HOMMAGE A PIERRE BOUTEILLER : « si bémol et fa dièse »

Coucou toi,

Ils travaillent souvent dans l’ombre et peuvent être le ‘frère » du réalisateur. Certains sont dans la lumière et populaires, d’autres sont méconnus du public et préfèrent le rester. Ce qui est sûr dans tous les cas, c’est que leurs musiques font souvent partie de nos quotidiens.

Pour les admirateurs de Georges Delerue, un coffret « Le Cinéma de Georges Delerue »,comprenant la musique de ses longs-métrages de 1962 à 1992, de des courts-métrages de 1961 à 1990 et de ses films de télévision, existe. Il a composé pour Truffaut; de Broca, Godard (le thème inoubliable du « Mépris »)..et tant d’autres.

Les films qui marquent et restent dans nos vies sont presque toujours associés et liés à une musique.

C’est le cas des westerns spaghettis de Sergio Leone qui nous évoquent immédiatement les mélodies de Ennio Morricone (qui composa, aussi, pour les films de De Palma ,Henri Verneuil, nombres de Belmonderies…et tant d’autres).

Un film « en chanté » de Jacques Demy nous rappelle combien Michel Legrand a contribué au succès mondiaux des « Parapluies de Cherbourg » (Palme d’Or 1964) ; des  » Demoiselles de Rochefort » ou de « Peau d’Ane ». On peut rajouter à son palmares la siquemu de « L’Affaire Thomas Crown«, ou de « Breezy » de Clint Eastwood (1973) ou de « La Vie de Château » de Jean-Paul Rappeneau (1964) ou le jingle emblématique de RTL.

Steve Mcqueen dans « Bullit » ou pépère Eastwood dans ‘L’Inspecteur Harry » continuent à se regarder avec plaisir, pour l’histoire,les acteurs, le montage mais aussi pour réentendre les musiques de Lalo Shifrin.

Que serait « Un Homme et une Femme » (Palme d’Or 1966) de Claude Lelouch sans son « chabadabada » de Francis Lai ?

Un film de Fellini peut difficilement se dissocier des musiques de Nino Rota qui composa aussi le thème inoubliable du « Parrain »de Coppola.

On adopta rapidement Tim Burton pour son univers et son originalité (plus maintenant) mais aussi, personnellement, pour les musiques de Dany Elfman (« L’Etrange Noël de Mister Jack »; « Batman 2″…).

La liste est longue. Peut-on oublier les films d’Hitchcock et les musiques de Bernard Herrmann, le film « Je t’aime moi non plus » de et composé par Gainsbourg ou le thème de « Touchez pas au grisbi » (réalisé par Jacques Becker-1954) de Jean Wiener ?…et le violon de Grappelli des« Valseuses » de Bertrand Blier ? (il a oeuvré aussi pour Louis Malle sur « Lacombe Lucien » et « Milou en mai »)…et ne parlons des bo des« James Bond » par John Barry (qui composa aussi celle d’« Amicalement votre »). Et puis comme le rappelle Tétard Volcanique, non sans perfidie (et lourdeur aussi), Angelo Badalamenti et David LynchRandy ou Thomas Newman pour le studio PixarJoe Hisaishi et Hayao Miyazaki (Studio Ghibli); le fidèle John Williams pour Steven Spielberg. J’ajoute Joseph Kosma pour Jean Renoir et Marcel Carné; François de Roubaix pour José Giovanni et Robert Enrico; Goran Bregovic, longtemps compositeur d’Emir Kusturica (ils sont fâchés) et l’immense
Henri Mancini pour Blake Edwards. N’oublions pas Claude Bolling pour Jacques Deray ou Michel Magne pour Henri Verneuil ou P
ierre Granier-Deferre.

 » La chanson d’Hélène « , composée par Philippe Sarde et interprêtée par Romy Schneider et Michel Piccoli ( « Les Choses de la vie » de Claude Sautet) ne vous rappelle-t-elle pas des souvenirs ? Allez stop. J’arrête sinon je vais pleurer.

A plouche.

P.s.: Le titre de cet article est un clin d’oeil à l’excellente émission de Pierre Bouteiller sur  TSF Jazz, du lundi au vendredi, à 9H10 .

Coluche : Hommage

Salut les loulous,

Voilà 30 ans , pile aujourd’hui, que nous quittait dans un terrifiant accident de moto, Coluche. Tu nous manques, vieux. Ta gouaille titi-parisienne, ta présence rassurante, ton humour unique, dévasteur et corrosif, ta générosité et ta franchise qui ont su toucher tant de monde.

On a bien tes sketches et tes chansons sur scène, sur Canal ou sur Europe 1. On rigole toujours bien à une énième redif de « L’Aile ou la Cuisse » de Claude Zidi (1976) avec Louis De Funès. On pleure toujours à une nouvelle vision de « Tchao Pantin » de Claude Berri (1983). Et y’a bien encore de la tendresse et de la nostalgie à revoir « La femme de mon pote » de Bertrand Blier (1983) avec Isabelle Huppert et Thierry Lhermitte.

On oublie pas quand tu reçois ton César, en février 1984 puis ton retour en fin de cérémonie en rocker. Ni quand tu en remets un, l’année suivante, à Alain Delon, absent ce soir là.

Tes prestations chez Michel Polac ou Patrick Sabatier sont gravées à jamais.

Pour aider ton ami Thierry le Luron et le soutenir face à des rumeurs homophobes et malsaines qui l’atteignaient, tu t’es marié avec lui.

Pour la campagne présidentielle de 1981, tu t’es présenté candidat pour que « La France soit pliée en 4 ! ».

Malheureusement, chaque année, « Les Restos du coeur » ( ton « bébé »),battent leurs propres records. Le « concert  des Enfoirés » est devenu L’EMIssion de variétés à ne rater,sous aucun prétexte, pour un artiste, quitte à en oublier son sens originel. Toi qui espérais que cela dure que quelques mois afin de provoquer un électrochoc chez les hommes politiques et la Commission Européenne, et bah c’est raté, trop contents de se reposer lâchement sur le bénévolat et la générosité de milliers de français (dont Jean-Jacques Goldman qui cède cette la présidence de l’association).

Mais voilà, un jour de juin 1986, tu faisais de la moto avec tes potes, sur une route des Alpes-Maritimes du côté de Grasse,et……putain de camion !

Salut ma poule…tu me manques ! J’t’embrasse.

Bilan 2012

283362_10151337105008792_764230074_nSalut les kids,

New_Year_wallpapers_2012_New_Year_in_the_patterns_032672_Une année de plus, une année en plus. Belle année ? Tout cela est subjectif et varie selon notre curseur d’optimisme. francois-hollande-6-mai-2012-rassemblement-le-changementCertains ont applaudi, le 6 mai, l’élection de François Hollande avec pleins d’espoirs (mouais ?) dans la mise en pratique d’une sociale-démocratie française (culture du compromis et de la négociation avec les partenaires sociaux…), d’autres ont pleuré la défaite de Sarko craignant que la France plonge dans un 218298_une-femme-fete-la-demission-de-silvio-berlusconi-le-12-novembre-2011-a-romeavenir sombre et apocalyptique. Les italiens furent d’abord soulagé par la démission de Bounga BoungaBerlusconi et ont salué ensuite le monti-fiat_2433874bpragmatisme et la rigueur du professore Monti bien qu’ils commencent à trouver la potion  amère et bien salée. La chancelière Merkel continue à trouver irresponsable la béatitude de notre président et nous donne régulièrement des leçons (avec son compère Wolfgang Schäuble, le ministre fédéral des Finances). Le chômage en France a dépassé les 3.100.000 personnes et frise les 7.000.000 si l’on rajoute les chômeurs de longue durée, les « plus du tout inscrits ou les précaires à tout petits revenus ». Hollande est venu hier, voir les salariés de Pétrolus pour leur dire…???…« qu’il ne les oublie pas. Que l’Etat a tout fait depuis 7 mois pour trouver un repreneur….et que maintenant, il faut conclure ! ». Bref, il a que dalle à proposer, si ce n’est son empathie , sa gêne et son impuissance. Les salariés des hauts-fournaux de Florange sont furax contre Jean-Marc Ayrault et sa décision de ne pas nationaliser temporairement le site métallurgique lorrain, contre l’avis de son ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg qui a voulu démissionner avant de se raviser parce que « ne plus être plus ministre…c’est moins rigolo, et qu’est-ce que je vais faire après ?!? « . Ils réclament la reprise en main du dossier par Flamby…qui a promis d’aller les voir…en février. Plus on avance et plus on constate le désarroi et l’impuissance du politique face au monde de la finance, des décisions stratégiques des grands groupes mondiaux décidant de fermer ou de déplacer tel(s) site(s) industriel(s) en France ou en Espagne, aux profits de la Roumanie ou du Maroc. Plus ça va et il n’y aura plus d’ouvriers en France. Pas franchement réjouissant malgré les bons résultats de l’Allemagne (le fameux coût du travail !) et de la reprise timide des Etats Unis.

barack-obama-2012Etats Unis qui sont encore et toujours endeuillé par la tuerie de Newton (26 morts dont 20 enfants) il y a trois semaines. Obama, réélu début novembre, va-t-il avoir le courage de s’attaque r au puissant lobby de la NRA (National Rifle Association) ? J’en doute.

top_home_imageDoutes aussi (sérieux) sur la polémique déclenchée par une tribune dans « Le Monde » du producteur-distributeur Vincent Maraval, sur les gros cachets des acteurs dans le cinéma français, qui polluent « le métier » et font exploser les budgets. C’est assez courageux mais il donne des chiffres pas toujours justes, « fait aussi la gueule » car sa société Wild Bunch a mis des thunes dans « Astérix IV » qui n’a pas du tout connu le succès escompté (à peine 3,7 millions d’entrées en gaule) et ne parle absolument pas du rôle et de la responsabilités des stars-80-photo-503b35359e711-1024x683producteurs dans la médiocrité des scénarios. En effet, il faut peut-être s’interroger sur le pourquoi-du comment le public a en partie boudé « La Vérité si je mens n°3 »; Affiche-un-plan-parfait« Cloclo »« Stars 80 » ou « Un Plan Parfait »(budgétisé à plus de 26 M€ dont 6 pour les rôles principaux…du délire et de l’indécence !). Dans les nombreux articles lus dans la presse ces jours-çi, seule la productrice Christine Gozlan parle de la médiocrité des films qui ont peut-être « refroidis » les spectateurs. Elle rappelle aussi que Deneuve, Depardieu, Dujardin, Valérie Lemercier, Kad Merad and & co modulent depuis toujours leurs cachets en fonction des budgets (Bertrand Blier n’aurait jamais pu refaire un film sans Duduj) et que cela lui parait normal « qu’ils se gavent » dans un gros budget. Certes les chiffres sont bons: 204 millions d’entrées en 2012 dont 40% pour le cinéma français (légère baisse), 130 millions d’entrées dans le monde (le double cette année du aux succès d’ « Intouchables »; de « Taken 2″ et de « The Artist »). Plus grave est le taux de délocalisations de films français tournés à l’étranger: 29%. Un crédit d’impôts vient d’être voté avant Noël. Rappel que le cinéma n’est pas subventionné (exceptées les donations des régions et des départements) mais vit de taxes prélevés sur chaque billet vendus (gerées par le CNC), et par les chaines de télévisions qui doivent investir une partie de leurs chiffres d’affaires. Ce sont aussi ces mêmes chaines qui exigent  les vedettes citées plus haut, censées garantir une forte audience lors des diffusions. C’est un serpent qui se mord la queue.

FillonCopé--469x239Queue qu’a bien failli mordre Copé, je veux parler de celle de son concurrent, François Fillon (ou vice-c-versa). En tout cas, ils FRANCE-POLITICS-PARTIES-UMPnous les ont « bien brisé menu » avec leur compét à 3 balles pour la présidence de l’UMP se montrant tous les deux vénaux, carnassiers et « prêts à tout », y laissant beaucoup de plumes auprès de leurs militants et dans l’opinion. C’est pas comme ça qu’ils accèderont à l’Elysée !

En-leopard-et-lunettes-en-plastique-epais-la-journaliste-de-45-ans-est-tres-tendance_portrait_w858Lolo Ferrari n’aura tenue finalement que 4 ans aux manettes du 20 Audrey-Pulvar-sans-Arnaud-Montebourg-va-enfin-se-ballader-dans-les-bois-heures de TF1. Audrey Pulvar aura payé « cher pour sa carrière » le fait d’avoir été la compagne de Montebourg.

1795383_3_2ba3_le-qatar-detient-le-record-d-emissions-de-co2_288644df8ee9aa7d38b99aff7649e0a1Le Qatar a accueilli, fin novembre, la 18e conférence inter-gouvernementale esur l’environnement. Outre son échec cuisant sur une baisse significative d’émissions de CO2, il a été révélé que le pays hôte en est des plus gros. Ca la fout mal !

483027Et puis y’a Depardieu. Qui s’enfonce dans le ridicule et le pathéthique. Le feuilleton a commençé il y a environ un mois quand il a décidé d’aller habiter à Néchin en Belgique pour sa fiscalité douce et chatoyante. Puis la polémique a enflé, Jean-Marc Ayrault traitant sa démarche de minable qui n’a pas du tout plus à gros Gégé. Son pote 482978Poutine l’a fait citoyen russe par décret. L’acteur deviendrait ministre de la Culture de la province de Mordovie. Pour le remercier, 248726_406570466093348_596242369_nil lui a déclaré sa flamme par lettre et disant de Poutine qu’il était un grand démocrate (ahahaha !!!!!!….j’ai mal au ventre !!!!!!) On est à Dreamland !!! Attristant et désolant. Aux dernières nouvelles, Bardot veut aussi devenir citoyenne russe pour protester contre la prochaine euthanasie de 2 éléphants à Lyon….choupinette…dis-moi Brigitte, tu veux pas emmener Tapie et Nadine Morano avec toi ???

En tout cas, mon top ten pour 2012:

quelques-heures-de-printemps-19-09-2012-19-09-2012-3-g1°) « Quelques heures de printemps » de Stéphane Brizé.

2°) « La Petite Venise » d’Andrea Segre

3°) « Les Enfants Loups, Ame et Yuku » de Mamoru Hosoda

4°) « La Part de l’ange » de Ken Loach

5°) « Ernest et Célestine » de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier

6°) « Populaire » de Régis Roinsard

7°) « Skyfall » de Sam Mendes

8°) « Argo » de Ben Affleck

9°) « The Descendants » d’Alexander Payne

10°) « Thérèse Desqueyroux » de Claude Miller

…bonne année.

Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

en vrac 92

Salut les kids,

On est tout juste le 8 janvier et je ne le supporte déjà plus ! Ecoute-moi bien minuscule Tétard auvergnat, ou tu arrêtes de me gonfler avec « tes soi-disants devoirs que l’on se doit d’avoir à nos lecteurs », ou je dévoile tous les jours ton intimité (et crois-moi, y’en a dire et à redire…et c’est pas toujours du joli-joli !). Non mais !! entendez le avec sa prose d’instit ! Je fais ce QUE JE VEUX ! Et c’est pas ta pomme qui va me faire peur ! Mais quelle plaie ce boss ! Mon Dieu que je le hais !!!

Oui je suis aux sports d’hiver. Oui je vais m’en mettre plein la panse et accessoirement, j’irai faire du ski pour « sculpter mon corps de rêve ! ». J’en ai parlé à mon nutritioniste, il abonde dans mon sens (ah la tomme d’abondance !!!) , me trouvant petite mine ces derniers temps.

Allez voir le film  « Une Vie meilleure » de Cédric Kahn. C’est très touchant et c’est une formidable leçon de vie et d’espoir. Bravo à Leila Bekhti,
Guillaume Canet et au petit Slimane  Khettabi.

Le monde du cinéma français est en deuil. Pierre Gamet (qui a la barbe), grand ingénieur du son, est décédé d’une crise cardiaque, hier à l’âge de 67 ans. Carrière hallucinante de Claude Berri à Jean-Paul Rappeneau, en passant par Bertrand Blier, Alain Corneau, Costa Gavras, Claude Zidi, Guillaume Canet ou Gérard Lauzier. Depardieu l’imposait à une époque car Pierre Gamet se refusait d’utiliser les micros HF excécrés par l’acteur. Il prenait du son direct uniquement à la perche, aidé par son fidèle assistant , Bernard Chaumeil (à gauche sur la photo). Je ne connaissais l’homme que de réputation mais sa gentillesse et sa modestie manquent déjà à de nombreuses personnes au vu des nombreux mails, textos recus et messages déposés sur les réseaux sociaux.

« Intouchables » vient de battre aujourd’hui « La Grande vadrouille » de Gérard Oury avec 17.320.000 entrées France. Prochain objectif, battre les 20.500.000 entrées de « Titanic » et de « Bienvenue chez les Ch’tis ». Au point où on en est, everything is possible (vous avez vu mon anglais de fou !).

…bonne semaine, les loulous.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

Hommage à Tonton Georges Lautner (1926-2013)

Hello les baltringues,

Je voudrais revenir sur un cinéaste qui n’est en rien maudit mais qui, je trouve, n’a pas sa juste place auprès du cinéma français, les critiques (enfin pour ce qu’il en reste !) le jugeant mineur et sans grand interêt, je veux parler de Georges Lautner. Né en 1926 et fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Lautner a commencé à réaliser en 1958 avec « La Môme aux boutons ». Il ne tourne plus depuis 1996, n’ai pas aigri, a connu énormément de succès populaires, a fait beaucoup d’entrées (environ 50 millions rien qu’en France !!), tournant avec les plus grosses vedettes du cinoche (Gabin; Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, 5 Belmondo; 2 Delon, Mireille Darc « sa petite soeur » à profusion,Louis De Funès, Francis Blanche, Michel Constantin, Darry Cowl Pierre Richard, Galabru; Serrault; Jean Yanne, Schmoll; Miou-Miou; Lanvin, Marielle et et et ne l’oublions pas, s’il vous plait, MONsieur Jean Lefèvre). Il a formé de nombreux techniciens (Bertrand Blier fut son assistant et lui a écrit le scénario et les dialogues de l’excellent « Laisse allez, c’est une valse », dialogues qui renvoient régulièrement à ceux d’Audiard mais annonçant déjà « la patte Blier » des « Valseuses »; « Buffet froid » ou « Tenue de soirée »). Tout n’est pas bon chez Lautner. Loin de là ! De « La Maison assassinée » (avec PatriIcKK !!!) au remake de « L’Inconnu dans la maison » avec Bébel; en passant par « Triplex » (avec Patrick Chesnais), « Room service » (avec Serrault et Galabru), « La vie dissolue de Gérard Floque » (avec Roland Giraud) ou « Joyeuses Paques » (adaptation poussive de la pièce de Jean Poiret avec (re)Bébel et et et…ahahaha Sophie Marceau…), on frise souvent le nanar de chez nanar !…du bien gras, le tout arrosé d’un rouge qui tache ! On aime déjà plus, « Est-ce bien raisonnable », « Attention, une femme peut en cacher une autre » ou les cascades de Bébel dans « Flic ou voyou » ou dans « Le Guignolo » (ah la scène de l’hélicoptère au-dessus de Venise !).Mais ce que je préfère c’est quand Lautner nous fait la série des Monocles avec Paul Meurisse, les films comme « Ne nous fachons pas », « Le Pacha » (sur une musique de Gainsbourg), « La Grande Sauterelle », « La Valise », « Mort d’un pourri » (excellent polar produit et interprété par Delon avec aussi Maurice Ronet, Jean Bouise, Michel Aumont et Stéphane Audran), « Les Barbouzes » ou « Laisse allez, c’est une valse ». Oui dans ces films, il y a « une patte », « une griffe Lautner ». Par son rythme, son découpage et son montage elliptique. Par son ton « décalé »aussi, loufoque et « très bande dessinée ». Y’a des tronches (et des pifs !), des situations comiques souvent droles et un esprit potache très frais et jubilatoire qui se ressent chez les interprêtes. Vous pensez et vous vous dites…mais il n’a même pas parlé des « Tontons flingueurs » ?!?..je rêve ou quoi ?!?….mais c’est lui, étasoeur, le baltringue ! Mais non, les loulous, j’ai pas oublié « Les tontons »…film culte et inter-générationnel (de temps en temps exploité en salle et surtout archi-rediffusé à la télé !). Dire que la Gaumont ne croyait pas en ce film et a donné « le minimum syndical » à Tonton Georges. Avec obligation de tourner dans une maison, située à Rueil-Malmaison, car louée à l’année par la compagnie au logo de la marguerite. Avec une cuisine minuscule ! Démerdes-tois Georges ! Comme quoi les contraintes, des fois, ça a du bon ! Salut Monsieur Lautner, profitez de votre soleil niçois et merci de nous avoir fait bien marré.

Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

Lire la suite

Culte !

Hello les loulous,

Profitant de la ressortie, en salle, d’un film que je considère comme culte, « Il était une fois en Amérique » de Sergio Léone (1984), tentative aujourd’hui d’évoquer, de parler, d’expliquer ce qui fait qu’un film devient culte ou non. Frère jumeau de l’article « nanar » ou cousin germain de « fiasco« , commençons d’abord par consulter le Larousse 2000: « culte: 1:.Hommage rendu à Dieu, une divinité, à un saint /2. Vénération immodérée (avoir le culte de la famille) /3. Se dit de ce qui suscite l’enthousiasme d’un public générationnel restreint (film culte) ».

Lire la suite

des hommes et des films

Salut les kids,

Autant de mai à septembre 2010, il n’y a eu très peu de films intéressants à mon gout (peut-être « Toy story 3 » et encore c’est pas le meilleur des Pixar. Désolé mais j’ai pas aimé « Inception », ni le Blier et le Corneau. Heureusement qu’il y avait des reprises !) mais depuis mi-octobre, que de bons films qui se jouent encore et qui connaissent du succès .

Je n’oublie pas le formidable et exaltant « Des Hommes et des Dieux » de Xavier Beauvois, sorti le 8 septembre, qui approche les 3 millions d’entrées Françe, remportera vraisembablement des Césars et peut-être, qui sait, un Oscar. Un film, sans vedettes ( à part Lambert Wilson ) mais avec de grands comédiens (Michael Londsale, Philippe Laudenbach…), sur l’engagement et le courage de 8 moines qui refusent de quitter un pays en guerre civile et surtout un village dont les habitants les ont accueillis et adoptés. Voilà un hommage à des hommes d’église simples, au service des gens, vivant leur foi de façon concrète et généreuse au quotidien. On peut être radicalement athée et être sensible à ces hommes profondément gentils et humanistes. Beaucoup de jeunes personnes ont vues le film et pas seulement les scouts, jeannettes, choristes et autres chanteurs à la croix de bois.

Vous ai aussi causé de « Social network » de David Fincher sur un scénario du créateur des « Sopranos », Aaron Sorkin. C’est un passionnant portrait d’un génie de l’informatique qui, lâché par sa copine, pique une idée et développe le plus grand réseau social à ce jour, utilisé par plus de 500 millions d’internautes. Seuls les ricains arrivent à digérer leur histoire récente (Facebook a été crée en 2004) en y apportant un regard, un angle voire un début d’auto-critique. Attention, les comédiens débitent à toute berzingue (le studio imposant de ne pas dépasser les 2 heures) et si vous le voyez en vo, accrochez-vous et attachez votre ceinture !

C’est aussi dans le genre cinématographique « historique et dans l’auto-critique » que l’on peut ranger « Fair Game » relatant la vie de Valérie  Plame, agent du contre-espionnage à la CIA et spécialiste des armes de destructions massives, qui met en doute la théorie imposée et développée par l’administration Bush et qui payera cher son refus d’optempérer à la fable irakienne. Elle sera contrainte de démissionner. Le fait d’avoir pour mari, un diplomate et grande gueule qui a travaillé pour l’administration Clinton, n’a pas arrangé les choses. Le scénario est très bien ficelé et les comédiens sont au top.

Ils le sont à peu près tous aussi dans « Les Petits Mouchoirs » de Guillaume Canet, film de potes et générationnel. C’est un divertissement de très bonne facture et j’ai beaucoup ri grâce à François Cluzet et Benoit Magimel. J’ai même trouvé la môme Cotillard plutôt convaincante et ne minaudant pas (je suis pas fan à la base). Le film renvoit à nos expériences, à notre « vécu, con ! » et rappelle d’autres films comme « Peter’s friends » de Kenneth Branagh ou « Mes meilleurs copains » de Jean-Marie Poiré. Dommage que le final (l’enterrement) soit raté, ne ressemblant pas à la couleur générale du film (je parle principalement du filmage et des cadres).

Un nouveau film de Bertrand « Tatav » Tavernier est déjà un événement en soi. C’est un de mes metteurs en scènes français préférés et nombre de ses films font partie de ma « cinémathèque à moi » (« L’Horloger de Saint-Paul » à « Coup de Torchon » en passant par « La Vie et rien d’autre » ou « Ca commence aujourd’hui »). Tatav, à 69 ans, a toujours la niaque, continue à s’enflammer pour un sujet, un film, un acteur, la préservation ou la diffusion des films anciens, l’évolution de l’enseignement à l’école primaire, au collège ou au lyçée.

Son dernier opus, sorti le 3 novembre, est donc « La Princesse de Montpensier », adapté d’après la nouvelle de Mme de La Fayette, sur une commande du producteur Eric Heumann. C’est absolument formidable et c’est son meilleur film depuis « Laissez-passer » (2002). Je m’étais ennuyé à « Holy Lola » (2004) et avais été déçu par son adaptation du roman de Burke, « Dans la brume électrique » (2009 – J’avais lu le livre et « m’étais fait mon film »). Bref, Tatav cette fois-çi traite de la passion amoureuse, au XVI ème siécle ,sous fond de guerres de religions sanguilonantes entre les catholiques et  les protestants (les huguenots). A part Lambert Wilson à la jeune cinquantaine grisonnante (et Michel Vuillermoz et Philippe Magnan en seconds rôles), le casting est composé de l’appétissante et délicieusement touchante Mélanie Thierry (dans le rôle-titre), de Gaspard Ulliel (le Balafré) et des prometteurs  Grégoire Leprince-Raguet et Raphaël Personnaz. Les scènes de guerre sont sublimes et bestiales (pas de numérique chez Tavernier). Jean Cosmos a signé les dialogues qui comme toujours sonnent justes. Je vous en dis pas plus. Allez-y.

C’est le second film du photographe-réalisateur de clips (U2, Dépêche Mode…), Anton  Corbijn. et c »est un thriller à l’ancienne, genre « Les Trois Jours du Condor » ou « La loi du milieu« . George Clooney est un nettoyeur, traqué, taiseux. C’est, je pense, un de ses meilleurs rôles. Et que la campagne italienne est bellissima (les abruzzes) !

Voilà un film que j’aurais voulu aimé et défendre. Trop de maladresses dans la mise en scène. Là aussi j’avais lu le livre. Restent Romain Duris (magistral) et Niels Arestrup (royal au bar).

Voilà. Y’a pleins de supers bons films, ça fait plaisir et vive le cinéma…en salle !

Blier jr

Salut les baltringues,

« Le bruit des glaçons » est le 19ème film de Bertrand Blier. C’est avec deux de nos meilleurs acteurs du moment: Jean Dujardin et Albert Dupontel. Après les DeDe (Dewaere/Depardieu), voici les DuDu. Ils ont chacun la côte. Dujardin est extrêmement populaire (il est « bankable »!), ils sont tous les deux « cinéphiles », s’apprécient dans la vie, aiment profondement « Les Valseuses », « Calmos », « Buffet froid », « Tenue de soirée » et la verve de Blier. Leurs notoriétés ont contribué aisement à trouver le financement. Le cinéaste ayant plus de difficultés « à monter » ses films ces dernières années (il n’est pas le seul d’ailleurs).

C’était donc avec une grande joie que je me suis rendu hier au cinéma. J’ai longtemps considéré Bertrand Blier comme un metteur en scène majeur du cinéma francais: son insolence, son ton, des nouvelles tronches, sa poésie, ses mots, les paumés, les voyous, les marginaux, la campagne, les HLM, les dunes des plages, le violon de Grappelli.

De plus, il filmait souvent en scope et s’entourait de grands chefs opérateurs ( de Bruno Nuytten à Philippe Rousselot en passant par Pierre Lhomme).

Il a vraiment créé un langage à lui comme Michel Audiard en avait inventé un pour Blier père, par exemple.

Mais depuis « Trop belle pour toi » (1989), je me suis lassé et je trouve que c’est de moins en moins drôle (excepté quelques passages dans « Les Acteurs »-2000) et de plus en plus moche.

Malheureusement, à la sortie de la projection, « Le bruit des glacons » n’a pas fait remonter le réalisateur dans mon panthéon personnel. Rien de subversif. C’est poussif, morbide, ennuyeux, bavard et d’une laideur effrayante.Dujardin et Dupontel sont bons, heureux d’être là, prenant un plaisir manifeste à dire les mots de Blier mais on s’emmerde. C’est de la redite, vu et revu cent fois chez l’auteur. Le seul côté positif est d’avoir « désacraliser » le cancer: en effet, Dupontel interprète le « crabe » de l’écrivain (joué par Duduj) qui va mourrir à « petit feu ». Je trouve cela gonflé et salutaire (d’ailleurs le film est soutenu par la Ligue du Cancer).

Voilà. Désolé, ces messieurs, de vous décevoir. J’aurais vraiment voulu aimer ce film. La prochaine fois peut-être.

La bise.

Crémer Bruno

Salut,

Triste nouvelle. Le comédien Bruno Crémer nous a quitté le week-end dernier. Snif. Putain d’immense comédien. Et pas seulement les 14 saisons du célèbre commissaire Jules Maigret. Du théâtre avec ses amis Belmondo, Marielle, Rochefort et Pierre Vernier rencontrés dans un cours. Plus de 70 films à son actif (et pas des moindres) et quelques jolies partenaires: de Miou-miou à Charlotte Rampling en passant par Romy Schneider, Marie-France Pisier, Marlène Jobert ou la Vanessa Paradis dans son tout premier film: « Noces Blanches » de Jean-Claude Brisseau (1989). Il a traversé les films d’Yves Boisset, de Schoendoerffer avec son vieux copain Jacques Perrin, de Costa-Gavras, de Sautet (« Une histoire simple » – 1978), de Blier (« Tenue de soirée » – 1986), de Brisseau donc, l’ultime film de José Giovanni, « Mon père » (produit par Tavernier) dans lequel il interprétait le papa du cinéaste-romancier, de Claude Lelouch aussi (« Le Bon et les Méchants » 1975), de François Ozon (l’excellent « Sous le sable« – 2000) et tant d’autres. Il a donné la réplique à Bébel, Ventura, Delon, Brasseur, Piccoli pour ne citer qu’eux.

Voix sublime (douce et sensuelle), beaucoup d’élégance et de charme. Sacré acteur qui a traversé les plateaux de théâtre et de cinéma, à son rythme, sans tambour ni trompette. Salut M’sieur et chapeau l’artiste !

en vrac 26

Ah les p’tits loups,

Comme c’est bon de se sentir aimer, attendu, désiré (poil au nez !), adulé comme Mike Jagger et Georges Clooney. Oui. J’avoue public en liesse et en délire. J’ai fauté, c’est vrai. Because j’ai taquiné du mérou et tailler le bavette avec des dauphins ce week-end. Non je déconne…seulement du tourteau et de la sole (délicieuse au demeurant…nicolas !…ahahaha !!!). Donc, Ladies et Gentlemens….achtung !!! Cette semaine …« en vrac » ….est un lundi, c’est dingue, non ???!??

« Colère », téléfilm réalisé par Jean-Pierre Mocky, a réuni 2.960.000 téléspectacteurs sur France 2, vendredi soir. Plutôt pas mal. Un sujet « rentre dedans », des trognes et des gueules comme les aime le cinéaste. Certes, une mise en scène parfois poussive mais il a retrouvé « sa patte ». Des moyens (1M7 £ de budget, ce qui est pour Mocky bizance !…d’autant plus que c’était pas lui le producteur. Heureusement d’ailleurs pour les comédiens et techniciens, sinon ils n’auraient pas ou peu été payés). Tourné en province avec Robin Renucci,Christina Réali, Mathieu Demy, Michèle Bernier et Richard Gotainer (manquaient plus que Michel Serrault, Eddy Mitchell et Darry Cowl) sur fond de corruption. M. Le Mocky annonce un téléfilm sur la famille Bettencourt. Un unitaire suffira t-il ? Plutôt la prochaine saga de l’été, oui !?…et qui pour interpréter Liliane maintenant que Jacqueline Maillan nous a quittée, Maria Pacôme peut-être ? et Gérard Jugnot en Eric Woerth, vous le sentez comment  ?

C’était moi vendredi dernier au tribunal de Milan…euh pardon je déconne, c’est Georges Clooney qui  était entendu dans l’affaire d’usurpation dont il a été la victime. Vous y avait cru ou pas ?

Roman Polanski, interviewé samedi sur la chaine publique suisse TSR, a déclaré: « Je garde une grande amitié pour la Suisse et surtout pour le peuple (…) de Gstaad ». Pas rancunier le garçon.

C’est l’affiche du nouveau Blier, en salle 25 Août, avec Dujardin et Dupontel.

et pour finir:

Bonne journée.


en vrac 22

Salut les p’tits loups,

Le lundi, c’est ravioli mais dimanche c’est « en vrac » (ouais, je sais, j’ai un gros effort à faire dans la rime). Et c’est parti avec en guise d’hors d’oeuvre:

Patrick Sébastien qui ferme son mouvement rilleto-humaniste, le D.A.R.D. parce que « VOUS N’AVEZ PAS BESOIN DE MOI, VOUS N’AVEZ BESOIN QUE DE VOUS ! » et parce qu’il ne supporte plus les attaques et critiques diverses et variées dont il est la cible…une habitude chez lui, j’espère qu’il ne va pas nous faire une dépression.


Nostalgie quand tu nous tiens !

Albert Dupontel et Jean Dujardin sont les 2 protagonistes du nouveau film de Bertrand Blier, « Le bruit des glaçons ». Sortie prévue le 25 août 2010….j’ai hâte !

…allez, bonne journée.

en vrac 15

Hello les kakous,

A y’est. Ca y’est. C’est officiel. Vincent Cassel va reprendre le célèbre rôle de Fantômas. C’est Christopher Gans (« Le Pacte des Loups »; « Silent Hill ») qui réalisera, et et et, et surtout…cela sera en 3D ! Ah si « Belphégor », « Arsène Lupin » tous deux de Jean-Paul Salomé ou « Les Brigades du Tigre » de Jérôme Corniau avaient pu l’être aussi !

Alors que les côtes sud-est américaines (4 Etats dont la Louisiane) sont actuellement souillées par le pétrole et qu’un des plus beaux écosystème du monde (au Mississippi) risque de disparaître (avec dauphins, cachalots, alligators, oiseaux migrateurs, huîtres,, crevettes; bayous…), une chanson pour nous rapeller les joies et les plaisirs que nous procurent la Nature:

Merci Mr Tavernier pour ces 2 heures passées à vous écouter, cette après-midi, au Forum des Images. Pascal Mérigeau vous a très bien fait causer sur « Coup de torchon »; « La vie et rien d’autre » et « Dans la brume électrique ». Comme toujours, vous êtes un passionné, un obstiné et un amoureux fou du cinéma. Votre prochain film, « La princesse de Montpensier » est à Cannes, en Sélection Officielle, le dimanche 16 Mai et sortira en novembre. J’ai hâte !

C’est le tandem détonnant du prochain Blier: Messieurs Dujardin et Dupontel. L’un est un écrivain alcoolo-qui-n’écrit-plus, l’autre est son cancer. Ils ont tourné cet hiver dans les Cévennes. Cela s’appelle « Le bruit des glaçons » et cela sort le 29 septembre. En espérant que c’est un bon Bertrand Blier…because depuis « Trop belle pour toi » (1989) et, certains passages des « Acteurs » (2000), ses films sont franchement plutôt chiants.

…à plouche !

Bonjour ! Bonsoir ! BIENVENUE !

Mesdames, messieurs,

le changement s’impose !

étasoeur méritait mieux !

Et bien, voilà, c’est chose faite !!

Plus pratique, plus accessible, plus ouvert; laissant une plus grande place au talent de votre chroniqueur préféré !

(je dis bien « chroniqueur » et non « gros niqueur », étasoeur n’est pas comme ça)

(cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Allez, à la prochaine !