en vrac 112 / Cannes 2012

Hello les baltringues,

« en vrac » revient chaque dimance malgré les alternances politiques, une météo (plutôt) ensoleillée et une gratin de macaronis qui va pas tarder à se faire.

Cannes 2012 s’achève ce soir….« and the winner is « , Cronenberg ? Haneke (3 ans après « Le Ruban blanc ») ou Jacques Audiard comme le laissent entendre les critiques étrangères ? Peut-être Alain Resnais à bientôt 90 piges ? La France est en bonne position puisque’elle a aussi produit « Cosmopolis ». Ouais, j’ai pas l’impression que ce soit une bonne cuvée comme l’année dernière. Pas de De Niro à la Présidence mais le très chiant Nanni Moretti, pas de « The Artist » sauf Bérénice Béjo que l’on se « fane » en piètre maitresse de cérémonie ! Pas de polémiques à la Lars von Trier. Plutôt du
consensuel ! Restent tout de même deux choses: les sourires de Jean-Louis Trintignant et d’Alain Resnais (heureux comme des gamins !) et la choucroute de la Cotillard !

Bien que les rencontres d’Obama avec le François se soient communicativement bien passées et que l’on ait bien rigolé (les cheeseburgers, les french fries, la cravate à Camp David…), l’administration américaine et le Pentagone n’en décolèrent néanmoins pas contre la décision de Hollande d’accélerer le départ des troupes françaises d’Afghanistan: « c’est irresponsable, déloyal et solitaire »…disent-ils. Un accord financier va néanmoins « faire passer » la pilule mais l’addition risque d’être sévère. En ces temps de disette budgétaire, ce n’est peut-être pas très raisonnable.

Michael Haneke a donc remis le couvert et a reçu sa seconde Palme d’Or trois ans après « Le Ruban blanc »: tout le monde est content (et gentil ???), critiques, festivaliers cinéphiles mais pas Tétard (normal puisqu’il faut réfléchir et ça, Tétard, il a beaucoup de mal !). Pour le reste du palmarès, les critiques et…..(etc) ne sont pas contents pour notre écurie gauloise: rien pour Jacques Audiard, que chi pour Resnais, que dalle pour Carax….tout ça n’est pas bien grave et cela ira mieux l’année prochaine.

…bonne semaine.

remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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Biopic


Hello les p’tits loups,

Le film biographique, dit biopic, est un genre cinématographique qui a vu le jour dés le muet (D.W. Griffith; Abel Gance…). Il concerne aussi bien un roi, une reine, un empereur (« Cléopâtre »; « Napoléon »; « The Queen »ou « Marie-Antoinette »), qu’un homme politique (« Taleyrand: le diable boiteux »« ; « Gandhi »; « JFK »;  « Malcom X »; « Le Promeneur du Champs de Mars »; « La Conquête ») un joueur de jazz (« Bird »), un chanteur ( « The Rose »; »Ray »; « Walk the Line« ; « La Môme »; « Gainsbourg, une vie héroïque »…), un artiste de music-hall (« Man over the Moon »); un acteur-metteur en scène méga célèbre (« Charlie Chaplin »), un peintre (« Vang Gogh »); un industriel qui devient producteur-metteur en scène mégalomaniaque (« Aviator ») ou un lieu célèbre (« Si Versailles m’était conté »; « French Cancan »; « Cotton Club ») , une ville (« Si Paris m’était conté »…), un bandit /gangster ( « Butch Cassidy et the Kid »; « Al Capone »; « Mesrine »…); un militaire ( le général Custer dans « La Charge Fantastique » ); un boxeur (Jake LaMotta dans « Ragging Bull »), une résistante (« Lucie Aubrac ») ou un barjot  ( « Landru »;  » Lacenaire »; « Docteur Petiot », « La dernier Roi d’Ecosse »).

Prnicipalement américain et français, le genre fait florès depuis les années 80, probablement parce qu’il donne « de la matière » aux scénaris, qu’il motive les comédiens (les Ricains en sont « très friands » et nombreux d’entre eux obtiennent un oscar pour leur performance: Helen Mirren; Will Smith, le môme française Marion Cotillard pour son interprétation de Piaf…) et que les effets spéciaux ont fait des progrès spectaculaires. Moi je vous le dis, le genre est pas prêt de s’arrêter et l’on va s’en manger pendant des années…du bio !

Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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Culte !

Hello les loulous,

Profitant de la ressortie, en salle, d’un film que je considère comme culte, « Il était une fois en Amérique » de Sergio Léone (1984), tentative aujourd’hui d’évoquer, de parler, d’expliquer ce qui fait qu’un film devient culte ou non. Frère jumeau de l’article « nanar » ou cousin germain de « fiasco« , commençons d’abord par consulter le Larousse 2000: « culte: 1:.Hommage rendu à Dieu, une divinité, à un saint /2. Vénération immodérée (avoir le culte de la famille) /3. Se dit de ce qui suscite l’enthousiasme d’un public générationnel restreint (film culte) ».

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en vrac 66

Hello,

Dimanche se pointe avec les croissants, un peu de soleil peut-être….et évidemment  » en vrac « :

 Putain. 25 ans pile-poil que Coluche s’en allait au ciel (le 19 juin 1986), nous laissant tous orphelin (cf l’article « camion« ). Il en aurait du pain sur la planche, l’artiste, pour ses revues de presse à la radio ou à la télé: une Marine Le Pen qui affole les partis politiques, la précarité qui augmente et tes Restos du Coeur qui ne débandent pas, les moeurs politiques qui ne changent pas, une droite conservatrice incapable de reconnaître le mariage des homosexuels (toi qui l’a fait avec ton pote Le Luron…pour rire et pour pour faire la nique à l’homophobie ambiante de l’époque)…..bref, ma poule, TU NOUS MANQUES !!!!

2 films vus ces derniers jours. Mon premier ? un grand film !…iranien ! (bah oui, c’est possible !). « Une Séparation » d’Asghar Farhadi. Un couple de Téhéran,issu  de la moyenne classe, se sépare et se retrouve dans une tourmente judiciaire face à un couple qui lui vient des milieux défavorisés des faubourgs de la capitale. Extrêmement  bien écrit, conçu comme un polar et remarquablement interprêté,le film a, d’ailleurs, obtenu le Prix d’Interprétation pour l’ensemble des comédiens et le Lion d’Or. Il connait un joli succès en France grâce à un bouche à l’oreille grandissant ( 151 217 spectateurs en 1ère semaine)
. Tant mieux,cela est réjouissant et doit nous rappeller qu’il y a des décennies existe un cinéma iranien. Malgré la censure redoutable, des films se font dans ce pays avec des hommes et des femmes qui prennent des risques y compris pour leurs vies. Allez voir ce très joli film, déjà pour découvrir la sublime Leila Hatami. Qui est voilée dans le film comme toutes ses partenaires, y compris sa fille ou la gamine de 8 ans du second couple. L’actrice, interrogée sur le voile par Laurent Delahousse ce midi sur France 2, a répondu que c’était un code vestimentaire obligatoire et respecté par toutes les femmes. En gros,ne pouvant pas le dire à la télévision, je traduirais par « …tu n’as pas le choix…sinon gardes à toi ! ». A noter que Laurence Ferrari, lors d’un interview du président iranien (ahahaha !!!) Mahmoud-Ahmadinedjad en juillet dernier, était voilée. On aimerait que les révolutions du Magreb et du Proche-Orient se propagent en Iran mais la population a « bien morflé » il y a deux ans lors du soulèvement des étudiants, en juin 2009.

« Limitless », mon second choix, est plutôt une agréable surprise, un divertissement rigolo et un peu dingo. Un looser vaguement écrivain accepte de gouter une pilule de drogue qui rend surhumain et fait de la personne quelqu’un « de hors norme »: comment apprendre plusieurs langues étrangères en quelques heures ou comment devenir le nouveau génie de Wall-Street ?!?. Mais attention il faut en prendre régulièrement sinon…un bon polar survitanimé avec la nouvelle coqueluche d’Hollywood, Bradley Cooper (très « coOOol !!!). Abbie Cornish est parfaite, Bob De Niro, lui, est en pilotage automatique.

…bonne soirée, les loulous.

en vrac 64 – 65….et plus

 Salut toi,

 « en vrac » revient. Nouvelle qui doit faire rôtir de bonheur mon Boss, vous savez, Tétard Volcanique. Il m’aura pour le coup, bien gonfler, durant les 7 semaines de mon absence, frisant même parfois le harcélement (je sais que c’est à la mode, en ce moment). « Mais que fait Etasoeur ?!? » »; « …il n’y aura pas d’en vrac aujourd’hui ?!? »…bref mon Tétard alcoolisé, sois rassuré et apaisé, « en vrac » sera présent les dimanches.

 « Not guilty » a plaidé DSK devant le procureur et sous les huées de manifestantes noires (« Shame on you ! »). 4 minutes (douche comprise ?) en tout et pour tout. Et les images en boucle de la sortie des Strauss-Kahn de leur maison (que les chaines ont ratées en direct, d’ailleurs !) puis de leur voiture…. Une affaire qui va nous pomper l’air durant des mois. Je suis curieux de voir ,durant son prochain spectacle ,comment Guy Bedos va traiter ce fait divers sachant que l’humoriste  fut très proche (l’est-il encore ?) du couple Sinclair.

 (Re)sortie nationale, le 22 juin, en version nettoyée et remasterisée, d’ « Il était une fois l’Amérique » de Tonton Sergio Leone. Attention, chef d’oeuvre de 1984, oeuvre cultissime que l’on peut (doit même !) voir et revoir jusqu’à plus soif.

(Re)sortie, le 15 juin, de « Badlands », 1er film de Terrence Mallick. J’en ai plutôt un bon souvenir. Suivront le sublime « Les Moissons du ciel » (1978), « La ligne rouge » (1995), « le Nouveau monde » (2005) et cette année, « The Tree of life », qui a remporté la Palme d’or. Voilà un cinéaste qui prend son temps et « qui a la carte », quoiqu’il dise ou qu’il fasse, il est vénéré.Désolé mais son dernier opus est chiant à mourrir. Très beau, très très beau mais pour dire quoi ?!?…pas grand chose. Images tournées au steadycam, effets spéciaux étonnants (l’origine du monde, la maternité…bel hommage à « 2001… » de Kubrick ), Brad Pitt est impeccable, Sean Penn n’a quasiment plus de scènes (il s’est fâché depuis avec Malick). C’est un film que l’on oublie vite finalement mais voilà, le Président du Jury de Cannes 2011, Bob De Niro, a déclaré: « …the winner is « The Tree of life » by Terrence Malick ». Amen !