comedia !…hommage à Ettore Scola décédé le 19 janvier 2016.

Hello,

Profitant de la sortie du second opus du toujours talentueux comédien-réalisateur, Gianni Di Gregorio, « Gianni et les femmes » (après son délicieux « Déjeuner du 15 aôut »), retour sur un style, une école (?),qui fit florès du milieu des annéees 50 jusqu’au début des années 80, je veux parler de la comédie italienne. Ce sont des dizaines de films avec les Toto, Alberto Sordi, Vittorio De Sica, Gina Lollobridgida,Vittorio Gassman, Sofia Loren, Marcello Mastroianni, Nino Manfredi, Ugo Tognazzi (et Philippe Noiret, Jean-Louis Trintignant, Bernard Blier ou Michel Piccoli) , orchestrés par les Mario Monicelli, Dino Risi, Luigi Comencini, Pietro Germi ou Ettore Scola. Dino Risi disait que la comédie italienne n’était pas un genre en soi mais un esprit, une mode de pensée basés sur la satire et le politiquement incorrect (beaucoup des réalisateurs, dont Fellini et Scola, et scénaristes de l’époque viennent du dessin satirique). Ce sont les critiques italiens qui ont inventé l’expression « la comédie à l’italienne ( tout comme, on doit le terme-film-dommage-que-tu-sois-une-canaille6générique « la nouvelle vague » à la journaliste-vedette du journal « L’Express », Françoise Giroud).On y voit, dans ces films, les petites gens au quotidien avec leurs magouilles, leurs jalousies.sur fond d’années, d’après-guerre, industrielles et fastueuses mais pas toujours justes et égalitaires. Les années 70 évoquent déjà le désenchantement. Dans tous les cas, il y a de la pasta et de la minestrone because, faut pas déconner, l’Italie restera toujours Painl’Italie ! Des films savoureux, grinçants,féroces, parfois méchants, comme « Le Pigeon », « Pain, amour, fantaisie », de Monicelli » aux « Monstres » et « a vita difficile » de Dino Risi, en passant par « Divorce à l’italienne » de Pietro Germi aux « Affreux, sales et méchants » ou « Nous nous sommes tant aimés » d’Ettore Scola. Nanni Moretti, a tenté de traiter le berlusconisme et ses dérives, dans son film « Le CaÏman« , façon « comédie à l’ italienne ». C’est inégal et pas toujours réussi, il me semble.

Grace aux films de Gianni Di Gregorio, nous avons le sentiment de retrouver ces parfums, ces situations burlesques et ces dialogues drôles et justes. Cela fait un bien fou (je suis un grand sentimental, il est vrai), je vous les recommande chaudement.


sketches

Coucou les p’tits luuuups !

Profitant de la sortie du second volet des « Contes de l’âge d’or » (2009) mis en scène par un collectif de réalisateurs roumains, retour sur un genre qui fit florès jusqu’au début des années 80, celui du « film à sketches ».

Les italiens en étaient très friands avec par exemple:  » Les Monstres » (1963) de Dino Risi puis « Les Nouveaux Monstres » (1978) de Mario Monicelli & Dino Risi et Ettore Scola avec, à chaque fois, l’immense Vittorio Gassman.

« Hier, Aujourd’hui,Demain » (1963) de Vittorio De Sica n’est pas mal non plus. 3 sketches autour d’une ville: Naples, Milan et Rome. Le couple Sofia Loren / MarcEllo ! est parfait.

La ville, d’ailleurs, est un bon sujet pour le sketche, on peut citer péle-mêle:

De « Paris vu par » (1965) six réalisateurs (dont Claude Chabrol) à « Paris je t’aime » (2005: une histoire dans un arrondissement) par, entres autres, Gérard Depardieu & Les Frères Coen & Olivier Assayas & Bruno Podalydès, ou« New-York stories » (1989) de Coppola & Woody Allen et Martin Scorsese.


La nouvelle littéraire peut donner aussi lieu à des « sketches » comme celles d’Edgar Allan Poe adaptées par Louis Malle, Vadim et Féderico Fellini dans « Histoires Extraordinaires » (1968) avec Brigitte Bardot, Alain Delon ou Jane Fonda.

Idem pour la bande dessinée avec, par exemple, « Tranches de vie » (1985) de François Letterier écrites par Gérard Lauzier.

Voila la liste n’est pas exclusive, il y a d’autres « films à sketches » comme « Les Sept Pêchés capitaux » de Roberto Rossellini, Eduardo De Filippo, Jean Dréville, Yves Allégret, Claude Autant-Lara (1951) dont mon préféré est la Gourmandise.

Miam.



s’unir

Salut les cakos,

A l’occasion des noces de mon cousin, ce week-end, (je sais, vous vous en foutez royalement au bar !…mais pas moi figurez vous !), je vais en profiter pour vous causer de films autour du mariage ou qui fait office de point de départ.

C’est le cas de « Mon beau-père et moi » de Jay Roach (2001) qui va permettre de faire connaissance d’un beau-père particulièrement envahissant.

Claude « chabadabada » Lelouch a souvent filmé des cérémonies religieuses dans ses films (où on pleure, on rit , on danse et tourne avec la caméra),  à commencer par « Mariage » (1974) avec Rufus et Bulle Ogier.

En version musicale , cela donne « Mariage Royal » de Stanley Donen (1950) avec l’immense Fred Astaire qui danse sur les murs (avant « Tigres et Dragons » et consorts !). En version « culcul la praline », cela se transforme en « 4 mariages et un enterrement » de Mike Newell (1994).

En version multi-chorale, comme d’hab chez Robert Altman, c’est  » a wedding » (1978).

Si vous voulez retrouvez un couple mythique et sensuel, précipitez-vous de (re)voir « Mariage à l’italienne » de Vittorio De Sica (1964) ou la belle Sofia Loren s’en va faire du chantage à MarcEllo !!!

Je ne peux pas ne pas évoquer, sans déclencher une émeute,la quasi séquence d’ouverture du « Godfather » de Coppola (1972) où Don Marlon Corleone Brando est encore « sollicité » pour « donner » sa protection. Le tout sous la musique d’une chanson sicilienne traditionnelle  avec mammas, macaronis, vins et garde du corps (le FBI n’est pas loin !).

Spencer Tracy, dans « Le Père de la mariée » de Vincente Minnelli (1950), se demande, tout en préparant la cérémonie, si sa fille a fait le bon choix (il y a eu une suite !).

Je ne peux pas ne pas finir ce billet sans vous parlez d’un film que je n’ai malheureusement pas vu (et sachez que je le regrette): « Le mariage de mon meilleur ami » de Paul J. Hogan (1997) avec Julia Roberts, dermot Mulroney et Cameron Diaz.

Si jamais quelqu’un a vu ce film, n’hésitez pas à vous manifester. Cette tribune est la vôtre !

…allez !…tchao !