Gainsbourg…moi non plus (2 avril 1928 -2 mars 1991)


Salut les p’tits gars et les pisseuses,

« You..re under arrest !…because..y.ou’re the best ! », mon pépère, mon preféré…Môssieur SeUrRgGE!..Gainsbourg !!!…Gainsbarre !..cette vieille canaille a tiré sa révérence, il y a tout juste 25 ans.  C’était un 2 mars 1991. Cuit. A bout de souffle. Combien de gitanes as-tu inhalé par jour ? 60 à 80 dit la légende. Et le pif et les coktails ingurgités, à foison, au bar  de l’hôtel du Lutétia avec ton pote Eddy Mitchell ? Certes, tu l’as voulu et assumé. Même si les dernières années , 1988-91, furent difficiles et de te voir et de t’entendre. Le concert à Lille, à la Foire Internationale le 31 mars 1988, restera pathétique et laborieux. Pas tes chansons, ni tes mélodies et tes sicos ( « mes ricains ! » comme tu disais). Non,cela c’était top ! Excellents arrangements comme d’hab (tu as toujours travaillé avec les meilleurs orchestrateurs, de Michel Colombier à Alain Goraguer en passant par Billy Rush et ton band de Kingston-Jamaïque), un sens de l’intro, du verbe et de la dramaturgie inégalés. Ton ultime album à toi, « You’re under arrest » (1987 ), sentait bon le rap-groove de Harlem de l’époque . Ca squattait, dépotait et swinguait à ta façon  (ton fameux »talk-over »). Cet album reste, à ce jour, une de tes meilleures cuvées, « respirant bien » la fin des années 80.

De toute façon, tu avais beau être usé et fatigué, tu symbolisais avant tout pour la jeunesse un musicien génial et un immense compositeur. Un provocateur number one et un sacré fouteur de merde, comme l’était aussi ton ami Coluche. Rappellons-nous tes prestations sur les plateaux de Sabatier ( « Le Jeu de la Vérité » ), d’Ardisson ( « Lunettes noires et Nuits blanches » ) et de Michel Polac ( « Droit de réponse »). Ton pascal brûlé, en direct  à « Sept sur Sept », pour protester contre l’état-prédateur-d’impôts et ta déclaration d’amour à Whitney Houston, sur le plateau de l’émission « Champs-Elysées » de Drucker, resteront dans les annales audiovisuelles françaises.

Tu te disais moche et laid,  « … homme à la tête de chou !…moitié légume et moitié mec !…. ». Brigitte Bardot t’a dévoré pendant 3 mois et plaqué violemment (  » Je t’aime…moi non plus »« Initial BB »). Jane Birkin as été ta muse, ta moitié, ta complice de nuits parisiennes mémorables et t’ a « donné » un amour de fille ( « …la p’tite Charlotte ! …ma p’tite pisseuse !!!…mais Charlotte a ses devoirs à faire !! »). Catherine Deneuve ( « …Deneuve ?!?…une sacrée occase ! »), Juliette Gréco, Régine, France Gall ( bon ok…tu t’es foutu un peu, beaucoup de sa pomme ), Mireille Darc ( « La cavaleuse »), Adjani, la Vanessa ( « …Paradis ?!?…c’est l’enfer ! « ) et Catherine Ringer ( avec qui tu as été lourd, méchant et humiliant chez Michel Denisot) avaient de l’admiration et de la tendresse pour toi. Tu les as souvent, plutôt,  bien servies et respectées (« Dieu est un fumeur de havanne »;  » Le Pull marine »…).

Pas une journée où une de tes chansons ne passe sur les ondes, est téléchargée ou podcastée. Tu as marqué plusieurs générations de français, ton hôtel particulier (immense reprise des Rita Mitsouko), sis rue de Verneuil, Paris 7ème, reste un lieu
de pélerinage. Beaucoup de jeunes chanteurs se revendiquent de toi (ils ne devraient pas toujours !) et tu as même eu l‘honneur d’avoir été un biopic au cinoche (très très mauvais film !). Salut à toi le Serge et…à tout de suite !




En revanche…

Bilan 2014

 

Francois-Hollande-arrive-au-festival-Solidays-a-l-hippodrome-de-Longchamp-a-Paris-le-29-juin-2014_exact1024x768_l2014…déjà derrière nous ! Une année noire pour le chômage (3.488.300 en novembre 2014 soit quasi 190.000 chômeurs de plus en un an),  et la fermeture de nombreuses entreprises en France qui n’entament manifestement pas le moral d’acier et l’optimisme rigolard de Flamby Président (en tout cas apparemment pas). Après des mois incessants de « bashing » contre sa pomme, de vie conjugale tourmentée et « déballée » sur la place publique, des couacs à répétitions au sein de la majorité avec des députés-frondeurs qui « font beaucoup de bruit » pour vraiment pas grand chose, de deux remaniements (dont les départs de Cécile Duflot, de Montebourg, de Hamon et d’Aurélie Filippetti du gouvernement) et un changement de Premier Ministre au compteur, François Hollande voit sa côte de popularité remonter « un chouille » (autour de 20-22% selon les sondages), boosté et « mis en joie » à l’annonce du retour de Sarkoléon !! Le Nabot premier-meeting-de-nicolas-sarkozy-en-campagne_500b763d26df58a25412e241faeac6f2croyait écraser ses concurrents au sein de l’élection interne pour la présidence de l’UMP (bientôt rebaptisée « Le Rassemblement » ??) mais il ne l’a emporté que par un score médiocre de 64,5% (100.000 voix sur 155.000 NKMwauquiezvotants sachant que 268.000 adhérents à jour de cotisation pouvaient voter). C’est peu. Aucun début d’auto-critique de sa part sur son bilan à la tête du pays durant cinq ans  (la réforme de Valérie Pécresse sur l’autonomie des universités; la nouvelle carte judiciaire, la Libye, les déficits de plus de 600 milliards…) . Rien. Nada. Bruno Le Maire fut le vrai gagnant de cette élection (29%-45.000 voix)) et le boxon va continuer à règner au sein de la première formation d’opposition (« la guéguerre pour avoir le plus grand 987049-1170759bureau » entre NKM et Laurent Wauquiez fut ridicule et hilarante). Juppé lui reste en retrait, savoure ses scores « soviétiques » de popularité balayant les centristes, les rebus de Sarko, les bobos de gauche (voir la une des « Inrocks » !) et peaufine son image d’homme de Sagesse, de Raison, qui a connu « des grands moments de solitude » mais ne lâchera rien concernant les primaires internes qu’il souhaite la plus ouverte possible (centre droit, UDI et MODEM compris) pour désigner le prochain candidat (ex) UMP pour 2017. Juppé aura quasi 72 ans si il est élu mais les français en l’air de s’en foutre comme d’une guigne (en tout cas pour le manuel_vallsmoment). Le match avec Sarkosy risque d’être sanglant et laissera des traces à droite. A gauche, Hollande espère pouvoir se représenter, Manuel Valls feignant de n’y être pas interéssé pour cette fois-çi, préférant jouer la carte de la loyauté et de l’intérêt général.Quant à Martine Aubry, elle aurait signifier à François Hollande lors d’un déjeuner lillois (chez « Meert ») fin novembre qu’elle ne souhaitait pas se présenter aux élections présidentielles. En revanche, ce qu’ils ont tous en tête: la conviction et l’obsession d’être au second tour face à Marine Le Pen annoncée selon les enquêtes entre 24 à 28%. C’est la Queen de 2014 : 11 villes remportées aux municipales de mars dernier, la première position aux élections européennes de juin et deux fauteuils remportés aux Accident-de-piscine-et-fracture-pour-Marine-Le-Pen_article_landscape_pm_v8sénatoriales de septembre. Elle proclame son mouvement, le Rassemblement Bleu Marine associé au FN, le premier parti de France. Y’a des casseroles pourtant, une condamnation d’un an d’inéligibilité pour le maire de la commune de Hayange (Moselle) pour invalidation des comptes de campagne et un prêt  de 9 millions d’euros consenti par une banque russe au FN sur pression de Poutine. Rajoutez à cela des décisions controversées prises par les municipalités (Fréjus; Béziers, carte_rsultats_municipales_2014_FNHénin-Beaumont…) concernant la diminutions d’aides sociales et de cantine aux populations défavorisées (surtout d’origine africaine tant qu’à faire !), d’interdictions diverses et variées (le linge 2014-05-24_001723_linge_fafsqui pend aux fenêtres, la venue d’une équipe du « Petit Journal » à un conseil municipal…) mais rien n’y fait. Son programme a beau être impraticable menant le pays au chaos (retour au franc, quitter les instances européennes, fermer les frontières…), incapable de former un gouvernement techniquement crédible, un manque de cadres formés et compétents  pour se présenter aux élections dans tout le territoire ou diriger les administrations, bref la blonde caracole en tête dans les sondages et monopolise la parole dans les trop nombreux interviews que les médias lui accordent. C’est navrant et désespérant.

1-rester-vivant-JH-wComme les Stones, c’est l’âge (72) qu’aura notre Jojo national en juin prochain repartant sur les routes avec une centaine de dates (après s’être goinfré cinq soirs durant à Bercy avec les vieilles canailles de Dutronc et Schmoll  en novembre dernier…prix des places pouvant monter jusqu’à 240 €…une honte !!!), tout comme 1739213618750501224les ACDC, Madonna (sans sa culotte j’espère !!), Voulzon/Souchy, U2 souchon-voulzyet…Pierre Perret (qui fête ses 50 ans de carrière, ses 80 balais et chantera à Thiers ((la sous-ville où vit Tétard !!)) début février).

4bd542b7aa_Rechauff-250209a_04L’écologie a du mal « à faire son trou » en France chez les politiques, c’est peu de le dire. Nicolas Hulot, Cohn-Bendit, Corinne Lepage, Bové, les ONG, le 5ème rapport du GIEC (groupe d’experts oursbanquise2intergouvernemental sur l’évolution du climat créé par l’ONU en 1988) et quelques autres rechauffement_climatique_usinesle crient, perdant leurs voix à le répêter haut et fort: ON VA A LA CATASTROPHE SI RIEN N’EST FAIT POUR BAISSER LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE !!!!!

Capture-d’écran-2013-09-09-à-20.54.44L’échec de la Conférence sur le Climat à Lima l’a une nouvelle fois démontré: tant que les égoismes et les intêrets économiques des USA, de la Chine, de la Russie, de l’Inde, du Brésil, de n-GLOBAL-WARMING-large570l’Australie, du Méxique, d’une grande partie de l’Afrique et de l’Europe (même si  les diagnostics sont communs et que des progrès sont votés, actés et mis en place notamment depuis des années dans les pays scandinaves) l’emporteront, le réchauffement climatique perdura (pour rappel, 2014 est une année les plus chaudes que la planète ait connu depuis…). Hollande en fait une priorité pour 2015 (répeté hier lors de ses voeux télévisés) avec l’accueil à Paris en décembre prochain de la 21ème Conférence sur le Climat (COP21), il en attend beaucoup et espère un 1614626-laurent-fabius-nicolas-hulot-950x0-1accord réel et durable sur la baisse des gaz à effets de serre et devenir le Monsieur Ecolo de la Planète !!…c’est bien d’y croire mais encore faut-il s-royal-veut-faire-de-ce-rendez-vous-une-etape-cle-de-la-preparation-de-la-conference-de-paris-sur-le-climat-de-2015-afpl’obtenir malgré l’énergie de Ségolène Royal et Laurent Fabius convaincus eux aussi de l’enjeu. Il leur en faudra car faut pas compter sur les écolos français toujours aussi bêtes et sectaires, incapables d’avoir un minimum de cohérence et d’entente dans leur parti ou dans leurs groupes parlementaires au Sénat ou à l’Assemblée cecile-duflot-et-pascal-canfin-a-la-sortie-du-conseil-des-ministres-le-26-mars-2014-a-l-elysee-a-paris_4866753Nationale. Ca critique beaucoup, ça prend des postures, ça esquisse des plans de carrière sur 10 ans mais dès « qu’il faut mettre la main dans le cambouis » (cf Duflot, Pascal Canfin…) et avoir un minimum de solidarité avec le gouvernement, on le quitte !! Lamentable.

Mon top Ten cinématographique 2014:

grand-budapest-hotel-poster1°) « The Grand Butapest Hotel » de Wes Anderson (USA)

white-god-poster-12°) « White God » de Kornèl Mundruczo (Hongrie)

MAESTRO+23°) « Maestro » de Léa Fazer (France)

490001.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx4°) « 2 jours, 1 nuit » de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique)

the_drop_2014_poster5°) « The drop » de Michaël R. Roskam (USA)

affiche-Les-Combattants-2014-16°) « Les combattants » de Thomas Cailley (France)

122863.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx7°) « Un homme très recherché » d’Anton Corbjin (USA)

NATIONAL+GALLERY8°) « National Gallery » de Frederick Wiseman (RU)

148674.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx9°) « Jimmy’s hall » de Ken Loach (RU)

21058784_20131118171801678.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx10°) « Philomena » de Stephen Frears (RU)

…et vous ??…c’est quoi pour cette année ??!??

 

411135.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLe prix du Meilleur Nanar 2014 est décerné à l’unanimité à Abel Ferrara et Gégé Depardiou pour « Welcome to New-York », une daube sortie en VOD et qui a « fait pschitt » quasi aussitôt mis en ligne malgré une présence médiatique remarquée (« Télérama »; soirée à Cannes…).

En vrac et en guise de conclusion:

le djihadisme étale sa barbarie, sa sanguinolité, son esclavagisme en Irak, en Syrie, au Sahel, en Libye, en Mauritanie, en Afganistan, au Pakistan avec des rares témoignages de femmes qui ont réussi à s’échapper de la pieuvre de Daech (EI) absolument terrifiants et glacants à lire ou à écouter; c’est de la boucherie version 3.0. Les pays occidentaux sont condamnés à mener cette Troisième Guerre mondiale qui ne sera pas gagnée seulement par des frappes aériennes (drones et avions).

couv850213292Nabilla s’est vue « Star-de-chez-Star-des-Pipoles » et finit dans la rubrique « Faits Divers » des journaux. Aux dernières nouvelles elle ne se s’est pas encore « dégonflée ».

600_295866_vignette_clavier-istockLa compagnie hollywoodienne Colombia Sony Pictures a été victime d’un hacking géant, probablement commandé par le dictateur nord-corréen (en tout cas la CIA en est convaincue), mettant sur la place publique des mails de ses dirigeants (pas toujours très jolis pour le petit village d’Hollywood !), le kim-jong-un-8_5174325scénario du prochain 24ème James Bond 422985.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx(« Spectre »sortie en France le 23 octobre 2015), obligeant ses dirigeants à washington-accuse-la-coree-du-nord-d-etre-responsable-de-l-attaque-contre-sony-picture-afpcensurer la sortie d’un film potache, « The Interview » ridiculisant Kim Jong-un, avant de se rétracter et de le distribuer finalement suite à la colère de Barack Obama (si si, cela peut lui arriver).

 

…enfin BONNE ANNEE 2015 A TUTTI !!

Jojo Hallyday

Johnny-Hallyday-MiossecJohnny a donc 70 piges aujourd’hui. Il les fête comme d’hab sur scène ce soir à Bercy (en direct aussi sur Tf One). Que dire de notrre Jojo national…qui ne l’ai plus depuis 2006 où il a préféré choisir le charme et la douceur fiscale des alpages suisses. Des 0dizaines d’albums parus et une centaine de millions de disques vendus, bête de scène (quasi 200 tuUURnées au compteur), il a arpenté toutes les salles de spectacles de France et de m_196898948_0Navarre ( l’Olympia, le Palais des Sports, le Dôme de Marseille, le Colisée de Roubaix...). Oui Hallyday bande encore malgré ses accidents de motos et de voitures, ses excès en tous genres tenue-scene-johnny-hallyday-02(de l’alcool à la coke en passant par le nutella, la colle à glu et de nombreuses opérations de chirurgie-esthétiques pas toujours très heureuses), les poulettes et les prolongations en boites de nuit. Il a tout chanté,du johnny-hallyday-sur-scene-en-1961-2826174imaxj_2041(souvent) n’importe quoi avec (parfois) n’importe qui mais toujours avec talent et quelque fois avec génie: le twist, le madison, la daube, le disco, les cooleries-genre-johnnyhallyday2826173hwldy13501guimauves (parfois en allemand ou en japonais) et dieu merci le rock’n’ roll, la country et le hallyday204blues (cela reste toujours aujourd’hui ses meilleures moments de 313734-eddy-mitchell-et-johnny-hallyday-a-la-637x0-3concerts) où il taquine et flirte avec ses SIPA-_Johnny_Hallyday_et_Sylvie_Vartan_en_1968_1305226618idoles, Eddy Cochran, Johnny Clash et Elvis Presley. Il a voulu être Johnny-Hallyday-reprend-la-route-et-fetera-ses-70-ans-sur-scene_slidertour à tour The King incarné, 1530919942Méphisto, le gendre idéal, johnnydu51121303844528_grosMad Max, Terminator, le sauveur d’Argenteuil ou le maire de Las Végas. Le ridicule ne lui fait pas peur, il s’en tape et assume ses conneries ou ses choix artistiques hasardeux ou foireux (ils sont nombreux: l’album que Mathieu Chédid lui a composé par exemple…). Il est 00044007718124ys21l’homme des rencontres et de l’amitié. Solitaire, il a besoin des autres pour nourrir son énergie débordante ,sa soif de vivre et sa voix exceptionnelle, quitte à s’épuiser et à lasser son entourage et ses fans. Il a une capacité incroyable  » à rebondir et à aller de 1475031_mai-2015l’avant » qui est fascinante (je l’ai vu se rouler 2145890_1par terre il y a tout juste un an sur la scène du Stade de France alors qu’il était donné 3662767752.2« pour mort » en décembre 2009 !). Bourreau de travail, il a eu la chance de rencontrer les compositeurs 012_sylvie_vartan_johnny_halliday_theredlistMichel Mallory (« Toute la musique que j’aime ») et surtout Michel Berger (« Tennessee » 3103915553_1_3_SKeiEuKz20404756son meilleur album ?) et Jean-Jacques Goldman, la plume de Philippe Labro à qui il terminus-johnny-hallyday-filmdoit ses plus belles adaptations de standards américains. On Johnny-Hallyday-années-80-godardregrette l’album jamais-venu que Gainsbourg rêvait de lui composer et si l’on la_gamine,0devait ne choisir parmi les 18456510.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxnombreux nanards-de-chez-nanards dans lesquels à joué Johnny (malgré des collaborations avec des réalisateurs de renoms comme Conseil+de+famille-16762imagesGodard, Costa-Gavras ou Johnnie To…)…) , je retiendrai non pas la nuit mais…j’hésite: « Terminus » ou « La Gamine » ??…à vous de choisir.

Jérôme Savary le saltimbanque


jerome-savary-et-le-grand-magic-circus-presentent-good-bye-mister-freudsavary-Il est des morts qui attristent plus que d’autres. Celle de Jérôme Savary, vaincu par « le crabe » hier soir à 70 ans, me touche et me fait mal. Il faisait parti de mon jardin, de ma « cage aux souvenirs » (titre des mémoires de Pierre donjuan-savary270Mondy) personnelle. J’ai été berçé, nourri, biberonné à ses spectacles. La première fois, ce fut pour une représentation du « Bourgeois Gentilhomme » joué et mis en scène par lui même avec sa troupe de déjantés, « Le Grand Magic Circus ». Un joyeux bordel avec des nichons à l’air, des téléphones (avec cadrans et fils), des acteurs portant jeans et baskets, accompagné de jazz et tant d’autres fantaisies dépoussiérant et « malmenant » le texte génial de Molière. C’était en 1981 au Théâtre de l’Est Parisien. Je crois que « c’était ma première fois ». J’en sortis enchanté et me suis dit que « le MÖssieur qui GrandMagicCircusjouait sur scène » était bien rigolo et ne se prenait pas au sérieux. Il y avait une telle gaité, un amour communicatif très fort de la scène  que cela faisait un cockail « de vie, de joie et de plaisir » qui était réellement galvanisant .Il faut dire que les gouts de Savary sont éclectiques: Molière; Roland Topor, Arrabal, Shakespeare, Copi, Pagnol, Alphonse Daudet, les bandes dessinées de son pote Gotlib mais aussi Charles Trénet, Higelin ou Gainsbourg; le Duke jaq-yadlajoie(Ellington); Eddy (Mitchell qu’il mis en scène au Palais des Sports en 1984); Henri Salvador (avec qui il joua de la trompette sur la chanson « Ma trompette d’occasion » dans une émission de Sebastien !) mais encore ??? Edmond Rostand, l’opérette; Offenbach (« La 3698675112_b914bfbe02_zPérichole »; « La Vie Parisienne »…)à donf !!!…mais aussi l’opéra (à Milan; Genève…) ou « Cabaret » de Bob Fosse qu’il a monté 2 fois au théâtre Mogador cabaretavec son fidèle collaborateur-créateur de costumes, Michel Dussarat, dans le rôle du Monsieur Loyal aux côtés d’Ute Lemper (1986-1987) et cabaret95quelques années plus tard (1996) avec Dee Dee Bridgewater et Marc Lavoine. Il aimait le music-hall, le théâtre, le jazz, la chanson française (il chantait très bien « Le piano de la plage » de Trenet) l’opérette, l’opéra-bouffe ou le lyrique. Comme le dit Michel Galabru (qui a joué « La Femme du Boulanger » et récemment sur France 2 en direct « Tartarin de Tarascon ») dans les interviews depuis ce Jérôme-Savarymatin, « il y avait une patte Savary. On savait tout de suite que l’on était dans son univers ». Taulier donc du « Grand Magic Circus » dés 1965, directeur du Centre Dramatique de Montpellier, puis de celui du Théâtre du Huitième à Lyon, nommé en 1988 (et reconduit jusqu’en 2000) à 250px-Théâtre_national_de_Chaillotla tête du bedos-quot-arturo-ui-quot_5305n_255agkThéâtre National de Chaillot où il redonna « corps, force et vie » dans ce lieu sublime, rendant hommage au théâtre populaire si cher à Jean Vilar: j’y ai vu Guy Bedos dans eGZjeTYxMTI=_o_bedos-arturo-ui« L’Irresistible Ascension d’Arturo Ui » de 859652_10151543112792329_1323247150_oBrecht; « La Mégère apprivoisée »: « D’Artagnan » sur un livret de Jean-Loup Dabadie, mais aussi Claude Bolling revisitant, avec Manu Dibango« , « A drum is a woman » de Ellington. Sans oublier « Chanteclerc » de Rostand  avec Jean-Claude Dreyfus. Accompagné rituellement d’un accueil Savarychaleureux quand on descendait l’immense escalier donnant sur le hall avec la sublime baie vitrée croquant la Tour Eiffel, où des musiciens jouaient du jazz et des jolies filles vous proposaient du mistinguettpif ou du opera_comiquechamp…toujours très joyeux. Le couvert fut remis de 2000 à 2007 à la tête de l’Opéra-Comique qui était tombé en quasi désuétude. Cela lui a permis de faire de l’opéra-bouffe et $T2eC16VHJIkE9qU3kI0hBQDZUwKHHw~~60_35de la comédie musicale dont une sur « Mistinguett » avec Liliane Montevecchi et une autre sur « Joséphine Baker ».

!C!yLWJgBGk~$(KGrHqYOKiIEzT6vcmOOBNEh(BoDtg~~_35Plus de 340 ? 360 ? spectacles depuis le début des années 60. Certains montés « à-la-va-vite » et donnant du coup un résultat « baclé » diront les critiques. Pas faux mais avec toujours de l’enthousiasme, un sens du rythme inné avec débauche d’accessoires et de gags viedartistevisuels masquant parfois c’est vrai, un livret léger, simple voir simpliste. Il était comme ça le père Jérôme, 155106_cyrano-de-bergerac-paris-09s’emballant comme un petit garçon pour un acteur dans un rôle du répertoire (Jacques Weber pour « Cyrano » qui le joua 3 ans je crois, perdant une partie de sa voix qu’il ne retrouvera jamais réellement), Bernard savary_1Haller pour « Frégoli »;,Christophe Malavoy chez Alexandre Dumas, Alice Sapritch, Galabru et photos-culture-cinema-Jacques-Weber-Jacques-WeberBedos cités plus haut…) et négligeant parfois l’écriture et/ou l’adaptation. C’était un véritable homme orchestre à la tête d’une troupe de paris-frou-frousaltimbanques qui se déplaçait de ville-en-ville en
le_depart_de_savary_a_l_opera_comique_referenceroulottes, jouant chaque soir puis ripaillant (et baisant aussi) jusqu’à plus soif  et plus d’heure ! Il était paraît-il colérique mais très généreux, probablement « un peu anar »  mais sachant séduire et travailler avec les institutions, élevé aux courants libertaires des années 60 annonçant déjà un mai 68 de folie !! Salut l’artiste !! Je te tire mon don-quichotte-contre-ange-bleu-fwchapeau et te souhaite une nouvelle vie pleine de joie et de rires auprès de tes potes !!

Tony(no) Bennett

Hello les kids,

Le célèbre crooner de jazz, Tony Bennett (de son vrai nom Anthony Dominick Benedetto), est en tournée européenne jusqu’à la mi-août. Il était de passage à Paris, le 6 juillet, pour un récital unique à l’Olympia (pas venu chanter en France depuis l’année 2000 ) . J’y étais et ce fut magique. 85 minutes de pur bonheur ! A bientôt 86 ans (le 3 août prochain), sa voix n’a quasiment pas changé. Tout en velours, grâce, swing et élégance. Quelle carrière ! Depuis 60 ans ? 65 ans ? Etudes à la prestigieuse  High School of Industrial Art à New York où il étudie à la fois la musique et la peinture (il la pratique entre deux tournées, style dont je ne raffole pas). 1er album-studio officiellement en 1952. Indémodable, infatigable et irremplaçable. Encore dans les premières places, il y a quelques semaines, dans les charts américains avec son second album de duos, « Duets II », sorti à l’automne dernier, 
avec par bonheur, un
somptueux « Body and soul » en compagnie d’ Amy Winehouse et d’ 
un « The lady is a tramp » aux « petits oignons » with Lady Gaga. Il a chanté du Cole Porter, Georges GershwinJohnny Mercer, Irving Berlin, Michel Legrand, « The Good Life » (adaptation de la chanson « Toute la pluie tombe sur moi » chantés par Sacha Distel et Eddy Mitchell) et cotoyé ou travaillé avec Billie Holiday, Ella Fitzgerald,  ou Franck Sinatra, Stevie Wonder, Elton John, Ray Charles, Diana Krall ou B.B King, accompagné par les meilleurs musiciens « de la ville » (Count Basie, Bill Evans ou Ralph Sharon par exemple). Il arpente, chaque année, les routes américaines et canadiennes, chantant dans de nombreuses villes. Charmeur au sourire carnassier, Tony semble sorti tout droit d’un film de Scorsese où tous les macaronis, après « un bon repas préparé par la mAmma !! », lui ordonnent de pousser la chansonnette (et plutôt sicilienne tant qu’à faire !). C’est un monstre sacré encore et toujours en activité et qui ne se lasse pas de son métier. Il nous impose juste sa fille en première partie qui chante comme « une casserole ». Bon ok Mr Bennett, c’est promis, on ne vous en veut pas. Longue vie à vous !

en vrac 115: spécial Johnny au Stade de France // Législatives 2012: 2ème Tour

Salut les p’tits luuuUUUUps,

Musical et politique. Tel sera aujourd’hui le menu de l’ « en vrac » de ce dimanche.

Musical because c’est le retour sur scène de notre Jojio national. 3 Stade de France pour fêter ses 69 ans. J’y étais « …. puuUUrr VouuUUUUs les louluuuul-S…OOoOh je vuuUUUs aAiiiMMMMe !!!! ». Johnny est en pleine forme. 2h3O de show. Roulades par terre, gémissements, arrivée à la Mad MAx-Survivor-Il revient pur vous ! dans un monde type « Guerre des mondes // Saucisses-Frites ». Tous les standards alignés, (« Allumer le feu », « Gabilou »; « Tennesse »; « Que je t’aime »; « Toute la musique que j’aime… » avec Schmoll; partie acoustique très « rockabilly-rock’n roll » au milieu du public…la plus intéréssante…). Beaucoup , étonnamment beaucoup de jeunes (17-25 ans) connaissant les tubes par coeur et s’explosant la tronche à la bière ! 1ère partie avec un Louis Bertignac en pleine forme. Peu d’artifices, beaucoup de vidéos à la noix alignant les clichés et  cartes postales américaines d’Epinal à 3 balles, de façon générale une direction artistique décevante. Le plus navrant et scandaleux: un son « pourri de chez pourri » !!! (quand Eddy Mitchell commence à chanter, son micro n’était pas ouvert….on croit rêver !!!). Reste une bête de scène en fusion avec son public. Public qui se rajeunit mais qui est moins nombreux concernant les fans de la première heure pour causes de crise, de billets scandaleusement trop élevés (visiblement tous les irréductibles de Jojo n’iront pas le voir cette fois-çi); de lassitude peut-être ou une crainte de voir leur vedette préférée pas très en forme. Ils seront tout de même d’ici Noël plus de 700.000 personnes (au lieu du million habituel) à aller huUUrler et applaudir l’exilé fiscal le plus populaire de France qui était « donné pour mort » il y a 30 mois.

Duduj est en tractation pour rejoindre cet été le prochain Scorsese avec Carpaccio…j’espère que cela va se faire.

….je vais voter et on se retrouve, avec le p’tit Tétard (sauf si il me gonfle !), pour commenter le second tour des Législatives 2012. A toute !

11h30: a voté.

12h00: chiffre de la participation à 21,41 %…dérisoire i

16h27: Comme dirait Jack LAng: « quel bel homme !!! ».

17h12: 46,16 % de participation à 17 heures, selon le ministère de l’Intérieur, en baisse part au second tour des Législatives de 2007.

17h57: La participation à 20 h ne pourrait être que de 56 %.

18h30 : Selon Le Figaro, sur son site, l’avocat Gilbert Collard, candidat du « Rassemblement bleu marine », soutenu par le FN, dans le Gard aurait été malmené par des jeunes lors de son passage dans la commune de Saint Gilles, en France. Un journaliste du Figaro Magazine a rapporté que l’avocat aurait été frappé avant de se réfugier dans un café.

19h57: S. Royal: « Je continuerai donc à peser sur les choix de la politique nationale »…

20h04: Jean-François Copé, a été réélu dimanche député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne (Meaux), avec 59,63% des voix,

20h05:  Xavier Bertrand réélu député de l’Aisne avec 50,3% des voix (source UMP)

20h17: les Verts. Europe Ecologie les Verts aurait autour de 20 députés donc un groupe à l’Assemblée Nationales

20h39: Copé: « je suis très inquiet d’une session extraordinaire, durant laquelle la gauche va annoncer la fin des heures sup, le vote des étrangers »

20h45: Guillaume Launay (journaliste à « Libé »):  » Sans Lang et Royal, on parle de Claude Bartolone, Jean Glavany et Marylise Lebranchu… « .

20h53: Aux dires de Chantal Jouanno: NKM battue ?

20h58 Guéant dans les choux.

21h05: Jean-Michel Baylet (PRG) annonce un groupe pour son parti à l’Assemblée

21h12:Raffarin:  » Je pense que l’UMP n’a pas suffisamment marché sur ses deux jambes ». 

21h45: Carlotti (Marseille) à 1.600 voix d’avance sur Muselier.

Michèle Delaunay-Bordeaux (PS): 19.219 58,44% ELUE

22h34: une bonne et deux mauvaises nouvelles:

1°) Eric Raoult (UMP: Seine-Saint-Denis): battu.

2°) Patrick Devedjan (UMP: Hauts-de-Seine):élu

3°) François Fillon: 56,5% (Paris:élu) contre Axel Kahn: 43,5%

23h09: Fillon : «Nous subissons une défaite sévère, mais le combat pour la reconquête commence ce soir»

« Voilà…c’est fini. »...à très vite les loulous.

en vrac 97

Salut les kids,

Alors ???!!??? Vous faîtes partie des millions de français bloqués par la neige ??? A la joie des n’enfants qui ne vont plus à l’école, du personnel d’EDf et de GDF qui font des miracles tous les jours en dépannant des milliers de foyers, aux bouchers qui ont jamais vendu autant de viande de boeuf pour mitonner un bon pot au feu ou une daube provencale.

La chanteuse américaine des années 80-90, Whitney Houston, n’est plus. Elle avait 48 ans. Ravissante et jolie poule à ses débuts, physique indescriptible à la fin. Trop de drogues et d’alcool (fais gaffe, Tétard !) . Peut-être ne sait-elle vraiment jamais remise de sa rencontre avec Gainsbourg, un soir de 1986, sur le plateau de Drudru à « Champs-Elysées », rappellez-vous:

SeurgGe venait de chanter « Vieille canaille » avec Eddy (qui se « reposait » en coulisse) et attendait tranquillement sur le canapé que Whitney Houston finisse de couiner sa daube (et oui…encore !). Seulement Gainsbourg, entre temps, était devenu Gainsbarre. Enorme tollé le lendemain en France et Outre-Atlantique, la chanteuse californienne en voulut « à mort » à Drucker qui fit « la tronche » à Gainsbourg qui se fit engueuler comme un petit garçon par le père Schmoll. Je voudrais pas dire mon cher Michel Drucker mais on s’en souvient encore tous, plus de 25 ans après. Allez pour clore cet tribute, souvenez-vous:

« Nous devons protéger notre civilisation ». « Contrairement aux socialistes, je pense que toutes les civilisations ne se valent pas ».

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, samedi 4 février, lors d’une intervention devant l’UNI, association d’étudiants proche de l’UMP et connue pour ses prises de positions radicales.

Juste un coup de gueule pour dire qu’Eva Joly est une femme courageuse et va vraiment au casse-pipe dans cette campagne des Présidentielles 2012 car elle n’a aucune reconnaissance et guère de soutien de son parti. Enfin surtout de ses ténors Cohn-Bendit , Bové (désolé les gars mais c’est la vérité), Mamère ou le carnassier Jean-Vincent Plaçé, tous obnibulés par l’accord passé avec le PS sur les législatives 2012. Sans oublié la diva et redoutable Cécile Duflot (alter-ego de Rachida Dati ?) qui s’en tape comme « le coquillard » et qui n’a qu’un seul objectif, c’est celui de son parachutage dans une circonscription parisienne (elle a d’ailleurs fort discrétement rencontré cette semaine, Bertrand Delanoé très « remonté » contre les Verts et contre la Duflot) afin d’être élue députée (et puis après présidente du Groupe Vert au Parlement…et puis ministre de chez pas quoi dans le prochain gouvernement…STOP !!!). La direction du parti en a même été à faire une étude discrète sur les conséquences de l’accent d’Eva Joly sur le décrochage des auditeurs ou  des téléspectateurs lors d’interviews: il aurait lieu entre 5 à 20 mn. Affligeant et honteux. Même François Bayrou l’a aussi regretté et a souhaité dire son estime à l’ancienne juge d’instruction.

…à toute à l’heure.

Bilan 2011

Salut les kids,

Riche en événements que cette année 2011. Je dirais même riche… en révolutions ! Qui l’eut cru ?!? Au revoir Ben Ali, dégage Moubarak ! Casse toi Kadhafi ! On aimerait le voir se casser aussi, le tyran Bachar El Assad, qui massacre le peuple syrien dans la quasi-indifférence de la diplomatie mondiale (exceptions faîtes à la Turquie et à la très consensuelle et « trouble » Ligue Arabe). Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, s’accroche au pouvoir malgrè ses nombreuses promesses de démission. Le roi du Maroc, Mohamed VI, a promis à son peuple qu’il amènerait le pays à une véritable monarchie parlementaire (on aimerait le croire !). Rien en Algérie. Etonnamment rien. Ou le peuple est verouillé et tétanisé par cet état policier et militaire ou alors il est complètement « amnésié ». Le mouvement des « Indignés » gronde, manifeste, se propage  et campe à Madrid, Athènes, Wall Street, La Défonse (si si !), Tel Aviv,Bogota ou à Tokyo. Les Russes s’y mettent en manifestant en masse, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, pour réclamer les démissions de Poutine (1er ministre et futur président pendant je-ne-sais-pas-combien d’années !!!!) et de Medvedev (président en exercice et probable 1er ministre en mars prochain) et de nouvelles élections législatives entâchées d’irrigularités il y a 2 semaines. Mettons un cierge ou ce que vous voulez pour que les autorités russes n’envoient pas l’armée tirer sur ses compatriotes.

Pendant ce temps là, la CIA et le Pentagone ont eu la peau de Ben Laden (et oui, on l’avait oublié celui-là). Un homme politique français de premier plan et d’envergure internationale, DSK, a chuté pour causes de violences sexuelles sur une employée d’un grand hôtel new-yorkais, polluant et monopolisant l’actualité, son passé de queutard et de partouzard sans scrupules remontant à la surface. On a pu en tout cas faire la connaissance de « Dodo La Saumure », patron de bars à hôtesses et maisons closes à Tournai en Belgique, qui aurait pu sortir tout droit de l’imagination de Michel Audiard ou d’Auguste Le Breton

Nadine Moréno (la poissarde de l’UMP) et Eric Besson ( le traitre-félon, ex-socialiste, débauché par Sarko) ont découvert Tweeter. Jacques Chirac a été condamné à 2 ans de prison avec sursis et Hervé Morin, (sous)-président du (sous)-parti, « Le Nouveau Centre », se présente à l’élection présidentielle (ouf !…j’ai eu peur qu’il renonce !).

Amy Winehouse nous a quitté si jeune (rejoignant le club des 27), Eddy a fait ses adieux définitifs à la scène, le lundi 5 septembre à l’Olympia, et Guy Bedos les fait actuellement et ce pendant 1 an (snif…mais j’y crois moyen).

Danièlle Mitterrand et Vaclav Havel ont poussé leurs derniers soupirs et rejoints Annie Girardot, Elisabeth Taylor et Peter Falk.

Merkosy ont bien sauvé le monde une demi-douzaine de fois cette année. La crise, la dette, les déficits, les plans d’austérité ferment des usines et mettent des gens dans la rue.

Gros Gégé a pissé sur la moquette d’un avion et a déclaré, qu’à priori, il voterait Sarko l’année prochaine.

Dieu est mort une seconde fois, en la personne de Steve Jobs (co-fondateur d’Apple).

Les Primaires Socialistes ont passionné de nombreux français et ont mobilisé les médias durant 6 semaines, mettant en rage les dirigeants de l’UMP. Le gagnant, François Hollande, a promis 60.000 créations de postes dans l’Education Nationale ainsi que des effectifs supplémentaires dans la Police, le tout financé par une refonte totale de la politique fiscale en Françe. Il s’est engagé à diminuer la part du nucléaire de 75 à 50% d’ici 2025, aux grands dames de « Europe Ecologie- Les Verts » qui l’ont finalement accepté aisément ,au vu de l’excellent accord qu’il ont obtenu avec le Parti Socialiste pour les législatives de juin 2012 (jusqu’à 60-65 circonscriptions gagnables !). Les 2 dindons de la farce dans cette histoire sont Eva Joly (qui a failli renonçé à la candidature présidentielle) et François Hollande qui trouve la « douloureuse » très sévère, mais bon, comme il le répète à longueur de journée, « je veux rassembler ! ». Rappelons que cette année a eu lieu la tragédie de Fukushima et que les Allemands se sont entendus, tous partis politiques confondus, sur l’arrêt définitif du nucléaire (entre 2025 et 2030 je crois)

Voici le top ten de mes films préférés pour 2011:

N°1( ex-aequo): « Mélancholia » de Lars von Trier; « L’Exercice de l’Etat » de Pierre Schoeller

N°2: « Une Séparation » de Asghar Farhadi

N°3: « Midnight in Paris » de Woody Allen

N°4: « The Artist » de Michel Hazanavicius

N°5: « Les neiges du Kilimandjaro » de Robert Guédigian

N°6: « Drive » de Nicolas Winding Refn

N°7: « Présumé coupable » de Vincent Garenq

N°8: « Le cochon de Gaza » de Sylvain Estibal

N°9: « Tous au Larzac » de Christian Rouaud

N°10 (ex-aequo): « Les Marches du Pouvoir » de Georges Clooney; « Pater » d’Alain Cavalier

 

« Diplomatie » est une des meilleures pièces que j’ai vu…depuis toujours ! Jean Becker en fait un film l’année prochaine.

« Frankenstein Junior », le musical dans son adaptation française du livret de Mel Brooks, fut réjouissant et Brian Setzer s’en est donné à coeur joie…comme toujours !

Voilà je vous souhaite à toutes et à tous un excellent réveillon. J’espère que vous saurez aussi nombreux à lire ce blog en 2012 comme vous l’avez été cette année. A très vite…et mollo sur le champ !…pas comme Tétard Volcanique l’année dernière qui en a foutu  tout partout…comme toujours ! La bise.

en vrac 88

Salut les baltringues,

« en vrac » a la pêche, la niaque, y croit ( à quoi ?!???), n’est pas prêt de baisser le rideau et…c’est tout.

Pierre Dumayet nous a quitté à 88 printemps. Pionner. Inventeur. Passeur. Grand journaliste et producteur de télévision. Un des 3 Pierres avec Desgraupes (qui deviendra un grand patron d’Antenne 2) et Lazareff (qui sera le big-boss du quotidien « France Soir » de la grande époque ! De Gaulle l’appelait régulièrement pour connaître « le poulpe du pays »). Ils ont créé, en janvier 1959 sur la RTF, le magazine mythique de grands reportages, « Les 5 Colonnes à la Une », réalisé par Igor Barrère. Ils ont formé entre autres les Georges de Caune (le papa) et notre « tonton national », Pierre Tchernia (qui raconte dans ses mémoires « Magic ciné » son direct dans une mine du Nord de la Françe). Pierre Dumayet a par la suite animé et produit de nombreux magazines littéraires (dont « Lecture pour tous »). Des amoureux de la culture, des fanas du média télévision qui n’en avaient pas peur,  en connaissaient les rouages, les qualités et ses dangers et qui respectaient le public. On leur doit beaucoup et il serait bien que les dirigeants actuels des chaines en prennent graine.

Il vient d’arriver ! Tout chaud  et frais avec ses 37 cd. Le tout pour, comme dirait Pierre Bellemare…595 FRAncs !!!

John Edgar Hoover fut le patron redouté et redoutable, durant 48ans, du FBI. Homophobe, anti-communiste, détenteur « de photos en tous genres » lui permettant « de tenir par les couilles » de nombreuses personnalités (politiques, syndicales, criminelles…). l’homme fut l’objet de nombreuses rumeurs (parties « fines »…) dont celle d’entretenir une relation sexuelle avec son adjoint, Clyde Tolson, considéré comme son héritier. C’est ce que laisse entendre, Clint Eastwood, dans son nouveau film, « J. Edgar », en salle depuis le 11 novembre aux USA. C’est Leonardo Di Caprio qui interprête le big-boss du FBI. Sortie française le 11 janvier 2012.

Une comédie musicale inspirée du film « Rocky », rendu célèbre l’acteur américain Sylvester Stallone, connaîtra sa première mondiale à Hambourg en novembre 2012. J’en connais un qui doit jubiler de bonheur, pas vrai mon p’tit Tétard ?!?

…à plouche.

en vrac 82

Coucou toi,

Ca y’est, l’automne est arrivé. Il fait crachin et grisouille, rangez pelles à sable, crème solaire et magazines « people » en tous genre, et sortez plutôt moon-boots, gants et chaussures de montagne. En tout cas, sachez qu’ « en vrac » sera toujours là auprès de vous.

Nicole Croisille fête  ses 75 ans, depuis vendredi soir, sur scène à l’Alhambra in Paris. Accompagné d’un trio « très jazzy » sous la houlette d’ Aldo Franck (grand pianiste), tantine (à ne pas confondre avec Martine Aubry !) enchaine, quasi sans arrêt, tubes de son répertoire, (« Femme…femme…une femme…avec toiIIII !!!! »; « La Garonne »; « Téléphone-moi »; « Tout recommencer »; « Parlez-moi de lui » ) et reprises (de Nougaro, »son frère » , « OhooOOOhhh TOU…lOuSE !!!! », à Starmania,« T’as du succès dans tes affaires… », en passant par l’adaptation française de Julien Clerc du « Requiem pour un fou »,  composition, excusez du peu, de l’argentin Astor Piazzolla), rendant ce  tour de chant très classe, plein de peps et de vitalité. N’oublions pas que la Croisille est une grande danseuse qui s’est formée, à la fin des années 50, avec les ballets de la Comédie Française, le mime Marceau, Joséphine Baker et Jacques Tati avec qui elle fut assistante chorégraphe sur son spectacle « Jour de fête à l’Olympia ». C’est une artiste « complète » de music-hall, formée aux clubs de Saint-Germain des Près, de New-York ou de Buenos Aires, chantant, dansant et jouant, qui a travaillé, par exemple, en 1992, avec les ricains  sur la comédie « Hello Dolly » au théâtre du Chatelet. Nicole Croisille a son public, chante aussi bien, les adaptations jazzy des standards américains que  le répertoire de la variété française ( ah le duo avec Eddy Mitchell, « Le Coup de foudre » chez Maritie et Gilbert Carpentier) mais n’a pas, je trouve, la place qu’elle mérite dans le paysage musical français (peut-être qu’elle ne soit que « interprète » la pénalise  auprès de la profession). En tout cas, elle est en tournée pendant un long moment, allez la voir, ça « dépote », vous chanterez « chabadabada » (composé par Francis Lai pour Lelouch) avec elle et vous vous direz
« putain que j’aimerai être comme ça à 75 piges ! ». Un seul regret pour son nouveau spectacle: Annie Cordy était dans la salle vendredi soir, j’ai longtemps cru qu’elles allaient chanter ensemble « Tata Yoyo » en version jazzy. Et non, en vain, ça n’a pas eu lieu. Dommage…

Steve Jobs, le cofondateur d’Apple, est mort (pour ceux et celles qui n’étaient pas au courant!). Pour certains c’était Dieu, Jésus, Gandhi,Elvis, Michael Jackson, Mandela tout à la fois. Génial concepteur (le Mac, l’iMac, l’iPod, l’iPhone et dernièrement l’iPad), il a imposé les gestes, les images l’esthétique, les objets et une bonne partie des usages de la civilisation informatique. C’était aussi un génie de la communication (que Dsk aurait du consulter pour son intervention télévisée chez Claire Chazal) fédérant un véritable culte de sa personne autour de lui ( Jeff Jarvis, gourou du journalisme en ligne: « Nous avons perdu notre Gutenberg »; Steve Wozniak, cofondateur d’Apple: « C’est un peu quand John Lennon est mort, ou JFK. Je ne peux penser à personne d’autre, peut-être à Matin Luther King »; Barack Obama: « L’un des plus grands inventeurs américains, assez courageux pour penser différemment, assez audacieux pour croire qu’il pouvait changer le monde, et assez talentueux pour le faire… »). Amen !


 2.665.013 personnes se sont déplacées pour voter au 1er tour des Primaires Socialistes: en tête, F. Hollande (39,2 %) suivi de Tantine Aubry (30,4 %), A. Montebourg (17,2 %), Manman Royal (6,9 %), M. Valls (5,6 %) et notre « pépère à tous » J.M. Baylet (0,6 %). Royal fait la gueule et pleure (sur BFM TV), Hollande doit être déçu et tendu, Tantine va devoir « négocier sec » pour espérer l’emporter au second tour, Valls vient d’annonçer qu’il se ralliait à Hollande, Baylet doit être au resto entrain de savourer un bon cassoulet et A. Montebourg est LE roi de la soirée, rôtissant de bonheur, se sachant INdispensable pour faire gagner la gauche aux présidentielles de 2012 (il vient d’annoncer qu’il réserve « sa réponse » au second tour d’ici quelques jours). Avec probablement quelques « ratés dans quelques bureaux de vote, oui ces primaires (une nouveauté en France) sont une réussite, voir même un véritable progrès démocratique qui ringardise l’UMP. L’Italie l’avait fait avant nous (plus de 4 millions de votants qui n’ont pas suffit d’ailleurs de faire gagner la gauche face à Berlusconi), itou pour la Grèce, mais jamais dans notre pays, les partisans de quelques valeurs et idées (et non d’un parti) avaient été sollicité. C’est un succès et le fait de demander 1€ de participation ne me choque pas car ce n’est pas une élection « officielle » où tous les partis, de tous bords, se présentent, sachant que les « frais de campagne » (selon les scores) sont remboursés, en partie, par l’Etat.

Bah qu’est-ce tu fous là, toi ?!?

…bonne semaine, les loulous.

Hommage à Tonton Georges Lautner (1926-2013)

Hello les baltringues,

Je voudrais revenir sur un cinéaste qui n’est en rien maudit mais qui, je trouve, n’a pas sa juste place auprès du cinéma français, les critiques (enfin pour ce qu’il en reste !) le jugeant mineur et sans grand interêt, je veux parler de Georges Lautner. Né en 1926 et fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Lautner a commencé à réaliser en 1958 avec « La Môme aux boutons ». Il ne tourne plus depuis 1996, n’ai pas aigri, a connu énormément de succès populaires, a fait beaucoup d’entrées (environ 50 millions rien qu’en France !!), tournant avec les plus grosses vedettes du cinoche (Gabin; Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, 5 Belmondo; 2 Delon, Mireille Darc « sa petite soeur » à profusion,Louis De Funès, Francis Blanche, Michel Constantin, Darry Cowl Pierre Richard, Galabru; Serrault; Jean Yanne, Schmoll; Miou-Miou; Lanvin, Marielle et et et ne l’oublions pas, s’il vous plait, MONsieur Jean Lefèvre). Il a formé de nombreux techniciens (Bertrand Blier fut son assistant et lui a écrit le scénario et les dialogues de l’excellent « Laisse allez, c’est une valse », dialogues qui renvoient régulièrement à ceux d’Audiard mais annonçant déjà « la patte Blier » des « Valseuses »; « Buffet froid » ou « Tenue de soirée »). Tout n’est pas bon chez Lautner. Loin de là ! De « La Maison assassinée » (avec PatriIcKK !!!) au remake de « L’Inconnu dans la maison » avec Bébel; en passant par « Triplex » (avec Patrick Chesnais), « Room service » (avec Serrault et Galabru), « La vie dissolue de Gérard Floque » (avec Roland Giraud) ou « Joyeuses Paques » (adaptation poussive de la pièce de Jean Poiret avec (re)Bébel et et et…ahahaha Sophie Marceau…), on frise souvent le nanar de chez nanar !…du bien gras, le tout arrosé d’un rouge qui tache ! On aime déjà plus, « Est-ce bien raisonnable », « Attention, une femme peut en cacher une autre » ou les cascades de Bébel dans « Flic ou voyou » ou dans « Le Guignolo » (ah la scène de l’hélicoptère au-dessus de Venise !).Mais ce que je préfère c’est quand Lautner nous fait la série des Monocles avec Paul Meurisse, les films comme « Ne nous fachons pas », « Le Pacha » (sur une musique de Gainsbourg), « La Grande Sauterelle », « La Valise », « Mort d’un pourri » (excellent polar produit et interprété par Delon avec aussi Maurice Ronet, Jean Bouise, Michel Aumont et Stéphane Audran), « Les Barbouzes » ou « Laisse allez, c’est une valse ». Oui dans ces films, il y a « une patte », « une griffe Lautner ». Par son rythme, son découpage et son montage elliptique. Par son ton « décalé »aussi, loufoque et « très bande dessinée ». Y’a des tronches (et des pifs !), des situations comiques souvent droles et un esprit potache très frais et jubilatoire qui se ressent chez les interprêtes. Vous pensez et vous vous dites…mais il n’a même pas parlé des « Tontons flingueurs » ?!?..je rêve ou quoi ?!?….mais c’est lui, étasoeur, le baltringue ! Mais non, les loulous, j’ai pas oublié « Les tontons »…film culte et inter-générationnel (de temps en temps exploité en salle et surtout archi-rediffusé à la télé !). Dire que la Gaumont ne croyait pas en ce film et a donné « le minimum syndical » à Tonton Georges. Avec obligation de tourner dans une maison, située à Rueil-Malmaison, car louée à l’année par la compagnie au logo de la marguerite. Avec une cuisine minuscule ! Démerdes-tois Georges ! Comme quoi les contraintes, des fois, ça a du bon ! Salut Monsieur Lautner, profitez de votre soleil niçois et merci de nous avoir fait bien marré.

Les adieux au music-hall du père Eddy

Salut les amis du Rock’n roll,

Snif. Ca y’est, c’est fait. Samedi 3, dimanche 4 et lundi 5 septembre 2011, à l’Olympia, seront les 3 derniers concerts d’Eddy Mitchell. Départ annonçé il y a plus de 2 ans, et moult fois répété à travers les nombreux interviews donnés, depuis le début de sa tournée d’adieu (105 dates, entamée le octobre 2010), oui « Eddy a pris sa décision », oui « Eddy est un homme de parole » (cf Claude Wild, son producteur), c’est terminé. Basta. « Jaurai plus de 69 ans quand la tournée sera terminée…je me vois pas, 3 ans plus tard,remonter sur scène devant mon public… ». Ouais, mais c’est DEGUEULASSE EDDY !…ET NOUS ,!?…T’AS PENSE A TES FANS ?!?….QUI SE SONT TAPES TES DISQUES… PAS TOUJOURS GENIAUX !!! ET LES 11 FOIS DEPUIS JUIN 1982 OU JE T’AI VU EN CONCERT, SCHMOLL ?…CERTAINS CHOUETTES !…MAIS SOUVENT REPETITIFS ET RONRONNANTS !??!…ET AU TETARD ! TU Y AS PENSE AU TETARD VOLCANIQUE ! LUI QUI ESSAYE D’ARRETER DE BOIRE SUR ORDRE DE SES MEDECINS ! T’IMAGINE LE CHOC POUR LUI !!

Voilà, c’est une page qui se tourne, de chouettes souvenirs, des chouettes morceaux interprétés avec beaucoup d’élégance et de swing de sa part. Oui, les loulous, je sais qu’il n’est pas mort, notre petit père. Il fera des disques, du cinoche et de la
télé  (et a promis de remonter sur scène
pour des beufs avec ses potes !) mais sachez, tout de même qu’étasoeur est ému et triste aujourd’hui. Allez… la bise et longue vie à toi, Schmoll !

P.s.: Portrait d’Eddy dans le Libé  d’hier et voici aussi la chronique de François Morel, ce matin sur Inter.

Sosie

Salut les wouinwouins,

Ils sont fous de Gainsbourg, d’Hallyday, d’Eddy, de Sardou, de Brel, d’Elvis, de Dutronc ou de Florent Pagny. Ce sont leurs sosies. Rien que pour Claude François, il y en aurait plus de 70 en Françe. Profitant d’un fait divers survenu à Epinal en Lorraine (décidemment !), il y a quelques jours, où un sosie de Gainsbourg a tenté d’égorger un sosie d’Hallyday (visiblement une rivalité qui perdurait et qui s’est finit en haine), zoom donc sur « un tout petit monde à part » dans un milieu qui n’est pas extremement grand, le sosieland:

Ils exercent dans des salles des fêtes, parfois dans des théâtres (pour les « grosses vedettes), dans les campings, les boites de nuit ou font des animations types « hypermarché ». Ils s’appellent Bernard Alexandre ( Jacques Brel), Bastien Rémy (Claude François) , Johnny Vegas (la star
des sosies d’Hallyday), Stéphane Petit (Florent Pagny) ou Serge Cardu (Michel Sardou). Ils peuvent gagner, par prestation, de 200 jusqu’ à 1000 £ (pour les bigs stars). Ils se considèrent avant tout comme des artistes. Ils « vibrent » sur scène ! Est-ce que tous les sosies vivent de leur métiers…j’en doute. Pour beaucoup, probablement, c’est un hobbie, une passion qui leur permettent « d’arrondir » leurs fins de mois. En tout cas, ils ont des sacrés tronches et n’ont pas peur du ridicule. Yann Moix en a fait deux personnages dans « Podium »: Benoit Poelvoede en Cloclo et Jean-Paul Rouve en Michel Polnareff. Il faut de tout pour faire un monde…c’est fort ce que je dis, non ?

en vrac 70

Salut les artistes,

Oui, je sais Tétard Volcanique que je suis méga-à-la-bourre ! Pas besoin de me le rappeler lourdement ! Mais à qui la faute ! Tu veux pas embaucher du personnel, résultat j’ai mes RRT à prendre et je ne suis pas remplacé. Dommage que tu ne veuilles pas changer. Donc, cette semaine, le dominical « en vrac » parait le mardi. Faut innover !

 « Comment voler un million de dollars » de William Wyler, avec la délicieuse Audrey Hepburn et le très élégant Peter O’Toole, est ressorti. Vrai film romantique avec un couple glamour dans un Paris « so beautiful city in the world », des voleurs et des flics. Très drôle et Melle Hepburn est habillée par Hubert De Givenchy. So chic.

 Fermé en 1983 et laissé à l’abandon depuis, le cinéma « Le Louxor », situé au carrefour de Barbès-Rochechouart-Paris 18ème, va réouvrir en mars 2013. Projet ambitieux, décidé par Bertrand Delanoé, il va devemir un ensemble de 3 salles de cinéma avec café, librairie et tout le tremblement; Objectif: attirer les habitants du quartier avec une programmation cinéphile et de type « art et d’essai. C’est pas gagné mais il faut y croire ! Comme le chante Eddy Mitchell « la lumière revient déjà / et le rideau est tombé… ».

 Revu « Bird » au cinoche. Putain de bon film, culte je sais pas (pour reprendre l’un de mes derniers articles), mais grand film en tout cas, de Clint Eastwood, avec un prodigieux Forest Whitaker. Dire que Charlie Parker est mort à l’âge de 34 ans et qu’on lui en donnait 30 ans de plus ! La BO est magnifique, les décors sont très justes et les comédiens sont top. Eastwood montre avec finesse comment la ségrégation faisait rage à cette époque (1930-1954)  et gangrénait la société américaine et donc aussi le milieu du jazz. A voir de toute urgence pour celles et ceux qui ne l’ont jamais vus.

…à toute !

en attendant en vrac 64…

10 h 51, Etasœur n’est pas là…

« Etasoeur vous dit tout » sans Etasœur; un Japon sans radiation; un vélo sans roue; un Alfred sans Hitchcock; une maison sans toit; un cavalier qui surgit hors de la nuit sans cheval; un voyage sans pose pipi; un aveugle, champion de tir; une guillotine sans bourreau; une jolie fille sans moi; un chien sans queue à remuer; un psychokiller sans victime; un film de cul sans sexe; un feu sans fumé; un dimanche sans z’en vrac…

SIMPLEMENT

IMPOSSIBLE


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la rue Champollion

Salut les kids,

C’est ma rue à moi, nichée dans le quartier Latin, Paris 5ème, entre le boul’Mich, la Sorbonne et le rue des Ecoles. Elle se nomme la rue Champollion où se trouvent trois cinémas, 7 écrans en tout: le Champo, le Reflet-Médécis et la Filmothèque du Quartier Latin. Des cinoches comme Eddy « schmoll » Mitchell les chante dans les chansons , »La Dernière Séance » ou « Nashville ou Belleville ». Un cinéma de quartier, des néons, des fauteuils rouges ou bleus, un projecteur qui crépite, un retardataire qui fait lever tout le monde et dont sa silhouette se dessine sur l’écran. Le Champo, inauguré le 22 juin 1938, a failli fermer ses portes, il y a une dizaine d’année, because le propriétaire des murs voulait en faire une énième franchise d’une marque de prêt-à-porter. Ouf, mobilisation des spectateurs (120.000 entrées en moyenne au Champo) et des politiques, pétitions en kilos. L’originalité et la petitesse de la salle n°1 (à droite de la caisse) font que de la cabine située au-dessus de l’écran, un périscope envoie l’image sur un premier puis un second miroir, qui la renvoie sur l’écran: c’est le fameux « rétro-réflex » (c’est dingue, non ?!?). Grâce à ce procédé, le cinéma a été classé « monument historique » et donc intouchable ! Tout simplement. Déjà que le quartier a vu fermer quelques unes de ses salles dont « Le Cluny-Palace » (sublime salle où a été tournée une scène de « La Boum » de Claude Pinoteau). C’est donc une espèce « en voie d’extinction » qu’est le cinéma de quartier. Il y a le « Studio 28 » à Montmartre ou le Mac-Mahon sur l’avenue du même nom et probablement quelques dizaines d’autres en province (mais guère plus, je pense !). Outre être classés « art & essais », le Champo et la Filmothèque programment le cinéma « de répertoire et du patrimoine »: le cinéma italien (Visconti, Dino Risi, Pietro Germi, Commencini, Ettore Scola…), le cinéma anglais et américain (de Joseph Losey à Sydney Pollack, en passant par Hitchcock, Fritz Lang ou un Paul Newman ou un Steve Mc Queen) ou français (Renoir, Chabrol, Godard, Rohmer, Duvivier ou Autant-Lara…). Le Reflet est, lui, plus dans l’actualité en programmant de nombreux documentaires: « Le Président » d’Yves Jeuland récemment ou le documentaire sur Polanski, « Wanted and desire ». Les exploitants résistent, ont un public (La Filmothèque a gagné 6% de spectateurs en 2010), laissent les films à l’affiche plusieurs semaines, ont un souci de l’accueil du public et de la qualité de la projection, investissent dans les copies neuves.Les affiches originelles trônent sur les murs. Cela rappelle l’émission de Schmoll sur FR3 (« La dernière séance »), une jolie brune ou blonde, dans un saloon, situé dans un désert de western…le tout évidemment en technicolor. Chabadadabadaba…/c’était la dernière séquence/c’était la dernière séance/et le rideau sur l’écran est tombé/. Vive le cinéma ! BÔN-SOIR !!!

dans la peau de Laurent Gerra

Salut les kids,

En ce jour de Noël où j’espère que vous avez été tous comblé par le Père…(qui, entre nous, est une vraie ordure), je voudrais vous parler de Laurent Gerra que j’ai vu, hier soir, à l’Olympia. Autant le dire tout de suite, je suis très fan et c’est le quatrième spectacle que je vois de lui, après le Casino de Paris en 1999, l’Olympia en 2002 et le Palais des Congrès en 2007. Année où il était accompagné pour la première fois par le big-band de Fred Manoukian qui, depuis, ne le lâche pas d’une semelle et a incontestablement « fait décoller  » Laurent Gerra en lui  donnant une dimension nouvelle lorqu’il il imite, par exemple, Henri Salvador ou qu’il finit son spectacle par les « chanteurs disparus » dont Charles Trenet, Yves Montand, Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, Serge Reggiani 
et Gilbert Bécaud. Laurent n’oublie pas, biensûr, ses potes Aznavour, Bébel, Dutronc (avec juste une paire de lunette noire),Delon, Schmoll et Jean-Claude Brialy (« …tellement merveilleux ! ») et son grand classique, Johnny Hallyday. Gerra a une admiration sans borne pour la chanson française d’autrefois et il la connait par coeur (passion qu’il partage avec son pote Bernard Lavilliers). Mais cela ne l’empêche pas d’égratigner et de chanter

des artistes récents comme Vincent Delerm, Garou, Bénabar ou Grand Corps Malade (« Grand Cornichon »). Il a la dent dure et ses têtes de turc: Patrick Bruel, Jack Lang, Céline Dion (la pauvre !) et biensûr Sarko (un vrai délice). Ses potes Chevalier & Laspalès ne sont pas oubliés et on sent une pointe de tendresse quand il imite Jacques Chirac (« qu’est-ce que  je me fais chier ! ») ou Francis Cabrel (« la CAbane au FOnd du jARdin ….).

Il déteste l’humour de Canal (il n’y est d’ailleurs jamais invité), Thierry Ardisson, Marc Olivier Fogiel, la Star Ac, les 35 heures de Martine Aubry, les grèves à la SNCF, Air France et à La Poste. Grand amoureux de la nature (il connait toutes les plantes), des grands espaces et redoutable skieur, Laurent Gerra est un hédoniste et entretient l’amitié et la fidélité. Il est doué, cultivé et s’éclate littéralement sur scène. Allez le voir  et n’oubliez pas qu’il est tous les matins sur RTL à 8H45.

Allez !…un Joyeux Noël…Thérèse !

en vrac 48 // Spécial Blake Edwards

He..llo !!!!

« Quoi !!! déjà dimanche !??! mais alors !…ca veut dire…qu’étasoeur va encore nous gonfler avec sa rubrique à la con !…comment c’est déjà…en pack ?!,!…euh non… dans les bacs ?!? »…non, non, petit canaillou insolent, c’est « en vrac ». Voilou.

Papa Schmoll a du annuler, vendredi soir, l’avant-dernier concert de la première partie de sa très longue tournée d’adieu, prévu au zénith de Strasbourg (le plus grand de France). Les camions de son spectacle ont été bloqué sur l’autoroute de l’est à cause de la neige. Mais dans quel monde on vit…mille sabords de tonnerre de Brest  ! Du froid et de la neige en décembre !!!…décidément la terre tourne vraiment pas bien !

Il est encore temps de passer commande au Père Noël. Par contre, la livraison s’effectuera entre le 3 et le 8 janvier 2011. Voici l’adresse:Père Noël – 33500 Libourne (France)

L’arrêt des commandes est clos au mardi 21 décembre. Le cachet de La poste faisant foi.

 

Le réalisateur Blake Edwards nous a quitté cette semaine. MONsieur Blake Edwards, prince de la comédie. Que dis-je prince, un as, un orfèvre, un horloger du burlesque. Qui aurait comme maîtres Buster Keaton et Billy Wilder. Qui n’a pas rit aux larme en regardant « The Party » (1968) avec Peter
Sellers (qui demeurèrent fâchés à jamais après le tournage) ? Film culte (celui qui n’a pas encore vu ce film est prié de ne pas se faire connaître !). C’était un touche-à-tout et un vrai enfant de la balle (son grand father était réalisateur et son père assistant réalisateur puis directeur de production). Commencée comme figurant puis scénariste (notamment pour Richard Quine), la carrière de Blake Edwards est riche et éclectique: de la comédie musicale, un western, du théâtre, de la radio mais mais sa marque de fabrique,sa « touch », reste l’humour burlesque. Il a connu d’immenses succès grâce notamment à la série des « Panthères Roses » (il en a signé 7), à « Elle » (1979) avec Bo Dereck ou, en 1982, ou à« Victor, Victoria » (avec son épouse Julie Andrews) et aussi de véritables échecs qu’il relativisait grâce à son humour et à son détachement. Voyez ses films à commencer donc par  « The Party » (j’insiste exprès au cas où vous auriez pas pigé !)et et et… « Diamants sur canapé » (1961) avec la délicieuse et mythique Audrey Hepburn, d’après le roman de Truman Capote.

Bonne journée les loulous.

Bertrand « tatav » Tavernier


Hello les Mickeys

Je vais vous causer de Bertrand Tavernier(que je ne connais pas) mais qui fait partie de ma « dream-team » de cinéastes à moi. Surnommé par les « Professionnels de la Profession » et ses proches collaborateurs et acteurs « Tatav », notre lyonnais national nous a livré son 27 ème  opus(documentaires compris), « La princesse de Montpensier », sortie le 3 novembre dernier et toujours en salle. Riche et éclectique filmographie , débutée en 1974, avec « L’horloger de Saint-Paul », du « Juge et l’Assassin » à « La Vie et rien d’autre » en passant par « Coup de torchon » ou « Daddy nostalgie », ses films traitent aussi bien de la police (« L627″), d’un fait d’hiver (« L’appât »),d’une équipe pédagogique d’une école maternelle à Anzin-59 (« Ca commence aujourd’hui»), que de la télé-réalité avant l’heure (« La mort en direct ») ou de la Résistance à travers le prisme d’un technicien de cinéma (1er assistant réalisateur) travaillant sous l‘Occupation Allemande à Parisss (« Laissez passer »). Tavernier a donné à Philippe Noiret ses plus beaux rôles (et son second César) et a fait tourner Romy Schneider, Michel Galabru, Nathalie Baye, Hervey Keitel, Gérard Lanvin, Philippe Torreton, Sabine Azéma, Jean Rochefort, Jacques Gamblin, Dirk Bogarde et Tommy Lee Jones.C’est aussi un pote d’Eddy Mitchell (et rien que pour cela, il a ma reconnaissance éternelle !), qui a campé un formidable crétin (Nono) dans « Coup de torchon ».

Ancien Attaché de presse, Bertrand Tavernier est un puit de culture ( de cinéma, de jazz, de littérature, de politique…) et un cinéaste-citoyen qui ouvre sa geule, et surtout, qui s’implique (de « l’exception culturelle » aux « mines anti-personnelles », en passant par les « doubles peines » ou à une cité soi-disant-à-problèmes -non-loin-du-périphérique).

Il tient un DvdBlog, sur le site de la SACD, . et répond à vos questions (je l’ai testé pour vous). Il est Président d’Honneur de l’Institut Louis Lumière à Lyon et anime, tous les trimestres, « Une Malle aux Trésors » au Forum des Images à Paris. Tatav est très apprécié par les techniciens du cinéma, .Voilou.

…à plouche.















adaptation(s)

Salut les baltringues,

Profitant du méga-succès en salle, du film de François Ozon, « Potiche » avec une Catherine Deneuve et un Gégé Depardieu réjouissants, retour sur quelques exemples d’adaptions (réussies ou non) de romans ou pièces de théâtre d’aujourd’hui ou du passé. C’est le cas, donc, pour « Potiche », tirée de la pièce de boulevard de Barillet et Gredy, qui fit la joie de nombreux spectateurs grâce au talent comique de Jacqueline Maillan. La force de François Ozon est d’avoir conservé les codes de cette pièce de boulevard très datée mais en la truffant de clins d’oeil à Ségolène Royal (qu’il a soutenu en 2007), à Nicolas Sarkosy (et « son travailler plus pour gagner plus ! »), à Bernard Thibault (ah la moumoute de Depardieu). Sans oublier une remarquable direction artistique (décors, costumes, coiffures…) qui lorgne beaucoup du côté de Jacques Demy. Catherine Deneuve est parfaite et la voir danser avec Gros Gégé nous rappellent qu’ils forment tous les deux un vrai couple de cinéma. Les autres interprètes sont convaincants excepté Fabrice Luchini qui en fait des tonnes. Quelques longueurs à la fin gachent un peu notre plaisir mais « Potiche » est un excellent divertissement de qualité.

Ozon s’était déjà frotté à l’adaption avec « Huit femmes »(2002), pièce de théâtre insignifiante de Robert Thomas (réalisateur des nanars « Mon curé chez…« ) mais était resté volontairement dans les codes: un seul décor faisant du coup « très théâtre »  alors que « Potiche » ne l’est quasiment pas.

Idem pour « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau (1990) grâce à son talent de réalisateur mais aussi à celui de Jean-Claude Carrière (immense scénariste-adapteur-dialoguiste de Bunuel à Louis Malle en passant par Peter Brook, Jacques Deray ou parfois du réalisateur de télévision, Jean-Daniel Verhaeghe). Avec cette adaption, on est tout sauf dans une pièce. La caméra virevolte d’un champs de guerre à une abbaye en s’arrêtant dans une patisserie, Depardieu sautille et nous enflamme avec son « …que dis-je un nez ! c’est un roc, une péninsule… », Raguenot nous empiffre de brioches, De Guiche reste malgré tout élégant et comme nous aimerions être à la place de Christian pour roucouler auprès de la belle Roxane. Rappeneau et Carrière « ont remis le couvert » 5 ans plus tard avec l’adaptation réussie (quoique longuette) du « Hussard sur le toit » avec Juliette Binoche et Olivier Martinez, d’après le roman de Jean Giono.

Francis Veber a écrit « Le dîner de cons » (1998) pour le théâtre et pour Jacques Villeret. Son adaptation cinématographique est plus reserrée mais reste très fidèle et proche de sa pièce.

On peut le dire aussi pour « Un air de famille« , pièce écrite par le tandem Agnès Jaoui & Jean-Pierre Bacri dont la réalisation a été confiée à Cédric Klapisch.

 

 

 

 

Ouvrons maintenant l’épineux dossier des adaptations des romans du 19 ème siècle. Claude Chabrol a adapté et réalisé, en 1990, probablement la plus juste et la plus fidèle transposition de  « Madame Bovary« , d’après Gustave Flaubert. Son Emma, merveilleusement interprété par Isabelle Huppert « vit et aime au-dessus des ses moyens et de ses sentiments » (dixit Chacha). Jean-François Balmer campe un Charles Bovary dépassé par les évenements et par son épouse. Jean Yanne est un savoureux Homais, pharmacien du village et curieux du quand-dira-t-on. On est loin de l’adaption-tartignolle-et-carton-pâte de Vincente Minnelli qui est pourtant un des plus grands metteurs en scène du XXè siècle. Celle de Jean Renoir, des années trente, est plus convaincante.

Depardieu a décidé, en 1997, de conquérir des publics internationaux en se lançant dans l’entreprise ambitieuse du « Comte de Monte-Christo« , avec l’aide de Jean-Pierre Guérin à la production, et Josée Dayan à la caméra. Rejoint par Ornella Muti, Jean Rochefort, Pierre Arditi, Michel Aumont et de « tous mes amis sont là » Jean-Claude Brialy, le pari est réussi et convaincant. L’esprit « aventure épique » de Alexandre Dumas est présent. Le trio a recommençé quelques années plus tard avec l’adaptation des « Misérables » (avec Christian Clavier, Charlotte Gainsbourg…),d’après Victor Hugo et là, aïe, c’est pas bon du tout (tout comme le biopic sur « Balzac« ). Mais la série a été diffusée, par exemple, en Chine. En revanche, celle sur « Napoléon » (2002) réalisée par Yves Simoneau avec Clavéon, Isabelle Rossellini, John Malkovitch se maintient plutôt pas mal.

Mieux vaut revoir la version des « Misérables » de Robert Hossein avec Lino Ventura (Valjean), Michel Bouquet (Javert) et Jean Carmet (Thénardier) ou celle de Jean-Paul Le Chanois avec Gabin, Nanard Blier, Bourvil et Serge Regianni. Je n’ai pas vu malheureusement la version avec l’immense Harry Baur et Charles Vanel.

« Un singe en hiver » est un exemple où j’ai préféré le film au livre. L’adaptation cinématographique du roman de Blondin est moins morbide et plus joyeuse, probablement du à la plume d’Audiard et à la complicité naissante, sur le tournage, entre Gabin et Bébel.

Les adaptations au cinéma de romans sont souvent décevantes. J’ai parlé récemment de « L’homme qui voulait vivre sa vie » d’Eric Lartigau d’après le bouquin de Douglas Kennedy ou de l’adaptation de Tavernier du roman de J.L. Burke, « Dans la brume électrique avec les morts confédérés ». En revanche, son « Coup de torchon » d’après le polar « Pop 1280 » de Jim Thompson est une petite merveille (performance d’Eddy Mitchell en Nono, con génital). J’ai dis et je redis que le dernier opus de Tatav, « La Princesse de Montpensier« , adapté du roman de Mme La Fayette est formidable ( voir la scène où la Montpensier comprend qu’elle perd son amour, De Guise, pour le prince de Montpensier, du à l’arrangement des deux pères). C’est tout sauf de l’académisme comme je l’entend ici ou là. Regardez les scènes de batailles, c’est barbare, sanguilonant et filmé avec rage.Oui, ce sont de jeunes acteurs qui parlent le 16 ème siècle. Où est le problème ?!? Les armées recrutaient, à cette époque, des garçons âgés de 20-22 ans. Ils sont rustres, pas toujours bien élevés (malgré leurs rangs), parfois crades et barbares (le balafré) mais ils ont tout de même le droit d’êtres amoureux, saperlipopette !

« le Nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud est un livre et un film à lire et à voir. L’adaptation du génial et foisonnant « Dalhlia noir » de James Ellroy par Brian de Palma est grotesque. Je n’ai pas vu le film « Le Parfum » tiré du best-seller de Patrick Süskind que Sergio Leone, Polanski et tant d’autres ont renoncé à faire.

Ne pas parler de Georges Simenon dans ce billet serait une offense. Que dire sinon que c’est le parfait exemple du romancier typiquement compatible avec l’écriture cinématographique tout comme Maupassant. Je ne vais pas faire la liste nombreuse de tous les films (plus les télés) adaptés de sa foisonnante oeuvre. Je citerai comme ça péle mèle: « Les fantômes du chapelier » de Claude Chabrol (un des plus grands rôles de Michel Serrault); « La Marie du Port » de Marcel Carné (1950) et « En cas de malheur » de Claude Autant-Lara (1958) avec tous les deux Jean Gabin ou « L’étoile du Nord » de Pierre Granier-Deferre (1982) avec Simone Signoret et Philippe Noiret.

Je pourrais continuer  à citer indéfiniment des films. Adapter d’après le patrimoine littéraire, théâtrale, de bandes dessinées, de biopics et maintenant de sitcoms ou de sketches de comiques, est vieux comme le monde et a démarré dès le cinéma muet: en France, aux USA, en Angleterre ou en Allemagne. Un producteur s’emparait d’un auteur, d’une pièce ou d’un comique de music-hall pour en faire une vedette de cinéma. Les exploitants de salles étaient avant tout des forains et/ou des patrons de salles de spectacles. C’étaient les Sacha Guitry, Raimu, Louis Jouvet, Jules Berry, Jean Gabin, Fernandel, Bourvil ou Jacques Tati. Aujourd’hui depuis 25 ans, c’est beaucoup à la télévision que l’industrie cinématographique pioche: du « Petit
Théâtre de Bouvard « 
aux « Nuls » ou  aux « Inconnus » à Gad Elmaleh ou Djamel en passant par « Les Robins des Bois« pour ne parler que de la Françe. Certains ont beaucoup de talent au demeurant. Après tout, Jean Dujardin s’est fait connaître par la téloche avec « un gars et une fille ».

La bise.

Eddy… so ramoSchmollo…Mitchell !

Salut les kids,

Double évènement a donc eu lieu hier, lundi 18 octobre 2010. Les 70 balais d’Higelin et son concert mémorable, dont je vous ai déjà causé, et aussi la sortie du nouvel album de tonton Eddy Mitchell avec 13 nouveaux titres ( plus un second remix de la très fadasse chanson « L’esprit grande prairie » écrite par Souchon sur une musique de Gérard Grandjean et Marie…euh pardon je déconne !…non sur une musique, bien sûr, de Laurent Voulzy).

Autant y allait franco. C’est une énorme déception. J’attends toujours beaucoup de Schmoll car c’etait mon idole de mon enfance, pré et adolescence (n’oublions jamais l’émission « La dernière séance »…amen !) et durant ma vingtaine. C’est le pire album depuis « Mr Eddy » (1996). A peine 4 à 6 chansons (« Avoir 16 ans aujourd’hui »; « Je suis vintage »; « Surmonter la crise »; « Come back)  à en extraire et encore je me force. Les mélodies de Pierre Papadiamandis (l’eternel complice) sont pauvres, répétitves. Pas de rock’n roll, de big-band, de guitare sêche. Seules les musiques de Michel Anselem (son pianiste qui lui a composé une de ses plus belles chansons de ces dernières années, « Au bar du Lutétia ») tirent leurs épingles du jeu ( à écouter la très jolie « Mes colonies de vacances » et le rigolo « Garde à vue » où l’on retrouve la patte tendre et sarcastique de pépère). Même son pote saxophoniste-ténor des « Chaussettes noires », Michel Gaucher, n’a pas été foutu de lui composer un morceau.

Vraiment déçu. Je n’entends de la part des journalistes que des compliments (Dider Varrod de France Inter: « C’est son meilleur album depuis « Rio Grande »). Allons donc ! Il y a autant de bonnes chansons voir plus (et surtout en beaucoup mieux) sur les albums de « Rio Grande » (1993), « Frenchy »(2003) ou « Jambalaya » (2006). Son meilleur album depuis 20 ans, étant pour moi « Les nouvelles aventures d’Eddy » (1999), avec notamment la partie avec les Neville Brothers (n’oublions pas aussi quelques excellentes reprises dans son album-hommage « Grand écran » (2009)).


Schmoll, 68 ans, a attaqué, vendredi dernier à Rueil-Malmaison, sa très longue ultime tournée (« Ma dernière séance ») qui s’achévera en septembre 2011. 18 musiciens dont 13 cuivres (ça devrait dépoter !). Si vous ne l’avez jamais vu sur scène, vous passerez un bon moment. Moi, j’ai déjà donné 11 fois depuis juin 1982 au Palais des Sports. Sans regrets, beaucoup plaisir mais ça va…trop c’est trop !

Bise.

réaliser

Salut les loulous,

Ils sont comédiens (beaucoup), producteurs, scénaristes-dialoguistes. Romanciers, philosophes ou musiciens. Ils ont tous eu envie, un jour, de « passer le cap » de la mise en scène. Certains n’ont réalisé qu’un film, d’autres font carrière. Ils continuent toujours leur métier d’origine. 1er volet exclusivement gaulois.

C’est parti avec les anciens de la troupe du Splendid. En 1984, , Gérard Jugnot avec « Pinot  simple flic » s’y lance, suivi de très près par Michel Blanc, avec « Marche à l’ombre« , et  par Josiane Balasko avec  « Sac de noeuds« . Ils ont depuis réalisé de nombreux films. Plus récemment, Marie-Anne Chazel s’y est essayée sans succés (« Au secours, j’ai 30 ans ! »). La réalisation d’un sketche par Thierry Lermitte des « Secrets du Docteur Apfelglück » est anecdoctique.

Pour rester chez les comiques, Dominique Farugia (« Delphine 1 – Yvan 0 »), Albert Dupontel (« Bernie »), Alain Chabat  (« Didier ») et Valérie Lemercier (« Quadrille » d’après Sacha Guitry)  se « jettent dans l’arêne », avec plutôt du succès, en 1996-97. Jean Poiret n’a malheureusement pas vu voir son unique film  , « Le Zèbre » (adapté pour sa femme Caroline Cellier). Il est mort durant le montage (terminé par Pierre Mondy).

Plus récemment, Dany Boon avec « La Maison du Bonheur » (2006), Gad Elmaleh avec « Coco » (2009) ou Michael Youn avec « Fatal » (2010) ont décidé de s’y coller seul because on est jamais mieux servi que par soi-même.

C’est une tradition, en France, que les vedettes-comiques du music-hall (ou de la télévision maintenant) réalisent leurs films.

A commencer par Max Linder, Jacques Tati, Fernandel, Robert Dhéry, Robert Lamoureux ou Pierre Etaix. Même Louis de Funès s’y est accoquiné pour son « Avare« , avec son vieux complice, Jean Girault ou Coluche avec « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ».

Pierre Richard fut une immense vedette, dans les années 70-80, avec ses films (« Le Distrait »-1970) ou ceux du comédien Yves Robert.

Ou encore dans ceux de Gérard Oury, lui aussi comédien au départ, qui s’est par contre définitivement consacré à la réalisation de luxueuses et très poulaires comédies. Souvent écrites d’ailleurs avec sa fille, Danièle Thompson, qui s’est lançé, en 1999, elle aussi dans la réalisation avec « La Bûche ». Le fiston Christopher Thompson s’y est essayé cette année avec « Bus Palladium« .

Michel Audiard a eu un moment l’envie de réaliser ses films et en a fait une série aux noms cocasses et imprononcables dont le premier fut, en 1968, « Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » (il faut le dire vite, à l’envers et on recommence !). Son fils lui donnait, de temps à autre, un coup de main dans l’écriture puis a réalisé son premier film « Regarde les hommes tomber » (1993) avant de faire la carrière que l’on sait.

Chez les stars, Alain Delon en a réalisé (et produit) quelques uns, à partir de 1981 et son « Pour la peau d’un flic » (avé Anne Parillaud, con !).

Gérard Depardieu en a réalisé deux. Daniel Auteuil vient de terminer le remake de « La Fille du puisatier », d’après Marcel Pagnol qui sortira en Avril 2011.

Jean-Louis Trintignant s’y est essayé dans les années 70 avec deux films puis a arrêté. En revanche, Michel Piccoli a commençé sur le tard mais a l’air de s’éclater comme un petit fou  et dit retrouver du plaisir comme au bon vieux temps du rocK’N roOLL !.

N’oublions pas Nicole Garcia, bien sûr, qui depuis « Un Week sur deux »(1990) fait carrière comme cinéaste en réalisant un film tous les 3-4-5 ans.  Ni Agnès Jaoui qui tient la barre, de ses scénarios écrits avec son complice Jean-Pierre Bacri, depuis « Le Gout des autres » (2000).

Chez les producteurs, nous avons Claude Berri qui ne trouvait pas de rôles quand il était acteur, donc il s’en écrivit, les réalisa en les produisant et les distribuant. Le premier flm fut « Le vieil homme et l’enfant ». Le comédien Jacques Perrin avait envie de produire les films des autres (« Z » de Costa Gavras par exemple) puis passa à la mise en scène avec « Le Peuple Migrateur » (2002). Tout comme le producteur de cinéma, Ariel Zeitoun, qui s’y essaye de temps à autre, depuis « Souvenirs, souvenirs » (1984). « Le Batard de Dieu » (1993) du producteur Christian Fechner n’a pas beaucoup d’intérêt.

Le publicitaire, Pierre Grimblat, passa au long-métrage avec « Slogan » (1969) et fut involontairement responsable de la rencontre entre Gainsbourg et Jane Birkin.

Sacha Guitry venait du théâtre et reconnait avoir mis beaucoup de temps, à partir de 1934, à aimer et à s’approprier le langage cinématographique.