Hommage(s)

Hello les p’tits luUUps !

Profitant de la sortie du dernier Scorsese « Hugo Cabret » et du triomphe mondial de « The Artist » et de la performance de Jean Du(duj)jardin (film qui ressort en France sur 200 copies mercredi 25 janvier), flash-back sur des films qui ont rendu hommage au cinéma au sens large:  un style, un genre,un metteur en scène, un producteur, un acteur…

C’est donc le cas de « Hugo Cabret » où Martin Scorsese rend hommage, à travers l’itinéraire et l’érrance d’un petit garçon, au génialissime créateur Georges Méliès, tombé dans la chagrin et la misère, condamné à vendre des jouets dans une gare (celle de Montparnasse dans la réalité). On oublie trop ce que nous devons à tonton Georges en terme de tours de magie, des premiers effets spéciaux, d’utilisation de décors « mécaniques ». Scorsese refait vivre le célèbre studio créé et situé à Montreuil en Seine Saint-Denis. On y voit la reconstitution du film « Le voyage sur la lune ». Ben Kingsley apporte une humanité et un regard d’enfant au personnage de Méliès.

On ne dira jamais assez du bien de la réussite artistique de  » The Artist  » qui séduit tout à la fois le public, les critiques et « le métier ». Et ce en France, aux USA et en Angleterre. Jean Dujardin a raflé 3 prix (prix d’interprétaion à Cannes; aux Golden Globes et aux London Film Critics’ Circle Awards) et emporte l’auditoire en
refaisant « vivre » Douglas Fairbanks  ou en esquissant quelques pas de danse comme dans le film. Projet gonflé et couillu que ce film qui a failli ne pas se faire: « oh pis peut-être en Hongrie…et puis ah y’est !… on a l’accord d’un studio américain…John Goodman est ok…Quoi !! on va à Cannes ?!?..ah, sélectionné en hors-compétition ?…bon. En compétition finalement ??!?…mais c’est géniAALLL !!!! ». Saluons l’obstination du metteur en scène, Michel Hazanavicius et de son producteur Thomas Langman (fils de Claude Berri) qui ont du connaître « de grands moments de solitude ». Quel plus bel hommage au cinéma muet hollywoodien des années 20 que ce film ?!? On croise les doigts pour vous pour les Oscars !

Hommages et clins d’oeil à Ernst Lubitsch (pour « High society ») et à Sir Alfred Hitchcock (« Notorius ») que Chabrol honore avec son opus « Rien ne va plus » (1997), tourné en
France, en Suisse et en Guadeloupe. Woody Allen est un dingo du cinéaste suédois, Ingmar Bergman et il s’est permis d’aller dans son univers avec « Comédie érotique d’une nuit d’été ». Etant un grand cinéphile dans l’âme, le plus célèbre réalisateur new-yorkais a aussi rendu hommage à la comédie musicale avec « Tout le monde dit I love you »; au cinéma muet avec « La Rose pourpre du caire »,  à la comédie policière (« Meurtres mystérieux à Manhatan »).

Roman Polanski s’est amusé dans « Frantic » « à filmer » Paris comme le filmaient les Billy Wilder (« Ariane« ; « Sabrina »), Stanley Donen (« Charade »); Vincente Minnelli ( » Un Américain à Paris »; « Les 4 jours de l’apocalypse »; « Gigi » )William Wyler (« Comment voler un million de dollars ») ou Sydney Pollack (« Sabrina »).

Clint Eastwood avec son « Impitoyable » ou Kevin Costner avec « Open range » rendent hommage aux westerns de John Ford ou Antony Mann.

Louis Malle avec « Milou en Mai » a tiré son chapeau à Jean Renoir et son « Déjeuner sur l’herbe ». La liste est longue et je préviens déjà Tétard Volcanique qu’il n’y aura pas de « Hommage(s): le retour » (je sens qu’il va me gonfler avec les épisodes de « Pirates des Caraibes »; « Les Cadavres ne portent pas de costards »; « Frankenstein junior »; « The Rocky Horror picture show », « Machette » ou « Indiana Jones ». Ce à quoi je lui répondrai: et les films du hong-kongais Johnnie To ?, et celui génial du coréen Jim Jee-woon « Le bon, la brute et le cinglé »  ?….et « The Player » de Bob Altman, tu l’as surement oublié celui-là ?!?). C’est décidé, je m’en tiens là. Pas de polémiques inutiles.

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Salut à toi oh mon frère

Voici venu le temps du recueillement, de la réflexion et de l’analyse, de la préparation du gigot du dimanche, de se préparer à aller à la messe avec belle-maman et de savourer à l’avance la nouvelle livraison d’ « en vrac » (que je me la pète mais grave !):

Suite aux élections sénatoriales de dimanche dernier pour le renouvellement d’un tiers des sièges, la gauche a remporté ,pour la première fois dans l’histoire de la 5ème République, la majorité au Sénat. C’est l’ancien président du groupe socialiste, Jean-Pierre Bel, qui a été élu, hier après-midi, à la présidence de la Haute Assemblée (« le plateau »). Malgré son élection confortable (179 voix) et pour quelqu’un qui se présentait pour la troisième fois (2004/2008), Jean-Pierre Bel avait l’air de ne pas comprendre ce qui lui arrivait… »complètement paumé » le pépère ariégeois (dire qu’il est censé remplacer le Président en cas de vacance de pouvoir dans le protocole institutionnel)  ! En attendant, l’UMP n’en menait pas large…est-ce le début d’une nouvelle cohabitation ?…les 7 prochains mois nous le diront.

Ambiance crépusculaire à l’Elysée ? Fin de règne ? Les rats quittent le navire ? En tout cas, pour un candidat qui nous annonçait en 2006-2007  « je veux une république irréprochable ! », Sarkosy a du soucis à se faire: affaire Bettencourt (financement pour la campagne 2007), affaire des rétro-commissions dans la vente des frégates de Karachi (financement pour la campagne d’Edouard Balladur en 1995), les intermédiaires-conseils-porteurs de valises-très bavards mis en examen ou convoqués (et pour certains très proches du Président), un ancien ministre de l’Intérieur interrogé par la justice pour avoir « voler au secours d’un ami », un procureur (de Nanterre) mis en examen pour avoir » mis sur écoute » un journaliste du journal « Le Monde », rajoutez à cela des sondages catastrophiques pour une nouvelle candidature en 2012 ! oui Sarkosy est dans la mélasse et on a du mal à croire que l’union au sein de l’UMP tienne encore debout d’autant plus si les primaires socialistes remportent un large succès.

Ai découvert un film, en salle, de Jerry Schatzberg, « Portait d’une enfant déchue » avec une Faye Dunaway tout simplement prodigieuse. Le film narre l’ascension et la chute brutale d’une mannequin-vedette qui sombre dans la folie. Faye Dunaway est hallucinante et sa violence nous bouscule, nous donnant envie de quitter la salle. Rôle qui rappelle celui de Gena Rowlands dans « Une femme sous influence » de Cassavetes ou celui d’Isabelle Adjani dans « Camille Claudel » de Brruno Nuytten.Le film date de 1970, année où Faye Dunaway tourna aussi « Little Big Man » d’Arthur Penn (avec qui elle avait déjà fait « Bonnie and Clyde), l’année d’avant elle tournait « L’Arrangement » d’Elia Kazan Kazan. Suivront entre autres, « Chinatown » de Polanski, « La Tour infernale », « Les 3 Jours du Condor » de Sydney Pollack, « Network » de Sydney Lumet, « Barfly » de Barbet Schroeder, « Arizona dreams » d’Emir Kusturica; « The Yards » de James Gray. Oups ! Quelle carrière ! Beaucoup de films devenus cultes avec le temps. Chapeau Madame !

…bonne semaine.

remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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en vrac 67

 Salut les p’tits loups,

C’est donc accompagné d’un soleil écrasant que la rubrique « en vrac » se présente à vous, aujourd’hui:

 Attention Majesté, mettez-vous plutôt au poisson sinon vous risquez d’exploser dans votre costard !

 Film de fiction ? Documentaire ?…les deux mon général ! En tout cas un portrait plein d’humanité sur Vincent Lindon en Premier Ministre, sans maquillage et sous la houlette du cinéaste Alain Cavalier en Président de la République. A voir comme un ovni égaré dans le paysage cinématographique français. Déroutant mais réjouissant.

Je vous présente en exclusivité mondiale….mon Boss ! Vous savez Tétard Volcanique ?!? Il fait peine à voir, vous ne trouvez pas ?

 Peter Falk nous a quitté jeudi soir. Non, il n’a pas fait QUE 13 saisons de l’inspecteur Colombo. Il a tourné aussi, entre autres, dans de nombreux films dont « La Forêt Interdite » de Nicholas Ray, « Un Château en enfer » de Sydney Pollack  ou avec son ami, John Cassavetes, « Husbands » et « Une Femme sous influence« . Voilà, c’est dit.

…à toute !

Arthur Penn: le parrain

Hello vous,

Arhur Penn, cinéaste américain, est allé rejoindre Dennis Hopper et Tony Curtis sur le boulevard des Stars d’Hollywood. L’industrie du cinéma ne l’appréciait pas justement. Un peu rebelle, le pèpère Arhur. Because, il a était le premier, dès 1967, à s’engouffrer dans la brèche, de l’inertie et l’incompétence des studios, jusqu’à la débandade des « Portes du Paradis » de Michael Cimino en 1980. Celle d’une des plus belles pages de l’histoire du cinéma américain: « Le nouvel Hollywood » comme l’a qualifié le journaliste Peter Biskind. Cette période magique où les metteurs en scènes ont pris le pouvoir: celle des Marty Scorsese, Francis Ford Coppola, Peter Bogdanovitch, Steven Spielberg et Georges Lucas (et oui !), William Friedkin, par exemples. L’époque des débuts de De Niro, Al Pacino, Gene Hackman, de Dustin Hoffman et et et, justement de Faye Dunaway .Warren Betty, lui, était déjà dans le « business » depuis le début des années 1960. Starifié et producteur, c’est Betty qui est allé chercher Arhur Penn pour « Bonnie and Clyde« . Casse-couille, le père Warren. Se mélant de tout: de l’emplacement de la caméra au découpage technique, du choix des acteurs à des changements de dernière-minute du script sur le plateau. Rajoutez à cela le non intérêt du studio pour le film. Ce ne fut pas une partie de plaisir pour Arthur Penn. Le film fut distribué dans l’indifférence générale aux USA. Il a fallut l’immense succès du film en Angleterre pour qu’il triomphe, enfin, en Amérique et devienne le film-culte que l’on sait (…et un duo génial de Bardot-Gainsbourg, en passant !).

Arhur Penn avait l’habitude des tensions et conflits. Les deux films avec Marlon Brando, « La Poursuite Impitoyable » et « Missouri Breaks » (avec le Jack Nicholson) n’ont pas du être des promenades de santé.

Pas énormément de films mais il a lançé la voie, marqué « son terrritoire », « donné le la », n’avait pas peur du star-système et a amené une énergie et une dynamique nouvelles au récit, au montage et par son choix d’acteurs (il l’était aussi). Homme de convictions, plutôt à gauche, comme Sydney Pollack…ou Warren Beatty, justement.

On peut citer « Le Gaucher » avec Paul Newman, « Lillte Big Man » avec Dustin Hoffman et Faye Dunaway, « La Fugue » avec Gene Hackman ou « Gloria« .

Les Metteurs en Scènes ont perdus, pour certains » un « mentor », leur parrain.

Voilou.