Bilan 2013

yeys2013-2-extra_largeUne de plus ! « 2013 !?!…c’est fait mon costaud !! ». Année de crise encore et toujours. Flamby a beau jouer les optimistes en continuant à parier sur l’inversion de la courbe du chômage, il a encore restos_du_coeur_5augmenté de 0,5%  en novembre (17.800 personnes) pour s’établir à quasi 3.3000.000 chômdus pointant à Pôle Emploi. Depuis la réouverture des Restos du Coeur le 25 novembre dernier, ceux-çi ont déjà vus l’augmentation de plus d’un million de repas distribués (comparés à la même période en 2012) et plus inquiétant surtout, un nombre croissant de personnes ayant un boulot s’y rendent régulièrement. La précarité augmente en France, de nombreuses professions ne peuvent plus compter sur leurs salaires 6678c-merkelcelebracic3b3npour se loger, se nourrir et faire vivre leurs proches, les formations politiques (toutes couleurs confondues) sont désarmées et incapables d’apporter des solutions fortes, nettes et durables face à la désindustrialisation du pays. L’Espagne et la Grèce sont au tapis, l’Italie au bord du gouffre, l’Allemagne s’en sort mieux mais sans un minimum de salaire garanti aux travailleurs et avec une 2013-09-14T151404Z_407846697_GM1E99E1SEY01_RTRMADP_3_FRANCE_0pratique de très bas-revenus. Marine Le Pen feint d’être indignée et d’être proche du peuple mais elle est incapable (elle aussi !!!) de proposer des remèdes alternatifs crédibles face au marasme économique et social que vit le pays maintenant depuis plus de trente ans. Elle éructe et monopolise la parole lors des ses (trop) nombreux interviews mais elle ne peut dissimuler son amateurisme à nommer un Premier Ministre et à former un gouvernement, à représenter la France à Bruxelles ou à 623959693_combien-au-bal-des-pretendants-166696l’ONU…etc, etc. L’UMP est dans les choux, incapable d’organiser pour l’instant des primaires pour désigner son candidat pour la présidentielle de 2017 (parmi ses nombreux prétendants: de Xavier Bertrand alain-jupp-a-est-nomm-a-premier-ministrejuppeà François Fillon en passant par Copé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet…)  . Ses militants enragent d’avoir perdu la dernière et rêve d’une revanche et d’un retour de Sarko (lui aussi manifestement) en sauveur de la France, du annoncesemploisMonde, de l’Univers et de lui-même ! La seule personne présidentiable et compétente actuellement dans l’opposition se nomme Alain Juppé  qui doit savourer sa popularité alors qu’il a été un des Premiers Ministres les plus détestés des français (souvenons-nous du pays bloqué par les routiers en décembre 1995) de la 5ème République. Il a pour lui comme article_WEB-BORLOO-BAYROU-1seul handicap d’avoir eu 68 ans le 15 août dernier.Il pourra peut-être compter sur les soutiens de personnalités comme François Bayrou (s’il ne se représente pas), Corinne Lepage, Chantal UnknownJouanno ou Jean-Louis Borloo, patron de l’UDI. Une chose est sûre: les barons de la droite vont 1981939151tout faire pour contrer le retour de Sarkosy. Quant aux élus socialistes, ils sont terrifiés par les commentaires entendus sur leurs circonscriptions par des électeurs très en colère contre la politique du gouvernement et prient le ciel (oui oui même pour un socialiste) pour leurs ré-elections en mars ou mai prochains. Hollande est condamné à réussir dans sa politique pour l’emploi, doit impérativement réformer le mille-feuille fiscal et territorial  sinon c’est la bérézina assurée.

1488030_449997815126070_654197401_n1504972_545333002230051_1911251184_nCrise qui commence à se faire sentir aussi sur le nombre d’entrées au cinéma: sur les 12 derniers mois écoulés, 192.800 millions d’entrées dans les salles françaises, ce qui constitue un recul de quasi 6 % sur un an et une part de marché pour le cinéma français d’à peine 32 % !! C’est surement la crise mais c’est aussi une baisse qualitative des films due à un manque d’ambition, 21030330_20130823114607709de frilosité et de prise de risques chez les  producteurs , les metteurs en scènes, les scénaristes et les financiers du cinéma héxagonal. Que de comédies merdiques formatées pour leurs diffusions b00889f2-5a50-11e2-922f-0c1a40f503f3-493x328à la télévision !

L’honneur est sauf grâce aux talents d’Albert Dupontel (« Neuf mois fermes »), de Bertrand Tavernier et son adaptation réussie de la 20626475bande-déssinée « Quai d’Orsay », de François Ozon (« Jeune et jolie »), de Cédric Klapisch et son réjouissant opus « Casse-Tête chinois », du film Polanskid’Emmanuelle Bercot écrit pour Catherine Deneuve (« Elle s’en va »). J’allais oublier le nouveau film de Polanski, « La Vénus à la fourrure » qui s’amuse de et avec sa femme (et c’est réciproque !), Emmanuelle Seigner, aux côtés de Mathieu Almaric au jeu sobre et sans manières (ça nous change !).

Côté 1010122_fr_wadjda_1359971642364« we are the world », quelques excellents films: l’un en provenance d’Arabie a-sent-la-rel-ve-haifaa-al-mansour-r-alisatrice-de-wadjda,M103812Saoudite,« Wadjda », réalisé par une femme Haifaa Al Mansour, « La django-unchained-fan-poster-foxx-waltzgrande bellezza » de l’italien Paolo Serrentino et côté ricains, un Tarantino aux petits oignons, « Django 20244611unchained », le retour de Spielberg avec son « Lincoln »Daniel Day Lewis nous impressionne pour une ènième fois. Outre sa performance dans le Tarantino (et probablemnt dans 942758--le-loup-de-wall-street-avec-leonardo-580x0-1« Gatsby » que je n’ai pas vu), félicitons Leonardo wolf-of-wall-streetDiCaprio pour sa prestation époustouflante (ainsi que son associé Jonah Hill) dans le nouveau Scorsese, « Le loup de 120x160 Mud OK 25-03Wall-Street » où l’on retroiuve bien la patte du metteur en scène de « Godfellas » et de « Casino », le film étant un peu long et bavard à mon goût (3 heures). Enfin je finirai par un petit joyau, « Mud »de Jeff Nichols tourné dans le Mississipi et par un scud de la réalisatrice ZeroDarkThirst 00Kathryn Bigelow « Zero Dark Thirty » qui raconte la traque et l’assassinat au Pakistan de Ben Laden. Les 40 minutes de vol des 2 according-to-the-movie-the-helicopters-flying-the-seals-in-to-kill-obl-were-named-princess1-and-princess2hélicoptères se rendant à la villa du terroriste est digne d’un direct de choc sur CNN ou Fox News, la trouille au ventre20130104-zero-dark-thirty-600-1357314986. Comme souvent avec les indépendants de l’industrie hollywoodienne, l’audace, la distance et le courage sont au rendez-vous (voir une marque de fabrique ?) pour traiter de l »histoire récente  de l’Amérique, garvity-soundn’épargnant ni les méthodes ou les dysfonctionnements des gravity-alfonso-cuaron-george-clooney-set-imageinstitutions telles que la CIA ou le Pentagone. Le film ne dissimule pas la torture pratiquée par l’armée et les services secrets pour localiser l’ennemi public n°1. Je ne peux pas avant de clore ce chapitre « cinoche » ne pas évoquer « Gravity » qui est bluffant techniquement faisant partie des rares films où la 3D se justifie.

Capture-decran-2013-09-01-a-09A propos de guerre, François Hollande n’a visiblement pas eu peur d’engager des troupe françaises au Mali ou en Centre-Afrique, plus ou moins sous mandat onusien pour cette 3472580_5_0d7e_vladimir-poutine-et-barack-obama-au-sommet-du_68478983fdbe0b16f89ce8cc54a28bf7dernière, avec un soutien « de façade »de nos partenaires européens et américains mais un refus catégorique de leur part pour un soutien financier (quelques avions-cargos prêtés). « C’est poutobvraiment bien ce que vous faîtes au Mali »; « Bravo… ». Hollande s’est fait par contre bien ballader sur la Syrie par Obama, préférant traiter « en sous-main et en sournoise » avec Poutine, véritable maître du jeu dans cette région de l’Orient (Liban, Iran…). Souvent critiqué pour son manque de clarté et son « côté Flamby » dans ses décisions en matières économiques, Hollande ne flanche pas et reste déterminé dans les questions militaires ou diplomatiques comme par exemple le conflit israélo-palestinien.,

UnknownIl n’a pas « lâché le morceau » non plus dans la proposition n°31 de son programme d’accorder le mariage et l’adoption à tous, quels que soient son sexe et son orientation sexuelle (commearticle_Manif_mariage_pour_tous-36 en Belgique ou en Espagne). La fronde et la colère des opposants furent rude et violente, ouvrant la voie à toutes sortes de Les-chretiens-doivent-ils-participer-aux-manifestations-contre-le-mariage-pour-tous_article_popinpropos, du ridicule au rigolo en passant par l’homophobie. La loi est votée et autorisée depuis juillet dernier. L’opposition a beau clamer qu’elle l’abrogera sitôt revenue au pouvoir, elle n’y fera bien sûr rien car cela « s’installe » petit à petit dans les moeurs de notre société (comme l’abolition de la peine de mort, le Pacs…).

Unknown1961-les-godelureaux_chabrol_bernadette-lafontMandela nous a quitté, Lautner est parti rejoindre ses flingueurs de tontons et Bernadette Lafont ses potos de la Nouvelle Vague.Un pape en a remplacé un autre, Guy Bedos a fait sas adieux sue la scène de l’Olympia et Nabila a lancée une PINTADAS CON EL ROSTRO DEL PRESIDENTE HUGO CHÁVEZ EN CARACAS121026030533-berlusconi-woman-story-topmarque de shampoing, Hugo Chavez s’est fait la malle (on s’en plaint pas) et Berlusconi a (enfin) abandonné la politique à 76 ans bien liftés (on s’en réjouit).

Bonne année 2014 à tous !!

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en vrac 139

481847_10151321435008792_1470653990_nSalut les nazebroques,

Un peu de retard pour « en vrac » cette semaine mais rien de grave (et puis surtout je m’en fous !!!).

9910000001741_cgRéjouissant. La enième redif, hier soir sur France 2, des « Tontons Flingueurs » de Lautner a réuni 5.345.000 de téléspectateurs, les faisant rois du prime-time. Ca fait doublement plaisir car il faut reconnaître que le service public ne Georges-LAUTNER-2012-MANUFACTOR-1024x681passe quasiment plus du noir & blanc à 20h40. Mis à part Arte, il faut aller (depuis des lustres !) sur Paris-Cremière ou les chaines de Canal+ ou celles d’Orange pour voir des films du répertoire mondial des années 20 (euheuh…);-30-40-50 et 60. C’est fort dommageable car à force d’abandonner ses nombreuses prégoratives (telles que la transmission), le service public ne répond plus, à 35325077mon sens, à sa mission de « passeur » et contribue à l’oubli de centaines de milliers de films. « The Artist » a beau fait 3 millions de spectateurs en France ( et « Hugo Cabret » plusieurs dans le monde), cela ne suffira pas à inciter les gamins à voir un Murneau, un Becker, un Griffith, un Renoir ou un Georges Méliès. « Le Cinéma de Minuit » programmé par Patrick Brion sur France 3 Le-Cycliste-tontons-flingueurs-2-Da-Costa-affiche-posterest diffusé vraiment vers minuit-et-des-bananes, « Le Ciné-Club » est relégué vers 1 heure du matin, il n’y a plus « La dernière séance » de Schmoll depuis 16 ans ni tonton Tchernia et son « Mardi Cinéma » ou « les Dossiers de l’écran » sur la deux. Si le gamin n’a pas reçu par ses parents une éducation minimale de cinéma, si l’Education Nationale ne remet plus les ciné-clubs au goût du jour, je crains vraiment qu’un pan entier de cinéma(s) tombera aux oubliettes.

4447281-rtl-ressuscite-son-vivreensemble-pour-diapo-2Le feuilleton à l’UMP ne débande pas. Copé, re-autoproclamé président malgré les nombreuses irrégularités, veut bien organiser des nouvelles élections mais dans 2 ans ! Fillon lui les veut d’ici 3 mois sinon il maintient son groupe parlementaire le « RUMP » et provoque donc l’explosion du parti. Comme le dit la chanson de Prévert, « …les enfants qui s’aiment… ».

…bonne semaine.

en vrac 132

Salut les kids,

« en vrac » tâche de revenir avec le sourire chaque dimanche puUUUrrRRR VUUUuuSSSS !!!!!

François Ozon tourne beaucoup. Un film en moyenne par an (et il en a toujours un d’avance !). Comme le faisaient les Chabrol, Lautner, John Ford ou Hitchcock. Justement, son dernier opus, « Dans la maison », taquine du côté de sir Alfred. Comme l’était déjà « Swimming pool » avec Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier. On est moins dans « Les Oiseaux » et plus dans « Fenêtre sur cour »  ou « La Maison du Docteur Edwards ». Thriller psychologique voir fantastique, Ozon nous narre un professeur de français qui, charmé par le talent  d’écriture de l’un de ses élèves, va l’aider et le pousser jusqu’au danger dans la rédaction de son roman. Malheureusement, le scénario perd en crédibilité au fur à mesure que l’on avance dans l’histoire. Luchini est parfait (tout en retenu), le gamin de 15 ans est bon, Emmanuelle Seigner et Kristin Scott-Thomas itou mais un léger ennui vous envahit au bout de 45 minutes. Il n’empêche que François Ozon est un cinéaste qui compte, dans le P.C.F (Paysage Ciném.Français), et démontre depuis une quinzaine d’année une curiosité pour tous les styles et tous les genres. Il peut faire, aussi bien, un polar digne de Simenon (« Sous le sable » avec Rampling encore et Bruno Crémer) que des adaptations théâtrales (« Huit femmes »; « Potiche », tous deux avec Deneuve) ou des films psychologiques, sociaux et romanesques (« 5×2 »; « Le temps qui reste »….) trés ancrés dans le quotidien et dans la vie.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

Hommage à Tonton Georges Lautner (1926-2013)

Hello les baltringues,

Je voudrais revenir sur un cinéaste qui n’est en rien maudit mais qui, je trouve, n’a pas sa juste place auprès du cinéma français, les critiques (enfin pour ce qu’il en reste !) le jugeant mineur et sans grand interêt, je veux parler de Georges Lautner. Né en 1926 et fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Lautner a commencé à réaliser en 1958 avec « La Môme aux boutons ». Il ne tourne plus depuis 1996, n’ai pas aigri, a connu énormément de succès populaires, a fait beaucoup d’entrées (environ 50 millions rien qu’en France !!), tournant avec les plus grosses vedettes du cinoche (Gabin; Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, 5 Belmondo; 2 Delon, Mireille Darc « sa petite soeur » à profusion,Louis De Funès, Francis Blanche, Michel Constantin, Darry Cowl Pierre Richard, Galabru; Serrault; Jean Yanne, Schmoll; Miou-Miou; Lanvin, Marielle et et et ne l’oublions pas, s’il vous plait, MONsieur Jean Lefèvre). Il a formé de nombreux techniciens (Bertrand Blier fut son assistant et lui a écrit le scénario et les dialogues de l’excellent « Laisse allez, c’est une valse », dialogues qui renvoient régulièrement à ceux d’Audiard mais annonçant déjà « la patte Blier » des « Valseuses »; « Buffet froid » ou « Tenue de soirée »). Tout n’est pas bon chez Lautner. Loin de là ! De « La Maison assassinée » (avec PatriIcKK !!!) au remake de « L’Inconnu dans la maison » avec Bébel; en passant par « Triplex » (avec Patrick Chesnais), « Room service » (avec Serrault et Galabru), « La vie dissolue de Gérard Floque » (avec Roland Giraud) ou « Joyeuses Paques » (adaptation poussive de la pièce de Jean Poiret avec (re)Bébel et et et…ahahaha Sophie Marceau…), on frise souvent le nanar de chez nanar !…du bien gras, le tout arrosé d’un rouge qui tache ! On aime déjà plus, « Est-ce bien raisonnable », « Attention, une femme peut en cacher une autre » ou les cascades de Bébel dans « Flic ou voyou » ou dans « Le Guignolo » (ah la scène de l’hélicoptère au-dessus de Venise !).Mais ce que je préfère c’est quand Lautner nous fait la série des Monocles avec Paul Meurisse, les films comme « Ne nous fachons pas », « Le Pacha » (sur une musique de Gainsbourg), « La Grande Sauterelle », « La Valise », « Mort d’un pourri » (excellent polar produit et interprété par Delon avec aussi Maurice Ronet, Jean Bouise, Michel Aumont et Stéphane Audran), « Les Barbouzes » ou « Laisse allez, c’est une valse ». Oui dans ces films, il y a « une patte », « une griffe Lautner ». Par son rythme, son découpage et son montage elliptique. Par son ton « décalé »aussi, loufoque et « très bande dessinée ». Y’a des tronches (et des pifs !), des situations comiques souvent droles et un esprit potache très frais et jubilatoire qui se ressent chez les interprêtes. Vous pensez et vous vous dites…mais il n’a même pas parlé des « Tontons flingueurs » ?!?..je rêve ou quoi ?!?….mais c’est lui, étasoeur, le baltringue ! Mais non, les loulous, j’ai pas oublié « Les tontons »…film culte et inter-générationnel (de temps en temps exploité en salle et surtout archi-rediffusé à la télé !). Dire que la Gaumont ne croyait pas en ce film et a donné « le minimum syndical » à Tonton Georges. Avec obligation de tourner dans une maison, située à Rueil-Malmaison, car louée à l’année par la compagnie au logo de la marguerite. Avec une cuisine minuscule ! Démerdes-tois Georges ! Comme quoi les contraintes, des fois, ça a du bon ! Salut Monsieur Lautner, profitez de votre soleil niçois et merci de nous avoir fait bien marré.

remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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