en vrac 81

Salut à toi oh mon frère

Voici venu le temps du recueillement, de la réflexion et de l’analyse, de la préparation du gigot du dimanche, de se préparer à aller à la messe avec belle-maman et de savourer à l’avance la nouvelle livraison d’ « en vrac » (que je me la pète mais grave !):

Suite aux élections sénatoriales de dimanche dernier pour le renouvellement d’un tiers des sièges, la gauche a remporté ,pour la première fois dans l’histoire de la 5ème République, la majorité au Sénat. C’est l’ancien président du groupe socialiste, Jean-Pierre Bel, qui a été élu, hier après-midi, à la présidence de la Haute Assemblée (« le plateau »). Malgré son élection confortable (179 voix) et pour quelqu’un qui se présentait pour la troisième fois (2004/2008), Jean-Pierre Bel avait l’air de ne pas comprendre ce qui lui arrivait… »complètement paumé » le pépère ariégeois (dire qu’il est censé remplacer le Président en cas de vacance de pouvoir dans le protocole institutionnel)  ! En attendant, l’UMP n’en menait pas large…est-ce le début d’une nouvelle cohabitation ?…les 7 prochains mois nous le diront.

Ambiance crépusculaire à l’Elysée ? Fin de règne ? Les rats quittent le navire ? En tout cas, pour un candidat qui nous annonçait en 2006-2007  « je veux une république irréprochable ! », Sarkosy a du soucis à se faire: affaire Bettencourt (financement pour la campagne 2007), affaire des rétro-commissions dans la vente des frégates de Karachi (financement pour la campagne d’Edouard Balladur en 1995), les intermédiaires-conseils-porteurs de valises-très bavards mis en examen ou convoqués (et pour certains très proches du Président), un ancien ministre de l’Intérieur interrogé par la justice pour avoir « voler au secours d’un ami », un procureur (de Nanterre) mis en examen pour avoir » mis sur écoute » un journaliste du journal « Le Monde », rajoutez à cela des sondages catastrophiques pour une nouvelle candidature en 2012 ! oui Sarkosy est dans la mélasse et on a du mal à croire que l’union au sein de l’UMP tienne encore debout d’autant plus si les primaires socialistes remportent un large succès.

Ai découvert un film, en salle, de Jerry Schatzberg, « Portait d’une enfant déchue » avec une Faye Dunaway tout simplement prodigieuse. Le film narre l’ascension et la chute brutale d’une mannequin-vedette qui sombre dans la folie. Faye Dunaway est hallucinante et sa violence nous bouscule, nous donnant envie de quitter la salle. Rôle qui rappelle celui de Gena Rowlands dans « Une femme sous influence » de Cassavetes ou celui d’Isabelle Adjani dans « Camille Claudel » de Brruno Nuytten.Le film date de 1970, année où Faye Dunaway tourna aussi « Little Big Man » d’Arthur Penn (avec qui elle avait déjà fait « Bonnie and Clyde), l’année d’avant elle tournait « L’Arrangement » d’Elia Kazan Kazan. Suivront entre autres, « Chinatown » de Polanski, « La Tour infernale », « Les 3 Jours du Condor » de Sydney Pollack, « Network » de Sydney Lumet, « Barfly » de Barbet Schroeder, « Arizona dreams » d’Emir Kusturica; « The Yards » de James Gray. Oups ! Quelle carrière ! Beaucoup de films devenus cultes avec le temps. Chapeau Madame !

…bonne semaine.

remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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