Paul Rappeneau (1964) ou le jingle emblématique de RTL.

Steve Mcqueen dans « Bullit » ou pépère Eastwood dans ‘L’Inspecteur Harry » continuent à se regarder avec plaisir, pour l’histoire,les acteurs, le montage mais aussi pour réentendre les musiques de Lalo Shifrin.

Que serait « Un Homme et une Femme » (Palme d’Or 1966) de Claude Lelouch sans son « chabadabada » de Francis Lai ?

Un film de Fellini peut difficilement se dissocier des musiques de Nino Rota qui composa aussi le thème inoubliable du « Parrain »de Coppola.

On adopta rapidement Tim Burton pour son univers et son originalité (plus maintenant) mais aussi, personnellement, pour les musiques de Dany Elfman (« L’Etrange Noël de Mister Jack »; « Batman 2″…).

La liste est longue. Peut-on oublier les films d’Hitchcock et les musiques de Bernard Herrmann, le film « Je t’aime moi non plus » de et composé par Gainsbourg ou le thème de « Touchez pas au grisbi » (réalisé par Jacques Becker-1954) de Jean Wiener ?…et le violon de Grappelli des« Valseuses » de Bertrand Blier ? (il a oeuvré aussi pour Louis Malle sur "Lacombe Lucien" et "Milou en mai")…et ne parlons des bo des« James Bond » par John Barry (qui composa aussi celle d’« Amicalement votre »). Et puis comme le rappelle Tétard Volcanique, non sans perfidie (et lourdeur aussi), Angelo Badalamenti et David LynchRandy ou Thomas Newman pour le studio PixarJoe Hisaishi et Hayao Miyazaki (Studio Ghibli); le fidèle John Williams pour Steven Spielberg. J’ajoute Joseph Kosma pour Jean Renoir et Marcel Carné; François de Roubaix pour José Giovanni et Robert Enrico; Goran Bregovic, longtemps compositeur d’Emir Kusturica (ils sont fâchés) et l’immense
Henri Mancini pour Blake Edwards. N’oublions pas Claude Bolling pour Jacques Deray ou Michel Magne pour Henri Verneuil ou P
ierre Granier-Deferre.

" La chanson d’Hélène ", composée par Philippe Sarde et interprêtée par Romy Schneider et Michel Piccoli ( "Les Choses de la vie" de Claude Sautet) ne vous rappelle-t-elle pas des souvenirs ? Allez stop. J’arrête sinon je vais pleurer.

A plouche.

P.s.: Le titre de cet article est un clin d’oeil à l’excellente émission de Pierre Bouteiller sur  TSF Jazz, du lundi au vendredi, à 9H10 .

adaptation(s)

Salut les baltringues,

Profitant du méga-succès en salle, du film de François Ozon, "Potiche" avec une Catherine Deneuve et un Gégé Depardieu réjouissants, retour sur quelques exemples d’adaptions (réussies ou non) de romans ou pièces de théâtre d’aujourd’hui ou du passé. C’est le cas, donc, pour "Potiche", tirée de la pièce de boulevard de Barillet et Gredy, qui fit la joie de nombreux spectateurs grâce au talent comique de Jacqueline Maillan. La force de François Ozon est d’avoir conservé les codes de cette pièce de boulevard très datée mais en la truffant de clins d’oeil à Ségolène Royal (qu’il a soutenu en 2007), à Nicolas Sarkosy (et "son travailler plus pour gagner plus !"), à Bernard Thibault (ah la moumoute de Depardieu). Sans oublier une remarquable direction artistique (décors, costumes, coiffures…) qui lorgne beaucoup du côté de Jacques Demy. Catherine Deneuve est parfaite et la voir danser avec Gros Gégé nous rappellent qu’ils forment tous les deux un vrai couple de cinéma. Les autres interprètes sont convaincants excepté Fabrice Luchini qui en fait des tonnes. Quelques longueurs à la fin gachent un peu notre plaisir mais "Potiche" est un excellent divertissement de qualité.

Ozon s’était déjà frotté à l’adaption avec "Huit femmes"(2002), pièce de théâtre insignifiante de Robert Thomas (réalisateur des nanars "Mon curé chez…") mais était resté volontairement dans les codes: un seul décor faisant du coup "très théâtre"  alors que "Potiche" ne l’est quasiment pas.

Idem pour "Cyrano de Bergerac" de Jean-Paul Rappeneau (1990) grâce à son talent de réalisateur mais aussi à celui de Jean-Claude Carrière (immense scénariste-adapteur-dialoguiste de Bunuel à Louis Malle en passant par Peter Brook, Jacques Deray ou parfois du réalisateur de télévision, Jean-Daniel Verhaeghe). Avec cette adaption, on est tout sauf dans une pièce. La caméra virevolte d’un champs de guerre à une abbaye en s’arrêtant dans une patisserie, Depardieu sautille et nous enflamme avec son "…que dis-je un nez ! c’est un roc, une péninsule…", Raguenot nous empiffre de brioches, De Guiche reste malgré tout élégant et comme nous aimerions être à la place de Christian pour roucouler auprès de la belle Roxane. Rappeneau et Carrière "ont remis le couvert" 5 ans plus tard avec l’adaptation réussie (quoique longuette) du "Hussard sur le toit" avec Juliette Binoche et Olivier Martinez, d’après le roman de Jean Giono.

Francis Veber a écrit "Le dîner de cons" (1998) pour le théâtre et pour Jacques Villeret. Son adaptation cinématographique est plus reserrée mais reste très fidèle et proche de sa pièce.

On peut le dire aussi pour "Un air de famille", pièce écrite par le tandem Agnès Jaoui & Jean-Pierre Bacri dont la réalisation a été confiée à Cédric Klapisch.

 

 

 

 

Ouvrons maintenant l’épineux dossier des adaptations des romans du 19 ème siècle. Claude Chabrol a adapté et réalisé, en 1990, probablement la plus juste et la plus fidèle transposition de  "Madame Bovary", d’après Gustave Flaubert. Son Emma, merveilleusement interprété par Isabelle Huppert "vit et aime au-dessus des ses moyens et de ses sentiments" (dixit Chacha). Jean-François Balmer campe un Charles Bovary dépassé par les évenements et par son épouse. Jean Yanne est un savoureux Homais, pharmacien du village et curieux du quand-dira-t-on. On est loin de l’adaption-tartignolle-et-carton-pâte de Vincente Minnelli qui est pourtant un des plus grands metteurs en scène du XXè siècle. Celle de Jean Renoir, des années trente, est plus convaincante.

Depardieu a décidé, en 1997, de conquérir des publics internationaux en se lançant dans l’entreprise ambitieuse du "Comte de Monte-Christo", avec l’aide de Jean-Pierre Guérin à la production, et Josée Dayan à la caméra. Rejoint par Ornella Muti, Jean Rochefort, Pierre Arditi, Michel Aumont et de "tous mes amis sont là" Jean-Claude Brialy, le pari est réussi et convaincant. L’esprit "aventure épique" de Alexandre Dumas est présent. Le trio a recommençé quelques années plus tard avec l’adaptation des "Misérables" (avec Christian Clavier, Charlotte Gainsbourg…),d’après Victor Hugo et là, aïe, c’est pas bon du tout (tout comme le biopic sur "Balzac"). Mais la série a été diffusée, par exemple, en Chine. En revanche, celle sur "Napoléon" (2002) réalisée par Yves Simoneau avec Clavéon, Isabelle Rossellini, John Malkovitch se maintient plutôt pas mal.

Mieux vaut revoir la version des "Misérables" de Robert Hossein avec Lino Ventura (Valjean), Michel Bouquet (Javert) et Jean Carmet (Thénardier) ou celle de Jean-Paul Le Chanois avec Gabin, Nanard Blier, Bourvil et Serge Regianni. Je n’ai pas vu malheureusement la version avec l’immense Harry Baur et Charles Vanel.

"Un singe en hiver" est un exemple où j’ai préféré le film au livre. L’adaptation cinématographique du roman de Blondin est moins morbide et plus joyeuse, probablement du à la plume d’Audiard et à la complicité naissante, sur le tournage, entre Gabin et Bébel.

Les adaptations au cinéma de romans sont souvent décevantes. J’ai parlé récemment de "L’homme qui voulait vivre sa vie" d’Eric Lartigau d’après le bouquin de Douglas Kennedy ou de l’adaptation de Tavernier du roman de J.L. Burke, "Dans la brume électrique avec les morts confédérés". En revanche, son "Coup de torchon" d’après le polar "Pop 1280" de Jim Thompson est une petite merveille (performance d’Eddy Mitchell en Nono, con génital). J’ai dis et je redis que le dernier opus de Tatav, "La Princesse de Montpensier", adapté du roman de Mme La Fayette est formidable ( voir la scène où la Montpensier comprend qu’elle perd son amour, De Guise, pour le prince de Montpensier, du à l’arrangement des deux pères). C’est tout sauf de l’académisme comme je l’entend ici ou là. Regardez les scènes de batailles, c’est barbare, sanguilonant et filmé avec rage.Oui, ce sont de jeunes acteurs qui parlent le 16 ème siècle. Où est le problème ?!? Les armées recrutaient, à cette époque, des garçons âgés de 20-22 ans. Ils sont rustres, pas toujours bien élevés (malgré leurs rangs), parfois crades et barbares (le balafré) mais ils ont tout de même le droit d’êtres amoureux, saperlipopette !

"le Nom de la rose" de Jean-Jacques Annaud est un livre et un film à lire et à voir. L’adaptation du génial et foisonnant "Dalhlia noir" de James Ellroy par Brian de Palma est grotesque. Je n’ai pas vu le film "Le Parfum" tiré du best-seller de Patrick Süskind que Sergio Leone, Polanski et tant d’autres ont renoncé à faire.

Ne pas parler de Georges Simenon dans ce billet serait une offense. Que dire sinon que c’est le parfait exemple du romancier typiquement compatible avec l’écriture cinématographique tout comme Maupassant. Je ne vais pas faire la liste nombreuse de tous les films (plus les télés) adaptés de sa foisonnante oeuvre. Je citerai comme ça péle mèle: "Les fantômes du chapelier" de Claude Chabrol (un des plus grands rôles de Michel Serrault); "La Marie du Port" de Marcel Carné (1950) et "En cas de malheur" de Claude Autant-Lara (1958) avec tous les deux Jean Gabin ou "L’étoile du Nord" de Pierre Granier-Deferre (1982) avec Simone Signoret et Philippe Noiret.

Je pourrais continuer  à citer indéfiniment des films. Adapter d’après le patrimoine littéraire, théâtrale, de bandes dessinées, de biopics et maintenant de sitcoms ou de sketches de comiques, est vieux comme le monde et a démarré dès le cinéma muet: en France, aux USA, en Angleterre ou en Allemagne. Un producteur s’emparait d’un auteur, d’une pièce ou d’un comique de music-hall pour en faire une vedette de cinéma. Les exploitants de salles étaient avant tout des forains et/ou des patrons de salles de spectacles. C’étaient les Sacha Guitry, Raimu, Louis Jouvet, Jules Berry, Jean Gabin, Fernandel, Bourvil ou Jacques Tati. Aujourd’hui depuis 25 ans, c’est beaucoup à la télévision que l’industrie cinématographique pioche: du "Petit
Théâtre de Bouvard "
aux "Nuls" ou  aux "Inconnus" à Gad Elmaleh ou Djamel en passant par "Les Robins des Bois"pour ne parler que de la Françe. Certains ont beaucoup de talent au demeurant. Après tout, Jean Dujardin s’est fait connaître par la téloche avec "un gars et une fille".

La bise.

Crémer Bruno

Salut,

Triste nouvelle. Le comédien Bruno Crémer nous a quitté le week-end dernier. Snif. Putain d’immense comédien. Et pas seulement les 14 saisons du célèbre commissaire Jules Maigret. Du théâtre avec ses amis Belmondo, Marielle, Rochefort et Pierre Vernier rencontrés dans un cours. Plus de 70 films à son actif (et pas des moindres) et quelques jolies partenaires: de Miou-miou à Charlotte Rampling en passant par Romy Schneider, Marie-France Pisier, Marlène Jobert ou la Vanessa Paradis dans son tout premier film: "Noces Blanches" de Jean-Claude Brisseau (1989). Il a traversé les films d’Yves Boisset, de Schoendoerffer avec son vieux copain Jacques Perrin, de Costa-Gavras, de Sautet ("Une histoire simple" – 1978), de Blier ("Tenue de soirée" – 1986), de Brisseau donc, l’ultime film de José Giovanni, "Mon père" (produit par Tavernier) dans lequel il interprétait le papa du cinéaste-romancier, de Claude Lelouch aussi ("Le Bon et les Méchants" 1975), de François Ozon (l’excellent "Sous le sable"- 2000) et tant d’autres. Il a donné la réplique à Bébel, Ventura, Delon, Brasseur, Piccoli pour ne citer qu’eux.

Voix sublime (douce et sensuelle), beaucoup d’élégance et de charme. Sacré acteur qui a traversé les plateaux de théâtre et de cinéma, à son rythme, sans tambour ni trompette. Salut M’sieur et chapeau l’artiste !

en vrac 29

Bonjour toi,

Dimanche arrive, les cloches sonnent dans les villages, les étales des marchés se dressent, les terrasses se remplissent et il faut songer à ne pas oublier de lire la rubrique "en vrac". Donc:

La Russie est en feu. Des dizaines de morts. Des villages, des  champs de blé, des forêts sont ravagés. Moscou est asphixié mais tout va bien, les autorités gérent. Le 1er ministre Poutine ratisse les villages incendiés et repète à corps et à cri qu’il va rembourser les gens et faire reconstruire les maisons. Il y a moins de pompiers en Russie qu’en France, le matériel est désué, les avions de ligne intérieures sont pris d’assaut pour éviter les nombreux foyers d’incendie dans le pays…mais on vous dit que TOUT VA BIEN. Ohhhh mais vous êtes bouchés ou quoi !

A propos de russe, Gros Gégé va interpréter le mystique Raspoutine. Je te tiens, tu me tiens par la barbichette…

…enfin un couple qui nage dans le bonheur !

Salut les zouzous.

réaliser

Salut les loulous,

Ils sont comédiens (beaucoup), producteurs, scénaristes-dialoguistes. Romanciers, philosophes ou musiciens. Ils ont tous eu envie, un jour, de "passer le cap" de la mise en scène. Certains n’ont réalisé qu’un film, d’autres font carrière. Ils continuent toujours leur métier d’origine. 1er volet exclusivement gaulois.

C’est parti avec les anciens de la troupe du Splendid. En 1984, , Gérard Jugnot avec "Pinot  simple flic" s’y lance, suivi de très près par Michel Blanc, avec "Marche à l’ombre", et  par Josiane Balasko avec  "Sac de noeuds". Ils ont depuis réalisé de nombreux films. Plus récemment, Marie-Anne Chazel s’y est essayée sans succés ("Au secours, j’ai 30 ans !"). La réalisation d’un sketche par Thierry Lermitte des "Secrets du Docteur Apfelglück" est anecdoctique.

Pour rester chez les comiques, Dominique Farugia ("Delphine 1 – Yvan 0"), Albert Dupontel ("Bernie"), Alain Chabat  ("Didier") et Valérie Lemercier ("Quadrille" d’après Sacha Guitry)  se "jettent dans l’arêne", avec plutôt du succès, en 1996-97. Jean Poiret n’a malheureusement pas vu voir son unique film  , "Le Zèbre" (adapté pour sa femme Caroline Cellier). Il est mort durant le montage (terminé par Pierre Mondy).

Plus récemment, Dany Boon avec "La Maison du Bonheur" (2006), Gad Elmaleh avec "Coco" (2009) ou Michael Youn avec "Fatal" (2010) ont décidé de s’y coller seul because on est jamais mieux servi que par soi-même.

C’est une tradition, en France, que les vedettes-comiques du music-hall (ou de la télévision maintenant) réalisent leurs films.

A commencer par Max Linder, Jacques Tati, Fernandel, Robert Dhéry, Robert Lamoureux ou Pierre Etaix. Même Louis de Funès s’y est accoquiné pour son "Avare", avec son vieux complice, Jean Girault ou Coluche avec "Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine".

Pierre Richard fut une immense vedette, dans les années 70-80, avec ses films ("Le Distrait"-1970) ou ceux du comédien Yves Robert.

Ou encore dans ceux de Gérard Oury, lui aussi comédien au départ, qui s’est par contre définitivement consacré à la réalisation de luxueuses et très poulaires comédies. Souvent écrites d’ailleurs avec sa fille, Danièle Thompson, qui s’est lançé, en 1999, elle aussi dans la réalisation avec "La Bûche". Le fiston Christopher Thompson s’y est essayé cette année avec "Bus Palladium".

Michel Audiard a eu un moment l’envie de réaliser ses films et en a fait une série aux noms cocasses et imprononcables dont le premier fut, en 1968, "Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages" (il faut le dire vite, à l’envers et on recommence !). Son fils lui donnait, de temps à autre, un coup de main dans l’écriture puis a réalisé son premier film "Regarde les hommes tomber" (1993) avant de faire la carrière que l’on sait.

Chez les stars, Alain Delon en a réalisé (et produit) quelques uns, à partir de 1981 et son "Pour la peau d’un flic" (avé Anne Parillaud, con !).

Gérard Depardieu en a réalisé deux. Daniel Auteuil vient de terminer le remake de "La Fille du puisatier", d’après Marcel Pagnol qui sortira en Avril 2011.

Jean-Louis Trintignant s’y est essayé dans les années 70 avec deux films puis a arrêté. En revanche, Michel Piccoli a commençé sur le tard mais a l’air de s’éclater comme un petit fou  et dit retrouver du plaisir comme au bon vieux temps du rocK’N roOLL !.

N’oublions pas Nicole Garcia, bien sûr, qui depuis "Un Week sur deux"(1990) fait carrière comme cinéaste en réalisant un film tous les 3-4-5 ans.  Ni Agnès Jaoui qui tient la barre, de ses scénarios écrits avec son complice Jean-Pierre Bacri, depuis "Le Gout des autres" (2000).

Chez les producteurs, nous avons Claude Berri qui ne trouvait pas de rôles quand il était acteur, donc il s’en écrivit, les réalisa en les produisant et les distribuant. Le premier flm fut "Le vieil homme et l’enfant". Le comédien Jacques Perrin avait envie de produire les films des autres ("Z" de Costa Gavras par exemple) puis passa à la mise en scène avec "Le Peuple Migrateur" (2002). Tout comme le producteur de cinéma, Ariel Zeitoun, qui s’y essaye de temps à autre, depuis "Souvenirs, souvenirs" (1984). "Le Batard de Dieu" (1993) du producteur Christian Fechner n’a pas beaucoup d’intérêt.

Le publicitaire, Pierre Grimblat, passa au long-métrage avec "Slogan" (1969) et fut involontairement responsable de la rencontre entre Gainsbourg et Jane Birkin.

Sacha Guitry venait du théâtre et reconnait avoir mis beaucoup de temps, à partir de 1934, à aimer et à s’approprier le langage cinématographique.

Chez les romanciers, outre Marcel Plagnol, Jean Giono a mis en scène son "Crésus" et Marguerite Duras a réalisé une série de films puis elle a bien fait, à mon goût, d’arrêter. J’ai malheureusement pas vu"Le Jour et la Nuit" de Bernard Henri Lévy mais il parait que c’est grANDIOSE !!, et je pense que ‘La possibilité d’une ile" de Michel Houellebecq vaut le détour aussi. "Podium" de Yann Moix était plutôt rigolo grâce à la performance géniale de Benoit Poelvoerde.

N’oublions pas le romancier à succès, Bernard Werber, qui adapta et réalisa  une de ses aventures fantastico-scientifique"Nos amis les Terriens", en 2007, le tout produit par Claude "chabada" Lelouch. Quoi, les extra-terrestres ?!?…mais que fait le gendarme…de Saint-Trop ?

Chez les sicos, Gainsbourg a "commis" quelques oeuvres (mineures ?!?) à partir de 1976 avec son "Je t’aime, moi non plus". Le chanteur du groupe "Trust", Bernie Bonvoisin, aussi (3 films dont "Les Démons de Jésus" – 1997). Ce que l’on sait moins, c’est que Michel Legrand en a réalisé un: "5 jours en juin" (1988).

Le célèbre journaliste-ex présentateur du journal d’Antenne 2 et parolier de chansons (de Birkin à Hallyday), Philippe Labro, a réalisé 7 films, en 15 ans, de 1969 à 1984: avec des stars et des vedettes comme Bébel (2 films), Montand, Nathalie Baye, Claude Brasseur ou Gérard Depardieu. Il a arrêté la mise en scène pour diriger RTL puis reprendre son activité de journaliste et de romancier.

Pour conclure (parce que j’en ai marre !), on peut citer péle-mèle, les comédiens Martin Lamotte, Charlotte de Turckheim, Francis Perrin, Luis Régo (et oui "Poule et frites", en 1987), Guillaume Canet, Marie-France Pisier, Mathieu Amalric of course !, Jean-François Stévenin ("Le Passe-montagne"-1978), Patrick Bouchitey ("Lune froide"-1991), Jane Birkin, Bernard Giraudeau, Georges Wilson ("La Vouivre" d’après Marcel Aymé-1989), Laure Marsac, Richard Bohringer, Sophie Marceau, Daniel Duval, Nils Arestrup ("Le Candidat"-2007), Patrick Chesnais, Robin Ranucci, Maiwenn, Michel Boujenah, Pascal Elbé, Roschdy Zem, Edouard Baer, Jean-Paul Salomé, Kad Mérad vient de finir son film, et le scénariste Jacques Fieschi ("La Californie"-2005).

Ouf, j’suis naze. Je vais me coucher.

P.S.: 1°) J’ai pas oublié Baffie et son" film de merde !, "Les Clefs de bagnole" (2002).

2°) Plus de nouvelles du projet de film que devait réaliser PPDA. Encore une victime de la crise ?

3°) Eddy Mitchell a longtemps eu comme projet et l’envie de réaliser un western/road-movie. Il y a renoncé pour faute d’interêt des chaines de télévisions coproductrices des films en France. Snif.

en vrac 28

Coucou toi,

Le Dimanche, on est pas obligé d’aller à la messe mais on se doit de lire "en vrac":

En Mai 2002, Jacques Chirac, fraichement réelu (à 82%) nomme Nicolas Sarkosy,  Ministre de l’Intérieur

Juillet 2002: "La seule chose qui m’intéresse c’est d’éradiquer la délinquance. De porter à cette délinquance les coups les plus fous, les plus forts." (N.S.)

Octobre 2005: Argenteuil (sur la dalle). "Vous en avez assez, hein ? Vous en avez assez de cette bande de racaille ? Eh bien, on va vous en débarrasser !".

Juin 2005: La Courneuve. "Dès demain, on va nettoyer au Karcher la cité. On y mettra les effectifs nécessaires et le temps qu’il faudra, mais ça sera nettoyé." (N.S.)

Le 6 Mai 2007, Nicolas devient calife à la place du calife.

Avril 2007: Meaux. "J’ai bien l’intention de continuer à appeler un voyou, un voyou, une racaille, une racaille. Ce n’est pas un mot qui est insultant, ce qui est insultant c’est de se comporter comme un voyou." (N.S.)

Avril 2009: "J’ai décidé d’engager une lutte sans merci contre les voyous et les délinquants" (N.S.)

Mai 2009: "Aucune rue, aucune cave, aucune cage d’escalier ne doit être abandonnée aux voyous. Je souhaite que se multiplient immédiatement les opérations coup de poing dans les cités." (N.S.)

Mai 2010: "La France s’est engagée dans une guerre sans merci contre la criminalité." (N.S.)

Juillet 2010: "Le gouvernement mène une lutte implacable contre la criminalité. C’est une véritable guerre que nous allons livrer aux trafiquants et aux délinquants." (N.S.)

Bref, Nicolas est au plus bas dans les sondages, il y est même battu, maintenant, par Martine Aubry (sans parler de DSK) donc Nicolas est en campagne. Ca ne vous rappelle pas quelqu’un ?

Le Nain des Moyennes Montagnes doit être en trans. Le 28 juillet est sorti "Le Dernier Maître de l’air" de M. Night Shyamalan (en 3D). Le 18 Août, il connaitra probablement l’extase avec la dernière réalisation, "de son second père-spirituel", je veux parler de Sylvester Stallone , "The Expendables" (avec Bruce Willis, Jet Li, Mickey Rourke, Schwarzie….wouaaaahhh!!!), et le 1er septembre sera, à coup sûr, sa plénitude  avec la sortie de "Piranha" d’Alexandre Aja (toujours en 3D). C’est beau un homme heureux, non ?…avec ou sans lunettes.

Il y a 25 ans (28 jullet 1985) disparaissait Michel Audiard.

L’extase ! je vous dis.

…bonne journée.

en vrac 27

Hello les loulous,

Que serait un dimanche sans "en vrac" tout comme l’Auvergne sans son aligot ou le Nord sans son chicon ?

Michel Simon se trouvait moche et estimait que seuls les prostituées et les animaux pouvaient apprécier sa trogne. Le comédien fréquentait assidument les bordels ,depuis l’âge de 16 ans, et avait une véritable ménagerie chez lui. A sa mort, on trouva aussi divers accessoires pour parties fines (godemichets….) et plus de 3000 films érotiques. Bah mon pépère !!

Disney a demandé, avant l’été, à l’équipe de Pixar (qui lui appartient) de (re ?) tourner certaines séquences de la nouvelle version de "Tron" qui doit sortir cet hiver. Mauvais signe !

Qui sera la prochaine victime ?

And now Ladies and Gentlemens, Mister Brian Setzer and his orchestra !…hot !!

Moi j’dis, une bonne grève des cheminots et hop !, le problème est réglé.

Etonnant, non ?

…Voilou. Bonne journée.

nanar

Salut bande de nazes,

Aujourd’hui, tentavive d’expliquer, de comprendre, de "cerner" le nanar. Consultons le Petit Larousse: nanar: film inintéressant, médiocre; navet. On peut dire aussi: "…mais quelle merde, c’est pas possible !"; "…oh le naveton de chez naveton !". C’est pas un genre en soi car il touche tous les styles, nationalités, gros budgets ou petits budgets, vedettes ou non. Depuis le cinéma muet à nos jours. C’est aussi, souvent, affaire de gout. Néanmoins, on peut dire qu’il y a eu, en France, un courant, une école "nanar" avec comme maître, Max Pécas, et ses disciples Christian Gion, Robert Thomas, Serge Corbucci, Michel Gérard ou Philippe Clair. Des titres invraisemblables, des filles aux gros seins nus (parfois la culotte en moins), en général dans le sud  (genre à Saint-Tropez ou Cassis).

Les vedettes sont Aldo Maccione ( je vous recommande le générique de "Pizzaiolo et Mozzarel" de Christian Gion (1985) où l’acteur italien nous chante, au générique du début, "moi, j’aime faire la pizza"), Paul Préboist, Maurice Risch. Même Jerry Lewis en a fait deux. On peut croiser Bernard Blier, Jean-Pierre Marielle, Marthe Villalonga, Daniel Prévost ou Darry Cowl. Philippe Caroit a "fait ses armes" dans "Deux Enfoirés à Saint-Tropez" de Max Pécas (1986) avant de devenir une vedette du petit écran. Sophie Favier y a montré "ses talents". J’espère que les metteurs en scène se rendaient compte de la laideur et du caractère affligeant de leurs films mais on en doute. Je me souviens d’une interview de Pécas assumant et se revendiquant comme un auteur (sic).

Il aurait pu aussi aisément réaliser les films du couple Terence Hill-Bud Spencer qui, je pense, ne se prenaient pas au sérieux, eux.

Ed Wood, par contre, n’avait pas de moyens ou très peu. mais il avait des idées, beaucoup d’enthousiame malgré son alcoolisme et sa folie. Malheureusement, il tournait trop vite, "pétait un câble" régulièrement, se souciait comme une guigne des raccords  et demandait à ses acteurs de faire bouger un monstre ou animal en plastique durant la prise. Tim Burton l’a rendu attachant à travers la performance de Johnny Deep.

Pour le reste, c’est une affaire de gout. Un sujet mal traité, un style revendiqué alors qu’il n’y en a pas, des décors ou des costumes cartons-pâtes, des effets spéciaux numériques et mécaniques ratés ou moches, des acteurs "à côté de la plaque". Quelques exemples, à mon sens, ces derniers mois: "Un Homme et son chien" (2009) de Francis Huster avec Bébel (triste pour son dernier tour de piste !), "Lucky Luke" (2009) de James Huth (malgré Dujardin, Jean-François Balmer ou Michaël Youn), "L’autre Dumas" (2010) de Safy Nebbou (grotesque !) ou plus recemment, "Inception" de Christopher Nolan (ridicule, bavard et prétencieux, belle lumière mais effets spéciaux numériques catastrophiques).

Affaire de gout j’vous dis. Biz….

rivaux

Salut les kids,

Alors que la campagne présidentielle n’a pas commencé et que le PS nous promet qu’il va organiser des primaires, en toute transparence, il y a, à droite comme à gauche, plétores de  candidatures possibles. Certains sont peut-être amis dans la vie (pas Sarko et De Villepin pour le coup) mais ils n’en sont pas moins rivaux, tout du moins au yeux de leurs supporters et des médias.

Cela fut longtemps le cas pour Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. Ils sont devenus rapidement amis mais pendant des années, les médias et leurs entourages "manageriales" les ont sans arrêt opposés comme deux champions disputant une compétition. C’est vrai, par contre, qu’ils ont une filmographie "similaire" et comparable sur certains points.

Idem pour Dewaere et gros Gégé. Comparaisons du genre: "Si Dewaere n’était pas mort, Depardieu n’aurait jamais fait cette carrière !". Désolé les filles mais je vois pas Patrick Dewaere (que j’aime tant) dans "Cyrano", "La Chèvre" ou ‘Le retour de Martin Guerre" pour le coup.

En revanche, Yule Brynner n’appréciait pas Steve McQueen (qui le lui rendait bien je crois) sur "Les Sept Mercenaires" de John Sturges (1961). La star à la peau de fesse voyait d’un très mauvais oeil le cow-boy aux yeux bleus qui, il faut bien le reconnaître, jouait infiniment mieux. Enfin c’est mon avis et il se trouve que je le partage !

C’est pas qu’ils se détestaient mais Brigitte Bardot et Lino Ventura, dans "Boulevard du rhum" de Robert Enrico (1971) ne se sont pas, parait-il, laissé un plaisir impérissable tous les deux…et lycée de Versailles !

Enfin, c’est de notoriété publique que Tony Curtis (venant du cinéma) et Roger Moore (venant de la télé) ne s’appréciaient pas.  On a peine à le croire, même aujourd’hui !

…allez…tchao !

chacha

Salut les baltringues,

Voilà, je vous présente Claude Chabrol dit "chacha" ou Maître CabrOOlo ! Plutôt "chacha", ou "chache" éventuellement ,mais pas chabichou because c’est une AOC déposée et on mélange pas du rouge avec du blanc. Je déconne.

Donc aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Claude. 80 printemps. Né le 24 juin 1930.

Et oui déjà. Ca passe. Il tourne depuis le 2 décembre 1957, 1er jour de tournage du "Beau Serge", à Sardent dans la Creuse, avec Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Bernadette Laffont. Bingo, le public et la critique aiment (il obtient le prix Jean Vigo) et c’est parti ! Depuis, il y a eu 55 longs-métrages et une vingtaine de films pour la télévision. Chacha est un "tourneur" et un "bouffeur de peloche" (un peu comme Hitchcock). Au menu, par exemple:

"Les bonnes femmes", "Landru", Les "Tigres" avec Roger Hanin; "Marie-Chantal contre le Docteur K; " La femme infidèle"; "Le boucher"; "Que la bête meurt"; "La rupture"; "Violette Nozières"; "Les Fantômes du Chapelier"; "Inspecteur Lavardin"; "Masques"; "Une Affaire de Femmes"; "Madame Bovary"; "Betty"; "l’Enfer"; "La Cérémonie"; "Rien ne va plus"; La Demoiselle d’Honneur"; "L’Ivresse du Pouvoir"; "La Fille coupée en deux"; "Bellamy", les Maupassant…j’en oublie volontairement. Certains sont des chefs d’oeuvres, d’autres des très bons films, quelques ratés, des commandes, deux ou trois vrais nanars (dont un volontaire, je crois: "Folies Bourgeoises"). On a nos préférés, ceux que l’on aiment moins ou pas du tout.

Claude a confié de grands rôles aussi bien à

Stéphane Audran, Jean Yanne, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel ou Philippe Noiret qu’à Michel Serrault, Sandrinne Bonnaire, Marie Trintignant, François Cluzet et, of course, à Isabelle Huppert (7 films ensemble, 1 Prix d’Interprétation à Cannes, en 1978, pour "Violette Nozières" et 1 César, en 1996, pour "La Cérémonie").                                                                                                                                                                                                                                                     Pour connaître un peu l’homme et avoir la chance de travailler avec lui de temps en temps, je vous confirme que c’est du bonheur et de la méga rigolade sur le tournage. Claude n’envisage pas la vie (et encore moins sur les plateaux de cinéma), avec du cri, du stress et des tensions inutiles (comme pouvait l’être Maurice Pialat qui a d’ailleurs joué le rôle du commissaire dans "Que la bête meurt").  Chacha est un rigolard et facétieux. Un rien l’amuse et il ne s’en prive pas.

Vous rajoutez à cela une étonnante facilité et une grande maitrise de sa technique ( de sa musique ?), des tournages dans nos jolies villes et campagnes de Françe, une cantine à tomber par terre et vous obtiendrez un poulet au vinaigre (ahahaha!!) !

Voilà Chacha, soyez heureux. Continuez à vous marrer et à nous faire des films durant les 80 prochaines années (regardez Manuel D’Oliviera)…et mollo sur le muscadet ! (j’plaisante !).

A bientôt les loulous.

Coluche

Salut les loulous,

Voilà 24 ans , aujourd’hui 19 Juin 2010, que nous quittait, dans un terrifiant accident de moto, Coluche. Tu nous manques, vieux. Ta gouaille titi-parisienne, ta présence rassurante, ton humour unique, dévasteur et corrosif, ta générosité et ta franchise qui ont su toucher tant de monde.

On a bien tes sketches et tes chansons sur scène, sur Canal ou sur Europe 1. On rigole toujours bien à une énième redif de "L’Aile ou la Cuisse" de Claude Zidi (1976) avec Louis De Funès. On pleure toujours à une nouvelle vision de "Tchao Pantin" de Claude Berri (1983). Et y’a bien encore de la tendresse et de la nostalgie à revoir "La femme de mon pote" de Bertrand Blier (1983) avec Isabelle Huppert et Thierry Lhermitte.

On oublie pas quand tu reçois ton César, en février 1984 puis ton retour en fin de cérémonie en rocker. Ni quand tu en remets un, l’année suivante, à Alain Delon, absent ce soir là.

Tes prestations chez Michel Polac ou Patrick Sabatier sont gravées à jamais.

Pour aider ton ami Thierry le Luron et le soutenir face à des rumeurs homophobes et malsaines qui l’atteignaient, tu t’es marié avec lui.

Pour la campagne présidentielle de 1981, tu t’es présenté candidat pour que "La France soit pliée en 4 !".

Malheureusement, chaque année, "Les Restos du coeur" ( ton "bébé"),battent leurs propres records. Le "concert  des Enfoirés" est devenu L’EMIssion de variétés à ne rater,sous aucun prétexte, pour un artiste, quitte à en oublier son sens originel. Toi qui espérais que cela dure que quelques mois afin de provoquer un électrochoc chez les hommes politiques !

Mais voilà, un jour de juin 1986, tu faisais de la moto avec tes potes, sur une route du Var,et……putain de camion !

Salut ma poule…tu me manques ! J’t’embrasse.

romantique

Salut les loulous,

Il semblerait qu’avec la sortie de "l’Arnacoeur" de Pascal Chaumeil (2010) et de "L’Amour c’est mieux à deux" d’Arnaud Lemort & Dominique Farrugia (2010), il y ait une tentative, en France, de s’essayer au genre "comédie romantique à l’américaine".

Dans tous les cas, il nous faut, au minimum, un gars et une fille, plutôt sexy et glamour: Vanessa Paradis & Romain Duris  sont parfaits; Virginie Efira et Clovis Cornillac le sont tout aussi. On peut citer pelle-mèle:

Ingrid Bergman & Cary Grant dans "Notorious" d’Alfred Hitchcock (1946) ou

Margaret Sullavan & James Stewart dans "The Shop around the corner" d’Ernst Lubitch (1940).Meg Ryan et Tom Hanks dans le remake "Vous avez un message" de Nora Ephron (1998)

font la rue michel, aussi.

….ou:

Romy Schneider & Alain Delon; Katherine Hepburn & Spencer Tracy; Fanny Ardant & Gégé Depardieu (avant qu’il devienne Obélix);Olivia de Havilland & Errol Flyn; Sofia Loren & Marcelloooo !; Claudia Cardinale & Bébel; Ingrid Bergman & Humphrey Bogart; Meg Ryan & Billy Crystal; Grace Kelly & James Stewart; Michèle Morgan & Jean Gabin; Audrey Hepburn & Gregory Peck; Vincent Lindon & Sophie Marceau ( ouais,je sais… ils font partie  de mes chouchous…j’avais envie de les caser !)…et la liste n’est pas close: Jim Carrey & Erwan Mc Grégor ? (…je déconne !).



Mais dans tous les cas, il y un "cahier des charges" à respecter. Mieux vaut donc que les acteurs aient du charme et qu’ils soient beaux à regarder. Quoiqu’il arrive, il faut soigner la lumière afin qu’il y ait un côté "papier-glacé" de revues de modes, type Harper(celles de "L’Arnacoeur" et de "L’amour c’est…" sont très laides, à mon goût).

En général, l’histoire se déroule dans des villes où on y rêve d’y emmener sa chérie: Venise, Rome, New-York, Rio, Paris, Londres, Marrakech,Monte-Carlo.

De la pluie (le plus souvent sans parapluies), des rues éclairées la nuit, des terrasses de cafés, des restaurants, du champagne, des espions, les bords de Seine ou Montmartre pour les Ricains ("Paris is so beautiful !"), des vespas dans la capitale italienne, des gondoles dans la Cité des Doges, des taxis à Paname ou à la Grosse Pomme. Puis des baisers, beaucoup de baisers, sous une musique-genre-à violons. On se charme, on roucoule, on se phone, on se sms, on s’engueule (mais jamais de vulgarités) et on se retrouve, en général,…dans un palace. Et oui, les protagonistes ont de la thune dans les films romantiques. Ils ne connaissent pas la crise…eux !

…allez zou !

sportif

Bonjour toi,

Des comédiens qui sont sportifs, il y en a quelques uns. Au cinoche, on peut citer notre Bébel national, bien sûr. Incontournable.

Albert Dupontel essaye aussi d’assurer ses propres cascades. Steeve Mcqueen ne s’en privait pas, lui ausssi. Je pense qu’Errol Flyn devait mettre la main à la patte.

En musique, si vous êtes aller voir, une fois dans votre vie, Jacques Higelin sur scène, vous vous êtes rendus compte des posssibilités et de l’endurance de l’artiste ( il peut faire, encore à 69 ans, 3 heures de concert !). Hallyday, c’était pas mal non plus ( il y a moins d’un an, au Stade de France, par exemple). A mon avis, un concert de James Brown devait être "coton" aussi.

Pour avoir vu,deux fois, "Mick Jèggère et les Rolinges Stons", je vous garantis que ça dépote. Le père Jagger sautille, relance la foule, trottine d’un bout à l’autre de la scène du stade (pas Keith Richard et Ronnie Wood qui se contentent de jouer magistralement de la guitare).

En revoyant, récemment, "This is it", Michael Jackson, malgré sa maigreur, se démenait et moonwalkait comme un "diablotin".

Tel acteur de théâtre qui a endossé le rôle de "Cyrano de Bergerac", sur scène, peut, sans sourciller, concourir dans la catégorie "les sportifs" (Jacques Weber, par exemple). Ou un Pierre Arditi dans "Tailleur pour Dames" de Feydeau ou "Joyeuses Pâques" de Jean Poiret (because le rythme ! le rythme et le rythme !).

Comme on dit, ils envoient et mouillent leurs chemises !

Allez !…bise !

à boire !

Salut les zazous,

Ce matin, je me suis réveillé avec la gueule de bois. J’mettais mis « minable » la veille. Pas vu arriver. La bascule !…et hop ! Ouille, en vrac. Dure de se lever. Aïe…ma tête !

Un peu comme Gabin et Bébel dans « Un singe en hiver » de Henri Verneuil. Ou Romy Schneider dans "Mado" de Claude Sautet.

Ou gros Gégé dans « Germinal » de Claude Berri. Ca rappelle la scène célebrisssime de la cuisine dans »Les tontons flingueurs » de Lautner.

Philippe Noiret et Jen-Louis Trintignant s’en mettent une sévère dans « Le Secret » de Robert Enrico.

Pas mal non plus, Serge Reggiani dans « Vincent, François, Paul et les autres » de Claude Sautet lors d’une inauguration d’un café.

Puis on s’approche carrement de l’alcoolisme avec « The verdict » de Sidney Lumet with Paul Newman ou « Sideways » de Alexander Payne.

Quant à Faye Dunaway et Mickey Rourke dans "Barfly" de Barbet Schroeder, n’en parlons pas…on frise le coma ethylique  !

…allez ! santé !

thé ou café ?

Salut les zazous,

sucre ?…un peu de lait ? Paul Newman ou Robert Redford ?…à moi, je préfère de loin, mais alors vraiment, Bourvil à de Funès. Moi, j’suis désolé, c’est Al Pacino qu’il fallait pour ce rôle, pas de Niro ! Quand on pense que l’on compare Mathilde Seigner à Annie Girardot…non mais je rêve !

Ah oui, toi t’es Henry Fonda…à non, moi, l’Homme ! la droiture, l’élégance, c’est Spencer Stracy. Mais arrêtons sans arrêt de comparer Depardieu à Patrick Devaere, Bébel à Jean Dujardin !…ça n’a strictement rien à voir !…tout comme Ventura et Gérard Lanvin.

Ouais,…tu as raison. En même temps, prends James Stewart et Cary Grant, l’un est plus "généreux que l’autre, non ?…euh, je t’avouerais que je ne me suis pas trop penché sur la question. J’sais pas, ils sont complémentaires, non ?, tu ne trouves pas ?…il reste du café ?

…à domani.