Bilan 2013

yeys2013-2-extra_largeUne de plus ! « 2013 !?!…c’est fait mon costaud !! ». Année de crise encore et toujours. Flamby a beau jouer les optimistes en continuant à parier sur l’inversion de la courbe du chômage, il a encore restos_du_coeur_5augmenté de 0,5%  en novembre (17.800 personnes) pour s’établir à quasi 3.3000.000 chômdus pointant à Pôle Emploi. Depuis la réouverture des Restos du Coeur le 25 novembre dernier, ceux-çi ont déjà vus l’augmentation de plus d’un million de repas distribués (comparés à la même période en 2012) et plus inquiétant surtout, un nombre croissant de personnes ayant un boulot s’y rendent régulièrement. La précarité augmente en France, de nombreuses professions ne peuvent plus compter sur leurs salaires 6678c-merkelcelebracic3b3npour se loger, se nourrir et faire vivre leurs proches, les formations politiques (toutes couleurs confondues) sont désarmées et incapables d’apporter des solutions fortes, nettes et durables face à la désindustrialisation du pays. L’Espagne et la Grèce sont au tapis, l’Italie au bord du gouffre, l’Allemagne s’en sort mieux mais sans un minimum de salaire garanti aux travailleurs et avec une 2013-09-14T151404Z_407846697_GM1E99E1SEY01_RTRMADP_3_FRANCE_0pratique de très bas-revenus. Marine Le Pen feint d’être indignée et d’être proche du peuple mais elle est incapable (elle aussi !!!) de proposer des remèdes alternatifs crédibles face au marasme économique et social que vit le pays maintenant depuis plus de trente ans. Elle éructe et monopolise la parole lors des ses (trop) nombreux interviews mais elle ne peut dissimuler son amateurisme à nommer un Premier Ministre et à former un gouvernement, à représenter la France à Bruxelles ou à 623959693_combien-au-bal-des-pretendants-166696l’ONU…etc, etc. L’UMP est dans les choux, incapable d’organiser pour l’instant des primaires pour désigner son candidat pour la présidentielle de 2017 (parmi ses nombreux prétendants: de Xavier Bertrand alain-jupp-a-est-nomm-a-premier-ministrejuppeà François Fillon en passant par Copé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet…)  . Ses militants enragent d’avoir perdu la dernière et rêve d’une revanche et d’un retour de Sarko (lui aussi manifestement) en sauveur de la France, du annoncesemploisMonde, de l’Univers et de lui-même ! La seule personne présidentiable et compétente actuellement dans l’opposition se nomme Alain Juppé  qui doit savourer sa popularité alors qu’il a été un des Premiers Ministres les plus détestés des français (souvenons-nous du pays bloqué par les routiers en décembre 1995) de la 5ème République. Il a pour lui comme article_WEB-BORLOO-BAYROU-1seul handicap d’avoir eu 68 ans le 15 août dernier.Il pourra peut-être compter sur les soutiens de personnalités comme François Bayrou (s’il ne se représente pas), Corinne Lepage, Chantal UnknownJouanno ou Jean-Louis Borloo, patron de l’UDI. Une chose est sûre: les barons de la droite vont 1981939151tout faire pour contrer le retour de Sarkosy. Quant aux élus socialistes, ils sont terrifiés par les commentaires entendus sur leurs circonscriptions par des électeurs très en colère contre la politique du gouvernement et prient le ciel (oui oui même pour un socialiste) pour leurs ré-elections en mars ou mai prochains. Hollande est condamné à réussir dans sa politique pour l’emploi, doit impérativement réformer le mille-feuille fiscal et territorial  sinon c’est la bérézina assurée.

1488030_449997815126070_654197401_n1504972_545333002230051_1911251184_nCrise qui commence à se faire sentir aussi sur le nombre d’entrées au cinéma: sur les 12 derniers mois écoulés, 192.800 millions d’entrées dans les salles françaises, ce qui constitue un recul de quasi 6 % sur un an et une part de marché pour le cinéma français d’à peine 32 % !! C’est surement la crise mais c’est aussi une baisse qualitative des films due à un manque d’ambition, 21030330_20130823114607709de frilosité et de prise de risques chez les  producteurs , les metteurs en scènes, les scénaristes et les financiers du cinéma héxagonal. Que de comédies merdiques formatées pour leurs diffusions b00889f2-5a50-11e2-922f-0c1a40f503f3-493x328à la télévision !

L’honneur est sauf grâce aux talents d’Albert Dupontel (« Neuf mois fermes »), de Bertrand Tavernier et son adaptation réussie de la 20626475bande-déssinée « Quai d’Orsay », de François Ozon (« Jeune et jolie »), de Cédric Klapisch et son réjouissant opus « Casse-Tête chinois », du film Polanskid’Emmanuelle Bercot écrit pour Catherine Deneuve (« Elle s’en va »). J’allais oublier le nouveau film de Polanski, « La Vénus à la fourrure » qui s’amuse de et avec sa femme (et c’est réciproque !), Emmanuelle Seigner, aux côtés de Mathieu Almaric au jeu sobre et sans manières (ça nous change !).

Côté 1010122_fr_wadjda_1359971642364« we are the world », quelques excellents films: l’un en provenance d’Arabie a-sent-la-rel-ve-haifaa-al-mansour-r-alisatrice-de-wadjda,M103812Saoudite,« Wadjda », réalisé par une femme Haifaa Al Mansour, « La django-unchained-fan-poster-foxx-waltzgrande bellezza » de l’italien Paolo Serrentino et côté ricains, un Tarantino aux petits oignons, « Django 20244611unchained », le retour de Spielberg avec son « Lincoln »Daniel Day Lewis nous impressionne pour une ènième fois. Outre sa performance dans le Tarantino (et probablemnt dans 942758--le-loup-de-wall-street-avec-leonardo-580x0-1« Gatsby » que je n’ai pas vu), félicitons Leonardo wolf-of-wall-streetDiCaprio pour sa prestation époustouflante (ainsi que son associé Jonah Hill) dans le nouveau Scorsese, « Le loup de 120x160 Mud OK 25-03Wall-Street » où l’on retroiuve bien la patte du metteur en scène de « Godfellas » et de « Casino », le film étant un peu long et bavard à mon goût (3 heures). Enfin je finirai par un petit joyau, « Mud »de Jeff Nichols tourné dans le Mississipi et par un scud de la réalisatrice ZeroDarkThirst 00Kathryn Bigelow « Zero Dark Thirty » qui raconte la traque et l’assassinat au Pakistan de Ben Laden. Les 40 minutes de vol des 2 according-to-the-movie-the-helicopters-flying-the-seals-in-to-kill-obl-were-named-princess1-and-princess2hélicoptères se rendant à la villa du terroriste est digne d’un direct de choc sur CNN ou Fox News, la trouille au ventre20130104-zero-dark-thirty-600-1357314986. Comme souvent avec les indépendants de l’industrie hollywoodienne, l’audace, la distance et le courage sont au rendez-vous (voir une marque de fabrique ?) pour traiter de l »histoire récente  de l’Amérique, garvity-soundn’épargnant ni les méthodes ou les dysfonctionnements des gravity-alfonso-cuaron-george-clooney-set-imageinstitutions telles que la CIA ou le Pentagone. Le film ne dissimule pas la torture pratiquée par l’armée et les services secrets pour localiser l’ennemi public n°1. Je ne peux pas avant de clore ce chapitre « cinoche » ne pas évoquer « Gravity » qui est bluffant techniquement faisant partie des rares films où la 3D se justifie.

Capture-decran-2013-09-01-a-09A propos de guerre, François Hollande n’a visiblement pas eu peur d’engager des troupe françaises au Mali ou en Centre-Afrique, plus ou moins sous mandat onusien pour cette 3472580_5_0d7e_vladimir-poutine-et-barack-obama-au-sommet-du_68478983fdbe0b16f89ce8cc54a28bf7dernière, avec un soutien « de façade »de nos partenaires européens et américains mais un refus catégorique de leur part pour un soutien financier (quelques avions-cargos prêtés). « C’est poutobvraiment bien ce que vous faîtes au Mali »; « Bravo… ». Hollande s’est fait par contre bien ballader sur la Syrie par Obama, préférant traiter « en sous-main et en sournoise » avec Poutine, véritable maître du jeu dans cette région de l’Orient (Liban, Iran…). Souvent critiqué pour son manque de clarté et son « côté Flamby » dans ses décisions en matières économiques, Hollande ne flanche pas et reste déterminé dans les questions militaires ou diplomatiques comme par exemple le conflit israélo-palestinien.,

UnknownIl n’a pas « lâché le morceau » non plus dans la proposition n°31 de son programme d’accorder le mariage et l’adoption à tous, quels que soient son sexe et son orientation sexuelle (commearticle_Manif_mariage_pour_tous-36 en Belgique ou en Espagne). La fronde et la colère des opposants furent rude et violente, ouvrant la voie à toutes sortes de Les-chretiens-doivent-ils-participer-aux-manifestations-contre-le-mariage-pour-tous_article_popinpropos, du ridicule au rigolo en passant par l’homophobie. La loi est votée et autorisée depuis juillet dernier. L’opposition a beau clamer qu’elle l’abrogera sitôt revenue au pouvoir, elle n’y fera bien sûr rien car cela « s’installe » petit à petit dans les moeurs de notre société (comme l’abolition de la peine de mort, le Pacs…).

Unknown1961-les-godelureaux_chabrol_bernadette-lafontMandela nous a quitté, Lautner est parti rejoindre ses flingueurs de tontons et Bernadette Lafont ses potos de la Nouvelle Vague.Un pape en a remplacé un autre, Guy Bedos a fait sas adieux sue la scène de l’Olympia et Nabila a lancée une PINTADAS CON EL ROSTRO DEL PRESIDENTE HUGO CHÁVEZ EN CARACAS121026030533-berlusconi-woman-story-topmarque de shampoing, Hugo Chavez s’est fait la malle (on s’en plaint pas) et Berlusconi a (enfin) abandonné la politique à 76 ans bien liftés (on s’en réjouit).

Bonne année 2014 à tous !!

un terroir nommé Becker

Salut les baltringues,

Comme un métronome, Jean Becker nous livre son film du printemps. Il sort en général tous les deux ans le premier ou second mercredi de juin. Cette fois-çi, c’est avec Patrick Chesnais et la très chouette Jeanne Lambert. Le titre: « Bienvenue parmi nous », un peintre en forte dépression, malgré l’affection de ses proches , « pète un câble » retrouvant gout à la vie et au travail grâce à la rencontre d’une ado paumée (cela rappelle le début de « Deux jours à tuer » ). Belle et très tendre histoire aux dialogues ciselés et justes. Miou-Miou et Jacques Weber font tous deux une prestation réussie. Malheureusement, comme souvent chez Becker, c’est filmé en dépit du bon sens. C’était déjà le cas dans son précédent film, « La tête en friche » (2010) avec Depardieu (très « comme à la maison ») et la délicieuse Gisèle Casadessus (95 ans au compteur). Petit flash-back sur la carrière d’un des cinéastes français les plus populaires.

En effet, Jean Becker aligne ,depuis « L’été meurtrier » (1983) avec Isabelle Adjani, Alain Souchon et Michel Galabru, succès sur succès au box-office.

Donc qui dit succès, en France, dit louche voir  suspect. En tout cas, cela provoque des critiques et de la jalousie.

Dans le désordre: « ça respire les bons vieux sentiments ! »; « …c’est franchouille ! »; « ohlala mais que c’est vieux et ça sent la naphtaline ! »« …c’est pétainiste ! » ( Serge Kasanski de la revue « Les Inrockuptibles » l’a dit aussi pour « Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet (2001)); « …toujours la même histoire… » (c’est faux); « c’est la même affiche ! » (pas faux); « …c’est la France Profonde »…etc

Bon. Peut-être…ça se discute sur certains points  mais trouver « Les Enfants du marais » (1999) pétainiste est insultant et blessant (en plus, cela fait très  » mots d’auteur » et Kasanski est loin d’en être un !) . Par contre, on oublie de souligner deux choses importantes dans la filmographie de Becker : la qualité de ses scénarios et de ses dialogues (souvent adaptés de romans), et le choix de son casting. Il a donné de très beaux rôles  à Jacques Villeret, Isabelle Adjani, André Dussolier, Albert Dupontel, Jean-Pierre Daroussin ou Vanessa Paradis, Suzanne Flon et Gérard Depardieu.

Oui c’est français, en province, souvent des » petites gens élevés aux grains et en plein air » qui boivent des coups et ronronnent dans la nature. Ca sent bon le joli terroir, les parfums, les boutanches au frais et la pêche aux grenouilles ou à l’écrevisse. C’est un hymne à la franche camaraderie et à l’amitié. Cela rappelle, parfois, certaines scènes des films de Jean Renoir et de Julien Duvivier (« La Grande Illusion »; « La Belle Equipe »…).

Mais pas quand c’est le portrait d’un publicitaire-quadra, au bord la dépression, qui « pète un câble » et s’en va mourir, auprès de son père ,dans « 2 jours à tuer » (2008). Ou Adjani, dans « L’été meurtrier », qui respire la vie au début mais vire au cauchemar et à la folie ensuite.

Ce que je reproche plutôt au cinéma de Jean Becker, c’est la facture de ses films que je trouve de plus en plus poussiéreuse et pas toujours heureuse (les cadres et la décoration font très « carton pate »). La lumière, sur ses derniers films, est plutôt moche (en progrès sur le dernier mais c’était mieux du temps d’Etienne Becker, frère et chef opérateur de Jean). Sinon, j’aime bien. Qu’on le veuille ou non, Becker a un style, « une patte ». C’est un vrai cinéaste.

Blier jr

Salut les baltringues,

« Le bruit des glaçons » est le 19ème film de Bertrand Blier. C’est avec deux de nos meilleurs acteurs du moment: Jean Dujardin et Albert Dupontel. Après les DeDe (Dewaere/Depardieu), voici les DuDu. Ils ont chacun la côte. Dujardin est extrêmement populaire (il est « bankable »!), ils sont tous les deux « cinéphiles », s’apprécient dans la vie, aiment profondement « Les Valseuses », « Calmos », « Buffet froid », « Tenue de soirée » et la verve de Blier. Leurs notoriétés ont contribué aisement à trouver le financement. Le cinéaste ayant plus de difficultés « à monter » ses films ces dernières années (il n’est pas le seul d’ailleurs).

C’était donc avec une grande joie que je me suis rendu hier au cinéma. J’ai longtemps considéré Bertrand Blier comme un metteur en scène majeur du cinéma francais: son insolence, son ton, des nouvelles tronches, sa poésie, ses mots, les paumés, les voyous, les marginaux, la campagne, les HLM, les dunes des plages, le violon de Grappelli.

De plus, il filmait souvent en scope et s’entourait de grands chefs opérateurs ( de Bruno Nuytten à Philippe Rousselot en passant par Pierre Lhomme).

Il a vraiment créé un langage à lui comme Michel Audiard en avait inventé un pour Blier père, par exemple.

Mais depuis « Trop belle pour toi » (1989), je me suis lassé et je trouve que c’est de moins en moins drôle (excepté quelques passages dans « Les Acteurs »-2000) et de plus en plus moche.

Malheureusement, à la sortie de la projection, « Le bruit des glacons » n’a pas fait remonter le réalisateur dans mon panthéon personnel. Rien de subversif. C’est poussif, morbide, ennuyeux, bavard et d’une laideur effrayante.Dujardin et Dupontel sont bons, heureux d’être là, prenant un plaisir manifeste à dire les mots de Blier mais on s’emmerde. C’est de la redite, vu et revu cent fois chez l’auteur. Le seul côté positif est d’avoir « désacraliser » le cancer: en effet, Dupontel interprète le « crabe » de l’écrivain (joué par Duduj) qui va mourrir à « petit feu ». Je trouve cela gonflé et salutaire (d’ailleurs le film est soutenu par la Ligue du Cancer).

Voilà. Désolé, ces messieurs, de vous décevoir. J’aurais vraiment voulu aimer ce film. La prochaine fois peut-être.

La bise.

auto-critique

Hello les p’tits luUps !,

Tentative, aujoud’hui, de comprendre et d’expliquer la frilosité du cinéma français à l’égard de son Histoire, des ses Histoires (ne parlons pas des italiens, qui semblent complètement endormis voir amnésiques, exceptés le dramaturge Dario Fo, le réalisateur Nanni Moretti ou le quotidien « la Repubblica« ). Peu de cinéastes, de producteurs ou de financiers, de scénaristes (c’est pas trop leurs fautes) osent s’attaquer et critiquer les événements sombres, tragiques, peu reluisants de notre pays; que ce soient des guerres,des scandales financiers ou sanitaires

(y’a-t’il eu un film français sur le scandale du sang contaminé ?), des affaires d’états, la manipulation de l’opinion par les médias, une institution ou une administration défaillante.Tout le contraire des américains qui ont une faculté à s’auto-critiquer et à comprendre les erreurs ou les fautes, commises par des politiciens (le Watergate dans « Les Hommes du Président » d’Alan J. Pakula), militaires (les nombreux films sur la guerre du Vietnam ), terroristes (« Vol 93 » de Paul Greengrass) ou des firmes (« Révélations » par Michael Mann).

Les anglais ne sont pas en reste avec « Bloody sunday » du toujours Paul Greengrass (2002) où l’armée britannique, en 1972 à Derry en Irlande du Nord, tire sur une marche pacifique entre catholiques et protestants qui fait 13 morts, la tardive implication de la Reine Elisabeth(encouragée par le Premier Ministre Tony Blair), dans le deuil du pays tout entier pour la princesse Diane (« The Queen » de Stephen Frears – 2006) ou les charges virulentes de Ken Loach sur le délitement social de l’Etat britannique dans les services publics (« The Navigators » – 2001).

En France, regardez le peu de films sur l’Indochine ou L’Algérie: Pierre Schoendoerffer pour la première (« La 317ème section »; « Diên Biên Phu« ), Yves Boisset (« R.A.S. ») ou Tavernier (« La Guerre sans nom ») qui est un documentaire) pour la seconde. Plus recemment « L’Ennemi Intime » de Florent Emilio Siri (2006)

On peut citer péle-mêle, dans le désordre, toujours Boisset pour « Le Juge Fayard dit le shériff » ou « Le Prix du danger« , Tavernier encore pour son « L627 » ou « Ca commence aujourd’hui », « Le Promeneur du Champs de Mars » de Robert Guédigian sur les derniers mois de François Mitterrand ,« le Bon Plaisir » de Francis Girod (1984), d’après le livre de Françoise Giroud, sur un enfant illégitime entre un homme politique devenu Président (c’est qui ?!?) et une journaliste.

Canal + tente, depuis quelques années, une politique audacieuse de fictions sur des sujets sulfureux avec plus ou moins de réussites: du SAC au Rwanda en passant par l’affaire Greenpeace. Laurent Herbiet a mis en scène, pour la chaine, un formidable « Adieu De Gaule, adieu » (les quelques heures de vacance du Général à l’aube de mai 68) avec un étonnant Pierre Vernier dans le rôle-titre.

Joël Santoni a bien  raillé Giscard et ses » invitations surprises » dans la France profonde (« Les oeufs brouillés » – 1975). Claude Chabrol s’est moqué, avec délice, des protagonistes de l’affaire Elf (« L’Ivresse du Pouvoir » – 2006). Mocky dénonce avec rage et férocité, depuis 40 ans dans ses films, la corruption des politiques.

Mais on attend, au cinoche, un film sur l’affaire Markovic, les bijoux de Bokassa, le sang contaminé encore une fois, l’affaire Péchiney (il y a eu un téléfilm, en 2009, de Laurent Heynemann, « Un homme d’honneur » sur Pierre Bérégovoy interprété par Daniel Russo), le suicide de François de Grossouvre dans son bureau de l’Elysée, les emplois fictifs de la Mairie de Paris, Les orphelins de l’Yonne, le procès Outreau, Clearstream ou maintenant les Bettencourt.

De même que la Résistance n’a pas tant été traité que ça par nos cinéastes: « L’Armée des Ombres » de Jean-Pierre Melville, « Lacombe Lucien » de Louis Malle, « Papy fait de la Résistance », « Lucie Aubrac » de Claude Berri (1997); « Laissez-passer » de Bertrand Tavernier (2002)….et quelques autres.

Il y a des français et on y cause français dans « Paris brûle t’il ? » de René Clément mais le film est américain (Yves boisset était co-premier assistant réalisateur, d’ailleurs).

Idem pour les camps de concentrations: le terrible documentaire d’Alain Resnais, « Nuit et Brouillard » sur la conception et la construction d’un camp et de ses fours, « Amen » de Costa-Gavras (2000)…

J’en oublie, bien sûr, mais c’est peu en 70 ans. Affaire de courage, de réflexion, d’intérêt, de curiosité, de caractère, de culture…peut-être de pardon aussi.

La bise.

réaliser

Salut les loulous,

Ils sont comédiens (beaucoup), producteurs, scénaristes-dialoguistes. Romanciers, philosophes ou musiciens. Ils ont tous eu envie, un jour, de « passer le cap » de la mise en scène. Certains n’ont réalisé qu’un film, d’autres font carrière. Ils continuent toujours leur métier d’origine. 1er volet exclusivement gaulois.

C’est parti avec les anciens de la troupe du Splendid. En 1984, , Gérard Jugnot avec « Pinot  simple flic » s’y lance, suivi de très près par Michel Blanc, avec « Marche à l’ombre« , et  par Josiane Balasko avec  « Sac de noeuds« . Ils ont depuis réalisé de nombreux films. Plus récemment, Marie-Anne Chazel s’y est essayée sans succés (« Au secours, j’ai 30 ans ! »). La réalisation d’un sketche par Thierry Lermitte des « Secrets du Docteur Apfelglück » est anecdoctique.

Pour rester chez les comiques, Dominique Farugia (« Delphine 1 – Yvan 0 »), Albert Dupontel (« Bernie »), Alain Chabat  (« Didier ») et Valérie Lemercier (« Quadrille » d’après Sacha Guitry)  se « jettent dans l’arêne », avec plutôt du succès, en 1996-97. Jean Poiret n’a malheureusement pas vu voir son unique film  , « Le Zèbre » (adapté pour sa femme Caroline Cellier). Il est mort durant le montage (terminé par Pierre Mondy).

Plus récemment, Dany Boon avec « La Maison du Bonheur » (2006), Gad Elmaleh avec « Coco » (2009) ou Michael Youn avec « Fatal » (2010) ont décidé de s’y coller seul because on est jamais mieux servi que par soi-même.

C’est une tradition, en France, que les vedettes-comiques du music-hall (ou de la télévision maintenant) réalisent leurs films.

A commencer par Max Linder, Jacques Tati, Fernandel, Robert Dhéry, Robert Lamoureux ou Pierre Etaix. Même Louis de Funès s’y est accoquiné pour son « Avare« , avec son vieux complice, Jean Girault ou Coluche avec « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ».

Pierre Richard fut une immense vedette, dans les années 70-80, avec ses films (« Le Distrait »-1970) ou ceux du comédien Yves Robert.

Ou encore dans ceux de Gérard Oury, lui aussi comédien au départ, qui s’est par contre définitivement consacré à la réalisation de luxueuses et très poulaires comédies. Souvent écrites d’ailleurs avec sa fille, Danièle Thompson, qui s’est lançé, en 1999, elle aussi dans la réalisation avec « La Bûche ». Le fiston Christopher Thompson s’y est essayé cette année avec « Bus Palladium« .

Michel Audiard a eu un moment l’envie de réaliser ses films et en a fait une série aux noms cocasses et imprononcables dont le premier fut, en 1968, « Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » (il faut le dire vite, à l’envers et on recommence !). Son fils lui donnait, de temps à autre, un coup de main dans l’écriture puis a réalisé son premier film « Regarde les hommes tomber » (1993) avant de faire la carrière que l’on sait.

Chez les stars, Alain Delon en a réalisé (et produit) quelques uns, à partir de 1981 et son « Pour la peau d’un flic » (avé Anne Parillaud, con !).

Gérard Depardieu en a réalisé deux. Daniel Auteuil vient de terminer le remake de « La Fille du puisatier », d’après Marcel Pagnol qui sortira en Avril 2011.

Jean-Louis Trintignant s’y est essayé dans les années 70 avec deux films puis a arrêté. En revanche, Michel Piccoli a commençé sur le tard mais a l’air de s’éclater comme un petit fou  et dit retrouver du plaisir comme au bon vieux temps du rocK’N roOLL !.

N’oublions pas Nicole Garcia, bien sûr, qui depuis « Un Week sur deux »(1990) fait carrière comme cinéaste en réalisant un film tous les 3-4-5 ans.  Ni Agnès Jaoui qui tient la barre, de ses scénarios écrits avec son complice Jean-Pierre Bacri, depuis « Le Gout des autres » (2000).

Chez les producteurs, nous avons Claude Berri qui ne trouvait pas de rôles quand il était acteur, donc il s’en écrivit, les réalisa en les produisant et les distribuant. Le premier flm fut « Le vieil homme et l’enfant ». Le comédien Jacques Perrin avait envie de produire les films des autres (« Z » de Costa Gavras par exemple) puis passa à la mise en scène avec « Le Peuple Migrateur » (2002). Tout comme le producteur de cinéma, Ariel Zeitoun, qui s’y essaye de temps à autre, depuis « Souvenirs, souvenirs » (1984). « Le Batard de Dieu » (1993) du producteur Christian Fechner n’a pas beaucoup d’intérêt.

Le publicitaire, Pierre Grimblat, passa au long-métrage avec « Slogan » (1969) et fut involontairement responsable de la rencontre entre Gainsbourg et Jane Birkin.

Sacha Guitry venait du théâtre et reconnait avoir mis beaucoup de temps, à partir de 1934, à aimer et à s’approprier le langage cinématographique.

Chez les romanciers, outre Marcel Plagnol, Jean Giono a mis en scène son « Crésus » et Marguerite Duras a réalisé une série de films puis elle a bien fait, à mon goût, d’arrêter. J’ai malheureusement pas vu« Le Jour et la Nuit » de Bernard Henri Lévy mais il parait que c’est grANDIOSE !!, et je pense que ‘La possibilité d’une ile » de Michel Houellebecq vaut le détour aussi. « Podium » de Yann Moix était plutôt rigolo grâce à la performance géniale de Benoit Poelvoerde.

N’oublions pas le romancier à succès, Bernard Werber, qui adapta et réalisa  une de ses aventures fantastico-scientifique« Nos amis les Terriens », en 2007, le tout produit par Claude « chabada » Lelouch. Quoi, les extra-terrestres ?!?…mais que fait le gendarme…de Saint-Trop ?

Chez les sicos, Gainsbourg a « commis » quelques oeuvres (mineures ?!?) à partir de 1976 avec son « Je t’aime, moi non plus ». Le chanteur du groupe « Trust », Bernie Bonvoisin, aussi (3 films dont « Les Démons de Jésus » – 1997). Ce que l’on sait moins, c’est que Michel Legrand en a réalisé un: « 5 jours en juin » (1988).

Le célèbre journaliste-ex présentateur du journal d’Antenne 2 et parolier de chansons (de Birkin à Hallyday), Philippe Labro, a réalisé 7 films, en 15 ans, de 1969 à 1984: avec des stars et des vedettes comme Bébel (2 films), Montand, Nathalie Baye, Claude Brasseur ou Gérard Depardieu. Il a arrêté la mise en scène pour diriger RTL puis reprendre son activité de journaliste et de romancier.

Pour conclure (parce que j’en ai marre !), on peut citer péle-mèle, les comédiens Martin Lamotte, Charlotte de Turckheim, Francis Perrin, Luis Régo (et oui « Poule et frites », en 1987), Guillaume Canet, Marie-France Pisier, Mathieu Amalric of course !, Jean-François Stévenin (« Le Passe-montagne« -1978), Patrick Bouchitey (« Lune froide »-1991), Jane Birkin, Bernard Giraudeau, Georges Wilson (« La Vouivre » d’après Marcel Aymé-1989), Laure Marsac, Richard Bohringer, Sophie Marceau, Daniel Duval, Nils Arestrup (« Le Candidat »-2007), Patrick Chesnais, Robin Ranucci, Maiwenn, Michel Boujenah, Pascal Elbé, Roschdy Zem, Edouard Baer, Jean-Paul Salomé, Kad Mérad vient de finir son film, et le scénariste Jacques Fieschi (« La Californie« -2005).

Ouf, j’suis naze. Je vais me coucher.

P.S.: 1°) J’ai pas oublié Baffie et son » film de merde !, « Les Clefs de bagnole » (2002).

2°) Plus de nouvelles du projet de film que devait réaliser PPDA. Encore une victime de la crise ?

3°) Eddy Mitchell a longtemps eu comme projet et l’envie de réaliser un western/road-movie. Il y a renoncé pour faute d’interêt des chaines de télévisions coproductrices des films en France. Snif.

en vrac 26

Ah les p’tits loups,

Comme c’est bon de se sentir aimer, attendu, désiré (poil au nez !), adulé comme Mike Jagger et Georges Clooney. Oui. J’avoue public en liesse et en délire. J’ai fauté, c’est vrai. Because j’ai taquiné du mérou et tailler le bavette avec des dauphins ce week-end. Non je déconne…seulement du tourteau et de la sole (délicieuse au demeurant…nicolas !…ahahaha !!!). Donc, Ladies et Gentlemens….achtung !!! Cette semaine …« en vrac » ….est un lundi, c’est dingue, non ???!??

« Colère », téléfilm réalisé par Jean-Pierre Mocky, a réuni 2.960.000 téléspectacteurs sur France 2, vendredi soir. Plutôt pas mal. Un sujet « rentre dedans », des trognes et des gueules comme les aime le cinéaste. Certes, une mise en scène parfois poussive mais il a retrouvé « sa patte ». Des moyens (1M7 £ de budget, ce qui est pour Mocky bizance !…d’autant plus que c’était pas lui le producteur. Heureusement d’ailleurs pour les comédiens et techniciens, sinon ils n’auraient pas ou peu été payés). Tourné en province avec Robin Renucci,Christina Réali, Mathieu Demy, Michèle Bernier et Richard Gotainer (manquaient plus que Michel Serrault, Eddy Mitchell et Darry Cowl) sur fond de corruption. M. Le Mocky annonce un téléfilm sur la famille Bettencourt. Un unitaire suffira t-il ? Plutôt la prochaine saga de l’été, oui !?…et qui pour interpréter Liliane maintenant que Jacqueline Maillan nous a quittée, Maria Pacôme peut-être ? et Gérard Jugnot en Eric Woerth, vous le sentez comment  ?

C’était moi vendredi dernier au tribunal de Milan…euh pardon je déconne, c’est Georges Clooney qui  était entendu dans l’affaire d’usurpation dont il a été la victime. Vous y avait cru ou pas ?

Roman Polanski, interviewé samedi sur la chaine publique suisse TSR, a déclaré: « Je garde une grande amitié pour la Suisse et surtout pour le peuple (…) de Gstaad ». Pas rancunier le garçon.

C’est l’affiche du nouveau Blier, en salle 25 Août, avec Dujardin et Dupontel.

et pour finir:

Bonne journée.


en vrac 22

Salut les p’tits loups,

Le lundi, c’est ravioli mais dimanche c’est « en vrac » (ouais, je sais, j’ai un gros effort à faire dans la rime). Et c’est parti avec en guise d’hors d’oeuvre:

Patrick Sébastien qui ferme son mouvement rilleto-humaniste, le D.A.R.D. parce que « VOUS N’AVEZ PAS BESOIN DE MOI, VOUS N’AVEZ BESOIN QUE DE VOUS ! » et parce qu’il ne supporte plus les attaques et critiques diverses et variées dont il est la cible…une habitude chez lui, j’espère qu’il ne va pas nous faire une dépression.


Nostalgie quand tu nous tiens !

Albert Dupontel et Jean Dujardin sont les 2 protagonistes du nouveau film de Bertrand Blier, « Le bruit des glaçons ». Sortie prévue le 25 août 2010….j’ai hâte !

…allez, bonne journée.