François Truffaut

Francois_TruffautLe 21 octobre 1984, François Truffaut nous quittait endeuillant le cinéma français et mondial à jamais. 21 films au compteur (plus les courts-métrages) dont certains ont marqués plus de deux générations de spectateurs, les_mistons(cinéphiles ou non), certaines oeuvres rencontrant de véritables triomphes populaires. C’est la force des grands cinéastes: avoir un univers à soi, une « musicalité » (dans les dialogues,le découpage technique,le phrasé des acteurs, le montage…) artworks-000004916857-lz78xg-cropqui touche et emporte à la fois le public et la critique. La liste cinema_renoir_e_truffautest longue: Jean Renoir, Fritz Lang, Vincente Minnelli, Jean Vigo, D.W. Griffith, Jacques Becker, Raoul Walsh, Jacques Tati, John Ford, Ernst Lubitsch, Jean Grémillon, Cecil B Demille, Murnau, Chaplin,  …et et ET A-Nouvelle-Vague-Desktop-Image!!…Sir Alfred Hitchcock !!! Justement c’est LE cinéaste adoré et adulé par François et sa bande de copains rencontrée à la Cinémathèque à partir de 1947-48: Claude Chabrol, Jean-Luc Les 400 CoupsGodard, Eric Rohmer, Jacques Rivette, Jacques Rozier…et quelques autres. Devenus critiques (dont au « Cahier du Cinéma ») et pour certains animateurs de Ciné-Clubs et attaché de presse, chacun de ces lascars a contribué à réhabiliter la fonction de metteur en scène comme patron, artisan, décideur, façonneur de son film !!  Une de leur bataille est de « faire reconnaître » Hitchcock comme un 9782070735742abc-09c97cinéaste-auteur même si il est très populaire (un des premiers réalisateurs à être reconnu dans la rue car il apparait dans ses films et qu’il passe à la télé) et qu’il fait tumblr_mdlhair7JR1qbsbnoo2_500régulièrement des millions d’entrées aux Etats-Unis et dans le monde. Cela donnera en 1962 un livre d’entretiens foisonnant, détaillé et passionnant « Hitchcock Truffaut » qui fait encore aujourd’hui référence.

201403271030-fullVirulent, féroce, parfois injuste dans ses critiques (cf l’article « Une certaine tendance du cinéma » fustigeant les Claude Autant-Lara, Jean Gabin, les scénaristes Jean Aurenche et Pierre Bost, 009-jean-pierre-leaud-theredlistles films tournés en studio…), c’est son père « spirituel » 006-jean-pierre-leaud-theredlistAndré Bazin, le Pape de la Critique, qui lui a conseillé la nuance et la distance dans ses propos. Bazin héberge François, l’éduque et le forge (ses parents génétiqies l’ont délaissé laissant l’éducation de
leur fils à une grand-mère). L’enfant est turbulent et rebelle, le copié-collé de Jean-Pierre Léaud des « Quatre-Cents Coups »  est flagrant !…nourri par son amitié qu’avait « la Truffe » 19_truffaut-theredlist(dixit Pierre Grimblat) pour son potos Robert Lachenay, relation d’enfance que résume parfaitement le titre du film…enfance que le cinéaste mettra au centre de nombreux films. En effet, Truffaut fait partie des quelques metteurs en scène  comme Pialat, Comencini, Jacques Doillon, Chaplin bien sûr, affiche-l-enfant-sauvage-829ccargent-de-pocheSpielberg aussi, probablement Louis Malle, qui sont très à l’aise « à diriger » des enfants, qui plus est sans expériences voir aux caractères difficiles: s’ajoute aux « Quatre-Cents », « L’Enfant sauvage » et « L’Argent de poche » tous deux tournés en Auvergne.Ils sont peu nombreux à avoir ce talent là, d’autant plus que les enfants sont impatients et se lassent vite du tournage (je l’ai vécu plusieurs fois).

006_fanny-ardant-et-francois-truffaut_theredlistTruffaut aimait donc les enfants mais aussi, je dirais SURTOUT…les femmes !!! De sa vie, ses filles et les actrices ( il en était très amoureux).Elles le lui ont bien rendu et le lui ont été reconnaissantes des rôles fabuleux qu’il leur a offert: de Catherine 1836903_10153261792503776_1311916783484429396_ofilm-le-dernier-metro18Deneuve (« La Sirène du Mississippi »; « Le dernier métro ») à Nathalie Baye (« La nuit la-mariee-etait-en-noir-818américaine »; « La Chambre verte ») à Jeanne Moreau (« Jules et Jim »; « La Une Belle fille comme moimariée était en noir ») à Bernadette Laffont (« Une belle fille comme moi ») en passant par Jacqueline Bisset (« La nuit américaine »); fanny_284679911_north_522xIsabelle Adjani 532339_10201136190188716_647099893_n(« La vie d’Adèle H. ») et bien sûr affiche_Femme_d_a_cote_1981_2afficheFanny Ardant (« La femme d’à côté »; « Vivement dimanche »). Je pense aussi à sa collaboratrice la plus fidèle, Suzanne Schiffman qui fut our-à-tour scripte, assistante, scénariste, directrice artistique, productrice au sein de la compagnie de film de Truffaut « Les Films du Carrosse ».

la-peau-douceLes hommes n’ont pas eu non plus à se plaindre du père François: Jean-Pierre Léaud, Jean Desailly, Belmondo, Charles Denner, Depardieu, Bemondo-BouquetJean-Louis Trintignant pour les premiers rôles, Michel Bouquet, André Dussolier, Jean-Louis Richard, Jean Jean PoiretPoiret pour les seconds rôles ont tous été gâté par les scénariis de Truffaut.

Pour conclure, François Truffaut aimait follement la vie, le cinoche, ses actrices, ses acteurs et ses 19639techniciens Il a laissé une oeuvre romanesque, identifiable et reconnue dans le monde entier. La Cinémathèque Française lui rend hommage par une exposition-fleuve dont elle a un réel savoir-faire (cf expositions Guitry, Jacques truffaut-couv-jpgDemy, Pialat, Tim Burton…). Pour finir, une citation de Gérard Depardieu recueillie pour le supplément hors-série « Le Point » : « François Truffaut manque non seulement beaucoup au cinéma français, mais aussi à la vie. J’ai retrouvé truffaut-dirigeant-gerard-depardieu-et-fanny-ardant-a-grand-place-grenoble-lors-du-tournage-de-quot-la-femme-d-a-cote-quot-en-1981-photo-ledl-archivesFanny Ardant cet été au théâtre en Lettonie, dans « La Musica Deuxième » de Marguerite Duras. Pour nous deux, c’était un peu le prolongement de « la femme d’à côté » . François était vraiment un homme qui aimait les femmes et celles qu’il a choisie lui ressemblaient, qu’il s’agisse de Madeleine ou de Fanny. J’aimais son rire franc de gamin. Il faisait un cinéma de voyou avec le sourire et une sincère joie de vivre. » – le 5 septembre 2014.

 

Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

en vrac 132

Salut les kids,

« en vrac » tâche de revenir avec le sourire chaque dimanche puUUUrrRRR VUUUuuSSSS !!!!!

François Ozon tourne beaucoup. Un film en moyenne par an (et il en a toujours un d’avance !). Comme le faisaient les Chabrol, Lautner, John Ford ou Hitchcock. Justement, son dernier opus, « Dans la maison », taquine du côté de sir Alfred. Comme l’était déjà « Swimming pool » avec Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier. On est moins dans « Les Oiseaux » et plus dans « Fenêtre sur cour »  ou « La Maison du Docteur Edwards ». Thriller psychologique voir fantastique, Ozon nous narre un professeur de français qui, charmé par le talent  d’écriture de l’un de ses élèves, va l’aider et le pousser jusqu’au danger dans la rédaction de son roman. Malheureusement, le scénario perd en crédibilité au fur à mesure que l’on avance dans l’histoire. Luchini est parfait (tout en retenu), le gamin de 15 ans est bon, Emmanuelle Seigner et Kristin Scott-Thomas itou mais un léger ennui vous envahit au bout de 45 minutes. Il n’empêche que François Ozon est un cinéaste qui compte, dans le P.C.F (Paysage Ciném.Français), et démontre depuis une quinzaine d’année une curiosité pour tous les styles et tous les genres. Il peut faire, aussi bien, un polar digne de Simenon (« Sous le sable » avec Rampling encore et Bruno Crémer) que des adaptations théâtrales (« Huit femmes »; « Potiche », tous deux avec Deneuve) ou des films psychologiques, sociaux et romanesques (« 5×2 »; « Le temps qui reste »….) trés ancrés dans le quotidien et dans la vie.

Rentrée 2012

Salut les wouinwouins,

Qu’elle soit cinématographique, politique, théâtrale, syndicale, littéraire, sociale ou musicale, chaque rentrée a sa spécificité, ses menaces et ses coups de gueules, ses bonnes ou mauvaises surprises, ses habitués ou ses nouveaux venus.

Dans le genre « je suis « en permanence sur scène », Pierre Arditi a gagné la timbale: il est à l’affiche de 2 pièces de théâtre: une reprise à 19h et une nouvelle création « Comme s’il en pleuvait », à 21h au théâtre Edouard VII (je rappelle que le garçon est capable de tourner aussi la journée…si si, je vous promets, j’ai déjà eu le plaisir de tourner avec MONsieur Pierre). Dans le genre « les Mohicans ne lâcheront pas », Robert Hirsch et Michel Bouquet sont toujours là malgré leur 87 ans et une chute pour l’un et des problèmes de mémoire pour l’autre. Florian Zeller a écrit sa nouvelle pièce, « Le père » pour ce bon vieux Bob (espèrant que cela sera aussi excellent que sa précédente, « La Vérité » avec le toujours Arditi) et Michael reprend pour la énième fois « Le Roi se meurt » d’Eugène Ionesco (immense texte qui n’a pas pris une seule ride). Le comédien-conteur Fellag fait sa rentrée avec son nouveau spectacle, » Petits chocs de civilisation », d’abord au théâtre du Rond-Point puis en tournée. Guy Bedos et Laurent Gerra harpenteront l’hexagone tout au long de la saison avec leurs spectacles respectifs  « Rideau ! » et « LaurentGerra et le big band de Fred Manoukian ».

Concernant le cinoche, je me permets de faire commencer sa rentrée au 15 août, date de sortie, par exemple,  de « Cornouaille », troisième film de la comédienne Anne Le Ny avec Vanessa (mummhhh…). Une catastrophe ! Une daube ! Prétentiard et bavard ! Aucun intérêt, excepté Vanessa Parardis qui est décidemment une comédienne talentueuse mais qui « n’a pas de chance » ou « choisit mal » ses projets (ce qui n’est pas le cas sur sa carrière de chanteuse). L’infatigable Steven Soderbergh a réalisé pas moins de 3 films en un an: « Contagion »; « Piégée » et « Magic Mike ». Ce dernier est plutôt un bon film qui a pour toile de fond le milieu du strip-tease masculin. Channing Tatum campe un danseur très convaincant, et pour cause il a gagné sa vie, à une époque, en tant que strip-teaser. Je l’ai déjà dis ici même, le second volet de « The Expendables 2 »  de  Simon West est plutôt réussi, dans le genre « gros bisquoto tout visceux et ramollo, le tout avec du tatouages à profusion ! « . C’est un bon film d’action à l’ancienne. Tétard Volcanique n’en revient toujours pas de mon « revirement soudain concernant Sylvesrter Stallone » et en chiale, du coup, comme un gamin. Avec son premier ballon d’essai pour le septième art, « David et Madame Hansesn », le comédien-auteur-réalisateur-monteur et compositeur Alexandre Astier (qui s’est fait connaitre par la série « Kaamelott » sur M6) ne m’a pas convaincu. Cela a beau « flirter » du côté de Cronenberg, Lynch, Chabrol, la « Maison du docteur Edwards » d’Hitchcock ou le Claude Miller de « Mortelle Randonnée », et cela beau être écrit « cousu main » pour Isabelle Adjani, c’est etrêmement bavard, chiant et répétitif, bref…c’est raté.

C’est, d’après les spécialistes de l’animation l’héritier, celui qui va perpétuer l’esprit et la patte du Studio Ghilbli de Hayao Miyazaki. Avec son nouveau dessin animé, « Les enfants loups, Ame & Yuki », Mamoru Hosoda suscite un engouement et une curiosité chez les journalistes et critiques de cinéma. Je vais aller le voir et vous en causerai plus longuement.

Sont annoncés pour les prochaines semaines, en vrac et dans le désordre, le nouveau nanard d’Alexandre Arcady, « Ce que le jour doit à la nuit » (qui nous refait en version « carton pâte » un remake du « Grand Carnaval »), les nouveaux opus de James Bond (réalisé par Sam Mendes) et d’Astérix (j’espère qu’ils seront meilleurs que les précédents, c’est pas dur vous allez me dire !?!), Alain Resnais revient avec « Vous n’avez encore rien vu » avec  Sabine Azéma et et et qui ???devinez ??…Pierre Arditi !!! J’attends avec impatience le nouveau film de Stéphane Rozé, « Quelques heures de printemps » avec Vincent Lindon et celui de François Ozon, « Dans la maison », avec Luchini. Je suis pas du tout sûr d’aller voir « Taken 2 »; le nouveau Oliver Stone (qui m’a l’air croquignolesque !) ou le remake américain de « Lol ».

Clint Eastwood reprend du service comme acteur; Sandrine Bonnaire va nous livrer son premier film de fiction, « J’enrage de son absence » avec William Hurt et Alexandra Lamy  et s’annonce aussi un nouveau Costa-Gavras, « Le Capital », avec Gad Elmaleh et Gabriel Byrne.

William Friedkin revient avec un film, « Killer Joe », et à entendre le garçon en interview, il est toujours aussi imbu de sa personne. Tétard me gonfle à nouveau pour que je parle du nouveau film de l’un de ses dieux: Peter Jackson. Oui mon p’tit Tétard, j’oublie pas, « The Hobbit » sort le 12 décembre.

Catherine Frot interprète dans « Les saveurs du Palais » de Christian Vincent, la Chef Cuisto de l’Elysée, le romancier-académicien Jean d’Ormesson interprètant le Président. C’est parait-il réussi.

Numéro de rentrée pour la revue Positif avec un dossier « Martin Scorsese » et un interview du réalisateur qui revient sur « Hugo Cabret ». Intéressant.

 

en vrac 105 // Spécial Claude Miller

Bonjour toi

Eva Joly est tombée d’un escalier à la sortie d’un cinéma, elle a vu  quoi ??… »Elephant man » ?

Ok,je sais, c’est facile

Après Rohmer, Chabrol, Corneau, Schoendoerffer,  Claude Miller rejoint le cortège funèbre des cinéastes français importants qui nous ont quitté ces deux dernières années.. C’était mercredi soir à 70 ans. Il n’achèvera  pas les finitions de son dernier film, « Thérèse D. », d’après l’oeuvre de François Mauriac, avec la Tautou et Gilles Lellouche. A la sortie de l’IDHEC, il croise François Truffaut qui en fera son directeur de production et deviendra « sa référence » jusqu’à reprendre un synopsis de celui-çi, « La Petite Voleuse » en 1988. Cinéma d’auteur aux confins du populaire et du romanesque flamboyant (je me lâche ce matin !), Claude Miller n’avait pas peur de se confronter aux stars du cinéma français: son « Garde à vue », en 1981, avec Lino, Serrault et la sublime Romy en témoigne. Dialogué au cordeau et « aux petits oignons » par un Michel Audiard très en forme, c’est un combat de coqs qui vous tient en haleine durant 90 minutes. Magistral ! Déjà son premier opus, en 1976, « Ma meilleure façon de marcher » témoignait d’une originalité dans son sujet (le harcèlement, le droit à la différence) en révélant Patrick Bouchitey au côté de Patrick Dewaere. Il avait le flair pour découvrir le talent caché chez des jeunes acteurs et actrices (y compris chez « les filles de » !). Si Charlotte Gainsbourg est devenue une grande comédienne (après sa courte expérience en 1984  sur le oubliable « Paroles et Musique » de Eli Chouraqui), c’est probablement aussi, un peu par « la faute » de Miller. « L’Effrontée », en 1985, a marqué une génération. « …la petite Charlotte » nous a ému aux côtés de Bernadette Laffont et Jean-Claude Brialy. Il en fit de même, en moins convaincant, avec Romane Bohringer dans »L’Accompagnatrice » en 1992. Cinéaste au gouts éclectiques (18 films dont un co-réalisé en 2099 avec son fils Nathan), il a adapté aussi bien Tchekhov (« La Petite Lili »), la romancière anglaise Ruth Rendell (« Betty Fichser… ») ou l’américain John Wainwright. Il ne parvint  pas à monter financièrement un « Nana » d’après Emile Zola. C’est un grand metteur en scène qui a beaucoup donné aux acteurs, techniciens et au public. Le cinéma français est en deuil aujourd’hui.

Les sans Oscars

Coucou toi,

Suite à l’Oscar remporté par notre cocoricoco national Jean Dujardin (et félicitations aussi aux frenchies Michel Hazanavicius,Thomas Langmann et au compositeur de musique  Ludovic Bource), premier mâle acteur français à emporter la statuette pour le film « The Artist » (on commence à le savoir !) et rejoignant Simone Signoret, Juliette Binoche et Marion Cotillard, retour sur les nombreux oubliés des Oscars. Rappel que 5.765 membres étaient appelé à voter cette année (c’est peu !) et qu’Harvey Weinstein, distributeur et co-producteur américain de « The Artist », a mis 20 millions $ sur la table pour la promotion du film, demandant aux acteurs d’être à la disposition  totale de la production à partir de septembre 2011. Pour rester chez les comiques, Peter O’Toole, Richard Burton, Albert Finney, Jeff Bridges, Georges Clooney et Glenn Close (tous deux battus cette année) , Kevin Costner, Ed Harris, Julianne Moore, Brad Pitt, Natalie Wood, Johnny Deep, Michelle Pfeiffer, di Caprio, Robert Redford, et Tom Cruise sont marrons, certains ayant eu jusqu’à 8 nominations (O’Toole par exemple). Kirk Douglas a eu un Oscar d’Honneur en 1996 mais n’a jamais transformé une de ses 3 nominations. Henry Fonda lui l’a quand même reçu en 1982 pour un film assez médiocre, « La Maison du lac » au côté de sa fille, Jane  (2 fois oscarisée).

Chez les réalisateurs la liste est interminable , d’autant plus si l’on compte les réalisateurs étrangers: comme Antonioni, Bergman, Luis Bunuel, Renoir, Joseph Losey, Lubitsch, Fellini, Satajit Ray, Visconti, Godard, Mizoguchi, Kurosawa, Max Ophüls, Fritz Lang, Erich von Stroheim, Terry Gilliam ou Mike Leigh. S’ajoutent donc aussi leurs confrères américains ou anglos-saxons comme Robert Altman, Sir Alfred Hitchcock (hallucinant !), Kubrick (c’est fou !), Charlie Chaplin (on croit rêver !), Sidney Lumet, John Cassavetes (lui c’est un peu « normal » car il était la bête noire d’Hollywood !), De Palma, Stanley Donen, Howard Hawks (et ouais !), Georges Lucas, David Lynch, Sam Peckinpah, Michael Powell, Douglas Sirk, King Vidor, William Wellman, Terence Malick ou Orson Welles. Quand on voit les chefs d’oeuvres ou classiques alignés par certains, cela fait juste rigoler et donne du grain à moudre à tous ceux qui détestent ce genre de compétitions (Chabrol n’a pas voulu de César d’Honneur et Belmondo a refusé le sien pour son interprétation dans « Itinéraire d’un enfant gâté » de Claude lelouch  ). Surtout que les cérémonies des César et des Oscar sont chiantes à mourir malgré le talent de Billy Christal. Et pour finir, question: est-ce qu’Elvis a eu un oscar pour tous les navetons qu’il a tourné ?

Hommage(s)

Hello les p’tits luUUps !

Profitant de la sortie du dernier Scorsese « Hugo Cabret » et du triomphe mondial de « The Artist » et de la performance de Jean Du(duj)jardin (film qui ressort en France sur 200 copies mercredi 25 janvier), flash-back sur des films qui ont rendu hommage au cinéma au sens large:  un style, un genre,un metteur en scène, un producteur, un acteur…

C’est donc le cas de « Hugo Cabret » où Martin Scorsese rend hommage, à travers l’itinéraire et l’érrance d’un petit garçon, au génialissime créateur Georges Méliès, tombé dans la chagrin et la misère, condamné à vendre des jouets dans une gare (celle de Montparnasse dans la réalité). On oublie trop ce que nous devons à tonton Georges en terme de tours de magie, des premiers effets spéciaux, d’utilisation de décors « mécaniques ». Scorsese refait vivre le célèbre studio créé et situé à Montreuil en Seine Saint-Denis. On y voit la reconstitution du film « Le voyage sur la lune ». Ben Kingsley apporte une humanité et un regard d’enfant au personnage de Méliès.

On ne dira jamais assez du bien de la réussite artistique de  » The Artist  » qui séduit tout à la fois le public, les critiques et « le métier ». Et ce en France, aux USA et en Angleterre. Jean Dujardin a raflé 3 prix (prix d’interprétaion à Cannes; aux Golden Globes et aux London Film Critics’ Circle Awards) et emporte l’auditoire en
refaisant « vivre » Douglas Fairbanks  ou en esquissant quelques pas de danse comme dans le film. Projet gonflé et couillu que ce film qui a failli ne pas se faire: « oh pis peut-être en Hongrie…et puis ah y’est !… on a l’accord d’un studio américain…John Goodman est ok…Quoi !! on va à Cannes ?!?..ah, sélectionné en hors-compétition ?…bon. En compétition finalement ??!?…mais c’est géniAALLL !!!! ». Saluons l’obstination du metteur en scène, Michel Hazanavicius et de son producteur Thomas Langman (fils de Claude Berri) qui ont du connaître « de grands moments de solitude ». Quel plus bel hommage au cinéma muet hollywoodien des années 20 que ce film ?!? On croise les doigts pour vous pour les Oscars !

Hommages et clins d’oeil à Ernst Lubitsch (pour « High society ») et à Sir Alfred Hitchcock (« Notorius ») que Chabrol honore avec son opus « Rien ne va plus » (1997), tourné en
France, en Suisse et en Guadeloupe. Woody Allen est un dingo du cinéaste suédois, Ingmar Bergman et il s’est permis d’aller dans son univers avec « Comédie érotique d’une nuit d’été ». Etant un grand cinéphile dans l’âme, le plus célèbre réalisateur new-yorkais a aussi rendu hommage à la comédie musicale avec « Tout le monde dit I love you »; au cinéma muet avec « La Rose pourpre du caire »,  à la comédie policière (« Meurtres mystérieux à Manhatan »).

Roman Polanski s’est amusé dans « Frantic » « à filmer » Paris comme le filmaient les Billy Wilder (« Ariane« ; « Sabrina »), Stanley Donen (« Charade »); Vincente Minnelli ( » Un Américain à Paris »; « Les 4 jours de l’apocalypse »; « Gigi » )William Wyler (« Comment voler un million de dollars ») ou Sydney Pollack (« Sabrina »).

Clint Eastwood avec son « Impitoyable » ou Kevin Costner avec « Open range » rendent hommage aux westerns de John Ford ou Antony Mann.

Louis Malle avec « Milou en Mai » a tiré son chapeau à Jean Renoir et son « Déjeuner sur l’herbe ». La liste est longue et je préviens déjà Tétard Volcanique qu’il n’y aura pas de « Hommage(s): le retour » (je sens qu’il va me gonfler avec les épisodes de « Pirates des Caraibes »; « Les Cadavres ne portent pas de costards »; « Frankenstein junior »; « The Rocky Horror picture show », « Machette » ou « Indiana Jones ». Ce à quoi je lui répondrai: et les films du hong-kongais Johnnie To ?, et celui génial du coréen Jim Jee-woon « Le bon, la brute et le cinglé »  ?….et « The Player » de Bob Altman, tu l’as surement oublié celui-là ?!?). C’est décidé, je m’en tiens là. Pas de polémiques inutiles.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

en vrac 78

Salut les baltringues,

« en vrac » a la niaque, ne débande pas et reste fidèle au dimanche.

Chacha nous quittait il y a pile un an (le 12 exactement). Snif. Tes films sont là , Claude, mais ta tendre ironie et ton humour moqueur nous manquent.

Il y a 10 ans pile aussi que 2 avions survolaient New-York…

Le dessinateur-caricaturiste, Maurice Sinet dit Siné, ne lâche pas l’affaire malgré son âge (82 ans) et une santé fragile  et chancelante (et alcoolisée surtout !). Il a lançé, mercredi dernier, « Siné Mensuel » avec pleins pleins de dessins. Sacré vielle branche, vieux grigou vas !… et longue vie à toi  et à ton nouveau canard!

…à toute à l’heure.

Biopic


Hello les p’tits loups,

Le film biographique, dit biopic, est un genre cinématographique qui a vu le jour dés le muet (D.W. Griffith; Abel Gance…). Il concerne aussi bien un roi, une reine, un empereur (« Cléopâtre »; « Napoléon »; « The Queen »ou « Marie-Antoinette »), qu’un homme politique (« Taleyrand: le diable boiteux »« ; « Gandhi »; « JFK »;  « Malcom X »; « Le Promeneur du Champs de Mars »; « La Conquête ») un joueur de jazz (« Bird »), un chanteur ( « The Rose »; »Ray »; « Walk the Line« ; « La Môme »; « Gainsbourg, une vie héroïque »…), un artiste de music-hall (« Man over the Moon »); un acteur-metteur en scène méga célèbre (« Charlie Chaplin »), un peintre (« Vang Gogh »); un industriel qui devient producteur-metteur en scène mégalomaniaque (« Aviator ») ou un lieu célèbre (« Si Versailles m’était conté »; « French Cancan »; « Cotton Club ») , une ville (« Si Paris m’était conté »…), un bandit /gangster ( « Butch Cassidy et the Kid »; « Al Capone »; « Mesrine »…); un militaire ( le général Custer dans « La Charge Fantastique » ); un boxeur (Jake LaMotta dans « Ragging Bull »), une résistante (« Lucie Aubrac ») ou un barjot  ( « Landru »;  » Lacenaire »; « Docteur Petiot », « La dernier Roi d’Ecosse »).

Prnicipalement américain et français, le genre fait florès depuis les années 80, probablement parce qu’il donne « de la matière » aux scénaris, qu’il motive les comédiens (les Ricains en sont « très friands » et nombreux d’entre eux obtiennent un oscar pour leur performance: Helen Mirren; Will Smith, le môme française Marion Cotillard pour son interprétation de Piaf…) et que les effets spéciaux ont fait des progrès spectaculaires. Moi je vous le dis, le genre est pas prêt de s’arrêter et l’on va s’en manger pendant des années…du bio !

Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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en vrac 58

« Hello les les p’tits loups,

Déjà dimanche donc nouvel « en vrac » dominical.

La cérémonie des Césars, pardon des Ringards du cinéma français a eu lieu vendredi soir. Je ne l’ai pas vue. J’en ai ras la casquette de cette compétition bidon dont à peine 4000 professionnels de la profession votent. Ce n’est franchement pas le reflet du métier (l’audiovisuel au sens large).De plus, c’est une très ennuyeuse émission de télévision (qui a d’ailleurs battu son record d’audience avec presque 3 millions de téléspectateurs). Antoine De Caunes est de moins en moins drôle et n’est pas à la hauteur d’une Valérie Lemercier. Un reporter de notre rédaction m’en a fait un résumé succinct. Service minimum rendu à Claude Chabrol, normal il détestait les Césars et en avait refusé un d’honneur de  crainte de casser sa pipe aussitôt. Les gagnants du jour sont Polanski, Beauvois, Leila Bekhti, Sarah Forestier et l’immense Michaël Lonsdale. Bravo à eux.

Au revoir Mam !…éphémère et piètre ministre des Affaires Etrangères. En démissionnant ce matin, n’oubliez pas, Madame, d’emporter avec vous votre mari (Pom).

A Gdabolite, le dictateur zaïrois, Mobutu, avait fait bâtir une villa avec barrage, piste pour le Concorde et centrale. Le dimanche, après la messe, il invitait à déjeuner 200 personnes de la ville à qui il distribuait des liasses d’argent à volonté. Le bon temps on vous dit !

…à toute !

Eric « grand momo » Rohmer

Salut les costauds,

Je voudrais revenir sur la mort de Eric Rohmer, survenue il y a un an, le lundi 11 Janvier 2010, à l’aube de ses 90 ans. Maurice Schérer est né le 21 Mars 1920 à Tulle. Il devint professeur de lettres délégué en 1944 et publia,deux ans plus tard, chez Gallimard, un premier roman (« Elisabeth »), sous le pseudonyme de Gilbert Cordier (…comme le Commissaire !). A partir de 1948, il s’occupe d’un ciné-club du Quartier Latin, rue Danton, où il est chargé d’organiser les débats et de diriger le bulletin.


Il recrute deux cinéphiles: Jacques Rivette puis le suisse Jean-Luc Godard. Schérer est l’aîné de 8 à 10 ans. Il publie un long article, en juin 49 ( « Du cinéma, art de l’espace »), dans la prestigieuse « Revue du cinéma ». Il est invité, en 1949, avec ses deux comparses, au Festival du Film maudit, à Biarritz, où ils font la connaissance d’un jeune garçon de 17 ans, François Truffaut.


Maurice Schérer fait parti, dés 1951, des premiers numéros des « Cahiers du cinéma » où il rencontre le potache Claude Chabrol qui lui colle le surnom de « grand momo ». Tout en s’essayant aux courts-métrages, il décide en 1955, de s’appeller Eric Rohmer (pseudonyme composé par anagramme). En 1959, il tourne son premier long-métrage, « Le Signe du lion » ( mais après Chabrol et Truffaut, en 1957, et Godard, en 1958), mais n’a pu le sortir qu’en 1962. C’est la même année où il fonde, avec Barbet Schroeder, une maison de Production (qui existe toujours) « Les Films du Losange ».

Eric Rohmer était un vrai indépendant. Ses films « cartonnaient » à l’étranger ( il était très connu aux USA, dans le réseau « cinéphilique » et universitaire). Il faisait partie du club très fermé des Cinéastes français qui s’exportent( comme Alain Resnais; Claude Chabrol; Jean-Luc Godard; Bertrand Tavernier; Claude Lelouch; François Ozon… et aussi F. Veber; J.J. Annaud; et maintenant les Productions Besson).

Il tournait en équipe « très légère ». Il était très soucieux des budgets. Avant de lançer un film en Production, il recevait les Vendeurs de Films à l’Etranger pour leur expliquer son nouveau projet ( ce qui était très rare dans les années 80-90).

Avec « Le Rayon vert », il a été le premier a diffusé son nouveau film, en avant-première sur Canal +, avant de le sortir en salles. Il a tourné beaucoup en 16mm; a été un des premiers à utiliser le numérique. A découvert Fabrice Luchini; Arielle Dombasle (sic !). « Ma Nuit chez Maud », « Le Genou de Claire »; « Les Nuits de la Pleine Lune » sont considérés, pour beaucoup, comme « cultes » !. Il faisait parti ,de ce qu’a nommée Françoise Giroud le 3 octobre 1957 dans l’Express, « la nouvelle vague ».

Il avait un « ton » qui pouvait agaçer (moi le premier !) et un jeu horipilant des Comédiens . J’étais pas fan mais avoue n’avoir vu que 2 films (…et j’étais gamin !) et ne franchement pas le connaître. En tout cas, c’était un vrai artisan du cinéma et ça c’est respectable.

Bye les loulous.

la rue Champollion

Salut les kids,

C’est ma rue à moi, nichée dans le quartier Latin, Paris 5ème, entre le boul’Mich, la Sorbonne et le rue des Ecoles. Elle se nomme la rue Champollion où se trouvent trois cinémas, 7 écrans en tout: le Champo, le Reflet-Médécis et la Filmothèque du Quartier Latin. Des cinoches comme Eddy « schmoll » Mitchell les chante dans les chansons , »La Dernière Séance » ou « Nashville ou Belleville ». Un cinéma de quartier, des néons, des fauteuils rouges ou bleus, un projecteur qui crépite, un retardataire qui fait lever tout le monde et dont sa silhouette se dessine sur l’écran. Le Champo, inauguré le 22 juin 1938, a failli fermer ses portes, il y a une dizaine d’année, because le propriétaire des murs voulait en faire une énième franchise d’une marque de prêt-à-porter. Ouf, mobilisation des spectateurs (120.000 entrées en moyenne au Champo) et des politiques, pétitions en kilos. L’originalité et la petitesse de la salle n°1 (à droite de la caisse) font que de la cabine située au-dessus de l’écran, un périscope envoie l’image sur un premier puis un second miroir, qui la renvoie sur l’écran: c’est le fameux « rétro-réflex » (c’est dingue, non ?!?). Grâce à ce procédé, le cinéma a été classé « monument historique » et donc intouchable ! Tout simplement. Déjà que le quartier a vu fermer quelques unes de ses salles dont « Le Cluny-Palace » (sublime salle où a été tournée une scène de « La Boum » de Claude Pinoteau). C’est donc une espèce « en voie d’extinction » qu’est le cinéma de quartier. Il y a le « Studio 28 » à Montmartre ou le Mac-Mahon sur l’avenue du même nom et probablement quelques dizaines d’autres en province (mais guère plus, je pense !). Outre être classés « art & essais », le Champo et la Filmothèque programment le cinéma « de répertoire et du patrimoine »: le cinéma italien (Visconti, Dino Risi, Pietro Germi, Commencini, Ettore Scola…), le cinéma anglais et américain (de Joseph Losey à Sydney Pollack, en passant par Hitchcock, Fritz Lang ou un Paul Newman ou un Steve Mc Queen) ou français (Renoir, Chabrol, Godard, Rohmer, Duvivier ou Autant-Lara…). Le Reflet est, lui, plus dans l’actualité en programmant de nombreux documentaires: « Le Président » d’Yves Jeuland récemment ou le documentaire sur Polanski, « Wanted and desire ». Les exploitants résistent, ont un public (La Filmothèque a gagné 6% de spectateurs en 2010), laissent les films à l’affiche plusieurs semaines, ont un souci de l’accueil du public et de la qualité de la projection, investissent dans les copies neuves.Les affiches originelles trônent sur les murs. Cela rappelle l’émission de Schmoll sur FR3 (« La dernière séance »), une jolie brune ou blonde, dans un saloon, situé dans un désert de western…le tout évidemment en technicolor. Chabadadabadaba…/c’était la dernière séquence/c’était la dernière séance/et le rideau sur l’écran est tombé/. Vive le cinéma ! BÔN-SOIR !!!

bilan


Salut les kids,

En ces derniers jours de l’année 2010, tentative de tirer un premier bilan: la grande faucheuse n’a pas été au chomage: salut Chabrol, Corneau,Crémer, Guiomar, Blake Edwards et Donnadieu. On peut rajouter chez les hommes politiques, Philippe Seguin qui avait une certaine éthique et une intégrité dans l’exercice de ses nombreuses fonctions. Cela devient tellement rare chez le personnel politique qu’il faut le signaler car la liste est nombreuse ,cette année encore, de conflits d’intérêts et de mélanges en tout genre chez des hommes et des femmes politiques: Eric Woerth , Christian Blanc, Alain Joyandet, Christian Estrosi ou Fadela Amara. Heureusement que Sarko avait promis durant la campagne des Présidentielles de 2007 qu’il voulait une république irréprochable et exemplaire. Rajoutons à cela un ministre de l’Intérieur condamné 2 fois en justice, couvrant des bavures policières et ne trouvant rien à redire sur l’utilisation massive du taser. On le sait maintenant, un médicament ,le Médiator, ne fait pas maigrir mais tue. Tous les gouvernements de gauche comme de droite n’ont rien trouvé à redire sur le maintien de ce médicament (malgré les avertissements) et Sarkosy, du temps où il était avocat d’affaire, a eu comme client, le laboratoire Servier (fabricant du Médiator). Ca sent une nouvelle affaire « du sang contaminé » à plein nez.

Dutronc (père) a fait un come-back tonitruant, Higelin a joyeusement fêté ses 70 balais sur scène et Xavier Beauvois a ressuscité les moines de Tibhirine grâce à son film « Des Hommes et des Dieux », attirant plus de 3 millions de spectateurs en France. Polanski, lui, a retrouvé sa liberté en juillet dernier et attaque le tournage de son nouveau film, fin février. Jean Dujardin a définitivement acquis son statut de comédien-sur-qui-il-faut-compter-les-20-prochaines années

En attendant, la crise continue à fermer des bassins d’emplois en Europe, a mis en quasi faillite l’Islande, la Grèce et l’Irlande. Les marchés ont repris de plus belle, les agences de notations se prennent pour les maîtres du monde et les banques occidentales après avoir été pleurés auprès des états ont retrouvés leurs insolences.

Les Restos du Coeur ont battus leur record, beaucoup de personnes travaillent mais sont obligés d’aller se nourrir au Secours Catholique et autres organismes de charité. Certains n’ont pas les moyens de se loger et dorment dans leurs voitures (quand ils en ont une !) ou dans la rue. L’ancien résistant et diplomate, Stéphane Hessel, 93 printemps, a écrit un pamphlet « Indignez vous ! » qui s’est vendu à plus de 500.000 exemplaires. Encore faut-il en avoir les moyens, l’envie et le courage. Dans de nombreux cas, ce n’est plus de la vie mais de la survie.

Bonne année quand même les loulous.

P.s.: J’allais oublier la marée noire qui a dévasté les côtes du Mississippi et de la Louisiane. Terrible !

 

 

 


adaptation(s)

Salut les baltringues,

Profitant du méga-succès en salle, du film de François Ozon, « Potiche » avec une Catherine Deneuve et un Gégé Depardieu réjouissants, retour sur quelques exemples d’adaptions (réussies ou non) de romans ou pièces de théâtre d’aujourd’hui ou du passé. C’est le cas, donc, pour « Potiche », tirée de la pièce de boulevard de Barillet et Gredy, qui fit la joie de nombreux spectateurs grâce au talent comique de Jacqueline Maillan. La force de François Ozon est d’avoir conservé les codes de cette pièce de boulevard très datée mais en la truffant de clins d’oeil à Ségolène Royal (qu’il a soutenu en 2007), à Nicolas Sarkosy (et « son travailler plus pour gagner plus ! »), à Bernard Thibault (ah la moumoute de Depardieu). Sans oublier une remarquable direction artistique (décors, costumes, coiffures…) qui lorgne beaucoup du côté de Jacques Demy. Catherine Deneuve est parfaite et la voir danser avec Gros Gégé nous rappellent qu’ils forment tous les deux un vrai couple de cinéma. Les autres interprètes sont convaincants excepté Fabrice Luchini qui en fait des tonnes. Quelques longueurs à la fin gachent un peu notre plaisir mais « Potiche » est un excellent divertissement de qualité.

Ozon s’était déjà frotté à l’adaption avec « Huit femmes »(2002), pièce de théâtre insignifiante de Robert Thomas (réalisateur des nanars « Mon curé chez…« ) mais était resté volontairement dans les codes: un seul décor faisant du coup « très théâtre »  alors que « Potiche » ne l’est quasiment pas.

Idem pour « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau (1990) grâce à son talent de réalisateur mais aussi à celui de Jean-Claude Carrière (immense scénariste-adapteur-dialoguiste de Bunuel à Louis Malle en passant par Peter Brook, Jacques Deray ou parfois du réalisateur de télévision, Jean-Daniel Verhaeghe). Avec cette adaption, on est tout sauf dans une pièce. La caméra virevolte d’un champs de guerre à une abbaye en s’arrêtant dans une patisserie, Depardieu sautille et nous enflamme avec son « …que dis-je un nez ! c’est un roc, une péninsule… », Raguenot nous empiffre de brioches, De Guiche reste malgré tout élégant et comme nous aimerions être à la place de Christian pour roucouler auprès de la belle Roxane. Rappeneau et Carrière « ont remis le couvert » 5 ans plus tard avec l’adaptation réussie (quoique longuette) du « Hussard sur le toit » avec Juliette Binoche et Olivier Martinez, d’après le roman de Jean Giono.

Francis Veber a écrit « Le dîner de cons » (1998) pour le théâtre et pour Jacques Villeret. Son adaptation cinématographique est plus reserrée mais reste très fidèle et proche de sa pièce.

On peut le dire aussi pour « Un air de famille« , pièce écrite par le tandem Agnès Jaoui & Jean-Pierre Bacri dont la réalisation a été confiée à Cédric Klapisch.

 

 

 

 

Ouvrons maintenant l’épineux dossier des adaptations des romans du 19 ème siècle. Claude Chabrol a adapté et réalisé, en 1990, probablement la plus juste et la plus fidèle transposition de  « Madame Bovary« , d’après Gustave Flaubert. Son Emma, merveilleusement interprété par Isabelle Huppert « vit et aime au-dessus des ses moyens et de ses sentiments » (dixit Chacha). Jean-François Balmer campe un Charles Bovary dépassé par les évenements et par son épouse. Jean Yanne est un savoureux Homais, pharmacien du village et curieux du quand-dira-t-on. On est loin de l’adaption-tartignolle-et-carton-pâte de Vincente Minnelli qui est pourtant un des plus grands metteurs en scène du XXè siècle. Celle de Jean Renoir, des années trente, est plus convaincante.

Depardieu a décidé, en 1997, de conquérir des publics internationaux en se lançant dans l’entreprise ambitieuse du « Comte de Monte-Christo« , avec l’aide de Jean-Pierre Guérin à la production, et Josée Dayan à la caméra. Rejoint par Ornella Muti, Jean Rochefort, Pierre Arditi, Michel Aumont et de « tous mes amis sont là » Jean-Claude Brialy, le pari est réussi et convaincant. L’esprit « aventure épique » de Alexandre Dumas est présent. Le trio a recommençé quelques années plus tard avec l’adaptation des « Misérables » (avec Christian Clavier, Charlotte Gainsbourg…),d’après Victor Hugo et là, aïe, c’est pas bon du tout (tout comme le biopic sur « Balzac« ). Mais la série a été diffusée, par exemple, en Chine. En revanche, celle sur « Napoléon » (2002) réalisée par Yves Simoneau avec Clavéon, Isabelle Rossellini, John Malkovitch se maintient plutôt pas mal.

Mieux vaut revoir la version des « Misérables » de Robert Hossein avec Lino Ventura (Valjean), Michel Bouquet (Javert) et Jean Carmet (Thénardier) ou celle de Jean-Paul Le Chanois avec Gabin, Nanard Blier, Bourvil et Serge Regianni. Je n’ai pas vu malheureusement la version avec l’immense Harry Baur et Charles Vanel.

« Un singe en hiver » est un exemple où j’ai préféré le film au livre. L’adaptation cinématographique du roman de Blondin est moins morbide et plus joyeuse, probablement du à la plume d’Audiard et à la complicité naissante, sur le tournage, entre Gabin et Bébel.

Les adaptations au cinéma de romans sont souvent décevantes. J’ai parlé récemment de « L’homme qui voulait vivre sa vie » d’Eric Lartigau d’après le bouquin de Douglas Kennedy ou de l’adaptation de Tavernier du roman de J.L. Burke, « Dans la brume électrique avec les morts confédérés ». En revanche, son « Coup de torchon » d’après le polar « Pop 1280 » de Jim Thompson est une petite merveille (performance d’Eddy Mitchell en Nono, con génital). J’ai dis et je redis que le dernier opus de Tatav, « La Princesse de Montpensier« , adapté du roman de Mme La Fayette est formidable ( voir la scène où la Montpensier comprend qu’elle perd son amour, De Guise, pour le prince de Montpensier, du à l’arrangement des deux pères). C’est tout sauf de l’académisme comme je l’entend ici ou là. Regardez les scènes de batailles, c’est barbare, sanguilonant et filmé avec rage.Oui, ce sont de jeunes acteurs qui parlent le 16 ème siècle. Où est le problème ?!? Les armées recrutaient, à cette époque, des garçons âgés de 20-22 ans. Ils sont rustres, pas toujours bien élevés (malgré leurs rangs), parfois crades et barbares (le balafré) mais ils ont tout de même le droit d’êtres amoureux, saperlipopette !

« le Nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud est un livre et un film à lire et à voir. L’adaptation du génial et foisonnant « Dalhlia noir » de James Ellroy par Brian de Palma est grotesque. Je n’ai pas vu le film « Le Parfum » tiré du best-seller de Patrick Süskind que Sergio Leone, Polanski et tant d’autres ont renoncé à faire.

Ne pas parler de Georges Simenon dans ce billet serait une offense. Que dire sinon que c’est le parfait exemple du romancier typiquement compatible avec l’écriture cinématographique tout comme Maupassant. Je ne vais pas faire la liste nombreuse de tous les films (plus les télés) adaptés de sa foisonnante oeuvre. Je citerai comme ça péle mèle: « Les fantômes du chapelier » de Claude Chabrol (un des plus grands rôles de Michel Serrault); « La Marie du Port » de Marcel Carné (1950) et « En cas de malheur » de Claude Autant-Lara (1958) avec tous les deux Jean Gabin ou « L’étoile du Nord » de Pierre Granier-Deferre (1982) avec Simone Signoret et Philippe Noiret.

Je pourrais continuer  à citer indéfiniment des films. Adapter d’après le patrimoine littéraire, théâtrale, de bandes dessinées, de biopics et maintenant de sitcoms ou de sketches de comiques, est vieux comme le monde et a démarré dès le cinéma muet: en France, aux USA, en Angleterre ou en Allemagne. Un producteur s’emparait d’un auteur, d’une pièce ou d’un comique de music-hall pour en faire une vedette de cinéma. Les exploitants de salles étaient avant tout des forains et/ou des patrons de salles de spectacles. C’étaient les Sacha Guitry, Raimu, Louis Jouvet, Jules Berry, Jean Gabin, Fernandel, Bourvil ou Jacques Tati. Aujourd’hui depuis 25 ans, c’est beaucoup à la télévision que l’industrie cinématographique pioche: du « Petit
Théâtre de Bouvard « 
aux « Nuls » ou  aux « Inconnus » à Gad Elmaleh ou Djamel en passant par « Les Robins des Bois« pour ne parler que de la Françe. Certains ont beaucoup de talent au demeurant. Après tout, Jean Dujardin s’est fait connaître par la téloche avec « un gars et une fille ».

La bise.

en vrac 35

Salut,

Le delta du Mississippi rejette et refoule des dizaines de milliers de poissons morts depuis quelques jours mais à par ça, comme le dit le géant pétrolier « BP », la marée noire a été stoppée et il n’y a quasiment plus de pétrole. Achetez des actions BP et vous deviendrez un roi…du pétrole !

Voici un rare exemple où Chacha s’énerve. Rappelons que Thierry Saussez est un ex publicitaire, bronzé à l’année, content de lui depuis sa naissance et patron du SIG (Service d’Information du Gouvernement):

…bonne journée.

Claude « chacha » Chabrol: hommage

Salut,

Voici mon billet sur Claude Chabrol, publié le 24 juin 2010 pour ses 80 ans.

Voilà, je vous présente Claude Chabrol dit « chacha » ou Maître CabrOOlo ! Plutôt « chacha », ou « chache » éventuellement ,mais pas chabichou because c’est une AOC déposée et on mélange pas du rouge avec du blanc. Je déconne.

Donc aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Claude. 80 printemps. Né le 24 juin 1930.

Et oui déjà. Ca passe. Il tourne depuis le 2 décembre 1957, 1er jour de tournage du« Beau Serge », à Sardent dans la Creuse, avec Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Bernadette Laffont. Bingo, le public et la critique aiment (il obtient le prix Jean Vigo) et c’est parti ! Depuis, il y a eu 56 longs-métrages et une vingtaine de films pour la télévision. Chacha est un « tourneur » et un « bouffeur de peloche » (un peu comme Hitchcock). Au menu, par exemple:

« Les bonnes femmes », « Landru », Les « Tigres » avec Roger Hanin; « Marie-Chantal contre le Docteur K »;  » La femme infidèle »; « Le boucher« ; « Que la bête meure« ; « La rupture »; « Violette Nozières« ; « Les Fantômes du Chapelier »; « Inspecteur Lavardin« ; « Masques« ; « Une Affaire de Femmes »;« Madame Bovary »; « Betty »; « l’Enfer »; « La Cérémonie »; « Rien ne va plus« ; La Demoiselle d’Honneur »;  « L’Ivresse du Pouvoir »; « La Fille coupée en deux »; « Bellamy », « Le Petit Fût » d’après Maupassant ou « Le Fauteuil hanté » tiré du roman de Gaston Leroux (deux films de télévision)…,j’en oublie volontairement. Certains sont des chefs d’oeuvres, d’autres des très bons films, quelques ratés, des commandes, deux ou trois vrais nanars (dont un volontaire, je crois: « Folies Bourgeoises »). On a nos préférés, ceux que l’on aiment moins ou pas du tout.

Claude a confié de grands rôles aussi bien à

Stéphane Audran, Jean Yanne, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel ou Philippe Noiret qu’à Michel Serrault, Sandrinne Bonnaire, Marie Trintignant, François Cluzet et, of course, à Isabelle Huppert (7 films ensemble, 1 Prix d’Interprétation à Cannes, en 1978, pour « Violette Nozières » et 1 César, en 1996, pour « La Cérémonie »).

Pour connaître un peu l’homme et avoir la chance de travailler avec lui de temps en temps, je vous confirme que c’est du bonheur et de la méga rigolade sur le tournage. Claude n’envisage pas la vie (et encore moins sur les plateaux de cinéma), avec du cri, du stress et des tensions inutiles (comme pouvait l’être Maurice Pialat qui a d’ailleurs joué le rôle du commissaire dans « Que la bête meurt »).  Chacha est un rigolard et facétieux. Un rien l’amuse et il ne s’en prive pas.

Vous rajoutez à cela une étonnante facilité et une grande maitrise de sa technique ( de sa musique ?), des tournages dans nos jolies villes et campagnes de Françe, une cantine à tomber par terre et vous obtiendrez un poulet au vinaigre (ahahaha!!) !

Voilà Chacha, soyez heureux. Continuez à vous marrer et à nous faire des films durant les 80 prochaines années (regardez Manoel de Oliveira)…et mollo sur le muscadet ! (j’plaisante !).

Triste dimanche qu’aujourd’hui, Chacha a cassé sa pipe. Snif. Je suis très triste et profondément chagriné.

auto-critique

Hello les p’tits luUps !,

Tentative, aujoud’hui, de comprendre et d’expliquer la frilosité du cinéma français à l’égard de son Histoire, des ses Histoires (ne parlons pas des italiens, qui semblent complètement endormis voir amnésiques, exceptés le dramaturge Dario Fo, le réalisateur Nanni Moretti ou le quotidien « la Repubblica« ). Peu de cinéastes, de producteurs ou de financiers, de scénaristes (c’est pas trop leurs fautes) osent s’attaquer et critiquer les événements sombres, tragiques, peu reluisants de notre pays; que ce soient des guerres,des scandales financiers ou sanitaires

(y’a-t’il eu un film français sur le scandale du sang contaminé ?), des affaires d’états, la manipulation de l’opinion par les médias, une institution ou une administration défaillante.Tout le contraire des américains qui ont une faculté à s’auto-critiquer et à comprendre les erreurs ou les fautes, commises par des politiciens (le Watergate dans « Les Hommes du Président » d’Alan J. Pakula), militaires (les nombreux films sur la guerre du Vietnam ), terroristes (« Vol 93 » de Paul Greengrass) ou des firmes (« Révélations » par Michael Mann).

Les anglais ne sont pas en reste avec « Bloody sunday » du toujours Paul Greengrass (2002) où l’armée britannique, en 1972 à Derry en Irlande du Nord, tire sur une marche pacifique entre catholiques et protestants qui fait 13 morts, la tardive implication de la Reine Elisabeth(encouragée par le Premier Ministre Tony Blair), dans le deuil du pays tout entier pour la princesse Diane (« The Queen » de Stephen Frears – 2006) ou les charges virulentes de Ken Loach sur le délitement social de l’Etat britannique dans les services publics (« The Navigators » – 2001).

En France, regardez le peu de films sur l’Indochine ou L’Algérie: Pierre Schoendoerffer pour la première (« La 317ème section »; « Diên Biên Phu« ), Yves Boisset (« R.A.S. ») ou Tavernier (« La Guerre sans nom ») qui est un documentaire) pour la seconde. Plus recemment « L’Ennemi Intime » de Florent Emilio Siri (2006)

On peut citer péle-mêle, dans le désordre, toujours Boisset pour « Le Juge Fayard dit le shériff » ou « Le Prix du danger« , Tavernier encore pour son « L627 » ou « Ca commence aujourd’hui », « Le Promeneur du Champs de Mars » de Robert Guédigian sur les derniers mois de François Mitterrand ,« le Bon Plaisir » de Francis Girod (1984), d’après le livre de Françoise Giroud, sur un enfant illégitime entre un homme politique devenu Président (c’est qui ?!?) et une journaliste.

Canal + tente, depuis quelques années, une politique audacieuse de fictions sur des sujets sulfureux avec plus ou moins de réussites: du SAC au Rwanda en passant par l’affaire Greenpeace. Laurent Herbiet a mis en scène, pour la chaine, un formidable « Adieu De Gaule, adieu » (les quelques heures de vacance du Général à l’aube de mai 68) avec un étonnant Pierre Vernier dans le rôle-titre.

Joël Santoni a bien  raillé Giscard et ses » invitations surprises » dans la France profonde (« Les oeufs brouillés » – 1975). Claude Chabrol s’est moqué, avec délice, des protagonistes de l’affaire Elf (« L’Ivresse du Pouvoir » – 2006). Mocky dénonce avec rage et férocité, depuis 40 ans dans ses films, la corruption des politiques.

Mais on attend, au cinoche, un film sur l’affaire Markovic, les bijoux de Bokassa, le sang contaminé encore une fois, l’affaire Péchiney (il y a eu un téléfilm, en 2009, de Laurent Heynemann, « Un homme d’honneur » sur Pierre Bérégovoy interprété par Daniel Russo), le suicide de François de Grossouvre dans son bureau de l’Elysée, les emplois fictifs de la Mairie de Paris, Les orphelins de l’Yonne, le procès Outreau, Clearstream ou maintenant les Bettencourt.

De même que la Résistance n’a pas tant été traité que ça par nos cinéastes: « L’Armée des Ombres » de Jean-Pierre Melville, « Lacombe Lucien » de Louis Malle, « Papy fait de la Résistance », « Lucie Aubrac » de Claude Berri (1997); « Laissez-passer » de Bertrand Tavernier (2002)….et quelques autres.

Il y a des français et on y cause français dans « Paris brûle t’il ? » de René Clément mais le film est américain (Yves boisset était co-premier assistant réalisateur, d’ailleurs).

Idem pour les camps de concentrations: le terrible documentaire d’Alain Resnais, « Nuit et Brouillard » sur la conception et la construction d’un camp et de ses fours, « Amen » de Costa-Gavras (2000)…

J’en oublie, bien sûr, mais c’est peu en 70 ans. Affaire de courage, de réflexion, d’intérêt, de curiosité, de caractère, de culture…peut-être de pardon aussi.

La bise.

chanter, le retour

Salut les p’tits lups,

Face aux attaques et provocations menées par mon boss , je me dois de revenir, préciser, compléter, enrichir le billet « chanter » car il en va de la démocratie…euh, non, je déconne, plutôt de ma crédibilité …poil au nez. Il y a eu des oublis. c’est vrai, et quelques erreurs, je le reconnais.

Il est donc convenu de rappeler que l’exercice porte uniquement sur les acteurs et actrices qui sont devenus chanteurs et non l’inverse (c’est le cas pour Barbra Streisand et Bette Midler malgrè ce que raconte Tétard Volcanique sur ce blog). Jean Gabin, Bourvil et Fernandel n’auraient jamais du figurer sur le billet « chanter« . Ils ont d’abord commençé dans la chanson puis sont venus au cinéma pour y faire des immenses carrières. Mea culpa. Le Nain des Montagnes doit jubiler et déboucher une bouteille de sa production personnelle (je l’ai déjà gouté, faut vraiment être motivé).

On peut donc classer les « acteurs-chanteurs » par 2 catégories: les durables et les occasionnels/ »coups médiatiques ». Une troisième existe mais plus sournoise : ceux qui viennent du music-hall où l’on joue, chante, danse, claquette (d’où ma confusion hative pour les trois sus-nommés plus haut). C’est le cas pour Jean Carmet (déjà cité) et Fernand Raynaud (que j’avais oublié). Mais ils ont d’abord commençé au théâtre.

Jean-Pierre Cassel a fait le cour Simon puis s’est mis à la danse et chanter occasionnellement tout au long de sa carrière  (son élégant spectacle sur Gainsbourg par exemple). De même que son pote « …et tellement merveilleux… »  Jean-Claude Brialy faisait partie du casting de la comédie musicale « Anna » de Pierre Koralnik écrite par le même Gainsbourg pour la petite lucarne. Il chanta aussi avec Zizi Jeanmaire et accompagna Michel Sardou lors d’une émission de télé. Mais cela reste, tout compte fait, anecdotique.

Idem pour le comédien-animateur de radio, Maurice Biraud, qui chanta, entre autre,  « La Petite », en duo avec France Gall, en 1967.

Radio où se rencontront Jean Yanne (étude de journalisme puis écriture puis comédien) et Jacques Martin (cours de théâtre de Charles Dullin puis comédien puis chanteur (1ère partie de Jacques Brel à l’Olympia), notamment lyrique et animateur-producteur télé) pour y jouer des sketches et chanter.

En revanche, Philippe Léotard débuta une réelle carrière de chanteur en 1990. C’est un vrai oubli de ma part. Impardonnable même puisque j’ai assisté à son premier concert, à Lille, dans l’ancien théâtre du Collège Saint-Paul (mon collège) , en présence de « …quel bel homme ! » . Il enregistra trois albums en tout dont un sur Léo Férré qui est magnifique. Sur scène, il était drôle, généreux et bien déjanté.

Ou a oublié Richard Berry et sa jalousie.

Tout comme l’album d’Isabelle Huppert concocté par et avec Jean-Louis Murat.

Daniel Auteuil a du se dire que chanter était un vrai métier (Il l’avait aussi fait une fois, en direct, dans « Star 90 » de Michel Drucker) .

Alain Chabat, en chanteur ringard, assure et peut donner du fil à retordre à un Jean-Pierre François, dans le film « La personne aux deux personnes » de Nicolas & Bruno (2008) avec le même Auteuil qui y est excellent (le film beaucoup moins).

Dans le genre , » les comédiens d’un film sont réquisitionnés » pour la chanson de la bande originale, on pense bien sûr à Romy Schneider et Michel Piccoli pour leur duo, « La chanson d’ Hélène« , dans le film de Claude Sautet, « Les Choses de la vie » (1970).

Moins connu, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle ont chanté « Paris jadis » pour le film « Des enfants gâtés » de Bertrand Tavernier (1977). Musique de Philippe Sarde sur un texte de Jean-Roger Caussimon. Jubilatoire ! Je n’arrive pas à la dénicher, si jamais vous y parvenez, faites moi signe. Moins bonne, par contre, est la version du journaliste Philippe Meyer utilisée pour vanter le MODEM.

Voilà. C’est une des idoles de mon boss. Tcheky Karyo a sorti, en 2006, son album « Ce lien qui nous unit ». Je vous l’avais dis que Tétard Volcanique avait des goûts bizarres !

Danielle Darrieux, dans son immense carrière de films, a régulièrement chanté. Récemment encore, dans l’album de reprises de PatriIIiIIck Bruel « entre-deux » (…Bonjour Madame !!), elle chanta « A Paris dans chaque faubourg ».

Pour conclure cette première partie franco-française, une information pas très connue.

Bernard Blier avait un jardin secret. Celui d’écrire des textes de chansons. Michel Sardou avait, par amitié, composé une musique pour l’une d’entre elles à l’occasion d’une émission de télévision.

Chez les anglo-saxons, on peut encore citer Nicolas Cage qui chanta, pour sa douce, « Love me » et « Love me tender » dans le film de David Lynch,« Sailor et Lula » (1990).

David Soul (le Hutch de Starsky) a fait une carrière honorable mais vite oubliée quand même.

Le Nain des Montagnes est vert de rage que j’ai omis de citer l’album de chansons-country enregistré par Clint Eastwood. Voilà, c’est réparé mon pépère.

De même qu’il m’a appris que Stallone (une autre idole) chantait et avait réalisé une comédie musicale, « Rhinestone« , avec (Hello!) Dolly Parton. Par ailleurs, il a aussi brillamment réussi son passage au « Muppet Show« . Et en bonus, parce que la maison ne se refuse rien, une douceur exotique que je vous offre.On en découvre tous les jours.

Autre info . Samuel L. Jackson chante. Je sais pas trop quoi, mais il chante. Et bah, j’en suis ravi pour lui.

Robert de Niro a interprété « Blue Moon », au côté de Mary Kay Place, dans « New York, New York » de Martin Scorsese (1977).

Harry Belafonte a vite été repéré, dan son cours dramatique, par un producteur de muisique sensible à sa voix. Il fut l’un des premiers artistes noirs (avec Ray Charles…) à signer un contrat de longue durée avec une compagnie discographique. Il mena de front ses 2 carrières.

Anthony Perkins venait, de temps en temps en France, tourner pour un André Cayatte ou un Claude « chacha » Chabrol et en profitait, du coup, pour enregistrer des very french songs (écrites par exemple par Pierre Delanoé)…oh! so lovely !

Sean Connery a récité « In my life » des Beatles

Quant à Peter Sellers, désolé Tétard Volcanique (je sais que dès que tu peux m’emmerder, tu ne t’en prives pas) mais il vient de la danse et du jazz et ne répond donc pas au cahier des charges de ces deux billets. La loi, c’est la loi. Non négociable, non mais !

Tchao.

P.s.: Renseignement pris grâce aux moyens rédactionnels démesurés que nous offre notre Direction, Samuel L. Jackson chante du blues.