Michel Rocard

890262-michel-rocard-psuDécédé hier soir à 85 ans « bien tassé », Michel Rocard a traversé 60 ans ? 65 ans ? de vie politique française. Curieux, rigoureux, intellectuel, honnête homme, moraliste, exigeant, protestant, anti-colonialiste, mendésiste, européen convaincu, ancien scout (son surnom : « L’hamster érudit »), au phrasé légendaire et 648x415_michel-rocard-jacques-chirac-2005tarabiscoté, grand pote de Chirac rencontré sur les bancs de Sciences-Po, Rocard a « façonné et donné corps » à de nombreux militants ou compagnons de routes de la SFIO puis du PSU avant de rejoindre le Parti Socialiste où il développera sa fameuse « deuxième gauche ». Manuel Valls l’a vu pour la première fois en 1978 et en parle dans les médias depuis hier soir avec beaucoup de respect et de tristesse. C’était son mentor et son menhir. Grand fumeur devant l’éternel, Rocard en tant 13575876_1102998103105128_3319181891423878031_oque Premier Ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991, met fin à la guerre civile en Nouvelle-Calédonie ré-enclenchant un dialogue entre les caldoches et les « blancs » de l’île (son « fait de guerre », sa fierté !!), crée le RMI et la CSG, rédige un Livre Blanc pour réformer les régimes de retraites, est vigilant dans sa relation avec les corps intermédiaires dont les syndicats avec qui il privilégie les discussions pour arriver à un compromis. Sa méthode ? Négocier discrètement avec un calendrier et des objectifs définis en amont, et surtout, ne pas faire d’annonces et de fanfaronnades dans les médias au préalable (en gros…pas de communication qui « pollue » la politique depuis 10 ans). Son réformisme social inspire même la ligne politique de la CFDT qui se retrouve en cet homme de dialogues qui a le souci de la vérité, de la justice et de l’équité.

congres-metz-1979Bien sûr, ses trois années passées « dans l’enfer » de Matignon n’ont pas été de tout repos car ses relations avec François Mitterrand étaient difficiles, voire hostiles depuis son entrée au Parti Socialiste en 1974 mais les deux hommes avaient l’intelligence de savoir travailler ensemble même si la méfiance n’était jamais loin.« Nous rocard-mitterrandétions di-ffé-rents… » disait-il pudiquement du Président de la République. Plusieurs fois ministre, maire de la commune des Yvelines, Conflant Saint-Honorine, de 13567105_1103158219755783_1606085360358870385_n1977 à 1994, premier secrétaire du Parti Socialiste en 1993-1994, élu député européen de 1994 jusqu’en 2009 et sénateur de 1995 à 1997, Rocard « le cumulard » a jusqu’à la fin donné son avis et ses conseils (« Le 9782709635776-TPoint » d’il y a quinze jours), fait des propositions, débat dans un livre avec Alain Juppé, avec qui ils vont « piloter » le grand Emprunt de 2010 initié par le président Nicolas Sarkosy, est ambassadeur de France chargé de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique depuis 2009 …bref Rocard a tout fait…sauf Président !! Merci qui ?? Merci Tonton.

 

 

Coluche : Hommage

Salut les loulous,

Voilà 30 ans , pile aujourd’hui, que nous quittait dans un terrifiant accident de moto, Coluche. Tu nous manques, vieux. Ta gouaille titi-parisienne, ta présence rassurante, ton humour unique, dévasteur et corrosif, ta générosité et ta franchise qui ont su toucher tant de monde.

On a bien tes sketches et tes chansons sur scène, sur Canal ou sur Europe 1. On rigole toujours bien à une énième redif de « L’Aile ou la Cuisse » de Claude Zidi (1976) avec Louis De Funès. On pleure toujours à une nouvelle vision de « Tchao Pantin » de Claude Berri (1983). Et y’a bien encore de la tendresse et de la nostalgie à revoir « La femme de mon pote » de Bertrand Blier (1983) avec Isabelle Huppert et Thierry Lhermitte.

On oublie pas quand tu reçois ton César, en février 1984 puis ton retour en fin de cérémonie en rocker. Ni quand tu en remets un, l’année suivante, à Alain Delon, absent ce soir là.

Tes prestations chez Michel Polac ou Patrick Sabatier sont gravées à jamais.

Pour aider ton ami Thierry le Luron et le soutenir face à des rumeurs homophobes et malsaines qui l’atteignaient, tu t’es marié avec lui.

Pour la campagne présidentielle de 1981, tu t’es présenté candidat pour que « La France soit pliée en 4 ! ».

Malheureusement, chaque année, « Les Restos du coeur » ( ton « bébé »),battent leurs propres records. Le « concert  des Enfoirés » est devenu L’EMIssion de variétés à ne rater,sous aucun prétexte, pour un artiste, quitte à en oublier son sens originel. Toi qui espérais que cela dure que quelques mois afin de provoquer un électrochoc chez les hommes politiques et la Commission Européenne, et bah c’est raté, trop contents de se reposer lâchement sur le bénévolat et la générosité de milliers de français (dont Jean-Jacques Goldman qui cède cette la présidence de l’association).

Mais voilà, un jour de juin 1986, tu faisais de la moto avec tes potes, sur une route des Alpes-Maritimes du côté de Grasse,et……putain de camion !

Salut ma poule…tu me manques ! J’t’embrasse.

vieux grigou : Hommage à Siné (1928-2016)

Hello les baltringues,

L’hebdo satirique « Siné hebdo », énervant, pas toujours de bon goût mais souvent drôle, va mettre les amarres le 28 Avril 2010. Terminé. Les Siné jettent l’éponge. Jusqu’à des pointes à plus de 100.000 exemplaires, les ventes tournaient autour de 35.000 à 37.000 par semaine. Pas suffisant pour vivre et payer les collaborateurs. Sans publicités, n’oublions pas. Comme son « ennemi juré » « Charlie hebdo » (Siné en a été viré en 2008 par Philippe Val) ou « Le Canard enchainé ».

Malgré de nombreux soutiens financiers (Guy bedos, Michel Onfray, Jackie Berroyer, les lecteurs…), le couple perd 35.000 € par mois. Voilà. Fin de partie. C’est triste pour la caricature, la satire, le « comique troupier », la nécessaire pluralité de la presse (en ces temps de concentration  des groupes et des titres). C’est vrai que le père Siné n’est pas facile, un peu alcoolo, « vieil anar » indécrotable mais a un vrai coup de plume et un sens du trait indéniable (un grand spécialiste de jazz aussi !). J’avais laissé tomber « Siné hebdo » au bout du 5ème numéro (je le trouvais très revanchard, pas toujours drôle et pas assez de dessins. Cela s’est arrangé par la suite) mais je regardais régulièrement les unes. Je regretterai la rubrique « Siné sème sa zone ».

Salut vieux grigou !

Gainsbourg…moi non plus (2 avril 1928 -2 mars 1991)


Salut les p’tits gars et les pisseuses,

« You..re under arrest !…because..y.ou’re the best ! », mon pépère, mon preféré…Môssieur SeUrRgGE!..Gainsbourg !!!…Gainsbarre !..cette vieille canaille a tiré sa révérence, il y a tout juste 25 ans.  C’était un 2 mars 1991. Cuit. A bout de souffle. Combien de gitanes as-tu inhalé par jour ? 60 à 80 dit la légende. Et le pif et les coktails ingurgités, à foison, au bar  de l’hôtel du Lutétia avec ton pote Eddy Mitchell ? Certes, tu l’as voulu et assumé. Même si les dernières années , 1988-91, furent difficiles et de te voir et de t’entendre. Le concert à Lille, à la Foire Internationale le 31 mars 1988, restera pathétique et laborieux. Pas tes chansons, ni tes mélodies et tes sicos ( « mes ricains ! » comme tu disais). Non,cela c’était top ! Excellents arrangements comme d’hab (tu as toujours travaillé avec les meilleurs orchestrateurs, de Michel Colombier à Alain Goraguer en passant par Billy Rush et ton band de Kingston-Jamaïque), un sens de l’intro, du verbe et de la dramaturgie inégalés. Ton ultime album à toi, « You’re under arrest » (1987 ), sentait bon le rap-groove de Harlem de l’époque . Ca squattait, dépotait et swinguait à ta façon  (ton fameux »talk-over »). Cet album reste, à ce jour, une de tes meilleures cuvées, « respirant bien » la fin des années 80.

De toute façon, tu avais beau être usé et fatigué, tu symbolisais avant tout pour la jeunesse un musicien génial et un immense compositeur. Un provocateur number one et un sacré fouteur de merde, comme l’était aussi ton ami Coluche. Rappellons-nous tes prestations sur les plateaux de Sabatier ( « Le Jeu de la Vérité » ), d’Ardisson ( « Lunettes noires et Nuits blanches » ) et de Michel Polac ( « Droit de réponse »). Ton pascal brûlé, en direct  à « Sept sur Sept », pour protester contre l’état-prédateur-d’impôts et ta déclaration d’amour à Whitney Houston, sur le plateau de l’émission « Champs-Elysées » de Drucker, resteront dans les annales audiovisuelles françaises.

Tu te disais moche et laid,  « … homme à la tête de chou !…moitié légume et moitié mec !…. ». Brigitte Bardot t’a dévoré pendant 3 mois et plaqué violemment (  » Je t’aime…moi non plus »« Initial BB »). Jane Birkin as été ta muse, ta moitié, ta complice de nuits parisiennes mémorables et t’ a « donné » un amour de fille ( « …la p’tite Charlotte ! …ma p’tite pisseuse !!!…mais Charlotte a ses devoirs à faire !! »). Catherine Deneuve ( « …Deneuve ?!?…une sacrée occase ! »), Juliette Gréco, Régine, France Gall ( bon ok…tu t’es foutu un peu, beaucoup de sa pomme ), Mireille Darc ( « La cavaleuse »), Adjani, la Vanessa ( « …Paradis ?!?…c’est l’enfer ! « ) et Catherine Ringer ( avec qui tu as été lourd, méchant et humiliant chez Michel Denisot) avaient de l’admiration et de la tendresse pour toi. Tu les as souvent, plutôt,  bien servies et respectées (« Dieu est un fumeur de havanne »;  » Le Pull marine »…).

Pas une journée où une de tes chansons ne passe sur les ondes, est téléchargée ou podcastée. Tu as marqué plusieurs générations de français, ton hôtel particulier (immense reprise des Rita Mitsouko), sis rue de Verneuil, Paris 7ème, reste un lieu
de pélerinage. Beaucoup de jeunes chanteurs se revendiquent de toi (ils ne devraient pas toujours !) et tu as même eu l‘honneur d’avoir été un biopic au cinoche (très très mauvais film !). Salut à toi le Serge et…à tout de suite !




En revanche…

François Dupeyron (1950-2016) : le parcours de combattant d’un cinéaste français exigeant

Dupeyron1« La dernière fois qu’une chaîne publique a mis de l’argent dans un de mes films, c’est en 2003. Ca va faire dix ans qu’on me refuse tout ! Je viens d’en prendre conscience cette semaine, les années ont passé, je ne m’en suis pas rendu compte. Dix ans ! C’est pas rien dix ans !… Regarde ta vie, remonte dix ans en arrière et tire un trait, poubelle, tu effaces ! Je ne suis pas resté sans rien faire, j’ai écrit huit, dix scénarios, j’ai eu des avances sur recettes, je les ai perdues. J’ai écrit quatre romans… Et maintenant, je suis sec, ils ont gagné, mais ils n’auront pas ma peau. En dix ans, j’ai réussi à faire deux films, Inguélézi, et Aide-toi le ciel t’aidera, avec l’avance sur recettes et Canal. Mais depuis 2007 chez Canal, c’est niet ! Je suis marqué au rouge. « Dupeyron, on aime beaucoup ce qu’il fait, mais pas ça. » C’est le refrain, dès que je l’entends, je crains la suite. Alors, puisqu’on ne veut plus de moi, je me tire. Et personne ne s’en apercevra parce que le monde n’a pas besoin de moi pour tourner, et c’est très bien comme ça. »

Son nouveau film, refusé partout
Drole_d_endroit_pour_une_rencontre« J’ai l’avance, j’ai la région, et puis c’est tout. La 2, la 3, Arte, Canal, ont dit non. Je l’ai réécrit, représenté. Deux fois non. Orange me dit que peut-être si j’ai un distributeur… C’est bidon, je n’y crois pas, et de toute façon tous les distributeurs à qui on l’a présenté ont dit non. »
« Céline [Sallette] a fait lire le scénario à une jeune productrice – c’est pour te dire qu’elle est motivée – la productrice lui a envoyé le scénario à la gueule, « Qu’est-ce que c’est cette merde ? ». Comme ça… « Cette merde ! » T’imagines pas ce que je me prends dans la gueule. Tu veux que je te dise mon année ? Celle que je viens de passer ? Toute mon activité professionnelle ?… J’ai eu deux rendez-vous, dans la même semaine, avec deux producteurs, pour deux projets. Le mercredi avec l’un, pour l’histoire du type qui a un don. Il a relu le scénario et il a coché les gros mots. Oui, les gros mots !… Il a tourné les pages et il m’a demandé, « ça, on peut l’enlever ? » Oui… j’ai dit oui à tout. Des gros mots ! (…) Le lendemain, j’ai rendez-vous avec l’autre producteur, l’histoire du déserteur, en 14… Rebelote, il a tourné les pages lui aussi. « Ça, on peut l’enlever ? » Oui… encore les gros mots ! Un type qui boit du matin au soir, au front, en 14 !… Et tout ça parce que tu présentes un scénario à la 2 ou la 3 avec un gros mot qui traîne, oh malheur ! Tu dégages… Ils ont un tel pouvoir que règne une petite terreur. Voilà toute mon année. J’ai enlevé des gros mots. Dix ans qu’on me refuse tout et maintenant les gros mots…  »

Remise en question
46f86dd86972c« Toutes ces dernières années, j’ai essayé un peu de comprendre, je me suis dit qu’ils avaient peut-être raison, que mes scénarios étaient trop ci, ça. J’ai essayé plusieurs styles, plusieurs genres. Et j’ai compris qu’il n’y a rien à comprendre. J’ai perdu mon temps. Depuis quelques années, la mode est aux fiches de lecture. Je ne sais pas qui lit, des jeunes gens sans doute, pas très bien payés. J’en ai demandé deux, pour deux scénarios, pour voir… Deux fois, j’ai eu droit à « Sujet non traité. » Je n’invente pas, « Sujet non traité ». Etait-ce le même lecteur ? Voilà où on en est. Tu ouvres le coffret des Césars, à part trois ou quatre films, tous les autres se ressemblent. Mais le sujet est traité. Merde, le cinéma, c’est pas ça ! C’est même tout le contraire… »

Un système soviétique où la Télé a droit de censure
La-chambre-des-officiers-affiche-10939« Je suis déconnecté, je ne suis plus en phase avec ce petit monde, ces gens, les producteurs à genoux, qui ont peur. On ne fait rien avec la peur, rien que de la merde. Moi, j’ai découvert la vie avec le cinéma, j’ai découvert les hommes, les femmes. J’entrais dans les films… comme j’entre ici pour te rencontrer, on se parle, je suis toi, tu es moi, ça circule… C’est pas cet infantilisme ! Sujet non traité ! Les gros mots ! Les gros mots ! Tu sais ce qui m’est venu en écoutant Forman parler du cinéma tchèque des années soixante ? Eh bien, on y est en plein. Regarde le bonus de Au Feu Les Pompiers, il parle de notre cinéma. Tu remplaces le Parti par la Télé, et c’est bon. On est dans un système soviétique, la Télé dit oui, tu fais le film, elle dit non… » « Je vois des producteurs qui se disent « producteurs indépendants ». Ils sont tous dépendant de la télé, et aujourd’hui des distributeurs. Des producteurs, il n’y en a qu’un, la Télé, le Parti. On est dans un système qui porte un nom, un putain de gros mot, « totalitaire », pas creux pas vide, qui fait son sale boulot. On ne C'est quoiserait pas en démocratie, on dirait censure.  »

Inculture générale
« Il y a deux ans, j’ai fait une note d’intention pour un scénario qu’on proposait à Arte. J’ai eu le malheur de citer Tarkovski pour faire comprendre je ne sais plus trop quoi. Malheur ! le retour a été cinglant, « Non Tarkovski, c’est pas possible. » Arte ! la chaîne culturelle – Arte n’a jamais mis un centime dans un de mes films – Ecoute Forman, il parle d’inculture… écoute l’interview de Langlois dans le bonus de l’Atalante, ce doit être dans les années 70. Il emploie le même mot, « des producteurs incultes ». »

FRANÇOIS DUPEYRON (décédé le 25 février 2016)

 

comedia !…hommage à Ettore Scola décédé le 19 janvier 2016.

Hello,

Profitant de la sortie du second opus du toujours talentueux comédien-réalisateur, Gianni Di Gregorio, « Gianni et les femmes » (après son délicieux « Déjeuner du 15 aôut »), retour sur un style, une école (?),qui fit florès du milieu des annéees 50 jusqu’au début des années 80, je veux parler de la comédie italienne. Ce sont des dizaines de films avec les Toto, Alberto Sordi, Vittorio De Sica, Gina Lollobridgida,Vittorio Gassman, Sofia Loren, Marcello Mastroianni, Nino Manfredi, Ugo Tognazzi (et Philippe Noiret, Jean-Louis Trintignant, Bernard Blier ou Michel Piccoli) , orchestrés par les Mario Monicelli, Dino Risi, Luigi Comencini, Pietro Germi ou Ettore Scola. Dino Risi disait que la comédie italienne n’était pas un genre en soi mais un esprit, une mode de pensée basés sur la satire et le politiquement incorrect (beaucoup des réalisateurs, dont Fellini et Scola, et scénaristes de l’époque viennent du dessin satirique). Ce sont les critiques italiens qui ont inventé l’expression « la comédie à l’italienne ( tout comme, on doit le terme-film-dommage-que-tu-sois-une-canaille6générique « la nouvelle vague » à la journaliste-vedette du journal « L’Express », Françoise Giroud).On y voit, dans ces films, les petites gens au quotidien avec leurs magouilles, leurs jalousies.sur fond d’années, d’après-guerre, industrielles et fastueuses mais pas toujours justes et égalitaires. Les années 70 évoquent déjà le désenchantement. Dans tous les cas, il y a de la pasta et de la minestrone because, faut pas déconner, l’Italie restera toujours Painl’Italie ! Des films savoureux, grinçants,féroces, parfois méchants, comme « Le Pigeon », « Pain, amour, fantaisie », de Monicelli » aux « Monstres » et « a vita difficile » de Dino Risi, en passant par « Divorce à l’italienne » de Pietro Germi aux « Affreux, sales et méchants » ou « Nous nous sommes tant aimés » d’Ettore Scola. Nanni Moretti, a tenté de traiter le berlusconisme et ses dérives, dans son film « Le CaÏman« , façon « comédie à l’ italienne ». C’est inégal et pas toujours réussi, il me semble.

Grace aux films de Gianni Di Gregorio, nous avons le sentiment de retrouver ces parfums, ces situations burlesques et ces dialogues drôles et justes. Cela fait un bien fou (je suis un grand sentimental, il est vrai), je vous les recommande chaudement.