Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

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Salut les baltringues,

Un dimanche sans « en vrac », c’est un peu comme Poiret sans Serrault, Juliette sans Roméo ou Laurel sans Hardy (« Le Testamour »-Jacques Dutronc)

Le colonel et surtout tyran Muammar Kadhafi a été tué jeudi après-midi, à Syrte, par les tirs de l’OTAN (?), par une main vengeresse et haineuse d’un insurgé (?) On ne le saura pas. Pas d’enquête, ni d’autopsie. On ne sait pas où il sera enterré,  En attendant, depuis 2 jours à Misrata, sa dépouille est visitée et prise en photo par des milliers de libyens. Dans les rues, on crie, on hurle de joie et on tire dans tous les sens. L’OTAN a annonçé que leurs interventions militaires prenaient fin le lundi 31 octobre. Tout reste à (re)construire en Libye: les batiments publics (administrations, hopitaux, écoles…), les infrastructures pétrolières (je parie que la France et le Royaume-Uni vont se précipiter pour proposer leurs services….si ce n’est déjà fait ! les ricains étant en embuscade pas loin). Mais surtout la Libye doit apprendre la démocratie: s’écouter, se respecter, travailler ensemble, donner une légimité au Conseil National de Transition qui doit rédiger une Constitution, organiser des élections sans triches et arrangements entre chefs de tribus. La Tunisie vote aujourd’hui pour choisir les 217 représentants qui écriront la nouvelle Constitution: espérons que cela va bien se passer sans triches et sans débordements, que cette nouvelle page tunisienne sera une leçon de démocratie pour sa voisine libyenne et aussi pour l’Egypte, la Syrie, le Yémen, le Quatar, et l’Algérie (qui ne « bouge » pas pour l’instant).

Un coup de gueule. J’essaye toujours de défendre des films que j’aime ou qui méritent des « coups de pouce » (enfin pas de prétention de ma part, disons « pour nourrir et contribuer » à un bouche à oreille favorable). Mais le nouveau film de Maïwenn, « Polisse », me sort pas les trous de nez. Que la réalisatrice et comédienne est la faveur des médias devenant membre du club fermé « de ceux qui ont la carte » (Patrice Chéreau, Arnaud Desplechin…) et qu’elle ait obtenu « le Prix du Jury » cette année à Cannes, tant mieux pour elle. Mais je trouve que son entreprise est une vaste escroquerie. Ce n’est pas tant la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) qui l’intéresse mais surtout sa pomme, sa love-story avec Joeystarr  ou ses rapports conflictuels avec les hommes (très lâches) et les femmes( très immatures et incapables d’aimer et d’être aimée). Ok pourquoi pas?!? Mais que l’on nous « vende « pas le film comme une plongée « naturaliste » dans une unité de police spécialisée  dénonçant le manque cruel de moyens et le peu d’intérêt porté par les pontes du ministère de l’intérieur. N’est pas Maurice Pialat qui veut (« Police ») ou Bertrand Tavernier (« L627 »). Les comédiennes Karin Viard  et Marina Foïs sur-jouent et sont exaspérantes. Beaucoup de scènes sont « clichées » et arrivent comme ça sans réellement de liens avec les précédentes. Quelques scènes très émouvantes (le petite garçon, séparé de sa mère, qui se met à hurler) et un Joeystarr qui, je dois l’avouer, est sincère et touchant.

…étonnant, non ?

Jean amadou, auteur-chansonnier, est décédé (1929-2011). Il fut, entre autre, l’une des « plumes » du « Bébete Show » de Stéphane Collaro sur TFI.

…bonne semaine.

Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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Coucou toi,

et bin voilà…une nouvelle année qui commence ! un cinquantième « en vrac » en guise de lendemains fêtés joyeusement et pas qu’avec de l’eau, j’imagine !?!

Philippe Noiret, avant la pause déjeuner d’une journée de tournage ou de retour de ballade  à cheval dominicale, hurlait « j’ai faim !!! » en faisant trembler les murs . Michel Boujenah lui fit faire un fauteuil spécial « clin d’oeil et hommage » à ce rituel quotidien.

Ai revu pour bien commencer l’année, la version restaurée du « Guépard » de Visconti. Sublime !…toujours aussi sublime ! J’avais oublié que Reggiani y jouait, dis donc !

Pour le générique du début de son film « des enfants gatés » (1977), Bertrand Tavernier a eu la bonne idée de proposer à Rochefort & Marielle de chanter la chanson « Paris jadis » de Jean-Roger Caussimon et Philippe Sarde…que du bonheur !!!

Les professeurs rencontrés par Jean-Pierre Marielle à son sujet: « …mais arrêtez Marielle de faire n’importe quoi ! »…titre de ses mémoires sous forme d’abécédaire. Très drôle !

…bonne journée et bonne année, les loulous.

en vrac 49

Hello les loulous,

Dernier « en vrac » de l’année avec un premier bilan cinématographique, même s’il reste quelques films à voir.

Mon top ten 2010 (hors reprises et films du répertoire):

1°) « The Ghostwriter » de Roman Polanski

2°) « Des Hommes et des Dieux » de Xavier Beauvois

3°) « The Social network » de David Fincher

4°) « La Princesse de Montpensier » de Bertrand Tavernier

5°) « Le Président » d’Yves Jeuland

6°) « The Inside Job » de Charles Ferguson

7°) « The American » de Anton Corbijn

8°) « Machete » de Robert Rodriguez

9°) « Tamara Drewe » de Stephan Frears

10°)Ex aequo: « Black Dynamite » de Scott Sanders // « Les Contes de l’âge d’or » de Cristian Mungiu

….des grands cinéastes nous ont livré d’excellents crus, la confirmation d’un grand metteur en scène sur qui il faut compter (Xavier Beauvois), 2 documentaires fabuleux (on peut rajouter aussi, dans cette catégorie, « Cheminots » de Luc Joulé & Sébastien Jousse et « Cleveland contre Wall Street » de Jean-Stéphane Bron), 2 films « hommages-à-la-manière-de » à des « sous-genres » cinématographiques, un second film prometteur et peut-être un futur grand metteur en scène (Anton Corbijn), 1 adaption réussie d’une bande-dessinée. Il manque un film d’animation à mon palmarès. rien qui ne m’est enchanté cette année, peut-être éventuellement « L’Illusioniste » de Sylvain Chomet. En tout cas, pour répondre aux détracteurs et pessimistes en tous genre, le cinéma est loin d’être mort et cette année 2010 a été plutôt riche et éclectique (n’hésitez pas à réagir et à donner votre top ten afin que l’on s’engueule !). Et viva le cinéma !

Voilà ce que j’ai commandé au Père Noël, cette année, et il a été super cool avec moi car il a exaucé toutes mes demandes. Merci toi !

…bonne fin d’année.

Bertrand « tatav » Tavernier


Hello les Mickeys

Je vais vous causer de Bertrand Tavernier(que je ne connais pas) mais qui fait partie de ma « dream-team » de cinéastes à moi. Surnommé par les « Professionnels de la Profession » et ses proches collaborateurs et acteurs « Tatav », notre lyonnais national nous a livré son 27 ème  opus(documentaires compris), « La princesse de Montpensier », sortie le 3 novembre dernier et toujours en salle. Riche et éclectique filmographie , débutée en 1974, avec « L’horloger de Saint-Paul », du « Juge et l’Assassin » à « La Vie et rien d’autre » en passant par « Coup de torchon » ou « Daddy nostalgie », ses films traitent aussi bien de la police (« L627″), d’un fait d’hiver (« L’appât »),d’une équipe pédagogique d’une école maternelle à Anzin-59 (« Ca commence aujourd’hui»), que de la télé-réalité avant l’heure (« La mort en direct ») ou de la Résistance à travers le prisme d’un technicien de cinéma (1er assistant réalisateur) travaillant sous l‘Occupation Allemande à Parisss (« Laissez passer »). Tavernier a donné à Philippe Noiret ses plus beaux rôles (et son second César) et a fait tourner Romy Schneider, Michel Galabru, Nathalie Baye, Hervey Keitel, Gérard Lanvin, Philippe Torreton, Sabine Azéma, Jean Rochefort, Jacques Gamblin, Dirk Bogarde et Tommy Lee Jones.C’est aussi un pote d’Eddy Mitchell (et rien que pour cela, il a ma reconnaissance éternelle !), qui a campé un formidable crétin (Nono) dans « Coup de torchon ».

Ancien Attaché de presse, Bertrand Tavernier est un puit de culture ( de cinéma, de jazz, de littérature, de politique…) et un cinéaste-citoyen qui ouvre sa geule, et surtout, qui s’implique (de « l’exception culturelle » aux « mines anti-personnelles », en passant par les « doubles peines » ou à une cité soi-disant-à-problèmes -non-loin-du-périphérique).

Il tient un DvdBlog, sur le site de la SACD, . et répond à vos questions (je l’ai testé pour vous). Il est Président d’Honneur de l’Institut Louis Lumière à Lyon et anime, tous les trimestres, « Une Malle aux Trésors » au Forum des Images à Paris. Tatav est très apprécié par les techniciens du cinéma, .Voilou.

…à plouche.















adaptation(s)

Salut les baltringues,

Profitant du méga-succès en salle, du film de François Ozon, « Potiche » avec une Catherine Deneuve et un Gégé Depardieu réjouissants, retour sur quelques exemples d’adaptions (réussies ou non) de romans ou pièces de théâtre d’aujourd’hui ou du passé. C’est le cas, donc, pour « Potiche », tirée de la pièce de boulevard de Barillet et Gredy, qui fit la joie de nombreux spectateurs grâce au talent comique de Jacqueline Maillan. La force de François Ozon est d’avoir conservé les codes de cette pièce de boulevard très datée mais en la truffant de clins d’oeil à Ségolène Royal (qu’il a soutenu en 2007), à Nicolas Sarkosy (et « son travailler plus pour gagner plus ! »), à Bernard Thibault (ah la moumoute de Depardieu). Sans oublier une remarquable direction artistique (décors, costumes, coiffures…) qui lorgne beaucoup du côté de Jacques Demy. Catherine Deneuve est parfaite et la voir danser avec Gros Gégé nous rappellent qu’ils forment tous les deux un vrai couple de cinéma. Les autres interprètes sont convaincants excepté Fabrice Luchini qui en fait des tonnes. Quelques longueurs à la fin gachent un peu notre plaisir mais « Potiche » est un excellent divertissement de qualité.

Ozon s’était déjà frotté à l’adaption avec « Huit femmes »(2002), pièce de théâtre insignifiante de Robert Thomas (réalisateur des nanars « Mon curé chez…« ) mais était resté volontairement dans les codes: un seul décor faisant du coup « très théâtre »  alors que « Potiche » ne l’est quasiment pas.

Idem pour « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau (1990) grâce à son talent de réalisateur mais aussi à celui de Jean-Claude Carrière (immense scénariste-adapteur-dialoguiste de Bunuel à Louis Malle en passant par Peter Brook, Jacques Deray ou parfois du réalisateur de télévision, Jean-Daniel Verhaeghe). Avec cette adaption, on est tout sauf dans une pièce. La caméra virevolte d’un champs de guerre à une abbaye en s’arrêtant dans une patisserie, Depardieu sautille et nous enflamme avec son « …que dis-je un nez ! c’est un roc, une péninsule… », Raguenot nous empiffre de brioches, De Guiche reste malgré tout élégant et comme nous aimerions être à la place de Christian pour roucouler auprès de la belle Roxane. Rappeneau et Carrière « ont remis le couvert » 5 ans plus tard avec l’adaptation réussie (quoique longuette) du « Hussard sur le toit » avec Juliette Binoche et Olivier Martinez, d’après le roman de Jean Giono.

Francis Veber a écrit « Le dîner de cons » (1998) pour le théâtre et pour Jacques Villeret. Son adaptation cinématographique est plus reserrée mais reste très fidèle et proche de sa pièce.

On peut le dire aussi pour « Un air de famille« , pièce écrite par le tandem Agnès Jaoui & Jean-Pierre Bacri dont la réalisation a été confiée à Cédric Klapisch.

 

 

 

 

Ouvrons maintenant l’épineux dossier des adaptations des romans du 19 ème siècle. Claude Chabrol a adapté et réalisé, en 1990, probablement la plus juste et la plus fidèle transposition de  « Madame Bovary« , d’après Gustave Flaubert. Son Emma, merveilleusement interprété par Isabelle Huppert « vit et aime au-dessus des ses moyens et de ses sentiments » (dixit Chacha). Jean-François Balmer campe un Charles Bovary dépassé par les évenements et par son épouse. Jean Yanne est un savoureux Homais, pharmacien du village et curieux du quand-dira-t-on. On est loin de l’adaption-tartignolle-et-carton-pâte de Vincente Minnelli qui est pourtant un des plus grands metteurs en scène du XXè siècle. Celle de Jean Renoir, des années trente, est plus convaincante.

Depardieu a décidé, en 1997, de conquérir des publics internationaux en se lançant dans l’entreprise ambitieuse du « Comte de Monte-Christo« , avec l’aide de Jean-Pierre Guérin à la production, et Josée Dayan à la caméra. Rejoint par Ornella Muti, Jean Rochefort, Pierre Arditi, Michel Aumont et de « tous mes amis sont là » Jean-Claude Brialy, le pari est réussi et convaincant. L’esprit « aventure épique » de Alexandre Dumas est présent. Le trio a recommençé quelques années plus tard avec l’adaptation des « Misérables » (avec Christian Clavier, Charlotte Gainsbourg…),d’après Victor Hugo et là, aïe, c’est pas bon du tout (tout comme le biopic sur « Balzac« ). Mais la série a été diffusée, par exemple, en Chine. En revanche, celle sur « Napoléon » (2002) réalisée par Yves Simoneau avec Clavéon, Isabelle Rossellini, John Malkovitch se maintient plutôt pas mal.

Mieux vaut revoir la version des « Misérables » de Robert Hossein avec Lino Ventura (Valjean), Michel Bouquet (Javert) et Jean Carmet (Thénardier) ou celle de Jean-Paul Le Chanois avec Gabin, Nanard Blier, Bourvil et Serge Regianni. Je n’ai pas vu malheureusement la version avec l’immense Harry Baur et Charles Vanel.

« Un singe en hiver » est un exemple où j’ai préféré le film au livre. L’adaptation cinématographique du roman de Blondin est moins morbide et plus joyeuse, probablement du à la plume d’Audiard et à la complicité naissante, sur le tournage, entre Gabin et Bébel.

Les adaptations au cinéma de romans sont souvent décevantes. J’ai parlé récemment de « L’homme qui voulait vivre sa vie » d’Eric Lartigau d’après le bouquin de Douglas Kennedy ou de l’adaptation de Tavernier du roman de J.L. Burke, « Dans la brume électrique avec les morts confédérés ». En revanche, son « Coup de torchon » d’après le polar « Pop 1280 » de Jim Thompson est une petite merveille (performance d’Eddy Mitchell en Nono, con génital). J’ai dis et je redis que le dernier opus de Tatav, « La Princesse de Montpensier« , adapté du roman de Mme La Fayette est formidable ( voir la scène où la Montpensier comprend qu’elle perd son amour, De Guise, pour le prince de Montpensier, du à l’arrangement des deux pères). C’est tout sauf de l’académisme comme je l’entend ici ou là. Regardez les scènes de batailles, c’est barbare, sanguilonant et filmé avec rage.Oui, ce sont de jeunes acteurs qui parlent le 16 ème siècle. Où est le problème ?!? Les armées recrutaient, à cette époque, des garçons âgés de 20-22 ans. Ils sont rustres, pas toujours bien élevés (malgré leurs rangs), parfois crades et barbares (le balafré) mais ils ont tout de même le droit d’êtres amoureux, saperlipopette !

« le Nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud est un livre et un film à lire et à voir. L’adaptation du génial et foisonnant « Dalhlia noir » de James Ellroy par Brian de Palma est grotesque. Je n’ai pas vu le film « Le Parfum » tiré du best-seller de Patrick Süskind que Sergio Leone, Polanski et tant d’autres ont renoncé à faire.

Ne pas parler de Georges Simenon dans ce billet serait une offense. Que dire sinon que c’est le parfait exemple du romancier typiquement compatible avec l’écriture cinématographique tout comme Maupassant. Je ne vais pas faire la liste nombreuse de tous les films (plus les télés) adaptés de sa foisonnante oeuvre. Je citerai comme ça péle mèle: « Les fantômes du chapelier » de Claude Chabrol (un des plus grands rôles de Michel Serrault); « La Marie du Port » de Marcel Carné (1950) et « En cas de malheur » de Claude Autant-Lara (1958) avec tous les deux Jean Gabin ou « L’étoile du Nord » de Pierre Granier-Deferre (1982) avec Simone Signoret et Philippe Noiret.

Je pourrais continuer  à citer indéfiniment des films. Adapter d’après le patrimoine littéraire, théâtrale, de bandes dessinées, de biopics et maintenant de sitcoms ou de sketches de comiques, est vieux comme le monde et a démarré dès le cinéma muet: en France, aux USA, en Angleterre ou en Allemagne. Un producteur s’emparait d’un auteur, d’une pièce ou d’un comique de music-hall pour en faire une vedette de cinéma. Les exploitants de salles étaient avant tout des forains et/ou des patrons de salles de spectacles. C’étaient les Sacha Guitry, Raimu, Louis Jouvet, Jules Berry, Jean Gabin, Fernandel, Bourvil ou Jacques Tati. Aujourd’hui depuis 25 ans, c’est beaucoup à la télévision que l’industrie cinématographique pioche: du « Petit
Théâtre de Bouvard « 
aux « Nuls » ou  aux « Inconnus » à Gad Elmaleh ou Djamel en passant par « Les Robins des Bois« pour ne parler que de la Françe. Certains ont beaucoup de talent au demeurant. Après tout, Jean Dujardin s’est fait connaître par la téloche avec « un gars et une fille ».

La bise.

des hommes et des films

Salut les kids,

Autant de mai à septembre 2010, il n’y a eu très peu de films intéressants à mon gout (peut-être « Toy story 3 » et encore c’est pas le meilleur des Pixar. Désolé mais j’ai pas aimé « Inception », ni le Blier et le Corneau. Heureusement qu’il y avait des reprises !) mais depuis mi-octobre, que de bons films qui se jouent encore et qui connaissent du succès .

Je n’oublie pas le formidable et exaltant « Des Hommes et des Dieux » de Xavier Beauvois, sorti le 8 septembre, qui approche les 3 millions d’entrées Françe, remportera vraisembablement des Césars et peut-être, qui sait, un Oscar. Un film, sans vedettes ( à part Lambert Wilson ) mais avec de grands comédiens (Michael Londsale, Philippe Laudenbach…), sur l’engagement et le courage de 8 moines qui refusent de quitter un pays en guerre civile et surtout un village dont les habitants les ont accueillis et adoptés. Voilà un hommage à des hommes d’église simples, au service des gens, vivant leur foi de façon concrète et généreuse au quotidien. On peut être radicalement athée et être sensible à ces hommes profondément gentils et humanistes. Beaucoup de jeunes personnes ont vues le film et pas seulement les scouts, jeannettes, choristes et autres chanteurs à la croix de bois.

Vous ai aussi causé de « Social network » de David Fincher sur un scénario du créateur des « Sopranos », Aaron Sorkin. C’est un passionnant portrait d’un génie de l’informatique qui, lâché par sa copine, pique une idée et développe le plus grand réseau social à ce jour, utilisé par plus de 500 millions d’internautes. Seuls les ricains arrivent à digérer leur histoire récente (Facebook a été crée en 2004) en y apportant un regard, un angle voire un début d’auto-critique. Attention, les comédiens débitent à toute berzingue (le studio imposant de ne pas dépasser les 2 heures) et si vous le voyez en vo, accrochez-vous et attachez votre ceinture !

C’est aussi dans le genre cinématographique « historique et dans l’auto-critique » que l’on peut ranger « Fair Game » relatant la vie de Valérie  Plame, agent du contre-espionnage à la CIA et spécialiste des armes de destructions massives, qui met en doute la théorie imposée et développée par l’administration Bush et qui payera cher son refus d’optempérer à la fable irakienne. Elle sera contrainte de démissionner. Le fait d’avoir pour mari, un diplomate et grande gueule qui a travaillé pour l’administration Clinton, n’a pas arrangé les choses. Le scénario est très bien ficelé et les comédiens sont au top.

Ils le sont à peu près tous aussi dans « Les Petits Mouchoirs » de Guillaume Canet, film de potes et générationnel. C’est un divertissement de très bonne facture et j’ai beaucoup ri grâce à François Cluzet et Benoit Magimel. J’ai même trouvé la môme Cotillard plutôt convaincante et ne minaudant pas (je suis pas fan à la base). Le film renvoit à nos expériences, à notre « vécu, con ! » et rappelle d’autres films comme « Peter’s friends » de Kenneth Branagh ou « Mes meilleurs copains » de Jean-Marie Poiré. Dommage que le final (l’enterrement) soit raté, ne ressemblant pas à la couleur générale du film (je parle principalement du filmage et des cadres).

Un nouveau film de Bertrand « Tatav » Tavernier est déjà un événement en soi. C’est un de mes metteurs en scènes français préférés et nombre de ses films font partie de ma « cinémathèque à moi » (« L’Horloger de Saint-Paul » à « Coup de Torchon » en passant par « La Vie et rien d’autre » ou « Ca commence aujourd’hui »). Tatav, à 69 ans, a toujours la niaque, continue à s’enflammer pour un sujet, un film, un acteur, la préservation ou la diffusion des films anciens, l’évolution de l’enseignement à l’école primaire, au collège ou au lyçée.

Son dernier opus, sorti le 3 novembre, est donc « La Princesse de Montpensier », adapté d’après la nouvelle de Mme de La Fayette, sur une commande du producteur Eric Heumann. C’est absolument formidable et c’est son meilleur film depuis « Laissez-passer » (2002). Je m’étais ennuyé à « Holy Lola » (2004) et avais été déçu par son adaptation du roman de Burke, « Dans la brume électrique » (2009 – J’avais lu le livre et « m’étais fait mon film »). Bref, Tatav cette fois-çi traite de la passion amoureuse, au XVI ème siécle ,sous fond de guerres de religions sanguilonantes entre les catholiques et  les protestants (les huguenots). A part Lambert Wilson à la jeune cinquantaine grisonnante (et Michel Vuillermoz et Philippe Magnan en seconds rôles), le casting est composé de l’appétissante et délicieusement touchante Mélanie Thierry (dans le rôle-titre), de Gaspard Ulliel (le Balafré) et des prometteurs  Grégoire Leprince-Raguet et Raphaël Personnaz. Les scènes de guerre sont sublimes et bestiales (pas de numérique chez Tavernier). Jean Cosmos a signé les dialogues qui comme toujours sonnent justes. Je vous en dis pas plus. Allez-y.

C’est le second film du photographe-réalisateur de clips (U2, Dépêche Mode…), Anton  Corbijn. et c »est un thriller à l’ancienne, genre « Les Trois Jours du Condor » ou « La loi du milieu« . George Clooney est un nettoyeur, traqué, taiseux. C’est, je pense, un de ses meilleurs rôles. Et que la campagne italienne est bellissima (les abruzzes) !

Voilà un film que j’aurais voulu aimé et défendre. Trop de maladresses dans la mise en scène. Là aussi j’avais lu le livre. Restent Romain Duris (magistral) et Niels Arestrup (royal au bar).

Voilà. Y’a pleins de supers bons films, ça fait plaisir et vive le cinéma…en salle !

Crémer Bruno

Salut,

Triste nouvelle. Le comédien Bruno Crémer nous a quitté le week-end dernier. Snif. Putain d’immense comédien. Et pas seulement les 14 saisons du célèbre commissaire Jules Maigret. Du théâtre avec ses amis Belmondo, Marielle, Rochefort et Pierre Vernier rencontrés dans un cours. Plus de 70 films à son actif (et pas des moindres) et quelques jolies partenaires: de Miou-miou à Charlotte Rampling en passant par Romy Schneider, Marie-France Pisier, Marlène Jobert ou la Vanessa Paradis dans son tout premier film: « Noces Blanches » de Jean-Claude Brisseau (1989). Il a traversé les films d’Yves Boisset, de Schoendoerffer avec son vieux copain Jacques Perrin, de Costa-Gavras, de Sautet (« Une histoire simple » – 1978), de Blier (« Tenue de soirée » – 1986), de Brisseau donc, l’ultime film de José Giovanni, « Mon père » (produit par Tavernier) dans lequel il interprétait le papa du cinéaste-romancier, de Claude Lelouch aussi (« Le Bon et les Méchants » 1975), de François Ozon (l’excellent « Sous le sable« – 2000) et tant d’autres. Il a donné la réplique à Bébel, Ventura, Delon, Brasseur, Piccoli pour ne citer qu’eux.

Voix sublime (douce et sensuelle), beaucoup d’élégance et de charme. Sacré acteur qui a traversé les plateaux de théâtre et de cinéma, à son rythme, sans tambour ni trompette. Salut M’sieur et chapeau l’artiste !

auto-critique

Hello les p’tits luUps !,

Tentative, aujoud’hui, de comprendre et d’expliquer la frilosité du cinéma français à l’égard de son Histoire, des ses Histoires (ne parlons pas des italiens, qui semblent complètement endormis voir amnésiques, exceptés le dramaturge Dario Fo, le réalisateur Nanni Moretti ou le quotidien « la Repubblica« ). Peu de cinéastes, de producteurs ou de financiers, de scénaristes (c’est pas trop leurs fautes) osent s’attaquer et critiquer les événements sombres, tragiques, peu reluisants de notre pays; que ce soient des guerres,des scandales financiers ou sanitaires

(y’a-t’il eu un film français sur le scandale du sang contaminé ?), des affaires d’états, la manipulation de l’opinion par les médias, une institution ou une administration défaillante.Tout le contraire des américains qui ont une faculté à s’auto-critiquer et à comprendre les erreurs ou les fautes, commises par des politiciens (le Watergate dans « Les Hommes du Président » d’Alan J. Pakula), militaires (les nombreux films sur la guerre du Vietnam ), terroristes (« Vol 93 » de Paul Greengrass) ou des firmes (« Révélations » par Michael Mann).

Les anglais ne sont pas en reste avec « Bloody sunday » du toujours Paul Greengrass (2002) où l’armée britannique, en 1972 à Derry en Irlande du Nord, tire sur une marche pacifique entre catholiques et protestants qui fait 13 morts, la tardive implication de la Reine Elisabeth(encouragée par le Premier Ministre Tony Blair), dans le deuil du pays tout entier pour la princesse Diane (« The Queen » de Stephen Frears – 2006) ou les charges virulentes de Ken Loach sur le délitement social de l’Etat britannique dans les services publics (« The Navigators » – 2001).

En France, regardez le peu de films sur l’Indochine ou L’Algérie: Pierre Schoendoerffer pour la première (« La 317ème section »; « Diên Biên Phu« ), Yves Boisset (« R.A.S. ») ou Tavernier (« La Guerre sans nom ») qui est un documentaire) pour la seconde. Plus recemment « L’Ennemi Intime » de Florent Emilio Siri (2006)

On peut citer péle-mêle, dans le désordre, toujours Boisset pour « Le Juge Fayard dit le shériff » ou « Le Prix du danger« , Tavernier encore pour son « L627 » ou « Ca commence aujourd’hui », « Le Promeneur du Champs de Mars » de Robert Guédigian sur les derniers mois de François Mitterrand ,« le Bon Plaisir » de Francis Girod (1984), d’après le livre de Françoise Giroud, sur un enfant illégitime entre un homme politique devenu Président (c’est qui ?!?) et une journaliste.

Canal + tente, depuis quelques années, une politique audacieuse de fictions sur des sujets sulfureux avec plus ou moins de réussites: du SAC au Rwanda en passant par l’affaire Greenpeace. Laurent Herbiet a mis en scène, pour la chaine, un formidable « Adieu De Gaule, adieu » (les quelques heures de vacance du Général à l’aube de mai 68) avec un étonnant Pierre Vernier dans le rôle-titre.

Joël Santoni a bien  raillé Giscard et ses » invitations surprises » dans la France profonde (« Les oeufs brouillés » – 1975). Claude Chabrol s’est moqué, avec délice, des protagonistes de l’affaire Elf (« L’Ivresse du Pouvoir » – 2006). Mocky dénonce avec rage et férocité, depuis 40 ans dans ses films, la corruption des politiques.

Mais on attend, au cinoche, un film sur l’affaire Markovic, les bijoux de Bokassa, le sang contaminé encore une fois, l’affaire Péchiney (il y a eu un téléfilm, en 2009, de Laurent Heynemann, « Un homme d’honneur » sur Pierre Bérégovoy interprété par Daniel Russo), le suicide de François de Grossouvre dans son bureau de l’Elysée, les emplois fictifs de la Mairie de Paris, Les orphelins de l’Yonne, le procès Outreau, Clearstream ou maintenant les Bettencourt.

De même que la Résistance n’a pas tant été traité que ça par nos cinéastes: « L’Armée des Ombres » de Jean-Pierre Melville, « Lacombe Lucien » de Louis Malle, « Papy fait de la Résistance », « Lucie Aubrac » de Claude Berri (1997); « Laissez-passer » de Bertrand Tavernier (2002)….et quelques autres.

Il y a des français et on y cause français dans « Paris brûle t’il ? » de René Clément mais le film est américain (Yves boisset était co-premier assistant réalisateur, d’ailleurs).

Idem pour les camps de concentrations: le terrible documentaire d’Alain Resnais, « Nuit et Brouillard » sur la conception et la construction d’un camp et de ses fours, « Amen » de Costa-Gavras (2000)…

J’en oublie, bien sûr, mais c’est peu en 70 ans. Affaire de courage, de réflexion, d’intérêt, de curiosité, de caractère, de culture…peut-être de pardon aussi.

La bise.

chanter, le retour

Salut les p’tits lups,

Face aux attaques et provocations menées par mon boss , je me dois de revenir, préciser, compléter, enrichir le billet « chanter » car il en va de la démocratie…euh, non, je déconne, plutôt de ma crédibilité …poil au nez. Il y a eu des oublis. c’est vrai, et quelques erreurs, je le reconnais.

Il est donc convenu de rappeler que l’exercice porte uniquement sur les acteurs et actrices qui sont devenus chanteurs et non l’inverse (c’est le cas pour Barbra Streisand et Bette Midler malgrè ce que raconte Tétard Volcanique sur ce blog). Jean Gabin, Bourvil et Fernandel n’auraient jamais du figurer sur le billet « chanter« . Ils ont d’abord commençé dans la chanson puis sont venus au cinéma pour y faire des immenses carrières. Mea culpa. Le Nain des Montagnes doit jubiler et déboucher une bouteille de sa production personnelle (je l’ai déjà gouté, faut vraiment être motivé).

On peut donc classer les « acteurs-chanteurs » par 2 catégories: les durables et les occasionnels/ »coups médiatiques ». Une troisième existe mais plus sournoise : ceux qui viennent du music-hall où l’on joue, chante, danse, claquette (d’où ma confusion hative pour les trois sus-nommés plus haut). C’est le cas pour Jean Carmet (déjà cité) et Fernand Raynaud (que j’avais oublié). Mais ils ont d’abord commençé au théâtre.

Jean-Pierre Cassel a fait le cour Simon puis s’est mis à la danse et chanter occasionnellement tout au long de sa carrière  (son élégant spectacle sur Gainsbourg par exemple). De même que son pote « …et tellement merveilleux… »  Jean-Claude Brialy faisait partie du casting de la comédie musicale « Anna » de Pierre Koralnik écrite par le même Gainsbourg pour la petite lucarne. Il chanta aussi avec Zizi Jeanmaire et accompagna Michel Sardou lors d’une émission de télé. Mais cela reste, tout compte fait, anecdotique.

Idem pour le comédien-animateur de radio, Maurice Biraud, qui chanta, entre autre,  « La Petite », en duo avec France Gall, en 1967.

Radio où se rencontront Jean Yanne (étude de journalisme puis écriture puis comédien) et Jacques Martin (cours de théâtre de Charles Dullin puis comédien puis chanteur (1ère partie de Jacques Brel à l’Olympia), notamment lyrique et animateur-producteur télé) pour y jouer des sketches et chanter.

En revanche, Philippe Léotard débuta une réelle carrière de chanteur en 1990. C’est un vrai oubli de ma part. Impardonnable même puisque j’ai assisté à son premier concert, à Lille, dans l’ancien théâtre du Collège Saint-Paul (mon collège) , en présence de « …quel bel homme ! » . Il enregistra trois albums en tout dont un sur Léo Férré qui est magnifique. Sur scène, il était drôle, généreux et bien déjanté.

Ou a oublié Richard Berry et sa jalousie.

Tout comme l’album d’Isabelle Huppert concocté par et avec Jean-Louis Murat.

Daniel Auteuil a du se dire que chanter était un vrai métier (Il l’avait aussi fait une fois, en direct, dans « Star 90 » de Michel Drucker) .

Alain Chabat, en chanteur ringard, assure et peut donner du fil à retordre à un Jean-Pierre François, dans le film « La personne aux deux personnes » de Nicolas & Bruno (2008) avec le même Auteuil qui y est excellent (le film beaucoup moins).

Dans le genre , » les comédiens d’un film sont réquisitionnés » pour la chanson de la bande originale, on pense bien sûr à Romy Schneider et Michel Piccoli pour leur duo, « La chanson d’ Hélène« , dans le film de Claude Sautet, « Les Choses de la vie » (1970).

Moins connu, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle ont chanté « Paris jadis » pour le film « Des enfants gâtés » de Bertrand Tavernier (1977). Musique de Philippe Sarde sur un texte de Jean-Roger Caussimon. Jubilatoire ! Je n’arrive pas à la dénicher, si jamais vous y parvenez, faites moi signe. Moins bonne, par contre, est la version du journaliste Philippe Meyer utilisée pour vanter le MODEM.

Voilà. C’est une des idoles de mon boss. Tcheky Karyo a sorti, en 2006, son album « Ce lien qui nous unit ». Je vous l’avais dis que Tétard Volcanique avait des goûts bizarres !

Danielle Darrieux, dans son immense carrière de films, a régulièrement chanté. Récemment encore, dans l’album de reprises de PatriIIiIIck Bruel « entre-deux » (…Bonjour Madame !!), elle chanta « A Paris dans chaque faubourg ».

Pour conclure cette première partie franco-française, une information pas très connue.

Bernard Blier avait un jardin secret. Celui d’écrire des textes de chansons. Michel Sardou avait, par amitié, composé une musique pour l’une d’entre elles à l’occasion d’une émission de télévision.

Chez les anglo-saxons, on peut encore citer Nicolas Cage qui chanta, pour sa douce, « Love me » et « Love me tender » dans le film de David Lynch,« Sailor et Lula » (1990).

David Soul (le Hutch de Starsky) a fait une carrière honorable mais vite oubliée quand même.

Le Nain des Montagnes est vert de rage que j’ai omis de citer l’album de chansons-country enregistré par Clint Eastwood. Voilà, c’est réparé mon pépère.

De même qu’il m’a appris que Stallone (une autre idole) chantait et avait réalisé une comédie musicale, « Rhinestone« , avec (Hello!) Dolly Parton. Par ailleurs, il a aussi brillamment réussi son passage au « Muppet Show« . Et en bonus, parce que la maison ne se refuse rien, une douceur exotique que je vous offre.On en découvre tous les jours.

Autre info . Samuel L. Jackson chante. Je sais pas trop quoi, mais il chante. Et bah, j’en suis ravi pour lui.

Robert de Niro a interprété « Blue Moon », au côté de Mary Kay Place, dans « New York, New York » de Martin Scorsese (1977).

Harry Belafonte a vite été repéré, dan son cours dramatique, par un producteur de muisique sensible à sa voix. Il fut l’un des premiers artistes noirs (avec Ray Charles…) à signer un contrat de longue durée avec une compagnie discographique. Il mena de front ses 2 carrières.

Anthony Perkins venait, de temps en temps en France, tourner pour un André Cayatte ou un Claude « chacha » Chabrol et en profitait, du coup, pour enregistrer des very french songs (écrites par exemple par Pierre Delanoé)…oh! so lovely !

Sean Connery a récité « In my life » des Beatles

Quant à Peter Sellers, désolé Tétard Volcanique (je sais que dès que tu peux m’emmerder, tu ne t’en prives pas) mais il vient de la danse et du jazz et ne répond donc pas au cahier des charges de ces deux billets. La loi, c’est la loi. Non négociable, non mais !

Tchao.

P.s.: Renseignement pris grâce aux moyens rédactionnels démesurés que nous offre notre Direction, Samuel L. Jackson chante du blues.

américana

Hello les baltringues,

Profitant de la sortie du film de Kim Chapiron, « Dog pound », retour sur des metteurs en scènes qui ont réalisés un ou plusieurs films aux Etats-Unis. C’est le cas déjà pour le jeune Alexandre Aja: « La colline a des yeux » (2006), « Mirrors » (2008) et « Piranha » qui sort cet été (en 3D parce qu’il faut pas déconner quand même !). C’était manifestement son rêve et son désir d’aller « faire carrière » aux States (un peu comme un metteur en scène ou un acteur européen de la Mittel Europa),d’autant plus pour  y faire des films de genre.

C’est visiblement le cas aussi pour Louis Leterrier avec « L’incroyable Hulk » (2008) et « Le choc des titans » (2010).La même envie de films à gros bufgets et à effets spéciaux même s’il raconte qu’il est difficile et compliqué de travailler avec les majors américaines. Beaucoup de pressions et d’interlocuteurs. Et puis surtout le pouvoir du metteur en scène est partagé. Fini la culture européenne du « final cut »qui fait tant réver dans les universités américaines. Très peu de réalisateurs américains l’obtiennent et parfois le perdent ensuite (lire absolument le livre de Peter Biskind, « Le rêve américain » sur l’ascension de Coppola, Scorsese, Lucas, Spielberg, Cimino, Denis Hopper).

Ca n’a visiblement pas trop plu à Jean-Pierre Jeunet. Il n’a pas manifesté le besoin de retourner un film à Hollywood après son expérience d’ « Aliens 4 ». Par contre, ses films suivants sont finançés, en partie, par les ricains. Comme l’était, par exemple, « Les Demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy (1967) ou beaucoup de films de François Truffaut.

Christophe Gans (« Le Pacte des loups » (2001)), après « Silent hill » (2006), revient en France pour réaliser« Fantomas » avec Vincent Cassel. Peut-être y retournera-t’il ?

Bertrand Tavernier est revenu un peu « vacciné » de son film, « Dans la brume électrique » (2009), tourné au USA au printemps 2007, avec une équipe américaine(excepté son chef opérateur Bruno De Keyser) mais financé par la France. Outre son différent de montage avec son producteur américain (qui a bloqué la sortie de son film durant plus d’un an), Tatav raconte, dans son journal de tournage (« Pas à pas dans la brume électrique » aux éditions Flammarion), la lourdeur et les habitudes ancrées dans son équipe qu’il a un mal fou à changer: l’importance des doublures lumières ( pour les réglages de la lumière et la mise au point de l’image), la culture du camion (en France aussi Mr Tavernier…si je peux me permette !), la demande de certains techniciens (monteur, cadreur), d’acteurs ou de syndicats corporatistes, de plans supplémentaires sous tous les angles (« …parce que le public ne va pas comprendre ! » dixit le monteur américain qui mit en colère le réalisateur), le nombre de producteurs, assistants, machinistes et électriciens. Est-ce qu’ il renouvellera l’expérience ?


En tout cas, Louis Malle et Roger Vadim l’ont fait plusieurs fois et ce sur plusieurs années, avec plus ou moins de bonheur et de difficultés, selon les films et  les budgets.Et en plus, ils ont rencontrés l’AmuUUUr ! C’est pas un beau métier, ça ?!?

Alors à qui le suivant ?

Tchao.

en vrac 20

Salut les kids,

Nouvelle livraison d’ « en vrac » avec, en guise de commencement, les résultats d’une étude menée entre août et décembre 2009, auprès de 5 604 spectateurs: des cinéphiles très amateurs de films d’auteurs;des cinéphages ayant une consommation frénétique, des réguliers, des occasionnels et des non spectateurs. Alors qui est l’actrice et l’acteur préféré de ce panel ?!???…attention les voilou:

….ah Sophie…« La Boum »; « Police » de Pialat, « Fort Saganne » d’Alain Corneau « Les Chouans » de Philippe De Broca, « L’étudiante », « La fille de d’Artagnan » de Tavernier, sa montée des marches à Cannes!

…et chez les ricains:

Pappy Eastwood nous enterra tous ! (il a eu 80 ans le 31 mai).

…attention, âmes sensibles s’abstenir !

La marée noire s’étend désormais sur un rayon de 320 km. BP stopperait définitivement les fuites pas avant cet été. Je propose que l’on boycotte cette compagnie pétrolière.

…à plus, les loulous.

polémique

Salut les kikis,

Profitant de la fin du 63ème Festival de Cannes (…et bravo à Xavier Beauvois, Mathieur Almaric et à JuliETTe BinOOche !), flash-back sur la polémique de cette année: « Hors la loi ». En effet, le film de Rachid Bouchareb a déclenché les ires de quelques parlementaires UMP et de nostalgiques de la « France Môssieu ! ». Le film a visiblement fait déplacer plus de CRS que de manifestants. Alors ?!?…Film anti-français ? Pro FLN ? Fallait-il « reconstituer » le massacre de Sétif  ? Je pose une question: « mais est-ce un bon film ? ». Visiblement non au dires des critiques. Dommage. Pour une fois qu’il y a un film français qui traite de la guerre en Algérie.

Bref, Cannes adore, a toujours aimé ,les polémiques, qui, en général, font assez vite « pschitt ». Qui se souvient de celle déclenchée, en 1986, par  » Le Diable au corps » de Marco Bellocchio, avec la sulfureuse (et très entreprenante !) Maruchka Detmers ?

Déjà la version de Claude Autant-Lara, avec Micheline Presle et Gérard Philippe, avait mis le feu à sa sortie. Mais nous étions en 1947.

C’est pas compliqué dés qu’on touche aux codes sociaux,amoureux, au sexe et à la religion, on est un peu près sûr de « mettre le feu ».

En 1987, Martin Scorsese a déclenché les foudres des associations catholiques extrémistes, de tous genres et de toutes nationalités, avec sa « Dernière Tentation du Christ ». Plus grave, des exploitants, en Françe ,avaient du retirer le film de leurs cinémas, sous la pression de menaces de fanatiques. 23 ans après…qui s’en souvient ?…et la polémique de l’année dernière sur le film de Lars von Trier,« Anti Christ » ?

A la sortie de « L 627 », Bertrand Tavernier s’est fait véritablement « lynché » par les hautes autorités de l’Administration Policière et du ministre de tutelle de l’époque: le mitterandien Pierre Joxe. C’était en 1992. » Ah oui ?…ah bah tu vois…j’avais oublié ».

Tchao.

en vrac 18

Hello les zinzins,

Nouvelle livraison dominicale d’ « en vrac » avec pour commencer:

Nous sommes en 1970, les Stones sont à la ramasse et décident de s’installer dans le sud de la France, à Villefranche-sur-Mer, dans la fameuse, somptueuse villa Nellcote. Naitra l’album «Exile on Main Street»….sexe, drogue, dolce vita et…Rock’n roll !!!

On doit au père Scorsese la remasterisation du mythique « Le Guépard » de Luchino Visconti (1964). Ah ….la Sicile…la sublimissime Cardinale (manman !) et, of course, Alain. La séquence du bal a necessité 8 jours de tournage.

Les français Xavier Beauvois (« Des hommes et des dieux »), Mathieur Almaric (« Une tournée ») et Bertrand « tatav » Tavernier (« La princesse Montpensier ») auraient la côte, cette année, à Cannes. Verdict, ce soir.

…à plouche.

l’habit fait le moine

Hello les kakous,

Philippe Noiret disait souvent que pour « incarner » (sic !), « construire » un personnage…lui trouver un costume (avec des accessoires) était déjà la moitié du travail effectué. En effet, on se rappelle aussi de son manteau de cuir, sa moustache et sa carte de police dans les « Ripoux » (« …ta gueule ! ») de Claude Zidi (1984). Ou son costume de shérif, avec tee-shirt rouge de western (piqué à Anthony Quinn) et chapeau genre « panama », dans « Coup de torchon » de Tavernier (1981).Ou ses lunettes dans « Le vieux fusil » de Robert Enrico (1975).

Que serait Harrisson Ford sans son chapeau et son lasso dans les « Indiana Jones…  » de Steven Spielberg ?


…et gros Gégé, sans sa cape et son feutre, dans « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (1990) ?

Pour interpréter la juge Charmant Killman dans « L’Ivresse du pouvoir » de Chabrol (2006), Isabelle Huppert porte des gants, en cuir rouge sang, qui affichent sa véracité et son obstination.

Montgomery Clift, sans sa soutane, dans « La loi du silence » d’Alfred Hitchcock (1953) serait moins crédible.

Yves Montand et Jacques Villeret, en tenues de loufiat de brasserie, dans « Garçon » de Claude Sautet font tout à fait « la rue michel »  et pourraient embaucher, sans problèmes, » Chez Balzar » ou « Au Vaudeville » (2 célèbres brasseries parisiennes qui ont « inspirés » le décor du film reconstruit en studio).

Quant à Dustin Hoffman dans « Tootsie » de Sydney Pollack (1983)…sans commentaires !

Enfin, je veux la même chemise que porte De Niro dans « Cape fear » de Martin Scorsese ou sinon je fais un malheur !

…allez !…la bise !

en vrac 15

Hello les kakous,

A y’est. Ca y’est. C’est officiel. Vincent Cassel va reprendre le célèbre rôle de Fantômas. C’est Christopher Gans (« Le Pacte des Loups »; « Silent Hill ») qui réalisera, et et et, et surtout…cela sera en 3D ! Ah si « Belphégor », « Arsène Lupin » tous deux de Jean-Paul Salomé ou « Les Brigades du Tigre » de Jérôme Corniau avaient pu l’être aussi !

Alors que les côtes sud-est américaines (4 Etats dont la Louisiane) sont actuellement souillées par le pétrole et qu’un des plus beaux écosystème du monde (au Mississippi) risque de disparaître (avec dauphins, cachalots, alligators, oiseaux migrateurs, huîtres,, crevettes; bayous…), une chanson pour nous rapeller les joies et les plaisirs que nous procurent la Nature:

Merci Mr Tavernier pour ces 2 heures passées à vous écouter, cette après-midi, au Forum des Images. Pascal Mérigeau vous a très bien fait causer sur « Coup de torchon »; « La vie et rien d’autre » et « Dans la brume électrique ». Comme toujours, vous êtes un passionné, un obstiné et un amoureux fou du cinéma. Votre prochain film, « La princesse de Montpensier » est à Cannes, en Sélection Officielle, le dimanche 16 Mai et sortira en novembre. J’ai hâte !

C’est le tandem détonnant du prochain Blier: Messieurs Dujardin et Dupontel. L’un est un écrivain alcoolo-qui-n’écrit-plus, l’autre est son cancer. Ils ont tourné cet hiver dans les Cévennes. Cela s’appelle « Le bruit des glaçons » et cela sort le 29 septembre. En espérant que c’est un bon Bertrand Blier…because depuis « Trop belle pour toi » (1989) et, certains passages des « Acteurs » (2000), ses films sont franchement plutôt chiants.

…à plouche !

en vrac 14

Salut les wouinbaltringues,

étasoeur est à la bourre. A du retard dans son actualité politico-culculturelledemonfaubourg. Vous recommande, toujours, d’aller voir (si ce n’est pas fait, encore) les films de Polanski (« The gohstwriter »); de Besson (« Les nouvelles aventures… »), la comédiesympatochejelaidéjàdit (« Tout ce qui brille »). Si vous êtes parigo ou êtes proche d’un cinoche de répertoire: « Lifeboat » de Sir  Alfred Hitchcock; les films de Kazan (dont surtout « La fièvre dans le sang » !) ou « Panique » de Julien Duvivier, avec Michel Simon, adapté du « Mr Hire » de Simenon.

Que j’ai toujours pas vu « Mammuth« .

Que Lolo Baffie est toujours très drôle, le dimanche matin, sur Europe 1 avec « C’est quoi ce bordel ! ». J’ai hate d’aller voir son one-man au théâtre du Palais-Royal..

Que si vous avez des news du D.A.R.D. (Droit Au Respect et à la Dignité, je vous rappelle !) de Patrick Sébastien, faites moi signe !

Que j’étais invité, ce week-end, au mariage de mon cousin (je sais, ça vous fait de belles jambes). Il y avait, en plat principal, du coq au vin. Y’ a bien 20 ans que je n’en avais pas mangé. Du coup, j’en ai repris 3 fois. Par contre, le gratin dauphinois, qu’une seule fois !

Que Bertrand « Tatav » Tavernier fera sa « Master Class », dimanche prochain (2 mai), au Forum des Images, à 17H.

…et maintenant, Ladies and Gentlemen, 2 monstres en live et en liberté:

Na.

en vrac 5

Salut les baltringues,

Laurent Baffie est tous les dimanches matins sur Europe 1 avec « C’est quoi, ce bordel ! ». On rigole bien. Baffie est souvent déchainé avec ses invités et auditeurs. Je vous recommande le jeu « passe -moi l’autre con ». C’est de 11h à 12H.

Y’a aussi une captation pour la chaine de télé , Virgin 17 (ouais ça fait un peu « minitel rose ») sur la TNT, câble et satellite.

Je vous conseille de (re)voir son film « de merde ! », « Les clefs de bagnole » (2002) avec lui-même, Daniel Russo et la participation d’une bonne partie du cinéma français.

Le Salon de l’Agriculture 2010: du 27 Février au 7 Mars: la location est ouverte !

…elle est pas minouchette avec ses lunettes !?

Je reviens du Forum des Images où Tatav a donné sa « Malle aux Trésors ». La thématique était: « Les films retrouvés« . C’était formidable et passionnant.

Prochaine date: le 27 Juin 2010.

…a domani !

Bonjour ! Bonsoir ! BIENVENUE !

Mesdames, messieurs,

le changement s’impose !

étasoeur méritait mieux !

Et bien, voilà, c’est chose faite !!

Plus pratique, plus accessible, plus ouvert; laissant une plus grande place au talent de votre chroniqueur préféré !

(je dis bien « chroniqueur » et non « gros niqueur », étasoeur n’est pas comme ça)

(cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Allez, à la prochaine !