remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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nanar

Salut bande de nazes,

Aujourd’hui, tentavive d’expliquer, de comprendre, de « cerner » le nanar. Consultons le Petit Larousse: nanar: film inintéressant, médiocre; navet. On peut dire aussi: « …mais quelle merde, c’est pas possible ! »; « …oh le naveton de chez naveton ! ». C’est pas un genre en soi car il touche tous les styles, nationalités, gros budgets ou petits budgets, vedettes ou non. Depuis le cinéma muet à nos jours. C’est aussi, souvent, affaire de gout. Néanmoins, on peut dire qu’il y a eu, en France, un courant, une école « nanar » avec comme maître, Max Pécas, et ses disciples Christian Gion, Robert Thomas, Serge Corbucci, Michel Gérard ou Philippe Clair. Des titres invraisemblables, des filles aux gros seins nus (parfois la culotte en moins), en général dans le sud  (genre à Saint-Tropez ou Cassis).

Les vedettes sont Aldo Maccione ( je vous recommande le générique de « Pizzaiolo et Mozzarel » de Christian Gion (1985) où l’acteur italien nous chante, au générique du début, « moi, j’aime faire la pizza »), Paul Préboist, Maurice Risch. Même Jerry Lewis en a fait deux. On peut croiser Bernard Blier, Jean-Pierre Marielle, Marthe Villalonga, Daniel Prévost ou Darry Cowl. Philippe Caroit a « fait ses armes » dans « Deux Enfoirés à Saint-Tropez » de Max Pécas (1986) avant de devenir une vedette du petit écran. Sophie Favier y a montré « ses talents ». J’espère que les metteurs en scène se rendaient compte de la laideur et du caractère affligeant de leurs films mais on en doute. Je me souviens d’une interview de Pécas assumant et se revendiquant comme un auteur (sic).

Il aurait pu aussi aisément réaliser les films du couple Terence Hill-Bud Spencer qui, je pense, ne se prenaient pas au sérieux, eux.

Ed Wood, par contre, n’avait pas de moyens ou très peu. mais il avait des idées, beaucoup d’enthousiame malgré son alcoolisme et sa folie. Malheureusement, il tournait trop vite, « pétait un câble » régulièrement, se souciait comme une guigne des raccords  et demandait à ses acteurs de faire bouger un monstre ou animal en plastique durant la prise. Tim Burton l’a rendu attachant à travers la performance de Johnny Deep.

Pour le reste, c’est une affaire de gout. Un sujet mal traité, un style revendiqué alors qu’il n’y en a pas, des décors ou des costumes cartons-pâtes, des effets spéciaux numériques et mécaniques ratés ou moches, des acteurs « à côté de la plaque ». Quelques exemples, à mon sens, ces derniers mois: « Un Homme et son chien » (2009) de Francis Huster avec Bébel (triste pour son dernier tour de piste !), « Lucky Luke » (2009) de James Huth (malgré Dujardin, Jean-François Balmer ou Michaël Youn), « L’autre Dumas » (2010) de Safy Nebbou (grotesque !) ou plus recemment, « Inception » de Christopher Nolan (ridicule, bavard et prétencieux, belle lumière mais effets spéciaux numériques catastrophiques).

Affaire de gout j’vous dis. Biz….