HOMMAGE A PIERRE BOUTEILLER : « si bémol et fa dièse »

Coucou toi,

Ils travaillent souvent dans l’ombre et peuvent être le ‘frère » du réalisateur. Certains sont dans la lumière et populaires, d’autres sont méconnus du public et préfèrent le rester. Ce qui est sûr dans tous les cas, c’est que leurs musiques font souvent partie de nos quotidiens.

Pour les admirateurs de Georges Delerue, un coffret « Le Cinéma de Georges Delerue »,comprenant la musique de ses longs-métrages de 1962 à 1992, de des courts-métrages de 1961 à 1990 et de ses films de télévision, existe. Il a composé pour Truffaut; de Broca, Godard (le thème inoubliable du « Mépris »)..et tant d’autres.

Les films qui marquent et restent dans nos vies sont presque toujours associés et liés à une musique.

C’est le cas des westerns spaghettis de Sergio Leone qui nous évoquent immédiatement les mélodies de Ennio Morricone (qui composa, aussi, pour les films de De Palma ,Henri Verneuil, nombres de Belmonderies…et tant d’autres).

Un film « en chanté » de Jacques Demy nous rappelle combien Michel Legrand a contribué au succès mondiaux des « Parapluies de Cherbourg » (Palme d’Or 1964) ; des  » Demoiselles de Rochefort » ou de « Peau d’Ane ». On peut rajouter à son palmares la siquemu de « L’Affaire Thomas Crown«, ou de « Breezy » de Clint Eastwood (1973) ou de « La Vie de Château » de Jean-Paul Rappeneau (1964) ou le jingle emblématique de RTL.

Steve Mcqueen dans « Bullit » ou pépère Eastwood dans ‘L’Inspecteur Harry » continuent à se regarder avec plaisir, pour l’histoire,les acteurs, le montage mais aussi pour réentendre les musiques de Lalo Shifrin.

Que serait « Un Homme et une Femme » (Palme d’Or 1966) de Claude Lelouch sans son « chabadabada » de Francis Lai ?

Un film de Fellini peut difficilement se dissocier des musiques de Nino Rota qui composa aussi le thème inoubliable du « Parrain »de Coppola.

On adopta rapidement Tim Burton pour son univers et son originalité (plus maintenant) mais aussi, personnellement, pour les musiques de Dany Elfman (« L’Etrange Noël de Mister Jack »; « Batman 2″…).

La liste est longue. Peut-on oublier les films d’Hitchcock et les musiques de Bernard Herrmann, le film « Je t’aime moi non plus » de et composé par Gainsbourg ou le thème de « Touchez pas au grisbi » (réalisé par Jacques Becker-1954) de Jean Wiener ?…et le violon de Grappelli des« Valseuses » de Bertrand Blier ? (il a oeuvré aussi pour Louis Malle sur « Lacombe Lucien » et « Milou en mai »)…et ne parlons des bo des« James Bond » par John Barry (qui composa aussi celle d’« Amicalement votre »). Et puis comme le rappelle Tétard Volcanique, non sans perfidie (et lourdeur aussi), Angelo Badalamenti et David LynchRandy ou Thomas Newman pour le studio PixarJoe Hisaishi et Hayao Miyazaki (Studio Ghibli); le fidèle John Williams pour Steven Spielberg. J’ajoute Joseph Kosma pour Jean Renoir et Marcel Carné; François de Roubaix pour José Giovanni et Robert Enrico; Goran Bregovic, longtemps compositeur d’Emir Kusturica (ils sont fâchés) et l’immense
Henri Mancini pour Blake Edwards. N’oublions pas Claude Bolling pour Jacques Deray ou Michel Magne pour Henri Verneuil ou P
ierre Granier-Deferre.

 » La chanson d’Hélène « , composée par Philippe Sarde et interprêtée par Romy Schneider et Michel Piccoli ( « Les Choses de la vie » de Claude Sautet) ne vous rappelle-t-elle pas des souvenirs ? Allez stop. J’arrête sinon je vais pleurer.

A plouche.

P.s.: Le titre de cet article est un clin d’oeil à l’excellente émission de Pierre Bouteiller sur  TSF Jazz, du lundi au vendredi, à 9H10 .

Gainsbourg…moi non plus (2 avril 1928 -2 mars 1991)


Salut les p’tits gars et les pisseuses,

« You..re under arrest !…because..y.ou’re the best ! », mon pépère, mon preféré…Môssieur SeUrRgGE!..Gainsbourg !!!…Gainsbarre !..cette vieille canaille a tiré sa révérence, il y a tout juste 25 ans.  C’était un 2 mars 1991. Cuit. A bout de souffle. Combien de gitanes as-tu inhalé par jour ? 60 à 80 dit la légende. Et le pif et les coktails ingurgités, à foison, au bar  de l’hôtel du Lutétia avec ton pote Eddy Mitchell ? Certes, tu l’as voulu et assumé. Même si les dernières années , 1988-91, furent difficiles et de te voir et de t’entendre. Le concert à Lille, à la Foire Internationale le 31 mars 1988, restera pathétique et laborieux. Pas tes chansons, ni tes mélodies et tes sicos ( « mes ricains ! » comme tu disais). Non,cela c’était top ! Excellents arrangements comme d’hab (tu as toujours travaillé avec les meilleurs orchestrateurs, de Michel Colombier à Alain Goraguer en passant par Billy Rush et ton band de Kingston-Jamaïque), un sens de l’intro, du verbe et de la dramaturgie inégalés. Ton ultime album à toi, « You’re under arrest » (1987 ), sentait bon le rap-groove de Harlem de l’époque . Ca squattait, dépotait et swinguait à ta façon  (ton fameux »talk-over »). Cet album reste, à ce jour, une de tes meilleures cuvées, « respirant bien » la fin des années 80.

De toute façon, tu avais beau être usé et fatigué, tu symbolisais avant tout pour la jeunesse un musicien génial et un immense compositeur. Un provocateur number one et un sacré fouteur de merde, comme l’était aussi ton ami Coluche. Rappellons-nous tes prestations sur les plateaux de Sabatier ( « Le Jeu de la Vérité » ), d’Ardisson ( « Lunettes noires et Nuits blanches » ) et de Michel Polac ( « Droit de réponse »). Ton pascal brûlé, en direct  à « Sept sur Sept », pour protester contre l’état-prédateur-d’impôts et ta déclaration d’amour à Whitney Houston, sur le plateau de l’émission « Champs-Elysées » de Drucker, resteront dans les annales audiovisuelles françaises.

Tu te disais moche et laid,  « … homme à la tête de chou !…moitié légume et moitié mec !…. ». Brigitte Bardot t’a dévoré pendant 3 mois et plaqué violemment (  » Je t’aime…moi non plus »« Initial BB »). Jane Birkin as été ta muse, ta moitié, ta complice de nuits parisiennes mémorables et t’ a « donné » un amour de fille ( « …la p’tite Charlotte ! …ma p’tite pisseuse !!!…mais Charlotte a ses devoirs à faire !! »). Catherine Deneuve ( « …Deneuve ?!?…une sacrée occase ! »), Juliette Gréco, Régine, France Gall ( bon ok…tu t’es foutu un peu, beaucoup de sa pomme ), Mireille Darc ( « La cavaleuse »), Adjani, la Vanessa ( « …Paradis ?!?…c’est l’enfer ! « ) et Catherine Ringer ( avec qui tu as été lourd, méchant et humiliant chez Michel Denisot) avaient de l’admiration et de la tendresse pour toi. Tu les as souvent, plutôt,  bien servies et respectées (« Dieu est un fumeur de havanne »;  » Le Pull marine »…).

Pas une journée où une de tes chansons ne passe sur les ondes, est téléchargée ou podcastée. Tu as marqué plusieurs générations de français, ton hôtel particulier (immense reprise des Rita Mitsouko), sis rue de Verneuil, Paris 7ème, reste un lieu
de pélerinage. Beaucoup de jeunes chanteurs se revendiquent de toi (ils ne devraient pas toujours !) et tu as même eu l‘honneur d’avoir été un biopic au cinoche (très très mauvais film !). Salut à toi le Serge et…à tout de suite !




En revanche…

Rentrée 2013

  1. article_JulienLutt-8492sottoComme d’hab, elle se pointe  gentiment fin août.  Pour les grilles des radios généralistes par exemple, avec un nouveau mercato très attendu pour certaines:  Europe 1 avec au commande du 6H-9H, Thomas BENDIT7760595068_alain-duhamelSotto et un billet d’humeur (souvent décapant) de Dany Cohn-Bendit à 7H55 (« L’humeur ») ; Alain Duhamel, sur RTL, déplace à sa demande son édito politique de 7H40 pour 18H30 dans l’émission de Marc-Olivier Fogiel. En téloche aussi ça bouge (quoique): avec l’arrivée du père De Caunes au commande du « Grand Journal » de Canal (pour ceux qui n’étaient pas au courant depuis 2 mois). Alors vous l’avez regardé ? Pas pris un coup de 6277759-le-grand-journal-de-caunes-reprend-les-chaussons-de-denisotvieux le ch’Toine ?!? Toujours drôle et insolent ??!??…pas vu et pas envie en ce qui me concerne. Je trouve la recette déjà usée (et puis De Caunes j’en suis revenu depuis que j’ai bossé avec lui sur un film…vraiment pas sympa !!), je préférais Denisot même si la formule s’essoufflait. Reste le toujours réjouissant et rigolard mylene-farmer_tv_le-petit-journal-people_canal-plus_15-09-2009_001« Petit Journal » de Yann Barthes désormais diffusé à 20H25. Une touche de « belgitude » est apportée respectivement par 5229a37835702bc05f0bfb58Charline Vanhoenacker pour « le 5h-7h » de France Inter (aux côtés d’Eric Delvaux) et par Myriam Leroy tous les vendredis dans « La nouvelle édition »d’Ali Baddou sur Canal.

rentree_2Rentrée of course pour les petits et grands n’enfants demain et aujourd’hui pour les instituteurs et les professeurs. Va-t-elle être 1091771-418747-jpg_968095_434x276catastrophique, comme le laissent entendre certains syndicats, avec l’application de la semaine à 4 jours 1/2 imagesdans beaucoup de villes ??!?? J’avoue ne pas comprendre les critiques contre cette réforme 196627tant réclamée et demandée par le personnel éducatif et une grande majorité de echanges_franco-allemands_lecture_seule_mode_de_compatibilite_-_microsoft_wo_2012-06-23_16-55-13parents. « C’est mieux pour l’enfant… »;  » En Allemagne, un enfant a 208 jours de cours par an, 144 pour un français… ». Pays décidément extrêmement difficile à bouger et à changer.Cela risque de n’être pas de tout repos pour le ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, car il lance en même temps et coup sur coup, trois autres chantiers importants: celui de la refonte des programmes (sic), celui de la formation du manif-educationmétier d’enseignant (on lui fait quoi ?? on le change ?? on lui rase les nouilles ???) et celui nécessaire de l’évolution  des ZEP (Zone d’Education Prioritaire). Il a de quoi mettre 1 ou 2 millions de personnes dans la rue. Ca nous changera car cela commençait à manquer en France, une bonne grève !

2013-07-24T151615Z_411248963_PM1E97O1BP401_RTRMADP_3_FRANCE-SYRIA_0Rentrée chaude aussi pour Pépère (mais elles le sont toutes pour les présidents de la République) car il vient de recevoir un camouflet avec la décision d’Obama de faire voter le Congrès (d’ici 9 jours) pour une intervention 2308-SyrieObamaen Syrie alors qu’ils s’étaient mis d’accord quelques heures avant. Les opinions américaines et européennes sont contre cette intervention la jugeant incertaine (« En Syrie, on sait identifier notre ennemi mais pas nos alliés !… »), dangereuse et couteuse,. 2445433Obama l’a senti, David Cameron s’est fait humilier lors d’un vote négatif de la Chambre des communes, d’ici aussi à ce 698948que cela se produise en France, il n’y a qu’un pas. Hollande pourra toujours se réconforter en regardant les chiffres (en hausse) du chômage en juillet et ceux des ventes automobiles des constructeurs français (- 10,9 %).

L-un-des-couples-les-plus-convoites-Johnny-Depp-et-Vanessa-Paradis1_exact810x609_lJ’aurais du commencer ce billet par ces infos capitales (Tétard me l’a  déjà reproché): après Vanessa et Johnny, suivis par Catherine Zeta-STM_SM3213_Cover_Newsstand_0_073_1201936.pdfJones et Michael Douglas, et bin c’est la Monica qui lâche le Cassel (ou inversement, peu importe !!!). Itou pour Clint Eastwood à 83 printemps. Mais Unknownoù va le monde ma p’tite dame ??!!??? A quand un largage de Nico par Carlita ? Flamby christophe-lambert-et-sophie-marceau-cabourg-2010-4724572rsnaw_1713par Cruella ?…et mieux encore: Greystoke par Sophia ????…j’en tremble.

VANESSA-PARADIS-2013_2579868057238570377Concernant le volet « cultureux » de cette rentrée, citons en vrac: Vanessa Paradis est en tournée avec son excellent double-album, « Love Songs », concocté par Benjamin Biolay. Cécile de redim_proportionnel_photo.phpFrance joue et chante (euh….) « Anna », la comédie musicale mis en musique par Serge Gainsbourg pour Anna Karina et filmée par Pierre Koralnik en 1967 pour l’ORTF. C’est « toiletté et mis à jour » par Jean-Loup Dabadie, joué au Rond-Point à Paris en septembre puis en tournée. J’y vais en décembre au Colisée de Roubaix et j’avoue ma curiosité et mes doutes sur les capacités vocales PETER-GABRIEL-CD_1243691422029190947de la comédienne belge. Si vous avez jamais vu Peter Gabriel en concert, foncez-y !!!…c’est de la bombe !!! D’autant plus qu’il reprend en intégralité son album culte « So ».

la-fin-du-monde-est-pour-dimanche-affiche« La fin du monde est pour dimanche » nous prédit François Morel. c’est le titre de son nouveau spectacle. C’est un petit joyau de la-fin-du-monde-argenteuilfantaisie, de poésie et de loufoquerie. Il est en tournée à partir de janvier 2014. Quand on peut goûter au bonheur…faut pas hésiter !!!

dessay-webLa castafiore Nathalie Dessay en compagnie du maestro Michel Legrand continuent d’arpenter les scènes mondiales et gauloises (Tours; Montpellier; l’Olympia; Toulouse; Lille…) avec leur tour de chant très jazzy, cinématographique (« Comme une pierre que l´on jette Dans l´eau vive d´un ruisseau… ») et festif avec un hommage, entre autres, à Nougaro.

robin-revient-tsoin-tsoin-afficheMuriel Robin revient avec un nouveau one woman-show (beurrrrkkk Evelyne-Buyle-et-Pierre-Arditi!!!!!!). Pierre Arditi avec « Comme si il en pleuvait », Gérard Jugnot dans la nouvelle Cher-Tresorpièce de Francis Veber « Cher Trésor », seront sur les scènes des théâtres francophones tout au long de la saison.

guy_bedos_rideauDe même que vous pouvez voir encore et plurielles-ok-laurentgerras-10761840qsblatoujours d’ici Noël à Paname ou en province, les spectacles de Guy Bedos (der des der le 23 décembre à l’Olympia !) ou de Laurent Gerra accompagné par le big-band de Fred Manoukian..

Le biopic est un genre cinématograhique (plutôt anglo-saxon) qui a (de nouveau) la côte depuis une dizaine d’année: vous pouvez éviter « Le article_TheButlerMajordome » qui narre 40 ans de services d’un domestique auprès des Présidents américains (de Kennedy à Ronald Reagan en passant par Richard Nixon). C’est un flot de « bons sentiments » le tout-mélangé en THE BUTLERacte(s) patriotique(s) nappé de militantisme noir. Désolé mais c’est vraiment mauvais Forest Withaker est bon (mais il l’est toujours !!) et Oprah Winfrey ferait mieux de continuer ses activités de talk-showoman à la télévision et d’arrêter de vouloir « faire la comédienne ». Mention spéciale pour Jane Fonda qui campe une Nancy Reagan « aux petits oignons ».

Performances d’ acteurs ?…en liberace_2572685bvoilà deux comme celles de Michael Douglas et Matt Damon pour le biopic Unknown« Ma vie avec Liberace », pianiste gay, déluré, genre un Richard Clayderman habillé en Elvis de Las Végas !! C’est à la base un téléfilm pour la chaine HBO mais les acteurs se ap_gty_liberace_douglas_kb_130523_wmaintaillent un franc succès dans les festivals. C’est sensé être l’ultime film de Steven Soderberg. Les maquillages sont tout simplement prodigieux. A la fin  du film, Kirk Douglas a été « littéralement secoué » de voir son fils au bord de la mort ravagé par le virus du sida.

elle-s-en-vaDeneuve, la reine Catherine fête le mois prochain ses 70 printemps mais continue « à oeuvrer » et faire son « bonhomme de chemin » dans la galaxie du cinéma. Son denier opus, « Elle s’en va » écrit pour elle par elle-va-cuisine-@fideeliteeEmmanuelle Bercot (aussi la réalisatrice) et Jérôme Tonnerre est un petit bijou.  Betty, ancienne Miss Bretagne, suite à un chagrin d’amour, abandonne son restaurant de elle-s-en-va-1Concarneau et sa mère (la délicieuse Claude Gensac). Va s’en suivre un périple « iniatiatique » à travers la France des champs, des autouroutes et et des zônes commerciales où « tout est possible » dans l’imprévu et les rencontres!!! Drôle et touchant. Mentions spéciales au gamin, Nemo Schiffman et à la chanteuse Camille. E-PA-TANT !!!…viva Catherine Deneuve !!

Jojo Hallyday

Johnny-Hallyday-MiossecJohnny a donc 70 piges aujourd’hui. Il les fête comme d’hab sur scène ce soir à Bercy (en direct aussi sur Tf One). Que dire de notrre Jojo national…qui ne l’ai plus depuis 2006 où il a préféré choisir le charme et la douceur fiscale des alpages suisses. Des 0dizaines d’albums parus et une centaine de millions de disques vendus, bête de scène (quasi 200 tuUURnées au compteur), il a arpenté toutes les salles de spectacles de France et de m_196898948_0Navarre ( l’Olympia, le Palais des Sports, le Dôme de Marseille, le Colisée de Roubaix...). Oui Hallyday bande encore malgré ses accidents de motos et de voitures, ses excès en tous genres tenue-scene-johnny-hallyday-02(de l’alcool à la coke en passant par le nutella, la colle à glu et de nombreuses opérations de chirurgie-esthétiques pas toujours très heureuses), les poulettes et les prolongations en boites de nuit. Il a tout chanté,du johnny-hallyday-sur-scene-en-1961-2826174imaxj_2041(souvent) n’importe quoi avec (parfois) n’importe qui mais toujours avec talent et quelque fois avec génie: le twist, le madison, la daube, le disco, les cooleries-genre-johnnyhallyday2826173hwldy13501guimauves (parfois en allemand ou en japonais) et dieu merci le rock’n’ roll, la country et le hallyday204blues (cela reste toujours aujourd’hui ses meilleures moments de 313734-eddy-mitchell-et-johnny-hallyday-a-la-637x0-3concerts) où il taquine et flirte avec ses SIPA-_Johnny_Hallyday_et_Sylvie_Vartan_en_1968_1305226618idoles, Eddy Cochran, Johnny Clash et Elvis Presley. Il a voulu être Johnny-Hallyday-reprend-la-route-et-fetera-ses-70-ans-sur-scene_slidertour à tour The King incarné, 1530919942Méphisto, le gendre idéal, johnnydu51121303844528_grosMad Max, Terminator, le sauveur d’Argenteuil ou le maire de Las Végas. Le ridicule ne lui fait pas peur, il s’en tape et assume ses conneries ou ses choix artistiques hasardeux ou foireux (ils sont nombreux: l’album que Mathieu Chédid lui a composé par exemple…). Il est 00044007718124ys21l’homme des rencontres et de l’amitié. Solitaire, il a besoin des autres pour nourrir son énergie débordante ,sa soif de vivre et sa voix exceptionnelle, quitte à s’épuiser et à lasser son entourage et ses fans. Il a une capacité incroyable  » à rebondir et à aller de 1475031_mai-2015l’avant » qui est fascinante (je l’ai vu se rouler 2145890_1par terre il y a tout juste un an sur la scène du Stade de France alors qu’il était donné 3662767752.2« pour mort » en décembre 2009 !). Bourreau de travail, il a eu la chance de rencontrer les compositeurs 012_sylvie_vartan_johnny_halliday_theredlistMichel Mallory (« Toute la musique que j’aime ») et surtout Michel Berger (« Tennessee » 3103915553_1_3_SKeiEuKz20404756son meilleur album ?) et Jean-Jacques Goldman, la plume de Philippe Labro à qui il terminus-johnny-hallyday-filmdoit ses plus belles adaptations de standards américains. On Johnny-Hallyday-années-80-godardregrette l’album jamais-venu que Gainsbourg rêvait de lui composer et si l’on la_gamine,0devait ne choisir parmi les 18456510.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxnombreux nanards-de-chez-nanards dans lesquels à joué Johnny (malgré des collaborations avec des réalisateurs de renoms comme Conseil+de+famille-16762imagesGodard, Costa-Gavras ou Johnnie To…)…) , je retiendrai non pas la nuit mais…j’hésite: « Terminus » ou « La Gamine » ??…à vous de choisir.

Jérôme Savary le saltimbanque


jerome-savary-et-le-grand-magic-circus-presentent-good-bye-mister-freudsavary-Il est des morts qui attristent plus que d’autres. Celle de Jérôme Savary, vaincu par « le crabe » hier soir à 70 ans, me touche et me fait mal. Il faisait parti de mon jardin, de ma « cage aux souvenirs » (titre des mémoires de Pierre donjuan-savary270Mondy) personnelle. J’ai été berçé, nourri, biberonné à ses spectacles. La première fois, ce fut pour une représentation du « Bourgeois Gentilhomme » joué et mis en scène par lui même avec sa troupe de déjantés, « Le Grand Magic Circus ». Un joyeux bordel avec des nichons à l’air, des téléphones (avec cadrans et fils), des acteurs portant jeans et baskets, accompagné de jazz et tant d’autres fantaisies dépoussiérant et « malmenant » le texte génial de Molière. C’était en 1981 au Théâtre de l’Est Parisien. Je crois que « c’était ma première fois ». J’en sortis enchanté et me suis dit que « le MÖssieur qui GrandMagicCircusjouait sur scène » était bien rigolo et ne se prenait pas au sérieux. Il y avait une telle gaité, un amour communicatif très fort de la scène  que cela faisait un cockail « de vie, de joie et de plaisir » qui était réellement galvanisant .Il faut dire que les gouts de Savary sont éclectiques: Molière; Roland Topor, Arrabal, Shakespeare, Copi, Pagnol, Alphonse Daudet, les bandes dessinées de son pote Gotlib mais aussi Charles Trénet, Higelin ou Gainsbourg; le Duke jaq-yadlajoie(Ellington); Eddy (Mitchell qu’il mis en scène au Palais des Sports en 1984); Henri Salvador (avec qui il joua de la trompette sur la chanson « Ma trompette d’occasion » dans une émission de Sebastien !) mais encore ??? Edmond Rostand, l’opérette; Offenbach (« La 3698675112_b914bfbe02_zPérichole »; « La Vie Parisienne »…)à donf !!!…mais aussi l’opéra (à Milan; Genève…) ou « Cabaret » de Bob Fosse qu’il a monté 2 fois au théâtre Mogador cabaretavec son fidèle collaborateur-créateur de costumes, Michel Dussarat, dans le rôle du Monsieur Loyal aux côtés d’Ute Lemper (1986-1987) et cabaret95quelques années plus tard (1996) avec Dee Dee Bridgewater et Marc Lavoine. Il aimait le music-hall, le théâtre, le jazz, la chanson française (il chantait très bien « Le piano de la plage » de Trenet) l’opérette, l’opéra-bouffe ou le lyrique. Comme le dit Michel Galabru (qui a joué « La Femme du Boulanger » et récemment sur France 2 en direct « Tartarin de Tarascon ») dans les interviews depuis ce Jérôme-Savarymatin, « il y avait une patte Savary. On savait tout de suite que l’on était dans son univers ». Taulier donc du « Grand Magic Circus » dés 1965, directeur du Centre Dramatique de Montpellier, puis de celui du Théâtre du Huitième à Lyon, nommé en 1988 (et reconduit jusqu’en 2000) à 250px-Théâtre_national_de_Chaillotla tête du bedos-quot-arturo-ui-quot_5305n_255agkThéâtre National de Chaillot où il redonna « corps, force et vie » dans ce lieu sublime, rendant hommage au théâtre populaire si cher à Jean Vilar: j’y ai vu Guy Bedos dans eGZjeTYxMTI=_o_bedos-arturo-ui« L’Irresistible Ascension d’Arturo Ui » de 859652_10151543112792329_1323247150_oBrecht; « La Mégère apprivoisée »: « D’Artagnan » sur un livret de Jean-Loup Dabadie, mais aussi Claude Bolling revisitant, avec Manu Dibango« , « A drum is a woman » de Ellington. Sans oublier « Chanteclerc » de Rostand  avec Jean-Claude Dreyfus. Accompagné rituellement d’un accueil Savarychaleureux quand on descendait l’immense escalier donnant sur le hall avec la sublime baie vitrée croquant la Tour Eiffel, où des musiciens jouaient du jazz et des jolies filles vous proposaient du mistinguettpif ou du opera_comiquechamp…toujours très joyeux. Le couvert fut remis de 2000 à 2007 à la tête de l’Opéra-Comique qui était tombé en quasi désuétude. Cela lui a permis de faire de l’opéra-bouffe et $T2eC16VHJIkE9qU3kI0hBQDZUwKHHw~~60_35de la comédie musicale dont une sur « Mistinguett » avec Liliane Montevecchi et une autre sur « Joséphine Baker ».

!C!yLWJgBGk~$(KGrHqYOKiIEzT6vcmOOBNEh(BoDtg~~_35Plus de 340 ? 360 ? spectacles depuis le début des années 60. Certains montés « à-la-va-vite » et donnant du coup un résultat « baclé » diront les critiques. Pas faux mais avec toujours de l’enthousiasme, un sens du rythme inné avec débauche d’accessoires et de gags viedartistevisuels masquant parfois c’est vrai, un livret léger, simple voir simpliste. Il était comme ça le père Jérôme, 155106_cyrano-de-bergerac-paris-09s’emballant comme un petit garçon pour un acteur dans un rôle du répertoire (Jacques Weber pour « Cyrano » qui le joua 3 ans je crois, perdant une partie de sa voix qu’il ne retrouvera jamais réellement), Bernard savary_1Haller pour « Frégoli »;,Christophe Malavoy chez Alexandre Dumas, Alice Sapritch, Galabru et photos-culture-cinema-Jacques-Weber-Jacques-WeberBedos cités plus haut…) et négligeant parfois l’écriture et/ou l’adaptation. C’était un véritable homme orchestre à la tête d’une troupe de paris-frou-frousaltimbanques qui se déplaçait de ville-en-ville en
le_depart_de_savary_a_l_opera_comique_referenceroulottes, jouant chaque soir puis ripaillant (et baisant aussi) jusqu’à plus soif  et plus d’heure ! Il était paraît-il colérique mais très généreux, probablement « un peu anar »  mais sachant séduire et travailler avec les institutions, élevé aux courants libertaires des années 60 annonçant déjà un mai 68 de folie !! Salut l’artiste !! Je te tire mon don-quichotte-contre-ange-bleu-fwchapeau et te souhaite une nouvelle vie pleine de joie et de rires auprès de tes potes !!

New York


NY 8Salut les mickeys,

Je suis donc au pays de Disney, des dingos et des obèses (je plaisante ! ). Enfin, surtout dans THE ville !! La Grande Pomme !…New York !!…un vieux rêve ! A mes NY 1frais bien entendu car si je dois compter sur mon journal pour prendre en charge IMG_1581mes (expensives) frais et sur la générosité de Tétard (ce gros rat !), je crois que je peux toujours attendre (un peu comme la fin du monde du 21 décembre 2012 !!).

Bref pas d’ « en vrac » cette semaine, je vais tâcher de vous envoyer une bafouille par jour afin de vous faire part de mes impressions et de mes humeurs, le tout illustré de photos.

Jours 9

IMG_1962Je vais enfin pouvoir visiter Chelsea grâce à l’annulation du vol d’hier soir. Ca tombe bien car je trainais une vieille frustration de ne pas pouvoir y aller IMG_1965durant ma semaine. En réalité, le quartier est riquiqui (pour la ville) et n’est intéressant que sur quelques « lopins de terres »: rues maisonnées, une « coulée verte » à la parisienne, le IMG_1980célèbre « Chelsea Hotel », un gros marché IMG_1968couvert dominical, des restos dont l’italien « Giovanni » (patron polak et cuistos latinos) pour sa minestrone « maison » et ses
linguines aux fruits de mer cuits al dente,
.  
IMG_1978Voisin de Manhattan, moins « bobo » que Greenwich, c’est un quartier toujours vivant et habité où il y a peu de bureaux. Je l’ajoute à mon « New York à moi ».

IMG_1984Voilou, c’est finito. 9 jours superbes, pleins d’images et de sons, de « mega-super-haut-quelle fourmilière !!! ». Suffisant IMG_1986pour fredonner avec Gainsbourg « J’ai vu New York, New York USA… », se 53388985_p« la pêter gentiment auprès de ses potes », pour apprécier le melting pot ethno-culturel de cette ville où tout étranger peut débarquer avec un visa, son dollar, sa bitte, son couteau et quelques rudiments d’anglais, pour devenir l’année suivante entrepreneur .  Nombreuses sont les occasions pour revenir à New York: gainsb10arpenter le Bronx, le Queen; écouter du jazz à Harlem, aller en boite, fouiner chez les disquaires et les fripiers à Brooklyn, retourner au Met, flâner dans Central Park, voir un spectacle à Brodway ….

Retour à Paname par le vol Air France de 21h45. Sans soucis et service nickel.

Jours 8 

IMG_1942Prolongations. Il y aura donc eu des prolongations new-yorkaises Après avoir passé la matinée du samedi au Moma (un monde de fou, qui rajoutez à cela l’obligation de passer par la case « vestiaires », créait un bordel monstre dans le hall IMG_1947!!!), un déjeuner « épais et saignant » au café-brasserie « Del’s Frisco » du IMG_1946Rockfeller Center, go to the airport pour revoir ParissSSS ! Et là après plus de 3 heures d’attente, le vol est annulé vers 21h. On a jamais su pourquoi. Des rumeurs ont commençé à naître rapidement: « le co-pilote a été bloqué par la neige, IMG_1957et « American Airlines » n’a pas été foutu de lui trouver un remplaçant ! »; « une panne technique qu’ils n’ont pas su réparé…. », on saura jamais. En revanche, quel bordel !! Bonjour la coordination !!! Il m’a fallu aller dans 2 hôtels par taxi pour trouver enfin un plumard dans le Queens,  vers 3 heures du matin. Je vous raconte pas combien « ça a du coûté bonbon » à la compagnie ! Tout ce que je puis dire, c’est que pour un groupe de 200 passagers à majorité française, nous sommes resté « plutôt zen » malgré des enfants, des personnes âgées et une fatigue qui vous envahie heure par heure. « American Airlines » est manifestement coutumier du fait et n’a pas beaucoup de supporters aux States.

Jour 7

IMG_1869Journée qui s’annonce ensoleillée. Passage devant le siège des Nations Unis. Pas le temps de le visiter et de toute IMG_1873façon, pour cause de travaux, le parcours est réduit. Subway  et cap sur Brooklyn pour une infime partie car avant d’être rattaché à New York, c’était la 4ème ville des Etats Unis la plus peuplée (aujourd’hui IMG_1886environ 2,5 millions d’habitants). Arrêt au Brooklyn Bridge et traversée à pied IMG_1884. Bruyant mais vue imprenable sur Manhattan. C’est IMG_1895un mélange de petites maisons ou IMG_1904d’immeubles types HLM à briques rouges ou IMG_1913marrons, d’entrepôts ou d’immeubles cossus face à Manhattan (très chic et bobo). Déjeuner dans une trattoria, la « Al di là », « aux petits oignons » : IMG_1916soupe aux clams, à la tomate et au citron ; champignons accompagnés de polenta et d’épinards. La ballade IMG_1924se continue dans Prospect Park, IMG_1926magnifique. Ce quartier rappelle le Ixelles de Bruxelles, et le parc a été conçu par les mêmes architectes-paysagistes que celui de Central Park.

IMG_1921Brooklyn est très agréable et je me souviens d’avoir essayé de dénicher, IMG_1934fin mai, des chambres chez l’habitant en vain. C’est ma seconde préférence avec Manhattan. Demain est ma dernière journée new yorkaise avant le décollage en soirée.

A toute.

Jour 6

IMG_1828L’idée d’aller au musée ce matin ne me motive franchement pas. De plus, ça « crachouille » dehors, un peu comme en Normandie. Je sais que l’American Museum of Natural Historyne me décevra IMG_1816pas. Pas seulement parce que j’ai apprécié le film « Une Nuit au Musée »  avec Ben Stiller et Robin Williams (pas le n°2 par contre) mais qu’il y a des collections exceptionnelles. Et ça vaut vraiment le
IMG_1817détour en effet: toute la faune américaine (terrestre et aquatique) empaillée dans de

IMG_1824grandes vitrines sur fonds de paysage des States. Squelettes de dinosaures, masques et objets africains, tipis…c’est immense ! Il faut y retourner comme pour le Met. Bien fait de mettre forcé, je l’aurais regretté sinon.

IMG_1829En sortant devant Central Park (j’ai pas fait exprès, promis), je passe devant le Dakota, immeuble où John Lennon résidait et où il s’y est fait tuer dans la rue  par un cinglé le 8 décembre 1980.

IMG_1830Un petit coup de tube (la ville est bien desservie par le réseau métropolitain qui a l’avantage de fonctionner 24h/24h) et visite du boboland new yorkais : Greenwich. Jolies maisons colorés et fleuries (enfin pas en cette saison IMG_1839because même à New York, en décembre, les jardins ne sont pas en fleur…dingue !!!), beaucoup de restos italiens et quelques disquaires (chouette !). Lunch-time au « IMG_1834Risotteria » qui proposent essentiellement des risottos : mon choix se porte sur celui au 3 champignons accompagné d’un Barbera. Perfecto. Le tiramisu n’en est pas un et ressemble plus à de la forêt noire. Addition salée par contre mais service efficace et gentil.

J’achète un disque de James Brown (« The Payback ») et un de Brian Setzer.

IMG_1859La promenade se continue vers Chelsea (dans sa partie moche) où je me rends dans un temple du vinyle : chez Jazz Record Center qui a la particularité de se trouver dans un IMG_1858appartement au 8ème. Des bacs à disques à foison, je déniche le second album (introuvable en France) de Tony Bennet & Bill Evans (« again together ») mais renonce faute de platine. Petit joueur je sais. Et puis le taulier est franchement pas sympa.

Tchao. A demain.

Jour 5

IMG_1639A la relecture de mon papier d’hier, j’ai l’air de faire mon ronchon, « mon intéressant «  et bouder mon plaisir. Non, non je vous assure, i love New York mais surtout Manhattan …J’A DORE !!! Ses rues qui fourmillent de monde IMG_1647(impossible de marcher au Rockfeller Center en fin d’après midi ou hier soir à Times Square pour se rendre au spectacle), ses immeubles qui donnent le IMG_1651vertige, le scintillement des lumières (pas très écolo tout ça mais ce n’est pas le propo), les sapins autour du Rockfeller ; Central Park et ses immeubles tout autour (mélange d’immeubles des années 1900-1920…); ses musées (le Gugenheim et IMG_1635son expo « Picasso : Black and White » », le Met avec une expo « Matisse », en attendant d’ici samedi le Moma et le Musée d’Histoire Naturelle), et Chinatown et Wall Street (dans le Lower au sud) sont vraiment très agréables à arpenter. Rien à faire mais c’est le cœur de New York qui a ma préférence. J’ai voulu aller visiter Chelsea mais une petite tempête de neige m’a contraint de rentrer à l’hôtel. Je remets le couvert demain, je pense, avec Brooklyn à faire aussi (j’ai hâte !).

IMG_1636Le Met est à New York ce que le Louvre est à Paname. Immense, foisonnant, des arts africains au gréco-romain en passant par tout l’art contemporain (Picasso ; Matisse ; IMG_1811Giacometti, Miro, Hopper….) sans oublier l’Egypte mais il y a beaucoup plus de place au Met que chez son cousin français, mettant du coup souvent mieux en valeur les tableaux ou les sculptures. En plus, le Met se développe (des bâtiments supplémentaires se construisent), 2h1/2 de visite ne suffit évidemment pas mais les mirettes sont déjà bien assouvies.

IMG_1812Déjeuner chez « Joe’s Shanghai » à Chinatown. Le menu : soupe de vermicelle et de crevettes (un délice),, raviolis vapeur au crabe (du bonheur), des encornets fris (un régal) et des crevettes (un peu fades j’ai trouvé). Voilà l’emmerdeur a passé une excellente journée et tenait à vous transmettre son coup de coeur pour Manhattan.

A domani.

Jour 4

Je rame comme un fou avec internet dans mon hôtel (pourtant confortable) et râle de ne pouvoir illustrer ces billets de photos. Je me rattraperai à mon retour.

IMG_1741Jour de Noël aujourd’hui donc. Il m’a semblé intéressant de se rendre à Harlem because les clichés ont la vie dure : une multitude d’églises, des messes ponctuées de gospels avec en IMG_1734chef de cœur, James Brown, à l’orgue électrique, Ray Charles et en meneuse « de revue », Aretha Franklin,. Vous voyez le genre ??…ambiance « on va un peu au zoo quoi !!! ». Il y a effectivement des églises (pas non plus une multitude) où on IMG_1747y chante bien du gospel le dimanche mais pas…au Christmas Day ! Pas de chance. IMG_1733Tout le monde est resté au chaud, chez soi en famille. Donc, Harlem aujourd’hui, c’est mort de chez mort ! Belle lumière d’hiver. On sent que ce n’est plus les bidonvilles d’il y a 25 ans. C’est ravalé, plutôt joli voir bobo lorsque que l’on IMG_1746s’approche de Colombia University (très beau parc au pied IMG_1757du campus). Mais sans animations, ni passants et les quelques rares commerces fermés, l’ensemble déçoit.

NY 32Retour du coup vers le centre en longeant la face nord-est de Central Park qui décidemment n’en finit plus « de s’épanouir » avec ses 460 hectares, ses joggers et IMG_1778ses écureuils. Je décide, par lassitude, de rejoindre au plus vite , en subway, une institution new yorkaise, le « 2nd Avenue Deli », temple de la cuisine yiddish de la Mittel Europa, « tumblr_lep59uizH11qbccodpour aller s’ytaper la cloche ». Un pur bonheur que la soupe de champignons au céleri, carotte et au bouillon de poule ; le pastramiheartattacksandwich au pastrami  ou sa version « strong » (le pain est remplacé par deux galettes de pommes de terre, genre rösti imagesallemand) ou knish (croquette aux pommes de terre, aux épinards et à la viande). Inutile de vous dire que j’ai perdu des kilos et que j’ai sculpté mon corps de rêve ! Le service est d’une gentillesse, d’une attention et d’une patience rares (j’ai mis un certain temps » à passer commande », ne pipant pas un mot de ce que me racontaient et la carte et la serveuse). Grand moment culinaire et chouette souvenir ! C’est pas compliqué, j’ai envie d’y retourner fissa pour gouter des autres plats et me « reprendre le chou » avec la serveuse. Chou mariné en salade, délicieux au demeurant, servi « en mise en bouche ».

IMG_1785Trop d’attente, deux heures, pour accéder au 86ème étage de l’Empire State Building, et trop de monde gâchent le plaisir d’apprécier la vue unique à 360 degrés de la ville.

TS 2Soirée à Broadway, à l’Ambassador Theatre, pour découvrir une nouvelle version de la comédie musicale, « Chicago », du génial chorégraphe et metteur en scène, Bob Fosse. Le nouveau cru lui est fidèle grâce aux talents d’Ann Reinking (Chorégraphie) et Walter Bobbie (Mise en Scène). Du grand art, de la bel ouvrage, « à l’américaine ! », avec de grands danseurs sachant jouer (ou l’inverse !), sans esbroufe et toujours avec du plaisir. La classe !!

Jour 3

IMG_1670Passage rapide sur Time Square, des panneaux publicitaires sans grands intérêts mais c’est aussi le quartier IMG_1669de Brodway et ses théâtres mythiques où se jouent toujours des musicals (« The Miserables » ; « IMG_1671Chaplin » ; « Sister Act »…). Je récupère les billets du spectacle de demain soir (je vous en causerai les p’tits loups, don’t worry !) et cap sur Battery Park pour l’incontournable et « impossible-d’y-échapper », le tour de Lady Liberty. 60 minutes. Ca suffit amplement. D’abord avant d’y arriver, on longe le sud de IMG_1678Lower Manhattan où finissent de se construire « les cousines » des Twins Powers puis on pique sur Shuter Island  (le cinoche n’est jamais loin) avant de passer au ralenti devant la grande dame. Ca caillait mais pas de pluie. Avant de revenir à l’embarcadère, on passe sous le pont de Brooklyn (voitures et piétons). Sympatoche et bella la promenade mais « un chouille » monotone le tour en vaporetto. A deux pas de Wall Street, IMG_1698découverte d’un quartier où se nichent
maisons, églises aux pieds d’immenses buildings. Lunch-time chez « Adrienne’s pizza » connu pour ses gratins, salades et et et ??? « …ses pizzas !!! » ; « ..bravo Madame…vous avez gagné une nuit avec DSK !! ».

IMG_1714La remontée digestive se continue sur Chinatown et ses nombreux commerçants (que fréquentent visiblement les new yorkais). Je repère 2 poissonneries dont une équipée en encornets et gambas crues, indispensables pour mon risotto aux fruits de mer (je déconne ! ). Little Italy, voisine, me déçoit ressemblant au quartier La Huchette à Paris : restaurants bas de gammes où des serveurs vous hèlent ; commerces de tee-shirts et autres merdouilles fabriquées en Chine ; pas d’artisans….bref une parodie.

oyster-bar-interior-1J’en ai « plein les pattes », donc décision de visiter Soho un autre jour et retour à l’hôtel par le tube avant d’aller dîner chez « Oyster », célèbre restaurant de poissons et d’huîtres, niché au sous-sol de la gare centrale. Et oui les loulous,, y’a même des huîtres aux States. Dingue.

P.S.: Je renonce à mettre des photos pour le moment, le temps est interminable à chaque image. Je le ferai in France. Couillon.

Jour 2

Je vous passerai les détails de la prise en charge à l’hôtel (dans Manhattan tout de même) qui a failli « virer à l’ubuesque » et ne pas se faire pour cause de carte de crédit « non créditée » alors que le retrait dans une tirette fonctionne normalement (dois-je penser du bien de ma banque ou vanter l’efficacité de l’harmonisation bancaire américano – européenne ?). J’apprécie, cependant, le confort de ma chambre, sa vue au 23 étage sur le Chrysler avec ses gargouilles et constate que je n’ai pas eu peur en ascenseur : certes, c’est mieux pour New York sinon je peux dire au revoir, for exemple, au panorama du 81 étage de l’Empire State Building(redevenu le gratte ciel le plus haut de la ville suite à la destruction des Twins Powers).

Courte nuit, un breakfast sans intérêt (fallait voir la tronche de l’omelette et du bacon !) et en route pour le plus grand parc de la ville, le bien nommé ?…comment déjà ?…Orson Welles, Dustin Hoffman., tout ça…bon Dieu de bon Dieu !!! Ah oui ! NY 27…ça y’est…Central Park ! Sublime ! Superbe ! Immense ! Très vert. Le paradis pour les écureuils qui viennent « faire le NY 34beau » quasi à vos pieds. Plus la patinoire, un groupe de rappeurs, des calèches à n’en plus finir (où est « La Dame de Shanghaï » ???) et NY 38l’immense lac au nord qui me rappelle des images de « Marathon man ». C’est le propre de cette ville qui nous fait croire de déjà la connaître alors que l’on n’en a jamais foutu les pieds mais l’ayant seulement côtoyée par des films, NY 10séries, photos ou reportages aux infos. J’avais eu la  même sensation, le matin, lors d’un arrêt à Grand Central NY 18Terminal où je vois Carry Grant de « La Mort aux trousses «  traverser le hall ou alors, à la vue des NY 17escalators, je me rappelle Al Pacino se faisant traquer par une bande de macaronis dans « L’Impasse » de Brian de Palma.

del-friscos-grill-nyc
Déjeuner tardif mais excellent dans un restaurant, au Del Frisco’s Grille du  Rockfeller Center (à deux pas du Radio City Hall) où je suis servi par une charmante lady qui a la patience de comprendre ce que je veux (une pièce de bœuf avec des frites et une salade verte ) et surtout à la cuisson saignante (se dit « rare »). Bingo ! La viande est délicieuse et les «french fries « aux petits oignons » . Par contre, ma only green salad s’est retrouvée accompagner de carottes et de tomates, avec deux fines lamelles de lard et d’une sauce genre « barbec»….euh thanks ! On s’est pas compris…probablement son anglais. Bye.

P.s. : j’ai mangé toute la salade.

Jour 1

IMG_1554Départ d’Orly pour Newark Airport avec un vol de 8 heures via British Airways. J’arrive 3 heures avant, en transe et IMG_1553n’ayant quasiment pas dormi. Une petite faim me prend en voyant ces sucettes obélixiennes mais j’y renonce en pensant aux burgers, hot dogs et autres douceurs que je vais avaler (j’ai repéré quelques bonnes adresses où les frites sont « maison » et la viande a du goût). Décollage sans problèmes, tandis que l’avion se met « en vitesse de croisière », les stewards nous distribue à chacun un IMG_1558I.Pade (…la classe !), je décide de mater « Le Prénom » avec PaaAAtriIIICKKK et Charles Berling, film que j’ai pas eu et qui a tout de même engrangé plus de 3 millions d’entrées IMG_1563cette année. Une première secousse me réveille de mon « ronron » bruélien et le commandant annonce la descente sur New-York. Oh là !!…je peux vous dire que ça a sérieux remué, tangué et secoué !! Etasoeur n’en menait pas large ainsi que les choupinettes derrière moi !! Mais Quelle splendeur !! Un soleil couchant (et donc fort venteux) sur New York et son agglomération !! La classe !!! Je vous passe sur l’heure d’attente à la douane où rebelote,empreintes-photos-fiche de renseignements (quel pays de parano) mais par contre nos bagages déjà là depuis 3à minutes sans que personne n’y prenne garde !! Quelles incohérences et néglicences manifestent les autorités en laissant les bagages à la « merci »de n’importe qui ! Les ricains decidement m’étonneront toujours.

…à domani les loulous.

en vrac 123

Hello les aoûtiens,

« en vrac » est à la bourre et je tiens à dire que j’emmerde mon Boss pour ses remarques « à trois sous » qui ne font rire que sa toute petite personne et n’a aucun effet sur moi.

Michel Polac est donc mort cette semaine le 7 août à l’âge de 82 ans. L’écrivain- journaliste-réalisateur de films (si si)-polémiste-emmerdeur a crée, entre autres en 1955, à la demande de Jean Tardieu « Le Masque et la Plume« . Magazine public des lettres et du théâtre, la première eut lieu le dimanche 13 novembre. Animé d’abord par Polac et François-Régis Bastide., il perdure toujours aujourd’hui, sur France Inter le dimanche vers 20h, sous la houlette de Jérôme Garcin. Le magazine s’est depuis 30 ans ouvert sur l’actualité cinématographique. Michel Polac était un intellectuel, un homme de grande culture, très ouvert, curieux de tout et un véritable amoureux des livres venus de tous horizons. Il a su, à l’occasion de l’élection de François Mitterrand en mai 1981, proposer à la Une, un magazine d’informations et de débats, en direct le samedi soir peu avant 22h.Son nom: « Droit de Réponse ». Foires d’empoignes lors de revues de presse « fumeuses », coups de gueules célèbres de Cavanna ou de Siné, provocations de Gainsbarre et de Coluche, sarcasmes et malices de Bedos et Desproges (avec Sheila ??!!!??), coups de théâtre orchestrés par des groupes d’extrême droite, Polac a fait de son émission, une tribune ouverte et libre à tous ceux se sentant censurés durant les années giscardiennnes. Outre les polémiques et les provocations, le journaliste a su traiter des sujets divers comme les taxis, la santé ou interviewer « sans concessions » l’animateur-producteur-comédien-chanteur lyrique Jacques Martin. L’émission continua 6 ans jusqu’à la privatisation de la chaine concédée à Francis Bouygues qui vira Polac au bout de 3 émissions. Le journaliste continua d’écrire des chroniques à « Charlie Hebdo » et chez Ruquier sur France 2.

Allez…un coup de gueule à la Polac ! Ce que je craignais est arrivé: le studio d’animation Pixar s’est fait complètement « cannibalisé et siphonné » par sa maison-mère Walt Disney. Son dernier opus estival, « Rebelle », est sans surprises, pauvre en gags, ‘histoire « déjà vue » et peu d’invention dans le dessin. C’est un produit formaté (bonjour les chansons « à la noix » !), sans saveur, sans personnalité (bonjour « les emprunts » à Miyazaki ! ) et très très vite oublié. Fini…dommage.

Jeudi 16 août sera le jour des 35 ans de la mort d‘Elvis…amen !…à moins qu’il ne soit toujours vivant ?…who knows….bye !

en vrac 97

Salut les kids,

Alors ???!!??? Vous faîtes partie des millions de français bloqués par la neige ??? A la joie des n’enfants qui ne vont plus à l’école, du personnel d’EDf et de GDF qui font des miracles tous les jours en dépannant des milliers de foyers, aux bouchers qui ont jamais vendu autant de viande de boeuf pour mitonner un bon pot au feu ou une daube provencale.

La chanteuse américaine des années 80-90, Whitney Houston, n’est plus. Elle avait 48 ans. Ravissante et jolie poule à ses débuts, physique indescriptible à la fin. Trop de drogues et d’alcool (fais gaffe, Tétard !) . Peut-être ne sait-elle vraiment jamais remise de sa rencontre avec Gainsbourg, un soir de 1986, sur le plateau de Drudru à « Champs-Elysées », rappellez-vous:

SeurgGe venait de chanter « Vieille canaille » avec Eddy (qui se « reposait » en coulisse) et attendait tranquillement sur le canapé que Whitney Houston finisse de couiner sa daube (et oui…encore !). Seulement Gainsbourg, entre temps, était devenu Gainsbarre. Enorme tollé le lendemain en France et Outre-Atlantique, la chanteuse californienne en voulut « à mort » à Drucker qui fit « la tronche » à Gainsbourg qui se fit engueuler comme un petit garçon par le père Schmoll. Je voudrais pas dire mon cher Michel Drucker mais on s’en souvient encore tous, plus de 25 ans après. Allez pour clore cet tribute, souvenez-vous:

« Nous devons protéger notre civilisation ». « Contrairement aux socialistes, je pense que toutes les civilisations ne se valent pas ».

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, samedi 4 février, lors d’une intervention devant l’UNI, association d’étudiants proche de l’UMP et connue pour ses prises de positions radicales.

Juste un coup de gueule pour dire qu’Eva Joly est une femme courageuse et va vraiment au casse-pipe dans cette campagne des Présidentielles 2012 car elle n’a aucune reconnaissance et guère de soutien de son parti. Enfin surtout de ses ténors Cohn-Bendit , Bové (désolé les gars mais c’est la vérité), Mamère ou le carnassier Jean-Vincent Plaçé, tous obnibulés par l’accord passé avec le PS sur les législatives 2012. Sans oublié la diva et redoutable Cécile Duflot (alter-ego de Rachida Dati ?) qui s’en tape comme « le coquillard » et qui n’a qu’un seul objectif, c’est celui de son parachutage dans une circonscription parisienne (elle a d’ailleurs fort discrétement rencontré cette semaine, Bertrand Delanoé très « remonté » contre les Verts et contre la Duflot) afin d’être élue députée (et puis après présidente du Groupe Vert au Parlement…et puis ministre de chez pas quoi dans le prochain gouvernement…STOP !!!). La direction du parti en a même été à faire une étude discrète sur les conséquences de l’accent d’Eva Joly sur le décrochage des auditeurs ou  des téléspectateurs lors d’interviews: il aurait lieu entre 5 à 20 mn. Affligeant et honteux. Même François Bayrou l’a aussi regretté et a souhaité dire son estime à l’ancienne juge d’instruction.

…à toute à l’heure.

en vrac 85

Salut les loulous,

Ouais, je sais, « en vrac 85″ est à la bourre,Tétard Volcanique n’a pas trouvé mieux que de nous « caser » un séminaire sur le « devenir du numérique en Auvergne et éventuellement dans le monde ».

Vu à Paris, au Théâtre Dejazet, l’adaptation française de la comédie musicale « Frankenstein junior » d’après le livret du spectacle de Mel Brooks, lui-même adapté de son propre film. 13 acteurs-comédiens et chanteurs (comme quoi, c’est possible en France !) enchainent tableau sur tableau. C’est très drôle, fidèle au film et quelques trouvailles scéniques. L’adaptation française est excellente, due au talent de Stéphane Laporte. A voir de toute urgence !

Le 29 octobre 1981, Georges Brassens cassait sa pipe. Le poète-anarchiste de Sète a laissé une oeuvre colossale par ses nombreuses chansons, souvent apprises à l’école et reprises par de nombreux chanteurs (« La Parapluie » par Johnny Hallyday ou « Les Copains d’abord » par Michel Jonasz par exemples). Avec de nouveaux arrangements, on s’aperçoit que Brassens était aussi un compositeur, les mélodies prenant véritablement leurs importances sur le tandem « guitares/contrebasse », véritable marque de fabrique de Brassens, mais devenant à la longue redondant. Comme disait Jean-Christophe Averty…à vos cassettes !!!

Sarko, lors de son interview-monologue de jeudi dernier sur TFone et France Two, a déclaré « ce n’est pas seulement l’Europe que nous avons sauvé hier à Bruxelles mais le monde ! ». Et dans le rôle du Super-Héros, il voit qui notre président ?…sa pomme of course !…avec manman Angela Merkel en Chef Nourrissière !

« L’Execrcice de l’Etat » de Pierre Schoeller nous plonge au coeur du fonctionnement de l’Etat et du pouvoir ou des pouvoirs. Dans ce thriller politique, Olivier Gourmet campe un ministre des Transports, dans un gouvernement sans étiquette (donc de droite ?), épaulé efficacement par son directeur de cabinet  (Michel Blanc) et une petite équipe très soudée. Une réforme de privatisation des gares est « dans les tuyaux » et confiée au ministre, condamné « à la porter et à la vendre auprès de l’opinion », alors qu’il y est hostile. Ainsi voyons-nous des hommes et des femmes portés par un « idéal, qui ont rêvé de servir l’intérêt général du pays et des français, déchanter. Ou plutôt comme le chante Gainsbourg, « les illusions donnent sur la cour… ». Olivier Gourmet est magistral.

Bonne semaine.

Hommage à Tonton Georges Lautner (1926-2013)

Hello les baltringues,

Je voudrais revenir sur un cinéaste qui n’est en rien maudit mais qui, je trouve, n’a pas sa juste place auprès du cinéma français, les critiques (enfin pour ce qu’il en reste !) le jugeant mineur et sans grand interêt, je veux parler de Georges Lautner. Né en 1926 et fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Lautner a commencé à réaliser en 1958 avec « La Môme aux boutons ». Il ne tourne plus depuis 1996, n’ai pas aigri, a connu énormément de succès populaires, a fait beaucoup d’entrées (environ 50 millions rien qu’en France !!), tournant avec les plus grosses vedettes du cinoche (Gabin; Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, 5 Belmondo; 2 Delon, Mireille Darc « sa petite soeur » à profusion,Louis De Funès, Francis Blanche, Michel Constantin, Darry Cowl Pierre Richard, Galabru; Serrault; Jean Yanne, Schmoll; Miou-Miou; Lanvin, Marielle et et et ne l’oublions pas, s’il vous plait, MONsieur Jean Lefèvre). Il a formé de nombreux techniciens (Bertrand Blier fut son assistant et lui a écrit le scénario et les dialogues de l’excellent « Laisse allez, c’est une valse », dialogues qui renvoient régulièrement à ceux d’Audiard mais annonçant déjà « la patte Blier » des « Valseuses »; « Buffet froid » ou « Tenue de soirée »). Tout n’est pas bon chez Lautner. Loin de là ! De « La Maison assassinée » (avec PatriIcKK !!!) au remake de « L’Inconnu dans la maison » avec Bébel; en passant par « Triplex » (avec Patrick Chesnais), « Room service » (avec Serrault et Galabru), « La vie dissolue de Gérard Floque » (avec Roland Giraud) ou « Joyeuses Paques » (adaptation poussive de la pièce de Jean Poiret avec (re)Bébel et et et…ahahaha Sophie Marceau…), on frise souvent le nanar de chez nanar !…du bien gras, le tout arrosé d’un rouge qui tache ! On aime déjà plus, « Est-ce bien raisonnable », « Attention, une femme peut en cacher une autre » ou les cascades de Bébel dans « Flic ou voyou » ou dans « Le Guignolo » (ah la scène de l’hélicoptère au-dessus de Venise !).Mais ce que je préfère c’est quand Lautner nous fait la série des Monocles avec Paul Meurisse, les films comme « Ne nous fachons pas », « Le Pacha » (sur une musique de Gainsbourg), « La Grande Sauterelle », « La Valise », « Mort d’un pourri » (excellent polar produit et interprété par Delon avec aussi Maurice Ronet, Jean Bouise, Michel Aumont et Stéphane Audran), « Les Barbouzes » ou « Laisse allez, c’est une valse ». Oui dans ces films, il y a « une patte », « une griffe Lautner ». Par son rythme, son découpage et son montage elliptique. Par son ton « décalé »aussi, loufoque et « très bande dessinée ». Y’a des tronches (et des pifs !), des situations comiques souvent droles et un esprit potache très frais et jubilatoire qui se ressent chez les interprêtes. Vous pensez et vous vous dites…mais il n’a même pas parlé des « Tontons flingueurs » ?!?..je rêve ou quoi ?!?….mais c’est lui, étasoeur, le baltringue ! Mais non, les loulous, j’ai pas oublié « Les tontons »…film culte et inter-générationnel (de temps en temps exploité en salle et surtout archi-rediffusé à la télé !). Dire que la Gaumont ne croyait pas en ce film et a donné « le minimum syndical » à Tonton Georges. Avec obligation de tourner dans une maison, située à Rueil-Malmaison, car louée à l’année par la compagnie au logo de la marguerite. Avec une cuisine minuscule ! Démerdes-tois Georges ! Comme quoi les contraintes, des fois, ça a du bon ! Salut Monsieur Lautner, profitez de votre soleil niçois et merci de nous avoir fait bien marré.

Sosie

Salut les wouinwouins,

Ils sont fous de Gainsbourg, d’Hallyday, d’Eddy, de Sardou, de Brel, d’Elvis, de Dutronc ou de Florent Pagny. Ce sont leurs sosies. Rien que pour Claude François, il y en aurait plus de 70 en Françe. Profitant d’un fait divers survenu à Epinal en Lorraine (décidemment !), il y a quelques jours, où un sosie de Gainsbourg a tenté d’égorger un sosie d’Hallyday (visiblement une rivalité qui perdurait et qui s’est finit en haine), zoom donc sur « un tout petit monde à part » dans un milieu qui n’est pas extremement grand, le sosieland:

Ils exercent dans des salles des fêtes, parfois dans des théâtres (pour les « grosses vedettes), dans les campings, les boites de nuit ou font des animations types « hypermarché ». Ils s’appellent Bernard Alexandre ( Jacques Brel), Bastien Rémy (Claude François) , Johnny Vegas (la star
des sosies d’Hallyday), Stéphane Petit (Florent Pagny) ou Serge Cardu (Michel Sardou). Ils peuvent gagner, par prestation, de 200 jusqu’ à 1000 £ (pour les bigs stars). Ils se considèrent avant tout comme des artistes. Ils « vibrent » sur scène ! Est-ce que tous les sosies vivent de leur métiers…j’en doute. Pour beaucoup, probablement, c’est un hobbie, une passion qui leur permettent « d’arrondir » leurs fins de mois. En tout cas, ils ont des sacrés tronches et n’ont pas peur du ridicule. Yann Moix en a fait deux personnages dans « Podium »: Benoit Poelvoede en Cloclo et Jean-Paul Rouve en Michel Polnareff. Il faut de tout pour faire un monde…c’est fort ce que je dis, non ?

Biopic


Hello les p’tits loups,

Le film biographique, dit biopic, est un genre cinématographique qui a vu le jour dés le muet (D.W. Griffith; Abel Gance…). Il concerne aussi bien un roi, une reine, un empereur (« Cléopâtre »; « Napoléon »; « The Queen »ou « Marie-Antoinette »), qu’un homme politique (« Taleyrand: le diable boiteux »« ; « Gandhi »; « JFK »;  « Malcom X »; « Le Promeneur du Champs de Mars »; « La Conquête ») un joueur de jazz (« Bird »), un chanteur ( « The Rose »; »Ray »; « Walk the Line« ; « La Môme »; « Gainsbourg, une vie héroïque »…), un artiste de music-hall (« Man over the Moon »); un acteur-metteur en scène méga célèbre (« Charlie Chaplin »), un peintre (« Vang Gogh »); un industriel qui devient producteur-metteur en scène mégalomaniaque (« Aviator ») ou un lieu célèbre (« Si Versailles m’était conté »; « French Cancan »; « Cotton Club ») , une ville (« Si Paris m’était conté »…), un bandit /gangster ( « Butch Cassidy et the Kid »; « Al Capone »; « Mesrine »…); un militaire ( le général Custer dans « La Charge Fantastique » ); un boxeur (Jake LaMotta dans « Ragging Bull »), une résistante (« Lucie Aubrac ») ou un barjot  ( « Landru »;  » Lacenaire »; « Docteur Petiot », « La dernier Roi d’Ecosse »).

Prnicipalement américain et français, le genre fait florès depuis les années 80, probablement parce qu’il donne « de la matière » aux scénaris, qu’il motive les comédiens (les Ricains en sont « très friands » et nombreux d’entre eux obtiennent un oscar pour leur performance: Helen Mirren; Will Smith, le môme française Marion Cotillard pour son interprétation de Piaf…) et que les effets spéciaux ont fait des progrès spectaculaires. Moi je vous le dis, le genre est pas prêt de s’arrêter et l’on va s’en manger pendant des années…du bio !

Populaire

Coucou toi,

Populaire. Qu’est-ce qu’on l’entend ce mot là ! Utilisé à toutes les sauces. Pour une femme ou un homme politique, un chanteur, un acteur, une chanson, un film, un quartier même. Et chacun a sa propre définition, vision et point de vue. « Je suis désolé mais Johnny est un chanteur populaire, lui ! ». Populaire signifie être connu bien sûr, avoir du succès, être identifiable immédiatement, mais aussi traverser les générations et le temps, ne pas connaitre les « réflexes de classes » (des chansons comme par exemple « Je me voyais déjà » d’Aznavour , « La Javanaise » de Gainsbourg ou « Comme d’habitude/My Way » de Claude François sont fredonnées chez l’ouvrier comme chez le bourgeois »). Quand on dit, par contre, « olalala qu’est-ce que c’est popu ! bahhhhh !! », là c’est pour dénigrer, dire que l’on n’aime pas ou que c’est ringard, voir pour insulter (de Michèle Torr à Lara Fabian ou Céline Dion, de Franck Dubosc à Jean-Marie Bigard; du quartier parisien Barbès à celui lillois de Wazemmes; de « Camping »  aux « Bronzés 3 »…). Populaire en politique flirte souvent avec le populisme, le clientélisme voir le racisme et l’homophobie  (de Sarko à Berlusconi en passant par  (feu) Georges Frêche, Jean-Luc Mélenchon, Brice Hortefeux ou le groupe « La Droite Populaire » au sein de l’UMP, sans oublier of course les Le Pen père et fille !). Pourtant Sarko a été très populaire de 2002 à 2006 puis il a viré popu et populiste durant sa campagne présidentielle 2006-2007 (l’apothéose étant le concert de la Concorde avec Mireille Mathieu, Jane Manson et Enrico Macias…que des Grands !!!). On va voir ce qu’il va nous pondre pour la prochaine campagne mais il parait qu’il a changé (ahahah petit canaillou va !), qu’il est « habité » par la fonction, qu’il est « au-dessus de la politique politicienne », qu’il a découvert, grâce à Carlita, Dreyer, Billy Wilder, Maupassant et Simenon…que des auteurs populaires ( à part Dreyer) !…à se demander si Sarko est allé à l’école !

en vrac 69

Salut toi,

69 ème numéro d’ « en vrac », mademoiselles et messieurs, demandez le programe !!!


Gainsbourg et son Gainsborough / Ont pris le ferry-boat
De leur lit par le hublot / Ils regardent la côte
Ils s’aiment et la traversée / Durera toute une année
Ils vaincront les maléfices / Jusqu’en soixante-dix

Soixant’neuf ! année érotique !

…c’était juste comme ça. Un clin d’oeil…pour la route.

Henri Guaino, conseiller spécial et plume de Sarkosy, est un rigolo qui nous fait hurler de rire dans le « Libé » de ce week-end. Il pourra toujours se reconvertir chez Ruquier si jamais il lui arrivait d’être au chômage. Sait on jamais ?!?

L’exposition « Kubrick », à la Cinémathèque Française, se termine fin juillet. Courez-y ! C’est absolument fabuleux ! Un somme ! Tous les films sont traités chronologiquement avec la génèse du projet, des extraits,des interviews, des costumes, des accessoires, les recherches de Kubrick et ses assistants (Pépère faisait établir des fiches sur tous les personnages de ses films: ce qu’il mangeait, buvait, sa sexualité…), les affiches promotionnels, les dessins ou maquettes de certains décors, les documents de production, les projets abandonnés (dont un sur « Napoléon ») et beaucoup de photos (Kubrick a commençé comme photographe). Passionnant !

 

 

 

…ça, c’est quand Tétard Volcanique est en colère.

Le chorégraphe Roland Petit est décédé. Sa muse, Zizi Jeanmaire, a perdu « son truc en plume ».

A pluche, les loulous.

en attendant en vrac 64…

10 h 51, Etasœur n’est pas là…

« Etasoeur vous dit tout » sans Etasœur; un Japon sans radiation; un vélo sans roue; un Alfred sans Hitchcock; une maison sans toit; un cavalier qui surgit hors de la nuit sans cheval; un voyage sans pose pipi; un aveugle, champion de tir; une guillotine sans bourreau; une jolie fille sans moi; un chien sans queue à remuer; un psychokiller sans victime; un film de cul sans sexe; un feu sans fumé; un dimanche sans z’en vrac…

SIMPLEMENT

IMPOSSIBLE


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dans la peau de Laurent Gerra

Salut les kids,

En ce jour de Noël où j’espère que vous avez été tous comblé par le Père…(qui, entre nous, est une vraie ordure), je voudrais vous parler de Laurent Gerra que j’ai vu, hier soir, à l’Olympia. Autant le dire tout de suite, je suis très fan et c’est le quatrième spectacle que je vois de lui, après le Casino de Paris en 1999, l’Olympia en 2002 et le Palais des Congrès en 2007. Année où il était accompagné pour la première fois par le big-band de Fred Manoukian qui, depuis, ne le lâche pas d’une semelle et a incontestablement « fait décoller  » Laurent Gerra en lui  donnant une dimension nouvelle lorqu’il il imite, par exemple, Henri Salvador ou qu’il finit son spectacle par les « chanteurs disparus » dont Charles Trenet, Yves Montand, Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, Serge Reggiani 
et Gilbert Bécaud. Laurent n’oublie pas, biensûr, ses potes Aznavour, Bébel, Dutronc (avec juste une paire de lunette noire),Delon, Schmoll et Jean-Claude Brialy (« …tellement merveilleux ! ») et son grand classique, Johnny Hallyday. Gerra a une admiration sans borne pour la chanson française d’autrefois et il la connait par coeur (passion qu’il partage avec son pote Bernard Lavilliers). Mais cela ne l’empêche pas d’égratigner et de chanter

des artistes récents comme Vincent Delerm, Garou, Bénabar ou Grand Corps Malade (« Grand Cornichon »). Il a la dent dure et ses têtes de turc: Patrick Bruel, Jack Lang, Céline Dion (la pauvre !) et biensûr Sarko (un vrai délice). Ses potes Chevalier & Laspalès ne sont pas oubliés et on sent une pointe de tendresse quand il imite Jacques Chirac (« qu’est-ce que  je me fais chier ! ») ou Francis Cabrel (« la CAbane au FOnd du jARdin ….).

Il déteste l’humour de Canal (il n’y est d’ailleurs jamais invité), Thierry Ardisson, Marc Olivier Fogiel, la Star Ac, les 35 heures de Martine Aubry, les grèves à la SNCF, Air France et à La Poste. Grand amoureux de la nature (il connait toutes les plantes), des grands espaces et redoutable skieur, Laurent Gerra est un hédoniste et entretient l’amitié et la fidélité. Il est doué, cultivé et s’éclate littéralement sur scène. Allez le voir  et n’oubliez pas qu’il est tous les matins sur RTL à 8H45.

Allez !…un Joyeux Noël…Thérèse !

en vrac 47

Salut les p’tits loups,

Certains brunchent, d’autres joggent, moi, le dimanche, j’ « en vrac ».

Après avoir suivi, à Paris, la campagne municipale de 2001 ( « Paris, à tout prix »), Yves Jeuland nous revient avec un documentaire sur la campagne des Régionales de 2010 de feu Geoges Frêche. Au vu de la bande-annonce de « Le Président« , je sens que l’on va bien rigoler et que nous allons voir une formidable bête de scène (et aussi cabo, colérique et populiste !) qui fait, pour le coup, son dernier tour de piste. J’ai hâte !

Jean Rocherfort va interpreter Liliane Bettencourt dans le prochain film d’Edouard Baer. Il a tenu à rassurer ses nombreux fans en précisant qu’il conserverait sa moustache.Ouf, on a eu peur.


Alors qu’un album d’inédits du père Jackson est dans les bacs cette semaine, est annonçé aussi pour fin février 2011 un cd de raretés de Serge Gainsbourg pour les 20 ans de sa disparition. On pourra l’entendre chanter une version inédite de « Comme un boomerang« , plutôt connue en duo par Etienne Daho et de Dany. Comme il fait bon d’être mort et de se sentir autant aimé par les maisons de disque et les éditeurs de musique.

…bonne semaine les loulous.

Arthur Penn: le parrain

Hello vous,

Arhur Penn, cinéaste américain, est allé rejoindre Dennis Hopper et Tony Curtis sur le boulevard des Stars d’Hollywood. L’industrie du cinéma ne l’appréciait pas justement. Un peu rebelle, le pèpère Arhur. Because, il a était le premier, dès 1967, à s’engouffrer dans la brèche, de l’inertie et l’incompétence des studios, jusqu’à la débandade des « Portes du Paradis » de Michael Cimino en 1980. Celle d’une des plus belles pages de l’histoire du cinéma américain: « Le nouvel Hollywood » comme l’a qualifié le journaliste Peter Biskind. Cette période magique où les metteurs en scènes ont pris le pouvoir: celle des Marty Scorsese, Francis Ford Coppola, Peter Bogdanovitch, Steven Spielberg et Georges Lucas (et oui !), William Friedkin, par exemples. L’époque des débuts de De Niro, Al Pacino, Gene Hackman, de Dustin Hoffman et et et, justement de Faye Dunaway .Warren Betty, lui, était déjà dans le « business » depuis le début des années 1960. Starifié et producteur, c’est Betty qui est allé chercher Arhur Penn pour « Bonnie and Clyde« . Casse-couille, le père Warren. Se mélant de tout: de l’emplacement de la caméra au découpage technique, du choix des acteurs à des changements de dernière-minute du script sur le plateau. Rajoutez à cela le non intérêt du studio pour le film. Ce ne fut pas une partie de plaisir pour Arthur Penn. Le film fut distribué dans l’indifférence générale aux USA. Il a fallut l’immense succès du film en Angleterre pour qu’il triomphe, enfin, en Amérique et devienne le film-culte que l’on sait (…et un duo génial de Bardot-Gainsbourg, en passant !).

Arhur Penn avait l’habitude des tensions et conflits. Les deux films avec Marlon Brando, « La Poursuite Impitoyable » et « Missouri Breaks » (avec le Jack Nicholson) n’ont pas du être des promenades de santé.

Pas énormément de films mais il a lançé la voie, marqué « son terrritoire », « donné le la », n’avait pas peur du star-système et a amené une énergie et une dynamique nouvelles au récit, au montage et par son choix d’acteurs (il l’était aussi). Homme de convictions, plutôt à gauche, comme Sydney Pollack…ou Warren Beatty, justement.

On peut citer « Le Gaucher » avec Paul Newman, « Lillte Big Man » avec Dustin Hoffman et Faye Dunaway, « La Fugue » avec Gene Hackman ou « Gloria« .

Les Metteurs en Scènes ont perdus, pour certains » un « mentor », leur parrain.

Voilou.

en vrac 36

Salut les wouinwouins,

Je sais. Votre bonheur est d’être un dimanche because vous vous jettez avec des yeux de malADE !!!…sur la rubrique « en vrac »:

Alors oui ou merde Sarko va-t-il nommer Serge Gainsbourg à Matignon ou garder François « rillette » Fillon ?

Dieu merci, Gros Gégé n’est pas toujours bourré, la preuve:

Je m’aime…et c’est ça l’essentiel !

Le Conseil de Paris a  adopté, à une large majorité (147 élus pour, 13 contre, une abstention et 2 non votants) , le projet d’accord d’indemnisation de la Ville par l’UMP et Jacques Chirac dans l’affaire des emplois fictifs.

Bah voilà, Chichi peut remercier Bertrand et son grand orchestre, Nicolas et le big-band de l’UMP et pourrait, tout de même,offrir, à tous les parisiens, un coup à boire…en faisant péter la corona !

…à plouche.

réaliser

Salut les loulous,

Ils sont comédiens (beaucoup), producteurs, scénaristes-dialoguistes. Romanciers, philosophes ou musiciens. Ils ont tous eu envie, un jour, de « passer le cap » de la mise en scène. Certains n’ont réalisé qu’un film, d’autres font carrière. Ils continuent toujours leur métier d’origine. 1er volet exclusivement gaulois.

C’est parti avec les anciens de la troupe du Splendid. En 1984, , Gérard Jugnot avec « Pinot  simple flic » s’y lance, suivi de très près par Michel Blanc, avec « Marche à l’ombre« , et  par Josiane Balasko avec  « Sac de noeuds« . Ils ont depuis réalisé de nombreux films. Plus récemment, Marie-Anne Chazel s’y est essayée sans succés (« Au secours, j’ai 30 ans ! »). La réalisation d’un sketche par Thierry Lermitte des « Secrets du Docteur Apfelglück » est anecdoctique.

Pour rester chez les comiques, Dominique Farugia (« Delphine 1 – Yvan 0 »), Albert Dupontel (« Bernie »), Alain Chabat  (« Didier ») et Valérie Lemercier (« Quadrille » d’après Sacha Guitry)  se « jettent dans l’arêne », avec plutôt du succès, en 1996-97. Jean Poiret n’a malheureusement pas vu voir son unique film  , « Le Zèbre » (adapté pour sa femme Caroline Cellier). Il est mort durant le montage (terminé par Pierre Mondy).

Plus récemment, Dany Boon avec « La Maison du Bonheur » (2006), Gad Elmaleh avec « Coco » (2009) ou Michael Youn avec « Fatal » (2010) ont décidé de s’y coller seul because on est jamais mieux servi que par soi-même.

C’est une tradition, en France, que les vedettes-comiques du music-hall (ou de la télévision maintenant) réalisent leurs films.

A commencer par Max Linder, Jacques Tati, Fernandel, Robert Dhéry, Robert Lamoureux ou Pierre Etaix. Même Louis de Funès s’y est accoquiné pour son « Avare« , avec son vieux complice, Jean Girault ou Coluche avec « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ».

Pierre Richard fut une immense vedette, dans les années 70-80, avec ses films (« Le Distrait »-1970) ou ceux du comédien Yves Robert.

Ou encore dans ceux de Gérard Oury, lui aussi comédien au départ, qui s’est par contre définitivement consacré à la réalisation de luxueuses et très poulaires comédies. Souvent écrites d’ailleurs avec sa fille, Danièle Thompson, qui s’est lançé, en 1999, elle aussi dans la réalisation avec « La Bûche ». Le fiston Christopher Thompson s’y est essayé cette année avec « Bus Palladium« .

Michel Audiard a eu un moment l’envie de réaliser ses films et en a fait une série aux noms cocasses et imprononcables dont le premier fut, en 1968, « Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » (il faut le dire vite, à l’envers et on recommence !). Son fils lui donnait, de temps à autre, un coup de main dans l’écriture puis a réalisé son premier film « Regarde les hommes tomber » (1993) avant de faire la carrière que l’on sait.

Chez les stars, Alain Delon en a réalisé (et produit) quelques uns, à partir de 1981 et son « Pour la peau d’un flic » (avé Anne Parillaud, con !).

Gérard Depardieu en a réalisé deux. Daniel Auteuil vient de terminer le remake de « La Fille du puisatier », d’après Marcel Pagnol qui sortira en Avril 2011.

Jean-Louis Trintignant s’y est essayé dans les années 70 avec deux films puis a arrêté. En revanche, Michel Piccoli a commençé sur le tard mais a l’air de s’éclater comme un petit fou  et dit retrouver du plaisir comme au bon vieux temps du rocK’N roOLL !.

N’oublions pas Nicole Garcia, bien sûr, qui depuis « Un Week sur deux »(1990) fait carrière comme cinéaste en réalisant un film tous les 3-4-5 ans.  Ni Agnès Jaoui qui tient la barre, de ses scénarios écrits avec son complice Jean-Pierre Bacri, depuis « Le Gout des autres » (2000).

Chez les producteurs, nous avons Claude Berri qui ne trouvait pas de rôles quand il était acteur, donc il s’en écrivit, les réalisa en les produisant et les distribuant. Le premier flm fut « Le vieil homme et l’enfant ». Le comédien Jacques Perrin avait envie de produire les films des autres (« Z » de Costa Gavras par exemple) puis passa à la mise en scène avec « Le Peuple Migrateur » (2002). Tout comme le producteur de cinéma, Ariel Zeitoun, qui s’y essaye de temps à autre, depuis « Souvenirs, souvenirs » (1984). « Le Batard de Dieu » (1993) du producteur Christian Fechner n’a pas beaucoup d’intérêt.

Le publicitaire, Pierre Grimblat, passa au long-métrage avec « Slogan » (1969) et fut involontairement responsable de la rencontre entre Gainsbourg et Jane Birkin.

Sacha Guitry venait du théâtre et reconnait avoir mis beaucoup de temps, à partir de 1934, à aimer et à s’approprier le langage cinématographique.

Chez les romanciers, outre Marcel Plagnol, Jean Giono a mis en scène son « Crésus » et Marguerite Duras a réalisé une série de films puis elle a bien fait, à mon goût, d’arrêter. J’ai malheureusement pas vu« Le Jour et la Nuit » de Bernard Henri Lévy mais il parait que c’est grANDIOSE !!, et je pense que ‘La possibilité d’une ile » de Michel Houellebecq vaut le détour aussi. « Podium » de Yann Moix était plutôt rigolo grâce à la performance géniale de Benoit Poelvoerde.

N’oublions pas le romancier à succès, Bernard Werber, qui adapta et réalisa  une de ses aventures fantastico-scientifique« Nos amis les Terriens », en 2007, le tout produit par Claude « chabada » Lelouch. Quoi, les extra-terrestres ?!?…mais que fait le gendarme…de Saint-Trop ?

Chez les sicos, Gainsbourg a « commis » quelques oeuvres (mineures ?!?) à partir de 1976 avec son « Je t’aime, moi non plus ». Le chanteur du groupe « Trust », Bernie Bonvoisin, aussi (3 films dont « Les Démons de Jésus » – 1997). Ce que l’on sait moins, c’est que Michel Legrand en a réalisé un: « 5 jours en juin » (1988).

Le célèbre journaliste-ex présentateur du journal d’Antenne 2 et parolier de chansons (de Birkin à Hallyday), Philippe Labro, a réalisé 7 films, en 15 ans, de 1969 à 1984: avec des stars et des vedettes comme Bébel (2 films), Montand, Nathalie Baye, Claude Brasseur ou Gérard Depardieu. Il a arrêté la mise en scène pour diriger RTL puis reprendre son activité de journaliste et de romancier.

Pour conclure (parce que j’en ai marre !), on peut citer péle-mèle, les comédiens Martin Lamotte, Charlotte de Turckheim, Francis Perrin, Luis Régo (et </