comedia !…hommage à Ettore Scola décédé le 19 janvier 2016.

Hello,

Profitant de la sortie du second opus du toujours talentueux comédien-réalisateur, Gianni Di Gregorio, « Gianni et les femmes » (après son délicieux « Déjeuner du 15 aôut »), retour sur un style, une école (?),qui fit florès du milieu des annéees 50 jusqu’au début des années 80, je veux parler de la comédie italienne. Ce sont des dizaines de films avec les Toto, Alberto Sordi, Vittorio De Sica, Gina Lollobridgida,Vittorio Gassman, Sofia Loren, Marcello Mastroianni, Nino Manfredi, Ugo Tognazzi (et Philippe Noiret, Jean-Louis Trintignant, Bernard Blier ou Michel Piccoli) , orchestrés par les Mario Monicelli, Dino Risi, Luigi Comencini, Pietro Germi ou Ettore Scola. Dino Risi disait que la comédie italienne n’était pas un genre en soi mais un esprit, une mode de pensée basés sur la satire et le politiquement incorrect (beaucoup des réalisateurs, dont Fellini et Scola, et scénaristes de l’époque viennent du dessin satirique). Ce sont les critiques italiens qui ont inventé l’expression « la comédie à l’italienne ( tout comme, on doit le terme-film-dommage-que-tu-sois-une-canaille6générique « la nouvelle vague » à la journaliste-vedette du journal « L’Express », Françoise Giroud).On y voit, dans ces films, les petites gens au quotidien avec leurs magouilles, leurs jalousies.sur fond d’années, d’après-guerre, industrielles et fastueuses mais pas toujours justes et égalitaires. Les années 70 évoquent déjà le désenchantement. Dans tous les cas, il y a de la pasta et de la minestrone because, faut pas déconner, l’Italie restera toujours Painl’Italie ! Des films savoureux, grinçants,féroces, parfois méchants, comme « Le Pigeon », « Pain, amour, fantaisie », de Monicelli » aux « Monstres » et « a vita difficile » de Dino Risi, en passant par « Divorce à l’italienne » de Pietro Germi aux « Affreux, sales et méchants » ou « Nous nous sommes tant aimés » d’Ettore Scola. Nanni Moretti, a tenté de traiter le berlusconisme et ses dérives, dans son film « Le CaÏman« , façon « comédie à l’ italienne ». C’est inégal et pas toujours réussi, il me semble.

Grace aux films de Gianni Di Gregorio, nous avons le sentiment de retrouver ces parfums, ces situations burlesques et ces dialogues drôles et justes. Cela fait un bien fou (je suis un grand sentimental, il est vrai), je vous les recommande chaudement.


« Avoir la carte ou ne pas…


monde6042-tt-width-604-height-335-attachment_id-20849 l’avoir, telle est la question ! « . L’expression est de Philippe Noiret qui l’aurait empruntée à son ami Jean-Pierre Marielle au sujet des connivences d’un certain milieu 6a00d83451b56c69e20176167529c6970c-300wiparisien : « Il y a un petit comité, un jury clandestin, composé de gens influents des médias, du Monde, de Télérama, de Libération et deux ou trois outsiders, qui distribuent des cartes, 8412893dorées ou pas, assurant aux porteurs que quoi qu’ils fassent, pour leur plus petit pet, il y aurait de l’écho. Le coup de 6908690,property=imageData,CmPage=70.2151234.6281642,CmStyle=6543526,v=1,CmPart=com.arte-tv.wwwprojecteur sera là.  ». Je rajoute à cette liste: les InrocK(uptibles); Radio-Nova, la journaliste-critique-présentatrice d’Arte extrêmement sûre d’elle (et très beigbeder-galeries-lafayettesdésagréable),Elisabeth Quin, ou dans un autre genre Frédéric Beigbeider (éditeur, écrivain, chroniqueur, 20100828_franz-olivier-giesbert5animateur qui a réalisé aussi un film) ou le cumulard Franz- Olivier Giesbert capture-le-point(directeur de l’hebdomadaire « Le Point », animateur d’émissions multiples, intervieweur politique, romancier, scénariste…je le supporte plus !). Ils ont un avis sur tout, se « sentent investi » d’un sens du jugement et de l’analyse infaillibles, sont persuadés d’avoir une influence sur le public et ne se (re)mettent JAMAIS en cause.

chouchou_logoLeurs chouchous ?  Arnaud Desplechin; Michael Haneke; Resnais…ou encore Mathieu Almaric; Patrice Chéreau ou 582557-patrice-chereauBenjamin Biolay. On peut continuer avec Léos Carax ou les romanciers 521313650Michel Houellebecq-Catherine photo_1351596401Angot 3623745pour ne rester que dans un domaine strictement gaulois (je pourrais rajouter des noms belges, sud-coréens ou iraniens). Le principe ? Quoique réalise, dise, écrive ou chante un artiste, c’est toujours couvert d’éloges par ce cartel médiatique cité en début d’article. Haneke pete ?…ça sent bon. Houellebecq écrit que la merde c’est 1533772_3_4aa2_de-son-cote-liberation-est-a-la-recherche_4ee3e7f4d1788eed0fcab1ba390697a6délicieux à manger et bien tel journaliste de Libé va crier qu’il a raison et que c’est géniAL !!! Je caricature « un chouille » avec un zest de mauvaise foi mais il y a un peu de ça quand même. Regarder comment est traitée chaque nouvelle sortie d’un film d’Alain Resnais (personne estimable et respectable au demeurant) où on le présente comme un maître et un gourou auprès d’une bande récurrente d’acteurs (talentueux et très sympathiques pour certains)  et de ses fidèles 3388334508995collaborateurs. Mais Resnais fait de moins en moins d’entrées (cela n’enlève en rien des films réussis du cinéaste) et ne parait pas non plus se dire « tiens ??…et si je n’avais pas été aussi bon que je le pensais ??? ». Désolé de le dire ici mais son film « Pas sur la bouche » (2003) n’a aucun intérêt à part une scène hilarante entre Darry Cowl (en femme) et Pierre Arditi qui a du mal à rester de marbre. Et bien ??…critiques dithyrambiques, élogieuses (« Resnais joue avec ses acteurs, son public… ») alors que l’on peine à regarder cette adaptation carton-pâte d’une opérette tombée dans l’oubli. Pas de recul, de distance, l’artiste est pris tel un roc et a été décrété « génie ! «  dés sa première oeuvre. Il y a beaucoup de connivence-racourci-malhonnêteté dans le procédé et il devient vraiment difficile de trouver un vrai sens de l’analyse filmographique et Laure-Adler-s-empare-du-mythe-Francoise-Giroud_mode_unehistorique chez les journalistes-critiques culturels ou politiques. 2591576Sans regretter Françoise Giroud (scripte de Jean Renoir puis devenue journaliste et romancière, inventeuse de la formule « la nouvelle vague » pour un dossier paru dans « L’Express » sur la jeunesse montante dans la société civile, sous l’ère de Gaulle, au début des années 60) ou le duo génial et comique portraitsdes critiques Jean-Louis Bory-Georges Charensol de l’émission radiophonique « Le Masque et la Plume« , ils sont de plus en plus rares: Michel Ciment ? Alain Duhamel ? « Positif » ? « Mad Movie » (pour faire plaisir à Tétard) ?…j’exagère evidemment. De grands journalistes (et bons) travaillent au « Monde »; à « Libé » ou au « Point ». Mais c’est une espèce en voie d’extinction.

Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

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Salut les wouinwouins,

Quelques heures de retard, un petit changement dans les habitudes et Tétard (sous-sous) Volcanique me les gonfle menu et devient insultant (la seule attaque qu’il connaisse). C’est navrant pour lui et désespérant pour l’humanité.

Enfin. Il a fallu attendre 4 ans pour voir le nouvel opus de James Bond, « Skyfall ». Et c’est un bon cru j’ai trouvé. Un vrai film avec un vrai metteur en scène: Sam Mendes (« American beauty »; « Les Sentiers de la Gloire »…). Tous le ingrédients sont là: un pré-générique spectaculaire (une poursuite de feu de dieu de 12 minutes sur le toit du grand Bazar d’Istamboul qui a, parait-il nécessité 3 mois de tournage !;
de la louloute (pas assez à mon gout), l’Aston Martin ressortie de derrière les fagots, une très belle photographie, la Turquie-Shangai-Londres et l’Ecosse et un putain de vrai Méchant digne des James bond. Javier Bardem est parfait. mais attention: c’est un James Bond peu glamour qui nous est présenté: il se cherche, a des failles, picole, sombre dans la dépression. David Craig est parfait (le meilleur après Sean Connery et Roger Moore). Les producteurs ont accepté de malmener le célèbre agent de la Reine en prenant le risque de déstabiliser le public. Couillu mais réussi malgré quelques longueurs.

Ca pour être long c’est long. et bien chiant. Y’avait bien longtemps que j’avais pas eu envie de me barrer de la salle. « Amour » de Michael Haneke est d’un ennui profond. Et blabla et blablabla. Comme on  y voit un couple « mourir à petit feu » (enfin surtout la femme), ça n’ajoute pas à faire passer les 2 heures. Palme d’or cette année, un quasi consensus de la critique, un retour de Jean-Louis Trintignant salué (à juste titre) mais pas une once d’un début de critique. Comme le disait souvent Philippe Noiret: « Y’en a qui ont la carte et d’autres pas ». Amen.

Il y a 25 ans (le 22 octobre 1987) nous quittait Lino. Je vous salue Monsieur.

Bonne semaine.

en vrac 129-130-131: spécial Claude Pinoteau

Salut les loulous,

« Inadmissible !« ; « Scandaleux ! »;  » ….de l’escroquerie !!! ». Oui oui oui !!!! Tout ça est vrai et je ne peux que m’excuser platement. Je n’ai effectivement pas été foutu d’honorer mon rendez-vous dominical, mon seul argument étant mon activité professionnelle (du côté de Marseille) qui m’accapare la quasi-totalité de mes journées. Bref !!!!... »en vrac » revient et j’espère qu’il vous satisfera.

« étasoeur… » est en deuil, JE suis en deuil !! Le cinéaste Claude Pinoteau nous a quitté, vendredi, à l’âge de 87 ans. « Qui était Claude Pinoteau ??? Un honnête technicien-faiseur des années 70-80-et un peu 90 ??? ». Ouais…un peu rapide et réducteur ! Je dirais plutôt un vrai artisan et un enfant de la balle qui a biberonné dés son enfance sur les plateaux de cinoche grâce à son père qui fut régisseur puis directeur de production Il donna rapidement le goût et le virus » à ses 2 fils: Jack à la réalisation et Claude, d’abord aux accessoires puis à l’assistanat. Le premier se distingua par le film « Le Triporteur «  et le second fut l’assistant « star et le meilleur de la place de Paris » durant de nombreuses années (d’Henri Verneuil à Max Ophuls en passant par Lelouch et de Broca) avant de passer à la réalisation, en 1973, avec « Le Silencieux » puis l’année suivante, avec « La Gifle », tous deux avec Lino (ce dernier film étant son meilleur, à mon avis, qui révélera au grand public la talentueuse Isabelle Adjani et Francis Perrin aux côtés d’Annie Girardot et de Georges Wilson). Suivirent  « Le Grand Escogriffe » (avec Montand et Brasseur), « L’Homme en colère »; les « Boum » (ouais !!!!!!!!!) et le dernier film de Ventura « La Septième cible » aux côtés de Jean Poiret, Léa Massari et Elisabeth Bourgine (qui remplaça « au pied levé » Sophie Marceau 3 jours avant le tournage ); « L’Etudiante »; « La Neige et le feu », « Cash-cash » et l’adaptaion de la pièce à succès, « Les Palmes de monsieur Schultz », son dernier film, avec Noiret et Huppert. Très sérieux, cet amateur de polars a su « trouver » de la fantaisie auprès de Jean-Louis Dabadie puis, plus tard, de Danièle Thompson. On lui doit  « d’avoir lançé » Adjani au cinéma (pas au théâtre car elle était déjà très connue) mais surtout et avant tout Sophie Marceau. C’est Pinoteau qui la choisit parmi les centaines de jeunes adolescent qu’il castât pour « La Boum ». On l’ a oublié mais ce fut « un véritable phénomène de société » à sa sortie, qui fit des millions d’entrées. Votre serviteur tomba « llittéralement amoureux » de la môme Marceau et voulait avoir comme parents Brigitte Fossey et Claude Brasseur. Je vous dis pas combien de fois je me suis passé le disque !…et rebelote deux ans après pour la suite !! Sophie Marceau ne lui sera pas reconnaissante sur le moment et plantera son papa de cinéma au profit de son compagnon de l’époque, le cinéaste Zulawski. Elle devra un film à la Gaumont et retrouvera Pinoteau dans ‘L’Etudiante’ avec Vincent Lindon mais le charme et le goût n’y étaient plus (il faut tout de même dire que le film est pas bon !!!). Vrai réalisateur populaire, au bons sens du terme, il était au service de ses acteurs et de ses scénaristes. Comme on le disait dans le temps, probablement un honnête homme.

en vrac 111

Salut les mickeys,

Chaque dimanche (euhhh à peu près…), « en vrac » vous accompagne dans votre journée au grès de ma bonne ou mauvaise humeur (et aussi de ma mauvaise foi !).

Peut-on attaquer en Françe une forteresse comme le cinéaste Jacques Audiard ? Est-il possible d’émettre un bémol à son nouvel opus sans être traité d’aigri ou de « de toute façon étaseur ??!???…t’es jamais content !! ». C’est pas fastoche. J’aime plutôt le cinéma de Jacques Audiard, il a un vrai style, « une patte » comme il se doit à tout cinéaste de renom. J’ai beaucoup aimé son premier film, « Regarde les hommes tomber » (avec J.L. Trintignant, Mathieu Kassovitz et un impressionnant Jean Yanne !). Pas du tout le suivant, « Un héros très discret » (je dirais même complètement oublié !). En revanche, les deux suivants m’ont botté: « Sur mes lèvres » et « De battre mon coeur s’est arrêté ». J’étais resté sans voix par le jeu de Nils Arestrup et la reconstitution du milieu carcéral dans « Un prophète » mais une seconde vision en dvd m’a ennuyé. Audiard a un souci du scénario construit et aiguisé (tant mieux), rien n’est laissé au hasard, il demande à ses comédiens « du sang et des larmes ». Ils lui sont reconnaissants car beaucoup d’entre eux obtiennent des Prix qui du coup boostent leurs carrières. Jacques Audiard est respecteux et bien élevé. C’est un travailleur et un perfectionniste. Il a de plus du public et ses films font des entrées et s’exportent. Certes ! Tant mieux pour lui et le cinéma français. Mais il est difficle, je trouve, de dire que ses films sont parfois un peu chiants et longs  par moments: le dernier l’est. Sans tomber dans le snobisme et la méchanceté des critiques de cinoche de « Libé » de jeudi qui trouve que « de rouille et d’os » sent le « je veux la Palme d’or à tout prix ! », Jacques Audiard a ce qu’appellait Philippe Noiret, « la carte » et que toute critique émise à son égard est considérée comme un début d’hostilités. Tant pis. En tout cas, la choucroute de la Môme montant les marches m’a enchanté.

Et oui le temps passe (…et les oeufs durent !), il n’empêche que Jean-Louis Trintignant est un grand et bel homme qui a traversé, en plus de 50 ans de cinéma, nos vies (c’est wouaaah non ??) avec sa voix mystérieuse et son charme de félin. Il était à Cannes, hier soir, pour honorer sa participation dans le film « Amour » de Michael Haneke et annoncer définitivement (?) ses adieux au cinoche. Triste.

…bonne semaine.

Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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en vrac 50

Coucou toi,

et bin voilà…une nouvelle année qui commence ! un cinquantième « en vrac » en guise de lendemains fêtés joyeusement et pas qu’avec de l’eau, j’imagine !?!

Philippe Noiret, avant la pause déjeuner d’une journée de tournage ou de retour de ballade  à cheval dominicale, hurlait « j’ai faim !!! » en faisant trembler les murs . Michel Boujenah lui fit faire un fauteuil spécial « clin d’oeil et hommage » à ce rituel quotidien.

Ai revu pour bien commencer l’année, la version restaurée du « Guépard » de Visconti. Sublime !…toujours aussi sublime ! J’avais oublié que Reggiani y jouait, dis donc !

Pour le générique du début de son film « des enfants gatés » (1977), Bertrand Tavernier a eu la bonne idée de proposer à Rochefort & Marielle de chanter la chanson « Paris jadis » de Jean-Roger Caussimon et Philippe Sarde…que du bonheur !!!

Les professeurs rencontrés par Jean-Pierre Marielle à son sujet: « …mais arrêtez Marielle de faire n’importe quoi ! »…titre de ses mémoires sous forme d’abécédaire. Très drôle !

…bonne journée et bonne année, les loulous.

Bertrand « tatav » Tavernier


Hello les Mickeys

Je vais vous causer de Bertrand Tavernier(que je ne connais pas) mais qui fait partie de ma « dream-team » de cinéastes à moi. Surnommé par les « Professionnels de la Profession » et ses proches collaborateurs et acteurs « Tatav », notre lyonnais national nous a livré son 27 ème  opus(documentaires compris), « La princesse de Montpensier », sortie le 3 novembre dernier et toujours en salle. Riche et éclectique filmographie , débutée en 1974, avec « L’horloger de Saint-Paul », du « Juge et l’Assassin » à « La Vie et rien d’autre » en passant par « Coup de torchon » ou « Daddy nostalgie », ses films traitent aussi bien de la police (« L627″), d’un fait d’hiver (« L’appât »),d’une équipe pédagogique d’une école maternelle à Anzin-59 (« Ca commence aujourd’hui»), que de la télé-réalité avant l’heure (« La mort en direct ») ou de la Résistance à travers le prisme d’un technicien de cinéma (1er assistant réalisateur) travaillant sous l‘Occupation Allemande à Parisss (« Laissez passer »). Tavernier a donné à Philippe Noiret ses plus beaux rôles (et son second César) et a fait tourner Romy Schneider, Michel Galabru, Nathalie Baye, Hervey Keitel, Gérard Lanvin, Philippe Torreton, Sabine Azéma, Jean Rochefort, Jacques Gamblin, Dirk Bogarde et Tommy Lee Jones.C’est aussi un pote d’Eddy Mitchell (et rien que pour cela, il a ma reconnaissance éternelle !), qui a campé un formidable crétin (Nono) dans « Coup de torchon ».

Ancien Attaché de presse, Bertrand Tavernier est un puit de culture ( de cinéma, de jazz, de littérature, de politique…) et un cinéaste-citoyen qui ouvre sa geule, et surtout, qui s’implique (de « l’exception culturelle » aux « mines anti-personnelles », en passant par les « doubles peines » ou à une cité soi-disant-à-problèmes -non-loin-du-périphérique).

Il tient un DvdBlog, sur le site de la SACD, . et répond à vos questions (je l’ai testé pour vous). Il est Président d’Honneur de l’Institut Louis Lumière à Lyon et anime, tous les trimestres, « Une Malle aux Trésors » au Forum des Images à Paris. Tatav est très apprécié par les techniciens du cinéma, .Voilou.

…à plouche.















adaptation(s)

Salut les baltringues,

Profitant du méga-succès en salle, du film de François Ozon, « Potiche » avec une Catherine Deneuve et un Gégé Depardieu réjouissants, retour sur quelques exemples d’adaptions (réussies ou non) de romans ou pièces de théâtre d’aujourd’hui ou du passé. C’est le cas, donc, pour « Potiche », tirée de la pièce de boulevard de Barillet et Gredy, qui fit la joie de nombreux spectateurs grâce au talent comique de Jacqueline Maillan. La force de François Ozon est d’avoir conservé les codes de cette pièce de boulevard très datée mais en la truffant de clins d’oeil à Ségolène Royal (qu’il a soutenu en 2007), à Nicolas Sarkosy (et « son travailler plus pour gagner plus ! »), à Bernard Thibault (ah la moumoute de Depardieu). Sans oublier une remarquable direction artistique (décors, costumes, coiffures…) qui lorgne beaucoup du côté de Jacques Demy. Catherine Deneuve est parfaite et la voir danser avec Gros Gégé nous rappellent qu’ils forment tous les deux un vrai couple de cinéma. Les autres interprètes sont convaincants excepté Fabrice Luchini qui en fait des tonnes. Quelques longueurs à la fin gachent un peu notre plaisir mais « Potiche » est un excellent divertissement de qualité.

Ozon s’était déjà frotté à l’adaption avec « Huit femmes »(2002), pièce de théâtre insignifiante de Robert Thomas (réalisateur des nanars « Mon curé chez…« ) mais était resté volontairement dans les codes: un seul décor faisant du coup « très théâtre »  alors que « Potiche » ne l’est quasiment pas.

Idem pour « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau (1990) grâce à son talent de réalisateur mais aussi à celui de Jean-Claude Carrière (immense scénariste-adapteur-dialoguiste de Bunuel à Louis Malle en passant par Peter Brook, Jacques Deray ou parfois du réalisateur de télévision, Jean-Daniel Verhaeghe). Avec cette adaption, on est tout sauf dans une pièce. La caméra virevolte d’un champs de guerre à une abbaye en s’arrêtant dans une patisserie, Depardieu sautille et nous enflamme avec son « …que dis-je un nez ! c’est un roc, une péninsule… », Raguenot nous empiffre de brioches, De Guiche reste malgré tout élégant et comme nous aimerions être à la place de Christian pour roucouler auprès de la belle Roxane. Rappeneau et Carrière « ont remis le couvert » 5 ans plus tard avec l’adaptation réussie (quoique longuette) du « Hussard sur le toit » avec Juliette Binoche et Olivier Martinez, d’après le roman de Jean Giono.

Francis Veber a écrit « Le dîner de cons » (1998) pour le théâtre et pour Jacques Villeret. Son adaptation cinématographique est plus reserrée mais reste très fidèle et proche de sa pièce.

On peut le dire aussi pour « Un air de famille« , pièce écrite par le tandem Agnès Jaoui & Jean-Pierre Bacri dont la réalisation a été confiée à Cédric Klapisch.

 

 

 

 

Ouvrons maintenant l’épineux dossier des adaptations des romans du 19 ème siècle. Claude Chabrol a adapté et réalisé, en 1990, probablement la plus juste et la plus fidèle transposition de  « Madame Bovary« , d’après Gustave Flaubert. Son Emma, merveilleusement interprété par Isabelle Huppert « vit et aime au-dessus des ses moyens et de ses sentiments » (dixit Chacha). Jean-François Balmer campe un Charles Bovary dépassé par les évenements et par son épouse. Jean Yanne est un savoureux Homais, pharmacien du village et curieux du quand-dira-t-on. On est loin de l’adaption-tartignolle-et-carton-pâte de Vincente Minnelli qui est pourtant un des plus grands metteurs en scène du XXè siècle. Celle de Jean Renoir, des années trente, est plus convaincante.

Depardieu a décidé, en 1997, de conquérir des publics internationaux en se lançant dans l’entreprise ambitieuse du « Comte de Monte-Christo« , avec l’aide de Jean-Pierre Guérin à la production, et Josée Dayan à la caméra. Rejoint par Ornella Muti, Jean Rochefort, Pierre Arditi, Michel Aumont et de « tous mes amis sont là » Jean-Claude Brialy, le pari est réussi et convaincant. L’esprit « aventure épique » de Alexandre Dumas est présent. Le trio a recommençé quelques années plus tard avec l’adaptation des « Misérables » (avec Christian Clavier, Charlotte Gainsbourg…),d’après Victor Hugo et là, aïe, c’est pas bon du tout (tout comme le biopic sur « Balzac« ). Mais la série a été diffusée, par exemple, en Chine. En revanche, celle sur « Napoléon » (2002) réalisée par Yves Simoneau avec Clavéon, Isabelle Rossellini, John Malkovitch se maintient plutôt pas mal.

Mieux vaut revoir la version des « Misérables » de Robert Hossein avec Lino Ventura (Valjean), Michel Bouquet (Javert) et Jean Carmet (Thénardier) ou celle de Jean-Paul Le Chanois avec Gabin, Nanard Blier, Bourvil et Serge Regianni. Je n’ai pas vu malheureusement la version avec l’immense Harry Baur et Charles Vanel.

« Un singe en hiver » est un exemple où j’ai préféré le film au livre. L’adaptation cinématographique du roman de Blondin est moins morbide et plus joyeuse, probablement du à la plume d’Audiard et à la complicité naissante, sur le tournage, entre Gabin et Bébel.

Les adaptations au cinéma de romans sont souvent décevantes. J’ai parlé récemment de « L’homme qui voulait vivre sa vie » d’Eric Lartigau d’après le bouquin de Douglas Kennedy ou de l’adaptation de Tavernier du roman de J.L. Burke, « Dans la brume électrique avec les morts confédérés ». En revanche, son « Coup de torchon » d’après le polar « Pop 1280 » de Jim Thompson est une petite merveille (performance d’Eddy Mitchell en Nono, con génital). J’ai dis et je redis que le dernier opus de Tatav, « La Princesse de Montpensier« , adapté du roman de Mme La Fayette est formidable ( voir la scène où la Montpensier comprend qu’elle perd son amour, De Guise, pour le prince de Montpensier, du à l’arrangement des deux pères). C’est tout sauf de l’académisme comme je l’entend ici ou là. Regardez les scènes de batailles, c’est barbare, sanguilonant et filmé avec rage.Oui, ce sont de jeunes acteurs qui parlent le 16 ème siècle. Où est le problème ?!? Les armées recrutaient, à cette époque, des garçons âgés de 20-22 ans. Ils sont rustres, pas toujours bien élevés (malgré leurs rangs), parfois crades et barbares (le balafré) mais ils ont tout de même le droit d’êtres amoureux, saperlipopette !

« le Nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud est un livre et un film à lire et à voir. L’adaptation du génial et foisonnant « Dalhlia noir » de James Ellroy par Brian de Palma est grotesque. Je n’ai pas vu le film « Le Parfum » tiré du best-seller de Patrick Süskind que Sergio Leone, Polanski et tant d’autres ont renoncé à faire.

Ne pas parler de Georges Simenon dans ce billet serait une offense. Que dire sinon que c’est le parfait exemple du romancier typiquement compatible avec l’écriture cinématographique tout comme Maupassant. Je ne vais pas faire la liste nombreuse de tous les films (plus les télés) adaptés de sa foisonnante oeuvre. Je citerai comme ça péle mèle: « Les fantômes du chapelier » de Claude Chabrol (un des plus grands rôles de Michel Serrault); « La Marie du Port » de Marcel Carné (1950) et « En cas de malheur » de Claude Autant-Lara (1958) avec tous les deux Jean Gabin ou « L’étoile du Nord » de Pierre Granier-Deferre (1982) avec Simone Signoret et Philippe Noiret.

Je pourrais continuer  à citer indéfiniment des films. Adapter d’après le patrimoine littéraire, théâtrale, de bandes dessinées, de biopics et maintenant de sitcoms ou de sketches de comiques, est vieux comme le monde et a démarré dès le cinéma muet: en France, aux USA, en Angleterre ou en Allemagne. Un producteur s’emparait d’un auteur, d’une pièce ou d’un comique de music-hall pour en faire une vedette de cinéma. Les exploitants de salles étaient avant tout des forains et/ou des patrons de salles de spectacles. C’étaient les Sacha Guitry, Raimu, Louis Jouvet, Jules Berry, Jean Gabin, Fernandel, Bourvil ou Jacques Tati. Aujourd’hui depuis 25 ans, c’est beaucoup à la télévision que l’industrie cinématographique pioche: du « Petit
Théâtre de Bouvard « 
aux « Nuls » ou  aux « Inconnus » à Gad Elmaleh ou Djamel en passant par « Les Robins des Bois« pour ne parler que de la Françe. Certains ont beaucoup de talent au demeurant. Après tout, Jean Dujardin s’est fait connaître par la téloche avec « un gars et une fille ».

La bise.

chiens

Salut les kids,

 » Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ai pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme et, finalement, sa vie, au prix d’un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre république, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d’entres nous » – François Mitterrand, le 6 mai 1993, aux obsèques de Pierre Bérégovoy à Nevers.

Qui est visé ? les journalistes ? la presse écrite ? les médias en général ? Un peu tout le monde, mon colonel. Et dans ce cas précis, cela venait d’un Président de la république. Et de gauche qui plus est. Et c’était déjà il y 17 ans.

Auparavant avait eu lieu  Greenpeace, le scandale du sang contaminé, l’affaire Péchiney ou Urba. Allaient venir la cellule d’écoutes de l’Elysée, René Bousquet, les emplois fictfs de la Ville de Paris (la cassette de Jean-Claude Méry), la vente des frégates de Taiwan avec leurs rétro-commissions, Clearstream…ect.

En ce moment, c’est le site d’informations généralistes (et moraliste !) d’Edwy Plenel, « Mediapart« , qui est la cible de l’UMP dans le cadre de l’affaire « de Bettencourt/Eric Woerth »:

« Je vous le dis, Mr Apathie, ces pratiques ne sont pas dignes d’une démocratie. »; « Cela rappelle la presse de  l’extrême droite des années 30 »; « Ces méthodes sont digne d’un régime fasciste », a-t-on lu, entendu ou lu ces jours-çi . Edwy Plenel est un habitué des coups et de la diatribe. 25 années au journal « Le Monde » (dont 8 années à la tête de la rédaction). Il était sur la liste des écoutes ordonnées par Tonton, justement. Quand c’est pas lui, c’est le journal « Libération« , cible régulière de la Sarkosye, ou Jean-Luc Heess de « PDG de Radio-France » (c’est vrai qu’il a été nommé par le Président de la République et qu’il a choisi Philippe Val comme directeur de France Inter) qui s’attire les foudres de la gauche en virant Stéphane Guillon et Didier Porte (humoristes avant tout).« Le Canard enchainé » lui se fait attaquer de tous bords politiques mais c’est sa fonction et il est armé pour ça. Jean-Pierre Elkabach a été viré par la gauche, Claude Sérillon par la droite. Yvan Levaï, Philippe Meyer, Michel Polac ont eu aussi leurs déboires à une certaine époque.

Vieux classique et récurrent des politiciens de s’attaquer aux journalistes, surtout ceux de la presse écrite. Oui mais heureusement qu’ils sont là et qu’ils fouinent. Sans eux. Peu d’affaires de corruption, d’avantages en nature, de financements détournés de partis politiques, de pratiques clientélistes en tous genre verraient le jour.

La liberté et l’indépendance de la presse et des médias ont donné de grand films…surtout américains. Question de culture et d’auto-critique.

A bon entendeur…salut !

chacha

Salut les baltringues,

Voilà, je vous présente Claude Chabrol dit « chacha » ou Maître CabrOOlo ! Plutôt « chacha », ou « chache » éventuellement ,mais pas chabichou because c’est une AOC déposée et on mélange pas du rouge avec du blanc. Je déconne.

Donc aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Claude. 80 printemps. Né le 24 juin 1930.

Et oui déjà. Ca passe. Il tourne depuis le 2 décembre 1957, 1er jour de tournage du « Beau Serge », à Sardent dans la Creuse, avec Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Bernadette Laffont. Bingo, le public et la critique aiment (il obtient le prix Jean Vigo) et c’est parti ! Depuis, il y a eu 55 longs-métrages et une vingtaine de films pour la télévision. Chacha est un « tourneur » et un « bouffeur de peloche » (un peu comme Hitchcock). Au menu, par exemple:

« Les bonnes femmes », « Landru », Les « Tigres » avec Roger Hanin; « Marie-Chantal contre le Docteur K;  » La femme infidèle »; « Le boucher »; « Que la bête meurt »; « La rupture »; « Violette Nozières »; « Les Fantômes du Chapelier »; « Inspecteur Lavardin »; « Masques »; « Une Affaire de Femmes »; « Madame Bovary »; « Betty »; « l’Enfer »; « La Cérémonie »; « Rien ne va plus »; La Demoiselle d’Honneur »; « L’Ivresse du Pouvoir »; « La Fille coupée en deux »; « Bellamy », les Maupassant…j’en oublie volontairement. Certains sont des chefs d’oeuvres, d’autres des très bons films, quelques ratés, des commandes, deux ou trois vrais nanars (dont un volontaire, je crois: « Folies Bourgeoises »). On a nos préférés, ceux que l’on aiment moins ou pas du tout.

Claude a confié de grands rôles aussi bien à

Stéphane Audran, Jean Yanne, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel ou Philippe Noiret qu’à Michel Serrault, Sandrinne Bonnaire, Marie Trintignant, François Cluzet et, of course, à Isabelle Huppert (7 films ensemble, 1 Prix d’Interprétation à Cannes, en 1978, pour « Violette Nozières » et 1 César, en 1996, pour « La Cérémonie« ).                                                                                                                                                                                                                                                     Pour connaître un peu l’homme et avoir la chance de travailler avec lui de temps en temps, je vous confirme que c’est du bonheur et de la méga rigolade sur le tournage. Claude n’envisage pas la vie (et encore moins sur les plateaux de cinéma), avec du cri, du stress et des tensions inutiles (comme pouvait l’être Maurice Pialat qui a d’ailleurs joué le rôle du commissaire dans « Que la bête meurt »).  Chacha est un rigolard et facétieux. Un rien l’amuse et il ne s’en prive pas.

Vous rajoutez à cela une étonnante facilité et une grande maitrise de sa technique ( de sa musique ?), des tournages dans nos jolies villes et campagnes de Françe, une cantine à tomber par terre et vous obtiendrez un poulet au vinaigre (ahahaha!!) !

Voilà Chacha, soyez heureux. Continuez à vous marrer et à nous faire des films durant les 80 prochaines années (regardez Manuel D’Oliviera)…et mollo sur le muscadet ! (j’plaisante !).

A bientôt les loulous.

jeux

Salut les wouinswouins,

Alors que le décret ,ouvrant les paris en ligne sur le football, le poker et les courses hippiques vient à peine d’être publié dans le Journal Officiel et que l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL) est tout juste constituée (because tout devait être prêt pour le Mondial !), occasion de revenir sur quelques films évoquant ces jeux ou d’autres:

Philippe Noiret, dans « Les Ripoux » de Claude Zidi (1984) a, dans ses multiples combines pour « arrondir les fins de mois d’un salaire d’un inspecteur de police… », des tuyaux sur tel bourin ou cavalier. Cela exaspère le père Lhermitte au début puis il s’y convertit fort bien

Dans « L’Arnaqueur » de Robert Rossen (1960), Paul Newman a des ambitions et des rêves de grand joueur de billard…qu’il portera, 25 ans plus tard sur Tom Cruise, dans « La Couleur de l’Argent » de Martin Scorsese (1985) qu’il affrontera, lors d’un tournoi à Végas, à la fin du film.

Qui dit jeu, dit pépée, money, whisky voir drogue. C’est le cas pour Frank Sinatra dans « L’Homme aux bras d’or » d’Otto Preminger (1955) où plus dure sera sa chute. Probablement un des plus beaux rôles de « The Voice » (avec « Comme un torrent » de Vincente Minnelli et ‘Le dernier de la liste » de John Houston).

Les jeux peuvent attirer la magouille en tout genre aussi: exemple avec le cultissime « L’Arnaque » de Georges Roy Hill (1974) avec Paul Newman et Robert Redford (…et je vous parle pas de la musique !).

ou « Coup de tête » de Jean-Jacques Annaud (1979) où Patrick Dewaere va dénoncer les pratiques « pas jolies jolies » de son club de football.

Cinématographiquement, une bonne partie de poker peut-être un moment jubilatoire où les acteurs s’en donnent à coeur joie: Steve McQueen et Edward G. Robinson dans « Le Kid de Cincinnati » de Norman Jewinson (1965), par exemple.

Voilà, je sens que des petits malins, grâce aux bons soins de notre Président, vont s’en mettre plein les fouilles !

Tchao.



l’habit fait le moine

Hello les kakous,

Philippe Noiret disait souvent que pour « incarner » (sic !), « construire » un personnage…lui trouver un costume (avec des accessoires) était déjà la moitié du travail effectué. En effet, on se rappelle aussi de son manteau de cuir, sa moustache et sa carte de police dans les « Ripoux » (« …ta gueule ! ») de Claude Zidi (1984). Ou son costume de shérif, avec tee-shirt rouge de western (piqué à Anthony Quinn) et chapeau genre « panama », dans « Coup de torchon » de Tavernier (1981).Ou ses lunettes dans « Le vieux fusil » de Robert Enrico (1975).

Que serait Harrisson Ford sans son chapeau et son lasso dans les « Indiana Jones…  » de Steven Spielberg ?


…et gros Gégé, sans sa cape et son feutre, dans « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (1990) ?

Pour interpréter la juge Charmant Killman dans « L’Ivresse du pouvoir » de Chabrol (2006), Isabelle Huppert porte des gants, en cuir rouge sang, qui affichent sa véracité et son obstination.

Montgomery Clift, sans sa soutane, dans « La loi du silence » d’Alfred Hitchcock (1953) serait moins crédible.

Yves Montand et Jacques Villeret, en tenues de loufiat de brasserie, dans « Garçon » de Claude Sautet font tout à fait « la rue michel »  et pourraient embaucher, sans problèmes, » Chez Balzar » ou « Au Vaudeville » (2 célèbres brasseries parisiennes qui ont « inspirés » le décor du film reconstruit en studio).

Quant à Dustin Hoffman dans « Tootsie » de Sydney Pollack (1983)…sans commentaires !

Enfin, je veux la même chemise que porte De Niro dans « Cape fear » de Martin Scorsese ou sinon je fais un malheur !

…allez !…la bise !

manque

Salut les p’tiits lups !

Vous vous souvenez peut-être de l’émission (devenue culte) « Cinéma Cinémas » ? C’était dans les années 80. Sur Antenne 2. Un magazine de 52 minutes conçu par les Journalistes-Producteurs Anne Andreu, Michel Boujut et Claude Ventura.Un générique (« Marcello ! ») et une musique mythiques.  Un homme, dans un couloir, qui ouvre des portes permettant de « lançer » les sujets. Pas d’animateur, ni public. Peu de promotions. et de communications. Un sujet de 3, 5, 7 ou 12 minutes écrit et scénarisé. Avec un angle et un parti-pris ( voir les sujets sur Catherine Deneuve ou Faye Dunaway).

Le portrait croisé de Philippe Noiret est formidable.L’interview de Richard Widmark est un témoignage passionnant sur « l’usine à rêves hollywoodienne ». Tout comme celles de Franck Capra ou Billy Wilder. Je ne vous parle pas des sujets sur Michel Serrault (très drôle) ou Lino Ventura (« Peur ! Peur !..mais quoi…je vous fais peur ?!? »; « Oui. Un peu »).

Les journées sur des tournages sont réjouissantes comme celles sur « Le Miraculé » de Jean-Pierre Mocky; « Police » de Pialat avec un gros Gégé, hilare, en liberté. Pas mal non plus, aussi, le plateau de « Notre Histoire » de Bertrand Blier avec un Delon pas commode, et une Nathalie Baye très patiente. Le « spécial Hitchcock » est jubilatoire avec un témoignage de Claude Chabrol.

Il y a un formidable coffret de DVD d’émissions sélectionnées par Jean-Pierre Jeunet.

On apprend énormément de choses. C’est instructif et laisse un gout de nostalgie. Il y a quoi comme émission actuellement sur le cinéma ? Celle du Producteur-Réalisateur-Animateur, Serge Moati ,qui s’intitule « Cinémas » sur France 5. C’est pas mal, classique (plateau,public,animateur et invités plutôt dans la promotion). Vous avez tous les magazines des chaines de Canal +. Il y en a des chouettes mais sont tout aussi classiques. Jean-Jacques Bernard sur Cinéma Classics essaye de parler, en 26 mn, de l’actualité cinématographique et cinéphilique avec « Boulevard du classic« .

Mais une émission proche de « Cinéma Cinémas » n’existe plus depuis 20 ans. Dommage. Pour la cinéphilie, le patrimoine et la transmission pour les nouvelles générations. Ca manque…

A plouche !

couples

Hello les woinswoins,

Je profite de la sortie de « l’Arnacoeur » de Pascal Chaumeil pour vous causer des couples-glamour au cinoche. En voici un qui fonctionne parfaitement: Vanessa Paradis (mummmh !!!) et Romain Duris. Ils sont parfaits ( pas le film, malheureusement, qui est un vrai nanard des familles !) . Faits l’un pour l’autre. Chien et chat. Tout comme Katharine Hepburn et Spencer Stracy dans les comédies de George Cukor, par exemple. Ou Catherine Deneuve et Philippe Noiret dans l’excellente comédie de Philippe de Broca, « L’Africain ». Annie Girardot et Louis de Funès dans « La Zizanie » de Claude Zidi fonctionnent du feu de dieu (peut-être moins dans le « glamour » et encore car dame Girardot avait un certain charme). Dommage qu’ils n’aient joué, ensemble, qu’une seule fois.

Et que dire de Sofia Loren (mamamia!!!) et Marcello Mastrioanni dans « Hier, aujourd’hui et demain » de Vittorio De Sica. Elle en prostituée (…et en guêpière !) et lui en politicien de province venu prendre du plaisir à la capitale. Et ne parlons pas de Ingrid Bergman et Humphrey Bogart dans « Casablanca » de Michael Curtiz (attention !…je suis limite « faits d’hiver » !).  Et Romy Schneider et Delon, c’est pas l’himalaya de l’érotisme au cinéma ?…et ce, sans rien faire ? Moins c’est vrai, ou en tout cas différemment,  quand Romy est au côté de Michel Piccoli dans les films de Sautet.Et Grace Kelly et James Stewart dans « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock ? Fanny Ardant et Gégé Depardieu dans « La femme d’à côté » de François Truffaut ? Michèle Morgan et Jean Gabin dans « Le jour se lève » de Marcel Carné ? Faye Dunaway et Steve Mcqueen dans « L’affaire Thomas Crown » de Norman Jewison ?…et Poiret-Serrault dans « La cage aux folles« , c’est pas du torride, ça ?!?

…allez zou !

à boire !

Salut les zazous,

Ce matin, je me suis réveillé avec la gueule de bois. J’mettais mis « minable » la veille. Pas vu arriver. La bascule !…et hop ! Ouille, en vrac. Dure de se lever. Aïe…ma tête !

Un peu comme Gabin et Bébel dans « Un singe en hiver » de Henri Verneuil. Ou Romy Schneider dans « Mado » de Claude Sautet.

Ou gros Gégé dans « Germinal » de Claude Berri. Ca rappelle la scène célebrisssime de la cuisine dans »Les tontons flingueurs » de Lautner.

Philippe Noiret et Jen-Louis Trintignant s’en mettent une sévère dans « Le Secret » de Robert Enrico.

Pas mal non plus, Serge Reggiani dans « Vincent, François, Paul et les autres » de Claude Sautet lors d’une inauguration d’un café.

Puis on s’approche carrement de l’alcoolisme avec « The verdict » de Sidney Lumet with Paul Newman ou « Sideways » de Alexander Payne.

Quant à Faye Dunaway et Mickey Rourke dans « Barfly » de Barbet Schroeder, n’en parlons pas…on frise le coma ethylique  !

…allez ! santé !

durer

Salut les pouipouis,

Le plus dur dans le métier, c’est durer. Perdurer. C’est valable pour un acteur, un chanteur, un technicien, un musicien. Le danseur a, je pense, une carrière plus courte. Combien de fois avons-nous cru en un artiste qui s’écroule au bout de quelques années. Et combien de fois, me suis-je dit qu’untel ferait pas un kopeck et qu’il s’avère, au fil du temps, plutôt talentueux.

On a peine à croire que Charles Aznavour se faisait  » huer » et insulter à ses débuts. Ca lui a donné la rage (la fight !).Seules quelques personnes ont cru en lui (Edith Piaf par exemple). C’est devenu un des artistes français les connus in the world.

Evidemment, la chance joue et les rencontres y font beaucoup. Et puis certaines personnes « ont la carte » (dixit Philippe Noiret). Les mystiques nous diront que les anges « veillent sur nous ».

Bref…le plus important, c’est travailler…pour durer.

…à plus tard.

fringal

Salut les baltringues,

Comme je vous l’ai déjà dit. Etasoeur est en crise donc il se fait plus rare.

Il n’empêche que j’aimerais vous parler, aujourd’hui, des films ou de scènes de « bouffe » au cinéma. Rien ne vaut un repas ou un dîner pour relancer une histoire, y déclencher le second ou troisième acte du scénario, dévoiler des « secrets de famille » ou provoquer un incident. La liste est longue de films.

A commencer par Maître Chabrol qui est devenu, depuis longtemps, notre toque à 4 étoiles: les oeufs « pour commencer sa journée » que

déguste Jean Poiret dans « Poulet au vinaigre » (recette que lui préparera Bernadette Laffont dans « Inspecteur Lavardin »), les cotelettes d’agneau (accompagnées de pommes sautées) de Michel Serrault dans « Rien ne va plus« , les homards dans « Au coeur du mensonge » ou la pintade au choux, dans « Bellamy », que dévore Gros Gégé.

Il y a, dans « Vincent, François, Paul et les autres » de Claude Sautet, une scène mémorable d’un déjeuner du dimanche: Michel Piccoli explose et balance « le gigot à la con ! » sur la table. Yves Montand, géné, reprend la découpe.

Et avez-vous vu « La grande bouffe » de Marco Ferreri ?…terrible que ce groupe d’amis décidé à mourir « à petit feu » en mangeant (et en baisant aussi !). Enoooorme scandale au Festival de Cannes de 1973 !

Plus réjouissant et charnel est de voir préparer et évoluer, dans sa cuisine, Stéphane Audran, dans « Le festin de Babette« de Gabriel Axel.

Jubilatoire aussi est la préparation des cannellonis, par un mafioso, dans les « Affranchis » de Scorsese.

Ou encore Philippe Noiret, relatant dans ses souvenirs (« Mémoires cavalières ») la scène du déjeuner ou dîner (?), dans « L’étau/Topaz » de Alfred Hitchcock où à la fin de la première prise, un silence se fait pressant et le Maître demande à l’acteur: « Mister Noiret ! How was the paté ! ». Signalons que les mets avaient été choisis par Sir Alfred.

…et Ragenot, le Maître Boulanger-Patissier, dans « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau…hummmm!!! Je m’en pourlèche les babines, rien qu’à y penser .   J’me ferais bien…un paris-brest, moi.

…allez!…la bise !

Bonjour ! Bonsoir ! BIENVENUE !

Mesdames, messieurs,

le changement s’impose !

étasoeur méritait mieux !

Et bien, voilà, c’est chose faite !!

Plus pratique, plus accessible, plus ouvert; laissant une plus grande place au talent de votre chroniqueur préféré !

(je dis bien « chroniqueur » et non « gros niqueur », étasoeur n’est pas comme ça)

(cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Allez, à la prochaine !