remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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Eric « grand momo » Rohmer

Salut les costauds,

Je voudrais revenir sur la mort de Eric Rohmer, survenue il y a un an, le lundi 11 Janvier 2010, à l’aube de ses 90 ans. Maurice Schérer est né le 21 Mars 1920 à Tulle. Il devint professeur de lettres délégué en 1944 et publia,deux ans plus tard, chez Gallimard, un premier roman (« Elisabeth »), sous le pseudonyme de Gilbert Cordier (…comme le Commissaire !). A partir de 1948, il s’occupe d’un ciné-club du Quartier Latin, rue Danton, où il est chargé d’organiser les débats et de diriger le bulletin.


Il recrute deux cinéphiles: Jacques Rivette puis le suisse Jean-Luc Godard. Schérer est l’aîné de 8 à 10 ans. Il publie un long article, en juin 49 ( « Du cinéma, art de l’espace »), dans la prestigieuse « Revue du cinéma ». Il est invité, en 1949, avec ses deux comparses, au Festival du Film maudit, à Biarritz, où ils font la connaissance d’un jeune garçon de 17 ans, François Truffaut.


Maurice Schérer fait parti, dés 1951, des premiers numéros des « Cahiers du cinéma » où il rencontre le potache Claude Chabrol qui lui colle le surnom de « grand momo ». Tout en s’essayant aux courts-métrages, il décide en 1955, de s’appeller Eric Rohmer (pseudonyme composé par anagramme). En 1959, il tourne son premier long-métrage, « Le Signe du lion » ( mais après Chabrol et Truffaut, en 1957, et Godard, en 1958), mais n’a pu le sortir qu’en 1962. C’est la même année où il fonde, avec Barbet Schroeder, une maison de Production (qui existe toujours) « Les Films du Losange ».

Eric Rohmer était un vrai indépendant. Ses films « cartonnaient » à l’étranger ( il était très connu aux USA, dans le réseau « cinéphilique » et universitaire). Il faisait partie du club très fermé des Cinéastes français qui s’exportent( comme Alain Resnais; Claude Chabrol; Jean-Luc Godard; Bertrand Tavernier; Claude Lelouch; François Ozon… et aussi F. Veber; J.J. Annaud; et maintenant les Productions Besson).

Il tournait en équipe « très légère ». Il était très soucieux des budgets. Avant de lançer un film en Production, il recevait les Vendeurs de Films à l’Etranger pour leur expliquer son nouveau projet ( ce qui était très rare dans les années 80-90).

Avec « Le Rayon vert », il a été le premier a diffusé son nouveau film, en avant-première sur Canal +, avant de le sortir en salles. Il a tourné beaucoup en 16mm; a été un des premiers à utiliser le numérique. A découvert Fabrice Luchini; Arielle Dombasle (sic !). « Ma Nuit chez Maud », « Le Genou de Claire »; « Les Nuits de la Pleine Lune » sont considérés, pour beaucoup, comme « cultes » !. Il faisait parti ,de ce qu’a nommée Françoise Giroud le 3 octobre 1957 dans l’Express, « la nouvelle vague ».

Il avait un « ton » qui pouvait agaçer (moi le premier !) et un jeu horipilant des Comédiens . J’étais pas fan mais avoue n’avoir vu que 2 films (…et j’étais gamin !) et ne franchement pas le connaître. En tout cas, c’était un vrai artisan du cinéma et ça c’est respectable.

Bye les loulous.

la rue Champollion

Salut les kids,

C’est ma rue à moi, nichée dans le quartier Latin, Paris 5ème, entre le boul’Mich, la Sorbonne et le rue des Ecoles. Elle se nomme la rue Champollion où se trouvent trois cinémas, 7 écrans en tout: le Champo, le Reflet-Médécis et la Filmothèque du Quartier Latin. Des cinoches comme Eddy « schmoll » Mitchell les chante dans les chansons , »La Dernière Séance » ou « Nashville ou Belleville ». Un cinéma de quartier, des néons, des fauteuils rouges ou bleus, un projecteur qui crépite, un retardataire qui fait lever tout le monde et dont sa silhouette se dessine sur l’écran. Le Champo, inauguré le 22 juin 1938, a failli fermer ses portes, il y a une dizaine d’année, because le propriétaire des murs voulait en faire une énième franchise d’une marque de prêt-à-porter. Ouf, mobilisation des spectateurs (120.000 entrées en moyenne au Champo) et des politiques, pétitions en kilos. L’originalité et la petitesse de la salle n°1 (à droite de la caisse) font que de la cabine située au-dessus de l’écran, un périscope envoie l’image sur un premier puis un second miroir, qui la renvoie sur l’écran: c’est le fameux « rétro-réflex » (c’est dingue, non ?!?). Grâce à ce procédé, le cinéma a été classé « monument historique » et donc intouchable ! Tout simplement. Déjà que le quartier a vu fermer quelques unes de ses salles dont « Le Cluny-Palace » (sublime salle où a été tournée une scène de « La Boum » de Claude Pinoteau). C’est donc une espèce « en voie d’extinction » qu’est le cinéma de quartier. Il y a le « Studio 28 » à Montmartre ou le Mac-Mahon sur l’avenue du même nom et probablement quelques dizaines d’autres en province (mais guère plus, je pense !). Outre être classés « art & essais », le Champo et la Filmothèque programment le cinéma « de répertoire et du patrimoine »: le cinéma italien (Visconti, Dino Risi, Pietro Germi, Commencini, Ettore Scola…), le cinéma anglais et américain (de Joseph Losey à Sydney Pollack, en passant par Hitchcock, Fritz Lang ou un Paul Newman ou un Steve Mc Queen) ou français (Renoir, Chabrol, Godard, Rohmer, Duvivier ou Autant-Lara…). Le Reflet est, lui, plus dans l’actualité en programmant de nombreux documentaires: « Le Président » d’Yves Jeuland récemment ou le documentaire sur Polanski, « Wanted and desire ». Les exploitants résistent, ont un public (La Filmothèque a gagné 6% de spectateurs en 2010), laissent les films à l’affiche plusieurs semaines, ont un souci de l’accueil du public et de la qualité de la projection, investissent dans les copies neuves.Les affiches originelles trônent sur les murs. Cela rappelle l’émission de Schmoll sur FR3 (« La dernière séance »), une jolie brune ou blonde, dans un saloon, situé dans un désert de western…le tout évidemment en technicolor. Chabadadabadaba…/c’était la dernière séquence/c’était la dernière séance/et le rideau sur l’écran est tombé/. Vive le cinéma ! BÔN-SOIR !!!

cannes

Salut les baltringues,

« J’aime Paris au mois de mai » chante Aznavour dans une de ses célèbres chansons. Ouais, bah, pas en ce moment…Paname tristouille, grisâtre. Mieux vaut être à Cannes, même si le temps n’est pas, non plus, au beau fixe. Comme je l’ai répondu à 2 personnes, ces derniers jours, « non, les filles, je ne vais pas à Cannes ! ». D’ailleurs j’y suis jamais allé. Na. Mais je regarde, si je peux, les cérémonies (hier soir, celle de l’Ouverture était terne sauf la Mélody Gardot !), les photoscall, les montées des marches…patin, couffin.

Voilà l’affiche du 63ème Festival International de Cannes.Le plus grand et prestigieux festival de cinoche in the world. Avec la Binoche. Pas terrible. On dirait une affiche pour une expo d’art moderne dans une galerie quelconque. C’est aussi le premier marché du film où l’on fait du business.Les prochains blockbusters ricains (Godard, qui revient cette année, avait signé son « Roi Lear », sur une nappe en papier d’un restaurant, avec des producteurs.). C’est aussi, biensûr, du glamour, de la star (Russel Crowe, hier soir, faisait la gueule comme d’hab !), de la starlette, des hasbeens, du people, des teufs dans des villas, des meufs sur des yachts, des dîners, plus de 5000 journalistes accrédités…et puis des polémiques habituelles. Par exemples, cette année:

 » Carlos » d’Olivier Assayas, fiction produite par Canal+,  » n’a rien à faire ici ! ».

L’Italie est folle furieuse par la sélection d’un documentaire de Sabina Guzzanti  critiquant les liens entre le Président du Conseil et les entrepreneurs choisis pour reconstruire Aquila (« L’Italie ?!?…toute l’Italie ??..ah non, c’est juste Berlusconi et son ministre de la culture…Ah bon, ca va alors ! »)

« Non mais c’est quoi cette sélection de viocs !…ringarde ! ..académique (c’est un mot qui revient chaque année).

Voilà. Restent les films que les années filtrent, gardent, oublient. Qui se souvient que Billie August a eu deux fois la Palme d’Or avec « Pelle le conquérant » (1988) et « Les Meilleures Intentions » (1992). Tout comme Emir Kusturica avec « Papa est en voyage d’affaires » (1985) et « Underground » (1995) .Itou pour les frères Dardenne. Ok, j’exagère.

Coppola, aussi, l’a eu deux fois: en 1974 avec « Conversation secrète » (avec une apparition du tout jeune Harisson Ford !) et en 1977 avec « Apocalypse Now » (ex aequo avec « Le Tambour » de Volker Schlöndorff)…oui mais là, on s’en souvient…et y’en a plein d’autres:« Rome, ville ouverte » de Rossellini; « La Dolce vita »de Fellini; « Le Guépard » de Visconti; « Les Parapluies de Cherbourg » de Demy; « Un Homme et une Femme » de Lelouch; « Mash » de Altman; « L’épouvantail » de Jerry Schatzberg; « Taxi driver » de Scorsese; « Kagemusha » de Kurosawa; « Sous le soleil de Satan » de Pialat »; « Sailor et Lula » de Lynch; « Pulp fiction » de Tarantino; « Le Pianiste » de Polanski; « Le vent se lève » de Loach… !

Voilou…bon festival !