HOMMAGE A PIERRE BOUTEILLER : « si bémol et fa dièse »

Coucou toi,

Ils travaillent souvent dans l’ombre et peuvent être le ‘frère » du réalisateur. Certains sont dans la lumière et populaires, d’autres sont méconnus du public et préfèrent le rester. Ce qui est sûr dans tous les cas, c’est que leurs musiques font souvent partie de nos quotidiens.

Pour les admirateurs de Georges Delerue, un coffret « Le Cinéma de Georges Delerue »,comprenant la musique de ses longs-métrages de 1962 à 1992, de des courts-métrages de 1961 à 1990 et de ses films de télévision, existe. Il a composé pour Truffaut; de Broca, Godard (le thème inoubliable du « Mépris »)..et tant d’autres.

Les films qui marquent et restent dans nos vies sont presque toujours associés et liés à une musique.

C’est le cas des westerns spaghettis de Sergio Leone qui nous évoquent immédiatement les mélodies de Ennio Morricone (qui composa, aussi, pour les films de De Palma ,Henri Verneuil, nombres de Belmonderies…et tant d’autres).

Un film « en chanté » de Jacques Demy nous rappelle combien Michel Legrand a contribué au succès mondiaux des « Parapluies de Cherbourg » (Palme d’Or 1964) ; des  » Demoiselles de Rochefort » ou de « Peau d’Ane ». On peut rajouter à son palmares la siquemu de « L’Affaire Thomas Crown«, ou de « Breezy » de Clint Eastwood (1973) ou de « La Vie de Château » de Jean-Paul Rappeneau (1964) ou le jingle emblématique de RTL.

Steve Mcqueen dans « Bullit » ou pépère Eastwood dans ‘L’Inspecteur Harry » continuent à se regarder avec plaisir, pour l’histoire,les acteurs, le montage mais aussi pour réentendre les musiques de Lalo Shifrin.

Que serait « Un Homme et une Femme » (Palme d’Or 1966) de Claude Lelouch sans son « chabadabada » de Francis Lai ?

Un film de Fellini peut difficilement se dissocier des musiques de Nino Rota qui composa aussi le thème inoubliable du « Parrain »de Coppola.

On adopta rapidement Tim Burton pour son univers et son originalité (plus maintenant) mais aussi, personnellement, pour les musiques de Dany Elfman (« L’Etrange Noël de Mister Jack »; « Batman 2″…).

La liste est longue. Peut-on oublier les films d’Hitchcock et les musiques de Bernard Herrmann, le film « Je t’aime moi non plus » de et composé par Gainsbourg ou le thème de « Touchez pas au grisbi » (réalisé par Jacques Becker-1954) de Jean Wiener ?…et le violon de Grappelli des« Valseuses » de Bertrand Blier ? (il a oeuvré aussi pour Louis Malle sur « Lacombe Lucien » et « Milou en mai »)…et ne parlons des bo des« James Bond » par John Barry (qui composa aussi celle d’« Amicalement votre »). Et puis comme le rappelle Tétard Volcanique, non sans perfidie (et lourdeur aussi), Angelo Badalamenti et David LynchRandy ou Thomas Newman pour le studio PixarJoe Hisaishi et Hayao Miyazaki (Studio Ghibli); le fidèle John Williams pour Steven Spielberg. J’ajoute Joseph Kosma pour Jean Renoir et Marcel Carné; François de Roubaix pour José Giovanni et Robert Enrico; Goran Bregovic, longtemps compositeur d’Emir Kusturica (ils sont fâchés) et l’immense
Henri Mancini pour Blake Edwards. N’oublions pas Claude Bolling pour Jacques Deray ou Michel Magne pour Henri Verneuil ou P
ierre Granier-Deferre.

 » La chanson d’Hélène « , composée par Philippe Sarde et interprêtée par Romy Schneider et Michel Piccoli ( « Les Choses de la vie » de Claude Sautet) ne vous rappelle-t-elle pas des souvenirs ? Allez stop. J’arrête sinon je vais pleurer.

A plouche.

P.s.: Le titre de cet article est un clin d’oeil à l’excellente émission de Pierre Bouteiller sur  TSF Jazz, du lundi au vendredi, à 9H10 .

Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

en vrac 133

Bonjour à toutes et à tous,

Un dimanche de pluie, un risotto en perspective, un après-midi où on va se la couler douce et « en vrac » qui continue de tracer sa route quelques soient les aléas de la vie (qu’est-ce que c’est beau non ??!??).

Un coup de coeur et, j’espère, un coup de pouce ! Un film: « Quelques heures de printemps » de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon et Hélène Vincent (tous deux magistrals !). Un grand film. Simple et puissant. Admirablement dialogué. On flirte du côté d’ « Un Mauvais Fils » de Claude Sautet ou de « La Gueule ouverte » de Pialat. Un homme sort de taule, contraint de retourner chez sa mère avec qui il ne s’entend pas. Il découvre qu’elle a un cancer incurable et qu’elle a choisit de « mourir avec accompagnement  » en Suisse où c’est légal. Thème difficile  à traiter, dérangeant, voir que l’on ne souhaite pas « entendre », Brizé le fait avec des mots simples, sans juger ses personnages, au contraire en les respectant et en les aimant. C’est très fort, la relation mère/fils est violente, faite de malentendus et de rancoeurs, je redis que Lindon et Hélène Vincent sont tout simplement prodigieux et admirablement bien accompagnés par Emmanuelle Seigner et Olivier Perrier. Stéphane Brizé est un cinéaste talentueux dont j’avais déjà apprécié son précédent film, « Melle Chambon » avec Sandrine Kiberlain et Lindon (encore !!!!!!). A voir de toute urgence !!!

A ma gauche: Madame la (sous) ministre déléguée à la Francophonie (et amatrice d’avions de la République !) Yamina Benguigui, et à ma droite: Michael…étonnant non à part les nichons ?

Véronique Jannot sort un album de contines, « Tout doux »…enfin une bonne nouvelle !

…bonne semaine les loulous.

Montand

Hello les loulous,

Ivo Livi dit Yves Montand nous quittait, il y a 20 ans pile aujourd’hui, le 9 novembre 1991. Il venait d’avoir 70 ans, le 13 octobre. Quel carrière ! Chapeau l’artiste. Immense vedette internationale, lui. Qui a connu les plus belles scène de Broadway,San Francisco Rio, Mexico, Moscou ou Paname. Tout comme un de ses modèles Charles Trenet, Aznavour, sa « mentor/coacheuse-pygmalione/1ère vraie amoureuse » Edith Piaf (qui lui a donné confiance et certaines « clefs » du métier de chanteur). Ou comme Simone Signoret (« sImôneU ! », rencontrée à « La Colombe d’or » à Saint-Paul de Vence où Jacques Prévert avait une maison), sa femme, « sa moitié », « son épaule ».Eux deux ont tourné à Hollywood (Signoret a reçu un Oscar… comme Juliette Binoche et Marion Cotillard). Ils sont vraiment pas nombreux les frenchies à pouvoir s’en vanter. Montand a tourné avec Marilyn…LA Marilyn dans le film de Georges Cukor, « Le Milliardaire ». Ils se sont d’abord littéralement dévorés des yeux avant de succomber à….wouaahh !!!

Quel parcours pour ce fils d’émigrés d’une famille paysanne de Toscane, les Livi, contraint de fuir l’Italie de Mussolini et son régime fasciste (le papa était communiste), pour rejoindre Marseille et s’installer dans un de ses quartiers les plus pauvres. Les Livi vont connaître le racisme et seront traités « de ritals ». Le petit Ivo a une jolie voix (comme la mAmma !), se passionne rapidement pour le cinéma et spécialement les comédies musicales et tout particulièrement  celles de son idole, Fred Astaire et ses numéros de claquettes légendaires (à qui il rendra « hommage » 40 ans plus tard, devant lui, sur la scène des Oscars…très drôle d’ailleurs !). Surnommé le Charles Trenet marseillais, Ivo Livi devient Yves Montand et sera un des plus grands chanteurs de France et du monde (il pouvait « tenir » 7 mois à « guichet fermé » au Théâtre de l’Etoile). Travaillant comme un besogneux, répétant mille fois un geste ou un pas de danse, faisant de la barre tous les jours jusqu’à épuisement. Il menait la vie dure à ses musiciens (dont son pianiste-arrangeur-confident-souffre douleur Bob Castella). Il avait beaucoup d’affection pour son guitariste Henri Crolla (« mon Riton ! »), qui était un proche de Django Reinhardt, décédé en 1960. Il a travaillé aussi bien avec le pianiste Maurice Vander qu’avec l’harmoniciste Jean-jacques Milteau. Dans le magnifique documentaire » Ivo Livi, dit Yves Montand » de Patrick Rotman,diffusé sur France 2 hier soir (3 288 000 téléspectateurs), on voyait très bien que Montand était un grand traqueur et un angoissé. Il pouvait répéter chez lui, en Normandie dans sa maison d’Autheuil, jusqu’à 10 heures par jour avec ses musiciens. Obstiné, maladivement perfectioniste, il « ne lâchait rien » quitte à être colérique et de très mauvaise fois. Mais voilà il EST un VRAI artiste de music-hall: chant, danse et comédie. Prévert, Kosma, Marguerite Monod, Francis Lamarque, Loulou Gasté (« ooh mon LoUlOU !!! »), Castella, Crolla, Hubert Rostaing ont écrit et/ou/ composé et/ou arrangé des dizaines de chansons pour lui (« Les Plaines du Far-West » son premier tube; « Les Grands Boulevards »,; « A Paris »; « A bicyclette »; « Battling Joe »; « A pied »; « Le jazz et la java »; « Duke Ellington »; « C’est si bon »; « Syracuse »; « La chansonnette »; « Revenant de l’école »; « La vie en rose »; « L’âme des poètes »; « Sa jeunesse »; « Mon manège à toi »….). Il reste pour moi le meilleur interprête des « Feuilles mortes » (voir ou écouter le récital de l’Olympia 1981 où le public lui réclame chaudement la chanson !). Un regret pour ma part, Montand avait annonçé son retour sur scène, à Bercy pour l’automne 1992, hélas il a cassé sa canne et je l’ai eu dans le baba.

Voilà pour la facette « chanteur-danseur », mais n’oublions pas que Montand tourne depuis 1944. Au compteur, déjà une bonne quinzaine de films (dont « Le Salaire de la peur » d’Henri-Georges Clouzot avec Charles Vanel; « La Loi » de Jules Dassin; « Le Milliardaire » de Cukor), mais c’est à partir surtout de 1964-65, une lassitude de la chanson se faisant ressentir, que Montand se tourne prioritairement vers le cinéma. C’est avec Costa-Gavras dans « Compartiment de tueurs » que les choses cinématographiques sérieuses ont commençé pour Montand.Ils feront ensemble, avec le scénariste Jorge Semprum, excusez du peu, « Z » et « L’Aveu » d’après le roman d’Arrtur London.Le cinéaste retrouvera son acteur fétiche pour « Etat de siège » et « Clair de femme » au côté de Romy Schneider. Montand a tourné avec Resnais (« La Guerre est finie »), a fait partie of course de « Paris brûle t-il ? » de René Clément,   a fait confiance, en 1976, au jeune Alain Corneau avec qui ils tourneront 3 films (l’épatant « Police Python 357 », tourné en Sologne avec Simone Signoret et François Perrier; « La Menace » tourné au Canada et le remarquable « Le Choix des Armes » avec Depardieu, Galabru, le jeune Gérard Lanvin et la somptueuse Catherine Deneuve), Deneuve qu’il retrouvait après le cultissime « Le Sauvage » de Jean-Paul Rappeneau, avec qui il tournera, en 1981, « Tout feu, tout flamme » avec Isabelle Adjani. Personnages souvent cabots, forts en gueule, généreux, égocentriques, drôles, menteurs, parfois roublards, « toujours en mouvement » et « prenant de la place » (« Le
Diable par la queue »
de Philippe de Broca; « César et Rosalie » et « Garçon » de Claude Sautet (l’acteur a demandé  au réalisateur et au scénariste Jean-Loup Dabadie que le personnage de Jacques Villeret ne « lui pique pas la vedette »)« Le Grand Escogriffe » de Claude Pinoteau avec
Claude Brasseur; « La Folie des Grandeurs » de Gérard Oury…). Plus ombrageux avec ses failles et ses contradictions sont ses rôles dans « Vivre pour vivre » de Claude Lelouch avec
Annie Girardot et Candice Bergen, « Vincent, François, Paul et les autres » du toujours Claude Sautet, « Trois places pour le 26 » de Jacques Demy (« biopic » sur la vie de Montand sous forme de retour de la star à Marseille pour un spectacle sur sa vie) ou « IP5 » de Jean-Jacques Beineix (film très critiqué à l’époque avec une polémique dégueulasse où le réalisateur fut « soupçonné » d’avoir « provoqué » la mort de Montand décédé à l’hôpital de Senlis suite à un tournage de nuit en forêt avec baignade sur un étang). Et puis et puis et puis, il y a eu le Papet dans « Jean de Florette » et « Manon des Sources » de Claude Berri avec Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, d’après l’oeuvre de Marcel Pagnol….GRANDIOSE et MAGNIFIQUE !!! Merci Monsieur Montand pour cette carrière fabuleuse (certains ont même cru que vous alliez devenir Président de la République !) , espèrant que le temps ne vous oubliera pas auprès des nouvelles générations.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

Lire la suite

Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

Lire la suite

Culte !

Hello les loulous,

Profitant de la ressortie, en salle, d’un film que je considère comme culte, « Il était une fois en Amérique » de Sergio Léone (1984), tentative aujourd’hui d’évoquer, de parler, d’expliquer ce qui fait qu’un film devient culte ou non. Frère jumeau de l’article « nanar » ou cousin germain de « fiasco« , commençons d’abord par consulter le Larousse 2000: « culte: 1:.Hommage rendu à Dieu, une divinité, à un saint /2. Vénération immodérée (avoir le culte de la famille) /3. Se dit de ce qui suscite l’enthousiasme d’un public générationnel restreint (film culte) ».

Lire la suite

putain !…40 piges !

Bonjour toi !

Bon bah voilà.,c’est fait. Aujourd’hui, j’ai quarante ans, poil au dent. Age tendre ?…euhhh..faut pas déconner.Redouté ?…il y a quelques années,oui. Age de la maturité comme dirait Bruel ?….PaaaAAtriIIIcKKK !!! J’ai l’impression d’être Montand, Piccoloche et Reggiani dans « Vincent, François, CyriiIIlLLLooUUU…et les autres » de Claude Sautet (tant qu’à faire, soyons fou ! ). Etape dans la vie, 1er bilan (toujours poil au dent), poser les valoches, faire le point, changer (pourquoi ?!? y’a un problème ?!?), écouter, faire le bien autour de soi, donner pour recevoir (c’est pas beau ça ?!?). Moitié de vie, projet de vie et profresionnel, amuUUUUrRRRR !..bref comme le chante Nicole Croisille….tout recommencer….

Salut les zouzous.

13ème degré

Salut les baltringues,

A l’occasion de la mort du comédien canadien Leslie Nielsen, petit coup de chapeau à des saltimbanques qui ont le goût de la déconnade et du second degré voir plus.

Pas toujours dans la finesse, il faut le reconnaitre, mais avec un réel sens du détour et de la parodie (rappellons-nous les films « Y’a-t-il un pilote dans l’avion » )  , les frères Zucker (David et Jerry), avec l’aide de Jim Abrahams (« Hot Shots ») ont trouvé en Leslie Nielsen leur pygmalion, leur « moi », leur chose, leur créature, leur frère de sang, un peu comme Scorsese avec De Niro (c’est beau ce que je dis, non ?) ou Sautet avec Romy (n’ayons pas peur des comparaisons !).

Leur trio a créé la série géniale, « Police Squad ! » mais malheureusement seuls 6 épisodes de 22 mn ont été tournés. Ils ont été diffusés en France à l’initiative des « Nuls » et si vous les dénicher en dvd, n’hésitez pas. Vous pouvez aussi passer commande à Papa Noël (demander à La Poste pour l’adresse).

Cet esprit de potache et de dérisions rappelle celui de Mel Brooks qui engagea Leslie Nielsen dans « Dracula », film raté et pas drôle au demeurant.

Mieux vaut voir ou revoir de Mel Brooks, son cultissime « Frankenstein Junior » (1974) avec Gene Wilder, « La Folle Histoire du monde » (1981) ou  » Chienne de vie » (1991). Y’a souvent dans ses films, des gros lolos, un numéro de comédie musicale, une réécriture de l’Histoire toute personnelle et volontairement anachronique mais on se bidonne bien.

Mel Brooks a été un maitre pour beaucoup de monde à commencer par « Les Nuls » ou « les Inconnus ».

Lui-même a du voir et revoir « Hellzapoppin« , film déjanté de Henry C. Potter datant de 1941.

tranches de vie

Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie du joli film de Guillaume Canet, « Les Petits Mouchoirs » (mention spéciale à François Cluzet et Benoit Magimel qui sont à pisser de rire !), retour sur un genre cinématographique assez récent et principalement franco-anglo-américain: le film   » de copains », « tranches de vie » ou encore « j’ai bientôt 40 piges ou je les ai eu et je pose les valises pour faire un sérieux point ! » (y’a un groupe sur Facebook si ça vous tente !).

En général, une bande d’amis se retrouve le temps d’un week-end (« Mes Meilleurs copains » de Jean-Marie Poiré; « Les Copains d’abord » de Lauwrence Kasdan ou« Peter’s friends » de Kenneth Branagh) pour fêter un événement ou passer tout simplement du bon temps. Et patatras, c’est un festival de vacheries, de mesquineries, d’égoismes où les rancoeurs refont surface à toute berzingue. Tout y passe: les amours, la bouffe, le cul, le fric, la politique, les femmes, les enfants, le boulot, le « j’ai raté ma vie » ou le « Je trompe Christine depuis un an ».

Les protagonistes représentent la classe moyenne comme on dit, voir un peu plus. Ils n’ont pas de problèmes d’argent (il y en a toujours un dans la bande qui est blindé aux as: Michel Piccoli, Gérard Lanvin ou François Cluzet). En gros, ils sont  bobos quoi. Et font parfois aussi dans le bio (surtout les filles !). C’est une photographie d’une génération, d’une époque (Le giscardime », « Les années-fric sous Mitterrand…).

Claude Sautet est souvent cité en exemple, voir considéré comme un maitre du genre: « Vincent, François, Paul et les autres » (ah Montand et Piccoli dans la cuisine : « J’t’emmerde toi avec ton gigot à la con !!!) ou « Mado » (l’enlisement des voitures dans la boue).

Dans le film de potes, on y rit et on y pleure. Y’a du cri et du vin. Parfois des pétards. Un drame ou un événement ExtraOrdinaire ressoude le groupe et les mousquetaires repartent vidés mais soulagés, vaquer à leurs train-trains quotidiens. Mais l’AmuUr et l’Amitié ont triomphés. Ouf.

Crémer Bruno

Salut,

Triste nouvelle. Le comédien Bruno Crémer nous a quitté le week-end dernier. Snif. Putain d’immense comédien. Et pas seulement les 14 saisons du célèbre commissaire Jules Maigret. Du théâtre avec ses amis Belmondo, Marielle, Rochefort et Pierre Vernier rencontrés dans un cours. Plus de 70 films à son actif (et pas des moindres) et quelques jolies partenaires: de Miou-miou à Charlotte Rampling en passant par Romy Schneider, Marie-France Pisier, Marlène Jobert ou la Vanessa Paradis dans son tout premier film: « Noces Blanches » de Jean-Claude Brisseau (1989). Il a traversé les films d’Yves Boisset, de Schoendoerffer avec son vieux copain Jacques Perrin, de Costa-Gavras, de Sautet (« Une histoire simple » – 1978), de Blier (« Tenue de soirée » – 1986), de Brisseau donc, l’ultime film de José Giovanni, « Mon père » (produit par Tavernier) dans lequel il interprétait le papa du cinéaste-romancier, de Claude Lelouch aussi (« Le Bon et les Méchants » 1975), de François Ozon (l’excellent « Sous le sable« – 2000) et tant d’autres. Il a donné la réplique à Bébel, Ventura, Delon, Brasseur, Piccoli pour ne citer qu’eux.

Voix sublime (douce et sensuelle), beaucoup d’élégance et de charme. Sacré acteur qui a traversé les plateaux de théâtre et de cinéma, à son rythme, sans tambour ni trompette. Salut M’sieur et chapeau l’artiste !

chanter, le retour

Salut les p’tits lups,

Face aux attaques et provocations menées par mon boss , je me dois de revenir, préciser, compléter, enrichir le billet « chanter » car il en va de la démocratie…euh, non, je déconne, plutôt de ma crédibilité …poil au nez. Il y a eu des oublis. c’est vrai, et quelques erreurs, je le reconnais.

Il est donc convenu de rappeler que l’exercice porte uniquement sur les acteurs et actrices qui sont devenus chanteurs et non l’inverse (c’est le cas pour Barbra Streisand et Bette Midler malgrè ce que raconte Tétard Volcanique sur ce blog). Jean Gabin, Bourvil et Fernandel n’auraient jamais du figurer sur le billet « chanter« . Ils ont d’abord commençé dans la chanson puis sont venus au cinéma pour y faire des immenses carrières. Mea culpa. Le Nain des Montagnes doit jubiler et déboucher une bouteille de sa production personnelle (je l’ai déjà gouté, faut vraiment être motivé).

On peut donc classer les « acteurs-chanteurs » par 2 catégories: les durables et les occasionnels/ »coups médiatiques ». Une troisième existe mais plus sournoise : ceux qui viennent du music-hall où l’on joue, chante, danse, claquette (d’où ma confusion hative pour les trois sus-nommés plus haut). C’est le cas pour Jean Carmet (déjà cité) et Fernand Raynaud (que j’avais oublié). Mais ils ont d’abord commençé au théâtre.

Jean-Pierre Cassel a fait le cour Simon puis s’est mis à la danse et chanter occasionnellement tout au long de sa carrière  (son élégant spectacle sur Gainsbourg par exemple). De même que son pote « …et tellement merveilleux… »  Jean-Claude Brialy faisait partie du casting de la comédie musicale « Anna » de Pierre Koralnik écrite par le même Gainsbourg pour la petite lucarne. Il chanta aussi avec Zizi Jeanmaire et accompagna Michel Sardou lors d’une émission de télé. Mais cela reste, tout compte fait, anecdotique.

Idem pour le comédien-animateur de radio, Maurice Biraud, qui chanta, entre autre,  « La Petite », en duo avec France Gall, en 1967.

Radio où se rencontront Jean Yanne (étude de journalisme puis écriture puis comédien) et Jacques Martin (cours de théâtre de Charles Dullin puis comédien puis chanteur (1ère partie de Jacques Brel à l’Olympia), notamment lyrique et animateur-producteur télé) pour y jouer des sketches et chanter.

En revanche, Philippe Léotard débuta une réelle carrière de chanteur en 1990. C’est un vrai oubli de ma part. Impardonnable même puisque j’ai assisté à son premier concert, à Lille, dans l’ancien théâtre du Collège Saint-Paul (mon collège) , en présence de « …quel bel homme ! » . Il enregistra trois albums en tout dont un sur Léo Férré qui est magnifique. Sur scène, il était drôle, généreux et bien déjanté.

Ou a oublié Richard Berry et sa jalousie.

Tout comme l’album d’Isabelle Huppert concocté par et avec Jean-Louis Murat.

Daniel Auteuil a du se dire que chanter était un vrai métier (Il l’avait aussi fait une fois, en direct, dans « Star 90 » de Michel Drucker) .

Alain Chabat, en chanteur ringard, assure et peut donner du fil à retordre à un Jean-Pierre François, dans le film « La personne aux deux personnes » de Nicolas & Bruno (2008) avec le même Auteuil qui y est excellent (le film beaucoup moins).

Dans le genre , » les comédiens d’un film sont réquisitionnés » pour la chanson de la bande originale, on pense bien sûr à Romy Schneider et Michel Piccoli pour leur duo, « La chanson d’ Hélène« , dans le film de Claude Sautet, « Les Choses de la vie » (1970).

Moins connu, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle ont chanté « Paris jadis » pour le film « Des enfants gâtés » de Bertrand Tavernier (1977). Musique de Philippe Sarde sur un texte de Jean-Roger Caussimon. Jubilatoire ! Je n’arrive pas à la dénicher, si jamais vous y parvenez, faites moi signe. Moins bonne, par contre, est la version du journaliste Philippe Meyer utilisée pour vanter le MODEM.

Voilà. C’est une des idoles de mon boss. Tcheky Karyo a sorti, en 2006, son album « Ce lien qui nous unit ». Je vous l’avais dis que Tétard Volcanique avait des goûts bizarres !

Danielle Darrieux, dans son immense carrière de films, a régulièrement chanté. Récemment encore, dans l’album de reprises de PatriIIiIIck Bruel « entre-deux » (…Bonjour Madame !!), elle chanta « A Paris dans chaque faubourg ».

Pour conclure cette première partie franco-française, une information pas très connue.

Bernard Blier avait un jardin secret. Celui d’écrire des textes de chansons. Michel Sardou avait, par amitié, composé une musique pour l’une d’entre elles à l’occasion d’une émission de télévision.

Chez les anglo-saxons, on peut encore citer Nicolas Cage qui chanta, pour sa douce, « Love me » et « Love me tender » dans le film de David Lynch,« Sailor et Lula » (1990).

David Soul (le Hutch de Starsky) a fait une carrière honorable mais vite oubliée quand même.

Le Nain des Montagnes est vert de rage que j’ai omis de citer l’album de chansons-country enregistré par Clint Eastwood. Voilà, c’est réparé mon pépère.

De même qu’il m’a appris que Stallone (une autre idole) chantait et avait réalisé une comédie musicale, « Rhinestone« , avec (Hello!) Dolly Parton. Par ailleurs, il a aussi brillamment réussi son passage au « Muppet Show« . Et en bonus, parce que la maison ne se refuse rien, une douceur exotique que je vous offre.On en découvre tous les jours.

Autre info . Samuel L. Jackson chante. Je sais pas trop quoi, mais il chante. Et bah, j’en suis ravi pour lui.

Robert de Niro a interprété « Blue Moon », au côté de Mary Kay Place, dans « New York, New York » de Martin Scorsese (1977).

Harry Belafonte a vite été repéré, dan son cours dramatique, par un producteur de muisique sensible à sa voix. Il fut l’un des premiers artistes noirs (avec Ray Charles…) à signer un contrat de longue durée avec une compagnie discographique. Il mena de front ses 2 carrières.

Anthony Perkins venait, de temps en temps en France, tourner pour un André Cayatte ou un Claude « chacha » Chabrol et en profitait, du coup, pour enregistrer des very french songs (écrites par exemple par Pierre Delanoé)…oh! so lovely !

Sean Connery a récité « In my life » des Beatles

Quant à Peter Sellers, désolé Tétard Volcanique (je sais que dès que tu peux m’emmerder, tu ne t’en prives pas) mais il vient de la danse et du jazz et ne répond donc pas au cahier des charges de ces deux billets. La loi, c’est la loi. Non négociable, non mais !

Tchao.

P.s.: Renseignement pris grâce aux moyens rédactionnels démesurés que nous offre notre Direction, Samuel L. Jackson chante du blues.

corruption

Hello les wouinwouins,

Alors que le sommet de l’Etat vacille avec « l’affaire mammy gaga de Bettencourt-Eric Woerth » et ses possibles financements occultes pour la campagne présidentielle de 2007, et que deux sous-secrétaires d’états ont du démissionner pour cause d’utilisation d’argent public abusive ou personnelle , petit retour sur quelques films qui ont traités ou flirtés avec la corruption plus ou moins grande.

Patrick Dewaere, dans « Coup de tête » de Jean-Jacques Annaud (1979), râle et quitte son club de football pour, entre autre, avoir dénoncé  les méthodes et les comportements pas très catholiques de son dirigeant de club amateur, qui est aussi son patron dans sa vie professionnelle. Il sera, malgré tout, rappelé pour son talent de joueur.

De même que dans les habits d’un juge, le même Dewaere y laissera sa peau face à une organisation crimino-mafieuse, au service d’un homme politique ambitieux et carnassier, interprété par Jean-Marc Thibault (« Le Juge Fayard » d’Yves Boisset-1977).

Jean-Pierre Mocky a régulièrement dénoncé (voir en a fait « son fond de commerce »), dans sa prolixe filmographie, les magouilles-arrangements-compromissions-relations en tous genres,  de nos politiciens, notables et décideurs, au demeurant si bien élus.

Claude Sautet a brossé en second rôle, dans « Mado » (1976), le portrait terrifiant d’un promoteur immobilier, sans scrupules et sans morale, magouilleur, maître-chanteur, rachetant ses concurrents au bord de la faillite et à qui, Michel Piccoli doit honorer des traites, dans une société commune , qu’il a en commun avec un ami défunt (joué par Bernard Fresson) .

Julien Guiomar interprête le personnage de Lépidon de façon roublarde, débonnaire et donnant » froid dans le dos ».

Bernard Fresson encore, qui dans « Rive Droite, Rive Gauche » de Philippe Labro (1984), interprête un riche et puissant industriel et se fait piéger par son ancien avocat, joué par Gérard Depardieu. Celui-çi demande un entretien avec son ex-patron qui lui déclare:  « …la presse ?!?….c’est comme le reste ! ça s’achète !!! ». Un caméraman « complice » immortalise la scène depuis le balcon. Plus vite chutera Nanard.

Lino Ventura, qu’il soit juge dans « Cadavres exquis » de Francesco Rosi (1976) ou général nommé préfet à Palerme dans « Cent jours à Palerme » de Giuseppe Ferrara (1984), n’arrivera jamais à « appliquer  la loi », face à la société tentaculaire qu’est la Mafia, et s’y cassera les dents….voir plus.

l’habit fait le moine

Hello les kakous,

Philippe Noiret disait souvent que pour « incarner » (sic !), « construire » un personnage…lui trouver un costume (avec des accessoires) était déjà la moitié du travail effectué. En effet, on se rappelle aussi de son manteau de cuir, sa moustache et sa carte de police dans les « Ripoux » (« …ta gueule ! ») de Claude Zidi (1984). Ou son costume de shérif, avec tee-shirt rouge de western (piqué à Anthony Quinn) et chapeau genre « panama », dans « Coup de torchon » de Tavernier (1981).Ou ses lunettes dans « Le vieux fusil » de Robert Enrico (1975).

Que serait Harrisson Ford sans son chapeau et son lasso dans les « Indiana Jones…  » de Steven Spielberg ?


…et gros Gégé, sans sa cape et son feutre, dans « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (1990) ?

Pour interpréter la juge Charmant Killman dans « L’Ivresse du pouvoir » de Chabrol (2006), Isabelle Huppert porte des gants, en cuir rouge sang, qui affichent sa véracité et son obstination.

Montgomery Clift, sans sa soutane, dans « La loi du silence » d’Alfred Hitchcock (1953) serait moins crédible.

Yves Montand et Jacques Villeret, en tenues de loufiat de brasserie, dans « Garçon » de Claude Sautet font tout à fait « la rue michel »  et pourraient embaucher, sans problèmes, » Chez Balzar » ou « Au Vaudeville » (2 célèbres brasseries parisiennes qui ont « inspirés » le décor du film reconstruit en studio).

Quant à Dustin Hoffman dans « Tootsie » de Sydney Pollack (1983)…sans commentaires !

Enfin, je veux la même chemise que porte De Niro dans « Cape fear » de Martin Scorsese ou sinon je fais un malheur !

…allez !…la bise !

barjot

Salut les baltringues,

On se dit parfois que tel artiste qui a une  capacité à se « transformer,  un don d’improvisation inouïe,  un grain de folie et qui ,en interview, peut vite partir « en vrille », nous permet de penser qu’il est dans la vie comme dans ses films ou sur scène.

C’est le  cas, je pense, pour le belge Benoit Poelvoorde ou le français Albert Dupontel. On peut le dire aussi pour Valérie Lemercier. A voir les interviews, films ou les nombreuses vidéos de Jim Carrey, les Etats-Unis n’ont en rien à nous envier.

Un film comme « Hellzapoppin »de Henry C. Potter (1941) ou tout ceux des Marx Brothers sont des hommages aux barrés en tout genres. Un concert de 4h-5h de Jacques Higelin est « hors normes » et « anormal ».

Qui a vu, sur scène ou dans l’émission« Nulle part ailleurs », le loufdingue Django Edwards peut affirmer qu’il est complétement siphonné. Il fait parfois penser à un héros d’un dessin animé de Tex Avery.

Voir ou revoir un film avec Michel Serrault, comme « Garde à vue » de Claude Miller ; « Docteur Petiot » de Christian de Chalonge ; « Nelly et Mr Arnaud » de Claude Sautet; « Les Fantômes du chapelier «  de Claude Chabrol ou « Le Miraculé » de Jean-Pierre Mocky, laisse à penser (et je confirme pour avoir eu la chance de bosser sur un de ces films) qu’il est « légèrement » atteint.

Regardez, posément, la filmographie de notre ami Dustin Hoffman, et l’on peut assurément adhérer, chez les « Dingos Anonymes ».

Si vous voyez le reportage, dans l’émission « Strip-tease », sur un tournage de Jean-Pierre Mocky, vous vous rendez bien compte que le garçon est complétement gelé.

Enfin, pour conclure, une pensée pour le génial et irremplaçable Jerry Lewis.

…attention !, cela peut-être contagieux.

plouf

Salut les baltringues,

Ai vu, hier, ou plutôt découvert « Lifeboat » réalisé, en 1943 ,par le père Hitchcock. Nous sommes en pleine Seconde Guerre Mondiale. Un navire américain est coulé par un sous-marin allemand qui finit, lui aussi, par sombrer. Neuf survivants parviennent à monter, sur un canot de sauvetage, dont un allemand qui s’avère être le commandant du sous-marin.

Hitchcock nous recréait une micro-société. D’abord la bourgeoise (fourrure, collier de chez Cartier…), puis l’ouvrier-mécanicien, l’ingénieur-radio, l’infirmière dévouée…etc, jusqu’au méchant et infâme commandant allemand qui feint, au début ,de ne pas comprendre l’anglais. Outre la prouesse technique et scénaristique de rassembler 9 protagonistes sur un canot, Hitchcock somme les démocraties, alors désunies en partie, de se rassembler pour vaincre un ennemi redoutablement et machiavèlement efficace.

Le tournage a été, parait-il, particulièrement éprouvant (ce qui est rare chez le cinéaste) pour le simple fait que tourner avec l’eau est un véritable enfer. Pour ce film, Hitchcock a tourné entierement (?) dans une immense piscine des studios de la Fox. Les acteurs, pris d’un mal de mer, tombèrent régulièrement dans le bassin. Hume Cronyn faillit mourir, empêtré dans les immenses pales de la machine à faire des algues. « …Vous rajoutez à cela la chaleur des projecteurs, le faux brouillard et les bains forcés suivis de séchages rapides, et vous attrapez une pneumonie » raconte l’actrice Tallulah Bankhead (qui ne portait pas de sous-vêtements dans le film pour le grand plaisir guoguenard du cinéaste).

Tourner dans/avec/sur l’eau est une véritable gageure (vous rajouter à cela des animaux, des enfants, des cascades, la nuit avec des explosions et vous avez la totale !). Claude Sautet en a fait les frais dans « L’arme à gauche » (avec Lino Ventura) et n’a plus voulu tourner ensuite jusqu’au « Choses de la vie ». Polanski raconte, dans ses mémoires (« Roman par Roman« ), le cauchemar qu’a été le tournage de son premier long-métrage « Le couteau dans l’eau« , histoire se déroulant sur un bateau.

On imagine les tournages des films de pirates (les Errol Flynn; « Master and commander » de Peter Weir et autres « Pirates des Caraïbes« …). C’est vrai que les trucages en  numérique ont changé la donne mais ça coûte pépètes.

…allez zou !

P.s: demain sort « Le choc des titans » réalisé par le frenchie Louis Leterrier (« Transporteur 1 & 2« ; « Hulk »; le prochain « Superman 4 ou 5 ou 6 ou 7 ?!? »…etc)...ça m’a l’air gratiné ! Le Nain des montagnes doit se pourlècher les babines !

couples

Hello les woinswoins,

Je profite de la sortie de « l’Arnacoeur » de Pascal Chaumeil pour vous causer des couples-glamour au cinoche. En voici un qui fonctionne parfaitement: Vanessa Paradis (mummmh !!!) et Romain Duris. Ils sont parfaits ( pas le film, malheureusement, qui est un vrai nanard des familles !) . Faits l’un pour l’autre. Chien et chat. Tout comme Katharine Hepburn et Spencer Stracy dans les comédies de George Cukor, par exemple. Ou Catherine Deneuve et Philippe Noiret dans l’excellente comédie de Philippe de Broca, « L’Africain ». Annie Girardot et Louis de Funès dans « La Zizanie » de Claude Zidi fonctionnent du feu de dieu (peut-être moins dans le « glamour » et encore car dame Girardot avait un certain charme). Dommage qu’ils n’aient joué, ensemble, qu’une seule fois.

Et que dire de Sofia Loren (mamamia!!!) et Marcello Mastrioanni dans « Hier, aujourd’hui et demain » de Vittorio De Sica. Elle en prostituée (…et en guêpière !) et lui en politicien de province venu prendre du plaisir à la capitale. Et ne parlons pas de Ingrid Bergman et Humphrey Bogart dans « Casablanca » de Michael Curtiz (attention !…je suis limite « faits d’hiver » !).  Et Romy Schneider et Delon, c’est pas l’himalaya de l’érotisme au cinéma ?…et ce, sans rien faire ? Moins c’est vrai, ou en tout cas différemment,  quand Romy est au côté de Michel Piccoli dans les films de Sautet.Et Grace Kelly et James Stewart dans « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock ? Fanny Ardant et Gégé Depardieu dans « La femme d’à côté » de François Truffaut ? Michèle Morgan et Jean Gabin dans « Le jour se lève » de Marcel Carné ? Faye Dunaway et Steve Mcqueen dans « L’affaire Thomas Crown » de Norman Jewison ?…et Poiret-Serrault dans « La cage aux folles« , c’est pas du torride, ça ?!?

…allez zou !

à boire !

Salut les zazous,

Ce matin, je me suis réveillé avec la gueule de bois. J’mettais mis « minable » la veille. Pas vu arriver. La bascule !…et hop ! Ouille, en vrac. Dure de se lever. Aïe…ma tête !

Un peu comme Gabin et Bébel dans « Un singe en hiver » de Henri Verneuil. Ou Romy Schneider dans « Mado » de Claude Sautet.

Ou gros Gégé dans « Germinal » de Claude Berri. Ca rappelle la scène célebrisssime de la cuisine dans »Les tontons flingueurs » de Lautner.

Philippe Noiret et Jen-Louis Trintignant s’en mettent une sévère dans « Le Secret » de Robert Enrico.

Pas mal non plus, Serge Reggiani dans « Vincent, François, Paul et les autres » de Claude Sautet lors d’une inauguration d’un café.

Puis on s’approche carrement de l’alcoolisme avec « The verdict » de Sidney Lumet with Paul Newman ou « Sideways » de Alexander Payne.

Quant à Faye Dunaway et Mickey Rourke dans « Barfly » de Barbet Schroeder, n’en parlons pas…on frise le coma ethylique  !

…allez ! santé !

fringal

Salut les baltringues,

Comme je vous l’ai déjà dit. Etasoeur est en crise donc il se fait plus rare.

Il n’empêche que j’aimerais vous parler, aujourd’hui, des films ou de scènes de « bouffe » au cinéma. Rien ne vaut un repas ou un dîner pour relancer une histoire, y déclencher le second ou troisième acte du scénario, dévoiler des « secrets de famille » ou provoquer un incident. La liste est longue de films.

A commencer par Maître Chabrol qui est devenu, depuis longtemps, notre toque à 4 étoiles: les oeufs « pour commencer sa journée » que

déguste Jean Poiret dans « Poulet au vinaigre » (recette que lui préparera Bernadette Laffont dans « Inspecteur Lavardin »), les cotelettes d’agneau (accompagnées de pommes sautées) de Michel Serrault dans « Rien ne va plus« , les homards dans « Au coeur du mensonge » ou la pintade au choux, dans « Bellamy », que dévore Gros Gégé.

Il y a, dans « Vincent, François, Paul et les autres » de Claude Sautet, une scène mémorable d’un déjeuner du dimanche: Michel Piccoli explose et balance « le gigot à la con ! » sur la table. Yves Montand, géné, reprend la découpe.

Et avez-vous vu « La grande bouffe » de Marco Ferreri ?…terrible que ce groupe d’amis décidé à mourir « à petit feu » en mangeant (et en baisant aussi !). Enoooorme scandale au Festival de Cannes de 1973 !

Plus réjouissant et charnel est de voir préparer et évoluer, dans sa cuisine, Stéphane Audran, dans « Le festin de Babette« de Gabriel Axel.

Jubilatoire aussi est la préparation des cannellonis, par un mafioso, dans les « Affranchis » de Scorsese.

Ou encore Philippe Noiret, relatant dans ses souvenirs (« Mémoires cavalières ») la scène du déjeuner ou dîner (?), dans « L’étau/Topaz » de Alfred Hitchcock où à la fin de la première prise, un silence se fait pressant et le Maître demande à l’acteur: « Mister Noiret ! How was the paté ! ». Signalons que les mets avaient été choisis par Sir Alfred.

…et Ragenot, le Maître Boulanger-Patissier, dans « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau…hummmm!!! Je m’en pourlèche les babines, rien qu’à y penser .   J’me ferais bien…un paris-brest, moi.

…allez!…la bise !

Bonjour ! Bonsoir ! BIENVENUE !

Mesdames, messieurs,

le changement s’impose !

étasoeur méritait mieux !

Et bien, voilà, c’est chose faite !!

Plus pratique, plus accessible, plus ouvert; laissant une plus grande place au talent de votre chroniqueur préféré !

(je dis bien « chroniqueur » et non « gros niqueur », étasoeur n’est pas comme ça)

(cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Allez, à la prochaine !