Symphonie de Funès

6248128030 ans pile aujourd’hui que nous quittait Louis de Funès. Le 27 janvier 1983. Toujours aussi populaire. Une énième rediffusion du « Corniaud », de « La Gande Vadrouille » de Gérard Oury ou « L’Aile ou la Cuisse »
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de Claude Zidi génère encore des millions de téléspectateurs. Il l’est l’une des rares vedettes (peut-être la seule ?) d’après-guerre à l’être toujours aujourd’hui. Et ce de générations en générations. La reconnaissance  pour de Funès fut très tardive (à l’aube de ses 50 ans). Comme on dit, il a bouffé »de la vache enragée ». Pianiste de bar, il a participé à plus de 200 films (souvent une image descriptionpanouille) où petit à petit il s’est fait remarquer par  des metteurs en scène (Sacha Guitry) ou des acteurs (Jean Gabin; Bourvil…) et s’est fait connaître auprès du public par ses mimiques et ses grimaces. C’est sa mère qui l’a beaucoup inspiré parait-il, (elle était disons, remuante, extravagante et très porté sur le zygomatique ) pour notamment se  defaultconstruire un personnage d’homme colérique, égoiste, lâche, faux-jeton et de mauvaise foi. Mais pas seulement. Il a aussi un sens inouïe de la répartie et du rythme. Ce n’est pas un hasard s’il vient de la musique (comme Gabin; Bourvil; Darry Cowl…). Louis de Funès a une musicalité, est une 18808386.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxmusique tel un concertiste. Le voir dans « Oscar » ou « Joe » est toujours étonnant. Certains ont cherché à l’imiter gentleman-d-epsom-1962-01-g(Christian Clavier…) mais il est vraiment unique et singulier, se rapprochant plus de la famille des aba18772fc70c8cbf79a79f413ef102bclowns (toujours émouvant de le (re)voir, dans « L’Aile ou la Cuisse », face à Coluche sur la piste d’un chapiteau quand un père découvre que son fils fait le pitre). Très très inquiet dans la vie, perfectionniste, on le disait très exigeant avec ses partenaires mais pouvait leur être d’une fidélité rare dans le métier (Claude Gensac, Michel Galabru, Jacqueline Maillan…). Il se sentait rassuré quand les techniciens rigolaient à ses gags sur le 18450538.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxplateau. Edouard Molinaro qui a Edouard-Molinaro-realisateur-de-La-cage-aux-folles_portrait_w858réalisé « Oscar » et « Hibernatus » a vécu 120 - 1967 - OSCARun enfer car il  riait ‘intérieurement » aux conneries-de-funèstiennes. Il faut dire que le Doudou n’est pas connu pour son humour et son sens de la rigolade. Résultat, de soupe-aux-choux-1981-05-gFunès le punissait en exigeant qu’il quitte le plateau durant les prises. Jacques Villeret a raconté qu’il a été convoqué quelques jours avant le tournage de « La Soupe aux choux » par de Funès qui lui a mis « une pression de dingue ! ». On imagine le tout timide et soupe3gentil Villeret pétrifié devant le maître. Gaff939226016De-Funes-et-Bourvil-350« Pris en main et épaulé » par Bourvil exigeant qu’il soit à la même taille que lui sur l’affiche du « Corniaud », de Funès fit de christian_fechner_referencemême quelques années plus tard pour Coluche sur « L’aile ou la cuisse ». On sent bien que ça colle entre eux et ils avaient 18808385.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxle désir de retourner ensemble. Le film tient du miracle car les assurances refusaient de « couvrir » la star qui venait de faire une crise cardiaque. C’est grâce à l’opiniatreté du producteur Christian Fechner que le film vit le jour (quelques heures de tournage pour de Funès, un quasi hôpital au complet en coulisse…). Il y eu ensuite « La Zizanie » 4173712wyiwv(excellent duo avec Annie Girardot), « La Soupe aux choux », un dernier et bien piètre épisode de la série des « Gendarmes… » et avare4« L’Avare », un des rêves de l’acteur. La facture du film est très laide mais l’interprétation d’Arpagon par de Funès est fabuleuse, digne de celle de Michel Serrault ou de Michel Bouquet.

Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

en vrac 129-130-131: spécial Claude Pinoteau

Salut les loulous,

« Inadmissible !« ; « Scandaleux ! »;  » ….de l’escroquerie !!! ». Oui oui oui !!!! Tout ça est vrai et je ne peux que m’excuser platement. Je n’ai effectivement pas été foutu d’honorer mon rendez-vous dominical, mon seul argument étant mon activité professionnelle (du côté de Marseille) qui m’accapare la quasi-totalité de mes journées. Bref !!!!... »en vrac » revient et j’espère qu’il vous satisfera.

« étasoeur… » est en deuil, JE suis en deuil !! Le cinéaste Claude Pinoteau nous a quitté, vendredi, à l’âge de 87 ans. « Qui était Claude Pinoteau ??? Un honnête technicien-faiseur des années 70-80-et un peu 90 ??? ». Ouais…un peu rapide et réducteur ! Je dirais plutôt un vrai artisan et un enfant de la balle qui a biberonné dés son enfance sur les plateaux de cinoche grâce à son père qui fut régisseur puis directeur de production Il donna rapidement le goût et le virus » à ses 2 fils: Jack à la réalisation et Claude, d’abord aux accessoires puis à l’assistanat. Le premier se distingua par le film « Le Triporteur «  et le second fut l’assistant « star et le meilleur de la place de Paris » durant de nombreuses années (d’Henri Verneuil à Max Ophuls en passant par Lelouch et de Broca) avant de passer à la réalisation, en 1973, avec « Le Silencieux » puis l’année suivante, avec « La Gifle », tous deux avec Lino (ce dernier film étant son meilleur, à mon avis, qui révélera au grand public la talentueuse Isabelle Adjani et Francis Perrin aux côtés d’Annie Girardot et de Georges Wilson). Suivirent  « Le Grand Escogriffe » (avec Montand et Brasseur), « L’Homme en colère »; les « Boum » (ouais !!!!!!!!!) et le dernier film de Ventura « La Septième cible » aux côtés de Jean Poiret, Léa Massari et Elisabeth Bourgine (qui remplaça « au pied levé » Sophie Marceau 3 jours avant le tournage ); « L’Etudiante »; « La Neige et le feu », « Cash-cash » et l’adaptaion de la pièce à succès, « Les Palmes de monsieur Schultz », son dernier film, avec Noiret et Huppert. Très sérieux, cet amateur de polars a su « trouver » de la fantaisie auprès de Jean-Louis Dabadie puis, plus tard, de Danièle Thompson. On lui doit  « d’avoir lançé » Adjani au cinéma (pas au théâtre car elle était déjà très connue) mais surtout et avant tout Sophie Marceau. C’est Pinoteau qui la choisit parmi les centaines de jeunes adolescent qu’il castât pour « La Boum ». On l’ a oublié mais ce fut « un véritable phénomène de société » à sa sortie, qui fit des millions d’entrées. Votre serviteur tomba « llittéralement amoureux » de la môme Marceau et voulait avoir comme parents Brigitte Fossey et Claude Brasseur. Je vous dis pas combien de fois je me suis passé le disque !…et rebelote deux ans après pour la suite !! Sophie Marceau ne lui sera pas reconnaissante sur le moment et plantera son papa de cinéma au profit de son compagnon de l’époque, le cinéaste Zulawski. Elle devra un film à la Gaumont et retrouvera Pinoteau dans ‘L’Etudiante’ avec Vincent Lindon mais le charme et le goût n’y étaient plus (il faut tout de même dire que le film est pas bon !!!). Vrai réalisateur populaire, au bons sens du terme, il était au service de ses acteurs et de ses scénaristes. Comme on le disait dans le temps, probablement un honnête homme.

en vrac 128 – spécial Pierre Mondy

Salut les loulous,

« en vrac » est en deuil et sera principalement consacré au décès de Pierre Mondy.

Pierre Cuq, né le 10 février 1925 à Neuilly-sur- Seine, dit Pierre Mondy est donc mort hier matin à 87 ans. Plus de soixante de carrières: sur les planches, au cinéma et à la télévision en tant qu’acteur ou à la mise en scène. Il est parti rejoindre ses potes Serrault, Poiret; Maillan; Lamoureux, Simone et Montand. Il a tourné avec Jean Becker (« Rendez-vous de juillet »); Abel Gance (« Austerlitz » où il interprétait Napoléon); Henri Verneuil (« Week-end à Zuydcoote » avec son pote Belmondo); « Yves Robert (« Bébert l’omnibus »; « Les Copains ») ou Molinaro (« Le téléphone rose »). Il a mis en scène au théâtre  « Oscar » avec de Funès; « La Cage aux folles » (jouée durant des années dont cinq par Poiret et Serrault); « Lily et Lily » avec Jacqueline Maillan; « Le Dîner de con » que Villeret jouera 3 ans et demi; des Feydeau…et j’en passe et des meilleurs !! J’ai eu la chance de travailler avec lui sur 2 épisodes des « Cordier, juge et flic » pour Tf1 (série qui dura 13 ans) et ai pu apprécier sa grande culture (notamment sur le jazz et le polar), sa gentillesse, son humour taquin et un sens incontestable du rythme. Combien de fois a-t-il sauvé une scène extrêmement mal écrite et pas crédible en proposant d’inverser une réplique où d’y caser un silence. Très soucieux de ses partenaires, il avait le sens de la troupe et en était le meneur s’en la ramener. Très populaire, pour entre autres, la série « La Septième Compagnie » de Robert Lamoureux, il a cotoyé régulièrement les succès voir les triomphes. Je resterai sur ce souvenir: je le ramenais en voiture chez lui, du côté du Trocadéro, le pianiste Oscar Peterson passait sur Jazz à Fip, Pierre Mondy m’en parla durant tout le trajet me conseillant tel album à écouter. Grande classe !!! Tchao Pierrot.


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Salut les kids,

Spécial « en vrac » anniversaires en ce premier dimanche aoûtien.

Norma Jeane Baker, plus connu sous le nom de Marilyn Monroe, s’est donné la mort il y a tout juste 50 ans aujourd’hui. C’était le 5 août 1962 à Los Angeles. 36 ans. La pauvre. Elle qui fut considérée (et peut être encore aujourd’hui) comme la plus belle femme du monde, qui affola tant d’hommes, si affriolante et pulpeuse, sensuelle, tendre et gentille (…bon j’arrête), la Marilyn…la subIMMMe Marilyn n’a pas été heureuse. Ballotée et malmenée par les frères Kennedy, humiliée et violentée par Sinatra et sa sinistre bande italo-américaine (elle se faisait consoler par Dean Martin qui impuissant tâchait de lui faire retrouver le sourire), une probablement belle histoire d’amUr avec Montand mais perdu d’avance car Simone « veillait au grain », bref la Monroe a sombré dans la dépression et la trIstesse. Restent des films (« Certains l’aiment chaud » et « Sept ans de réflexion » de Billy Wilder qui l’aimait beaucoup malgré ses retards démentiels et ses crises de larmes; « Niagara » d’Otto Preminger; « The Misfits » de John Houston; « Le Milliardaire » de Georges Cukor…), des chansons et des photos qui perpétuent la légende. Je pense à vous Madame.

Je passe du coca light mais Henri Grouès, plus connu sous le nom de l’Abbé Pierre, aurait eu lui 100 ans aujourd’hui. Né à Lyon le 5 août 1912, le fondateur d’Emmaüs (1947) aurait toujours de quoi, en cette année 2012, d’être indigné et révolté. Comme il le fut par son appel  un soir de 1954 sur Radio-Luxembourg. Toujours plus de sans-abris et de précaires qui ne permettent pas à des centaines de milliers de personnes de se loger, manger, laver dignement et correctement. Ce n’est plus la France d’après-guerre qu’il fallait reconstruire mais une extrême pauvreté provoqué par des licenciements abusifs décidés par des actionnaires trop gourmands, par des sites industriels délocalisés dans les pays de l’Est, dans le Magreb ou tout simplement fermés. Les marchés financiers continuent d’asphyxier  des Etats et leurs banques comme la Grèce, l’Espagne ou l’Italie. Vous auriez largement de quoi être en colère contre les gouvernements successifs depuis votre décès en janvier 2007. Les coups d’éclats spectaculaires de Droit au Logement ou des Indignés n’y changent rien, malheureusement, et ce n’est pas la loi Dalo (Droit au logement opposable), voulue et décidée par Jacques Chirac en mars 2007, qui a changé la donne car elle n’est peu aplpliqué pour causes de volontés politiques. Désespérant.

C’est dans quel film, mon P’tit Tétard ? ….on va voir si il est bon le cinéphile auvergnat.

….bonne semaine.

Montand

Hello les loulous,

Ivo Livi dit Yves Montand nous quittait, il y a 20 ans pile aujourd’hui, le 9 novembre 1991. Il venait d’avoir 70 ans, le 13 octobre. Quel carrière ! Chapeau l’artiste. Immense vedette internationale, lui. Qui a connu les plus belles scène de Broadway,San Francisco Rio, Mexico, Moscou ou Paname. Tout comme un de ses modèles Charles Trenet, Aznavour, sa « mentor/coacheuse-pygmalione/1ère vraie amoureuse » Edith Piaf (qui lui a donné confiance et certaines « clefs » du métier de chanteur). Ou comme Simone Signoret (« sImôneU ! », rencontrée à « La Colombe d’or » à Saint-Paul de Vence où Jacques Prévert avait une maison), sa femme, « sa moitié », « son épaule ».Eux deux ont tourné à Hollywood (Signoret a reçu un Oscar… comme Juliette Binoche et Marion Cotillard). Ils sont vraiment pas nombreux les frenchies à pouvoir s’en vanter. Montand a tourné avec Marilyn…LA Marilyn dans le film de Georges Cukor, « Le Milliardaire ». Ils se sont d’abord littéralement dévorés des yeux avant de succomber à….wouaahh !!!

Quel parcours pour ce fils d’émigrés d’une famille paysanne de Toscane, les Livi, contraint de fuir l’Italie de Mussolini et son régime fasciste (le papa était communiste), pour rejoindre Marseille et s’installer dans un de ses quartiers les plus pauvres. Les Livi vont connaître le racisme et seront traités « de ritals ». Le petit Ivo a une jolie voix (comme la mAmma !), se passionne rapidement pour le cinéma et spécialement les comédies musicales et tout particulièrement  celles de son idole, Fred Astaire et ses numéros de claquettes légendaires (à qui il rendra « hommage » 40 ans plus tard, devant lui, sur la scène des Oscars…très drôle d’ailleurs !). Surnommé le Charles Trenet marseillais, Ivo Livi devient Yves Montand et sera un des plus grands chanteurs de France et du monde (il pouvait « tenir » 7 mois à « guichet fermé » au Théâtre de l’Etoile). Travaillant comme un besogneux, répétant mille fois un geste ou un pas de danse, faisant de la barre tous les jours jusqu’à épuisement. Il menait la vie dure à ses musiciens (dont son pianiste-arrangeur-confident-souffre douleur Bob Castella). Il avait beaucoup d’affection pour son guitariste Henri Crolla (« mon Riton ! »), qui était un proche de Django Reinhardt, décédé en 1960. Il a travaillé aussi bien avec le pianiste Maurice Vander qu’avec l’harmoniciste Jean-jacques Milteau. Dans le magnifique documentaire » Ivo Livi, dit Yves Montand » de Patrick Rotman,diffusé sur France 2 hier soir (3 288 000 téléspectateurs), on voyait très bien que Montand était un grand traqueur et un angoissé. Il pouvait répéter chez lui, en Normandie dans sa maison d’Autheuil, jusqu’à 10 heures par jour avec ses musiciens. Obstiné, maladivement perfectioniste, il « ne lâchait rien » quitte à être colérique et de très mauvaise fois. Mais voilà il EST un VRAI artiste de music-hall: chant, danse et comédie. Prévert, Kosma, Marguerite Monod, Francis Lamarque, Loulou Gasté (« ooh mon LoUlOU !!! »), Castella, Crolla, Hubert Rostaing ont écrit et/ou/ composé et/ou arrangé des dizaines de chansons pour lui (« Les Plaines du Far-West » son premier tube; « Les Grands Boulevards »,; « A Paris »; « A bicyclette »; « Battling Joe »; « A pied »; « Le jazz et la java »; « Duke Ellington »; « C’est si bon »; « Syracuse »; « La chansonnette »; « Revenant de l’école »; « La vie en rose »; « L’âme des poètes »; « Sa jeunesse »; « Mon manège à toi »….). Il reste pour moi le meilleur interprête des « Feuilles mortes » (voir ou écouter le récital de l’Olympia 1981 où le public lui réclame chaudement la chanson !). Un regret pour ma part, Montand avait annonçé son retour sur scène, à Bercy pour l’automne 1992, hélas il a cassé sa canne et je l’ai eu dans le baba.

Voilà pour la facette « chanteur-danseur », mais n’oublions pas que Montand tourne depuis 1944. Au compteur, déjà une bonne quinzaine de films (dont « Le Salaire de la peur » d’Henri-Georges Clouzot avec Charles Vanel; « La Loi » de Jules Dassin; « Le Milliardaire » de Cukor), mais c’est à partir surtout de 1964-65, une lassitude de la chanson se faisant ressentir, que Montand se tourne prioritairement vers le cinéma. C’est avec Costa-Gavras dans « Compartiment de tueurs » que les choses cinématographiques sérieuses ont commençé pour Montand.Ils feront ensemble, avec le scénariste Jorge Semprum, excusez du peu, « Z » et « L’Aveu » d’après le roman d’Arrtur London.Le cinéaste retrouvera son acteur fétiche pour « Etat de siège » et « Clair de femme » au côté de Romy Schneider. Montand a tourné avec Resnais (« La Guerre est finie »), a fait partie of course de « Paris brûle t-il ? » de René Clément,   a fait confiance, en 1976, au jeune Alain Corneau avec qui ils tourneront 3 films (l’épatant « Police Python 357 », tourné en Sologne avec Simone Signoret et François Perrier; « La Menace » tourné au Canada et le remarquable « Le Choix des Armes » avec Depardieu, Galabru, le jeune Gérard Lanvin et la somptueuse Catherine Deneuve), Deneuve qu’il retrouvait après le cultissime « Le Sauvage » de Jean-Paul Rappeneau, avec qui il tournera, en 1981, « Tout feu, tout flamme » avec Isabelle Adjani. Personnages souvent cabots, forts en gueule, généreux, égocentriques, drôles, menteurs, parfois roublards, « toujours en mouvement » et « prenant de la place » (« Le
Diable par la queue »
de Philippe de Broca; « César et Rosalie » et « Garçon » de Claude Sautet (l’acteur a demandé  au réalisateur et au scénariste Jean-Loup Dabadie que le personnage de Jacques Villeret ne « lui pique pas la vedette »)« Le Grand Escogriffe » de Claude Pinoteau avec
Claude Brasseur; « La Folie des Grandeurs » de Gérard Oury…). Plus ombrageux avec ses failles et ses contradictions sont ses rôles dans « Vivre pour vivre » de Claude Lelouch avec
Annie Girardot et Candice Bergen, « Vincent, François, Paul et les autres » du toujours Claude Sautet, « Trois places pour le 26 » de Jacques Demy (« biopic » sur la vie de Montand sous forme de retour de la star à Marseille pour un spectacle sur sa vie) ou « IP5 » de Jean-Jacques Beineix (film très critiqué à l’époque avec une polémique dégueulasse où le réalisateur fut « soupçonné » d’avoir « provoqué » la mort de Montand décédé à l’hôpital de Senlis suite à un tournage de nuit en forêt avec baignade sur un étang). Et puis et puis et puis, il y a eu le Papet dans « Jean de Florette » et « Manon des Sources » de Claude Berri avec Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, d’après l’oeuvre de Marcel Pagnol….GRANDIOSE et MAGNIFIQUE !!! Merci Monsieur Montand pour cette carrière fabuleuse (certains ont même cru que vous alliez devenir Président de la République !) , espèrant que le temps ne vous oubliera pas auprès des nouvelles générations.

Culte !

Hello les loulous,

Profitant de la ressortie, en salle, d’un film que je considère comme culte, « Il était une fois en Amérique » de Sergio Léone (1984), tentative aujourd’hui d’évoquer, de parler, d’expliquer ce qui fait qu’un film devient culte ou non. Frère jumeau de l’article « nanar » ou cousin germain de « fiasco« , commençons d’abord par consulter le Larousse 2000: « culte: 1:.Hommage rendu à Dieu, une divinité, à un saint /2. Vénération immodérée (avoir le culte de la famille) /3. Se dit de ce qui suscite l’enthousiasme d’un public générationnel restreint (film culte) ».

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putain !…40 piges !

Bonjour toi !

Bon bah voilà.,c’est fait. Aujourd’hui, j’ai quarante ans, poil au dent. Age tendre ?…euhhh..faut pas déconner.Redouté ?…il y a quelques années,oui. Age de la maturité comme dirait Bruel ?….PaaaAAtriIIIcKKK !!! J’ai l’impression d’être Montand, Piccoloche et Reggiani dans « Vincent, François, CyriiIIlLLLooUUU…et les autres » de Claude Sautet (tant qu’à faire, soyons fou ! ). Etape dans la vie, 1er bilan (toujours poil au dent), poser les valoches, faire le point, changer (pourquoi ?!? y’a un problème ?!?), écouter, faire le bien autour de soi, donner pour recevoir (c’est pas beau ça ?!?). Moitié de vie, projet de vie et profresionnel, amuUUUUrRRRR !..bref comme le chante Nicole Croisille….tout recommencer….

Salut les zouzous.

dans la peau de Laurent Gerra

Salut les kids,

En ce jour de Noël où j’espère que vous avez été tous comblé par le Père…(qui, entre nous, est une vraie ordure), je voudrais vous parler de Laurent Gerra que j’ai vu, hier soir, à l’Olympia. Autant le dire tout de suite, je suis très fan et c’est le quatrième spectacle que je vois de lui, après le Casino de Paris en 1999, l’Olympia en 2002 et le Palais des Congrès en 2007. Année où il était accompagné pour la première fois par le big-band de Fred Manoukian qui, depuis, ne le lâche pas d’une semelle et a incontestablement « fait décoller  » Laurent Gerra en lui  donnant une dimension nouvelle lorqu’il il imite, par exemple, Henri Salvador ou qu’il finit son spectacle par les « chanteurs disparus » dont Charles Trenet, Yves Montand, Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, Serge Reggiani 
et Gilbert Bécaud. Laurent n’oublie pas, biensûr, ses potes Aznavour, Bébel, Dutronc (avec juste une paire de lunette noire),Delon, Schmoll et Jean-Claude Brialy (« …tellement merveilleux ! ») et son grand classique, Johnny Hallyday. Gerra a une admiration sans borne pour la chanson française d’autrefois et il la connait par coeur (passion qu’il partage avec son pote Bernard Lavilliers). Mais cela ne l’empêche pas d’égratigner et de chanter

des artistes récents comme Vincent Delerm, Garou, Bénabar ou Grand Corps Malade (« Grand Cornichon »). Il a la dent dure et ses têtes de turc: Patrick Bruel, Jack Lang, Céline Dion (la pauvre !) et biensûr Sarko (un vrai délice). Ses potes Chevalier & Laspalès ne sont pas oubliés et on sent une pointe de tendresse quand il imite Jacques Chirac (« qu’est-ce que  je me fais chier ! ») ou Francis Cabrel (« la CAbane au FOnd du jARdin ….).

Il déteste l’humour de Canal (il n’y est d’ailleurs jamais invité), Thierry Ardisson, Marc Olivier Fogiel, la Star Ac, les 35 heures de Martine Aubry, les grèves à la SNCF, Air France et à La Poste. Grand amoureux de la nature (il connait toutes les plantes), des grands espaces et redoutable skieur, Laurent Gerra est un hédoniste et entretient l’amitié et la fidélité. Il est doué, cultivé et s’éclate littéralement sur scène. Allez le voir  et n’oubliez pas qu’il est tous les matins sur RTL à 8H45.

Allez !…un Joyeux Noël…Thérèse !

tranches de vie

Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie du joli film de Guillaume Canet, « Les Petits Mouchoirs » (mention spéciale à François Cluzet et Benoit Magimel qui sont à pisser de rire !), retour sur un genre cinématographique assez récent et principalement franco-anglo-américain: le film   » de copains », « tranches de vie » ou encore « j’ai bientôt 40 piges ou je les ai eu et je pose les valises pour faire un sérieux point ! » (y’a un groupe sur Facebook si ça vous tente !).

En général, une bande d’amis se retrouve le temps d’un week-end (« Mes Meilleurs copains » de Jean-Marie Poiré; « Les Copains d’abord » de Lauwrence Kasdan ou« Peter’s friends » de Kenneth Branagh) pour fêter un événement ou passer tout simplement du bon temps. Et patatras, c’est un festival de vacheries, de mesquineries, d’égoismes où les rancoeurs refont surface à toute berzingue. Tout y passe: les amours, la bouffe, le cul, le fric, la politique, les femmes, les enfants, le boulot, le « j’ai raté ma vie » ou le « Je trompe Christine depuis un an ».

Les protagonistes représentent la classe moyenne comme on dit, voir un peu plus. Ils n’ont pas de problèmes d’argent (il y en a toujours un dans la bande qui est blindé aux as: Michel Piccoli, Gérard Lanvin ou François Cluzet). En gros, ils sont  bobos quoi. Et font parfois aussi dans le bio (surtout les filles !). C’est une photographie d’une génération, d’une époque (Le giscardime », « Les années-fric sous Mitterrand…).

Claude Sautet est souvent cité en exemple, voir considéré comme un maitre du genre: « Vincent, François, Paul et les autres » (ah Montand et Piccoli dans la cuisine : « J’t’emmerde toi avec ton gigot à la con !!!) ou « Mado » (l’enlisement des voitures dans la boue).

Dans le film de potes, on y rit et on y pleure. Y’a du cri et du vin. Parfois des pétards. Un drame ou un événement ExtraOrdinaire ressoude le groupe et les mousquetaires repartent vidés mais soulagés, vaquer à leurs train-trains quotidiens. Mais l’AmuUr et l’Amitié ont triomphés. Ouf.

Corneau: noir à la française.

Salut les kids,

Alain Corneau, cinéaste français, est décédé, hier matin, à l’âge de 67 ans par un cancer (Dupontel a encore frappé !). Son dernier film, « Crime d’Amour » (le 16ème + 1 téléfilm « Afghanistan, le pays interdit »-1987, avec Michel Blanc, dans la série « Médecins des hommes » produite par Jacques Perrin),  est en salle depuis 15 jours. Assistant, entre autres, de Costa-Gavras sur « L’Aveu » (où il rencontra Montand) ou de Nadine Trintignant (avec qui il partagea sa vie), Corneau se lança dans la réalisation avec « France. Société anonyme »en 1974. Sa carrière décolla réellement avec ce qui allait devenir sa marque de fabrique: les polars-films noirs. Avec Yves Montand qu’il mettra 3 fois en scène (« Police Python 357« -1976; « La Menace« -1977; « Le Choix des Armes »-1981), ou avec, probablement ce qui est son chef d’oeuvre « Série Noire » (1979) où Dewaere y est tout simplement prodigieux (les scènes avec Bernard Blier sont magnifiques. On sent clairement le choc de deux générations d’acteurs, aussi bien dans leurs styles comme dans leurs phrasés). Fou de jazz (il était batteur-amateur dans sa jeunesse), des USA (il a grandi, dans le Loiret, à côté d’une base américaine), de romans policiers (« Série noire » est adapté du roman de Jim Thompson), cinéphile passionné et eclectique (Don Siegel, Melville, Johnnie To…), Alain Corneau a su transcrire les atmosphères, les paumés ou les gangsters de la culture urbaine américaine à celle des villes françaises (Orléans, Nanterre…), avec nos acteurs à nous, « élevés aux grains et en plein air » ( , Montand, Signoret, François Perrier, Depardieu, Deneuve, Lanvin, Galabru, Anglade, Guy Marchand, Ludivine Sagnier…). Il n’a jamais abandonné le polar et a pu réalisé en 2007 son vieux rêve: le remake de « Le Deuxième Souffle » de Jean-Pierre Melville avec Daniel Auteuil dans le rôle de Lino Ventura (euuhh…quel drôle d’idée !), Dutronc et Monica Bellucci (en blonde, ridicule !).

Il a très bien raconté ses amours et ses passions de jeunesse dans le très joli film, « Le Nouveau Monde » (1995).

Mais réduire Alain Corneau comme simplement un spécialiste du polar est réducteur et injuste (je sais qu’en France on aime « coller des étiquettes » aux gens). Il s’est essayé, avec plus ou moins de bonheur, au film romanesque (« Fort Saganne« –1984…ah la belle Sophie …), au film initiatique-en quête de soi (« Nocturne indien »-1989), au film d’époque sur le joueur de viole de basse Marin Marais, initié par Sainte-Colombe (« Tous les matins du monde »-1991, un énorme succès public, avec Jean-Pierre Marielle et les Depardieu père-fils), ou à la comédie (« Le Prince du Pacifique« -2000, très mauvais, avec Thierry Lhermitte et Patrick Timsit). J’ai beaucoup aimé « Stupeur et Tremblements » (2002), avec Sylvie Testud, adapté du roman d’Amélie Nothomb.

Mais je dois avouer avoir un faible pour ses polars-films noirs (en fait, je dois, moi aussi, aimer les étiquettes). Combatif et jouant « collectif », Alain Corneau manquera au cinéma français.

La bise les loulous.

réaliser

Salut les loulous,

Ils sont comédiens (beaucoup), producteurs, scénaristes-dialoguistes. Romanciers, philosophes ou musiciens. Ils ont tous eu envie, un jour, de « passer le cap » de la mise en scène. Certains n’ont réalisé qu’un film, d’autres font carrière. Ils continuent toujours leur métier d’origine. 1er volet exclusivement gaulois.

C’est parti avec les anciens de la troupe du Splendid. En 1984, , Gérard Jugnot avec « Pinot  simple flic » s’y lance, suivi de très près par Michel Blanc, avec « Marche à l’ombre« , et  par Josiane Balasko avec  « Sac de noeuds« . Ils ont depuis réalisé de nombreux films. Plus récemment, Marie-Anne Chazel s’y est essayée sans succés (« Au secours, j’ai 30 ans ! »). La réalisation d’un sketche par Thierry Lermitte des « Secrets du Docteur Apfelglück » est anecdoctique.

Pour rester chez les comiques, Dominique Farugia (« Delphine 1 – Yvan 0 »), Albert Dupontel (« Bernie »), Alain Chabat  (« Didier ») et Valérie Lemercier (« Quadrille » d’après Sacha Guitry)  se « jettent dans l’arêne », avec plutôt du succès, en 1996-97. Jean Poiret n’a malheureusement pas vu voir son unique film  , « Le Zèbre » (adapté pour sa femme Caroline Cellier). Il est mort durant le montage (terminé par Pierre Mondy).

Plus récemment, Dany Boon avec « La Maison du Bonheur » (2006), Gad Elmaleh avec « Coco » (2009) ou Michael Youn avec « Fatal » (2010) ont décidé de s’y coller seul because on est jamais mieux servi que par soi-même.

C’est une tradition, en France, que les vedettes-comiques du music-hall (ou de la télévision maintenant) réalisent leurs films.

A commencer par Max Linder, Jacques Tati, Fernandel, Robert Dhéry, Robert Lamoureux ou Pierre Etaix. Même Louis de Funès s’y est accoquiné pour son « Avare« , avec son vieux complice, Jean Girault ou Coluche avec « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ».

Pierre Richard fut une immense vedette, dans les années 70-80, avec ses films (« Le Distrait »-1970) ou ceux du comédien Yves Robert.

Ou encore dans ceux de Gérard Oury, lui aussi comédien au départ, qui s’est par contre définitivement consacré à la réalisation de luxueuses et très poulaires comédies. Souvent écrites d’ailleurs avec sa fille, Danièle Thompson, qui s’est lançé, en 1999, elle aussi dans la réalisation avec « La Bûche ». Le fiston Christopher Thompson s’y est essayé cette année avec « Bus Palladium« .

Michel Audiard a eu un moment l’envie de réaliser ses films et en a fait une série aux noms cocasses et imprononcables dont le premier fut, en 1968, « Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » (il faut le dire vite, à l’envers et on recommence !). Son fils lui donnait, de temps à autre, un coup de main dans l’écriture puis a réalisé son premier film « Regarde les hommes tomber » (1993) avant de faire la carrière que l’on sait.

Chez les stars, Alain Delon en a réalisé (et produit) quelques uns, à partir de 1981 et son « Pour la peau d’un flic » (avé Anne Parillaud, con !).

Gérard Depardieu en a réalisé deux. Daniel Auteuil vient de terminer le remake de « La Fille du puisatier », d’après Marcel Pagnol qui sortira en Avril 2011.

Jean-Louis Trintignant s’y est essayé dans les années 70 avec deux films puis a arrêté. En revanche, Michel Piccoli a commençé sur le tard mais a l’air de s’éclater comme un petit fou  et dit retrouver du plaisir comme au bon vieux temps du rocK’N roOLL !.

N’oublions pas Nicole Garcia, bien sûr, qui depuis « Un Week sur deux »(1990) fait carrière comme cinéaste en réalisant un film tous les 3-4-5 ans.  Ni Agnès Jaoui qui tient la barre, de ses scénarios écrits avec son complice Jean-Pierre Bacri, depuis « Le Gout des autres » (2000).

Chez les producteurs, nous avons Claude Berri qui ne trouvait pas de rôles quand il était acteur, donc il s’en écrivit, les réalisa en les produisant et les distribuant. Le premier flm fut « Le vieil homme et l’enfant ». Le comédien Jacques Perrin avait envie de produire les films des autres (« Z » de Costa Gavras par exemple) puis passa à la mise en scène avec « Le Peuple Migrateur » (2002). Tout comme le producteur de cinéma, Ariel Zeitoun, qui s’y essaye de temps à autre, depuis « Souvenirs, souvenirs » (1984). « Le Batard de Dieu » (1993) du producteur Christian Fechner n’a pas beaucoup d’intérêt.

Le publicitaire, Pierre Grimblat, passa au long-métrage avec « Slogan » (1969) et fut involontairement responsable de la rencontre entre Gainsbourg et Jane Birkin.

Sacha Guitry venait du théâtre et reconnait avoir mis beaucoup de temps, à partir de 1934, à aimer et à s’approprier le langage cinématographique.

Chez les romanciers, outre Marcel Plagnol, Jean Giono a mis en scène son « Crésus » et Marguerite Duras a réalisé une série de films puis elle a bien fait, à mon goût, d’arrêter. J’ai malheureusement pas vu« Le Jour et la Nuit » de Bernard Henri Lévy mais il parait que c’est grANDIOSE !!, et je pense que ‘La possibilité d’une ile » de Michel Houellebecq vaut le détour aussi. « Podium » de Yann Moix était plutôt rigolo grâce à la performance géniale de Benoit Poelvoerde.

N’oublions pas le romancier à succès, Bernard Werber, qui adapta et réalisa  une de ses aventures fantastico-scientifique« Nos amis les Terriens », en 2007, le tout produit par Claude « chabada » Lelouch. Quoi, les extra-terrestres ?!?…mais que fait le gendarme…de Saint-Trop ?

Chez les sicos, Gainsbourg a « commis » quelques oeuvres (mineures ?!?) à partir de 1976 avec son « Je t’aime, moi non plus ». Le chanteur du groupe « Trust », Bernie Bonvoisin, aussi (3 films dont « Les Démons de Jésus » – 1997). Ce que l’on sait moins, c’est que Michel Legrand en a réalisé un: « 5 jours en juin » (1988).

Le célèbre journaliste-ex présentateur du journal d’Antenne 2 et parolier de chansons (de Birkin à Hallyday), Philippe Labro, a réalisé 7 films, en 15 ans, de 1969 à 1984: avec des stars et des vedettes comme Bébel (2 films), Montand, Nathalie Baye, Claude Brasseur ou Gérard Depardieu. Il a arrêté la mise en scène pour diriger RTL puis reprendre son activité de journaliste et de romancier.

Pour conclure (parce que j’en ai marre !), on peut citer péle-mèle, les comédiens Martin Lamotte, Charlotte de Turckheim, Francis Perrin, Luis Régo (et oui « Poule et frites », en 1987), Guillaume Canet, Marie-France Pisier, Mathieu Amalric of course !, Jean-François Stévenin (« Le Passe-montagne« -1978), Patrick Bouchitey (« Lune froide »-1991), Jane Birkin, Bernard Giraudeau, Georges Wilson (« La Vouivre » d’après Marcel Aymé-1989), Laure Marsac, Richard Bohringer, Sophie Marceau, Daniel Duval, Nils Arestrup (« Le Candidat »-2007), Patrick Chesnais, Robin Ranucci, Maiwenn, Michel Boujenah, Pascal Elbé, Roschdy Zem, Edouard Baer, Jean-Paul Salomé, Kad Mérad vient de finir son film, et le scénariste Jacques Fieschi (« La Californie« -2005).

Ouf, j’suis naze. Je vais me coucher.

P.S.: 1°) J’ai pas oublié Baffie et son » film de merde !, « Les Clefs de bagnole » (2002).

2°) Plus de nouvelles du projet de film que devait réaliser PPDA. Encore une victime de la crise ?

3°) Eddy Mitchell a longtemps eu comme projet et l’envie de réaliser un western/road-movie. Il y a renoncé pour faute d’interêt des chaines de télévisions coproductrices des films en France. Snif.

chanter

Salut les kids,

Passer de la chanson à la comédie, nombreux sont ceux qui l’ont fait. De Dutronc à Eddy, de Johnny à Elvis (c’est pas ce qu’ils ont fait de mieux d’ailleurs), de Montand à Aznavour, de Sinatra à Dean Martin ou de Vanessa Paradis à Marc Lavoine, sans oublier Nicole Croisille, Guy Marchand (clarinettiste de jazz à la base) ou Michel Sardou (qui fait aussi carrière au théâtre). L’inverse est moins courant, quoique.

Serge Reggiani a mené, passé la quarantaine, une double carrière en y faisant aussi de la scène. Ses interprétations des chansons écrites par Boris Vian ou des textes de Jean-Loup Dabadie (voir la chanson « Le temps qui reste » à la fin du film « Deux jours à tuer » de Jean Becker) sont formidables.

Gabin (son père était cafetier) venait de la danse (Revue au Folie-Bergère) et du caf-conc, comme son compère Fernandel. Bourvil et Jean Carmet du Cabaret et du Music-Hall (Bourvil a joué dans quantité d’opérettes et était un formidable chanteur. Carmet a fait, lui, partie de la troupe des « Branquignols » de Robert Dhéry). Ils étaient déjà « polyvalents » avant l’heure.

De même ,Coluche adorait faire le chanteur et avait un réel talent que ce soit sur les scènes des music-halls, aux « Césars » de 1984 ou en duo avec ses potes Renaud, Eddy, France Gall ou Michel Berger

.

Michel Simon savait aussi chanter (  « Comme de bien entendu » dans « Fric Frac » ou en duo, avec Gainsbourg, dans « L’herbe tendre »).

Serge Gainsbourg a écrit rapidement pour les actrices. Il en a même fait une de ses spécialités, une « marque de fabrique ». Certaines resteront, d’autres pas. De Bardot (« Je t’aime moi non plus » lui était destiné avant qu’il ne soit censuré par Gunter Sachs) à Mireille Darc ou Anna Karina. De sa compagne, Jane Birkin (of course), à leur fille Charlote, en passant par Deneuve (« …une sacrée occase ! ») ou Adjani. Seules Jane Birkin et plus récemment Charlotte Gainsbourg (actuellement en tournée) mènent une carrière sur scène et en studio.

Sophie Marceau et Alain Delon ont bien faits de ne pas persévérer même si le duo « Paroles…paroles… », avec Dalida, fait le délice des fins de soiréee alcoolisées.

Depardieu assure, avec la chanson « ca va« , pour le générique de fin de « Mon père ce héros » de Gérard Lauzier (1991) et mouille sa chemise, en chanteur régional, dans « Quand j’ étais chanteur«  de Xavier Giannoli (2006).

Michel Blanc l’a fait occasionnellement pour nous faire rire.

Véronique Jannot fut solaire et resplendissante  en duo avec Lolo Voulzy. Nous moins.

En revanche, Jeanne Moreau l’était quand elle chantait « Le tourbillon de la vie » dans « Jules et Jim » (1961) de François Truffaut.

Gérard Darmon, lui, se verrait bien crooner à long terme.

Agnès Jaoui en est à son second album et prend manifestement plaisir à chanter, sur scène, du boléro, de la bossa, du fado,de la  salsa, de la samba ou du flamenco.

Clémentine Célarié s’y est risqué sur un album avec ses trois fils.

Ce que l’on sait moins,c’est que Jacques Higelin fut d’abord un acteur avant d’enregistrer son premier album chez Jacques Canetti (avec, entre autres, des chansons de Boris Vian). Il deviendra, par la suite, l’ immense « bête de scène » que l’on sait. Il a aussi fait un duo avec Isabelle Adjani.

Je ne vous parlerai pas de Bruel car il n’y a rien à en dire.

Chez les Ricains, l’acteur qui chante depuis une bonne vingtaine d’années est Bruce Willis. Déjà quelques albums et il chante, parfois, dans des clubs.

Nicholson a vu « La vie en rose« , avec Diane Keaton, pour les besoins d’un film.

Robert Mitchum a découvert le calypso.

Clint Eastwood a, lui aussi, poussé la chansonnette, entre autre, pour la bande originale de son film « Minuit dans le jardin du Bien et du Mal » (1995) et Nicole Kidman est tombée dans les bras de Robbie Willians (« Somethin’ Stupid« ).

Allez, tous en choeur ! 1,2 et 3 !

La bise.

l’habit fait le moine

Hello les kakous,

Philippe Noiret disait souvent que pour « incarner » (sic !), « construire » un personnage…lui trouver un costume (avec des accessoires) était déjà la moitié du travail effectué. En effet, on se rappelle aussi de son manteau de cuir, sa moustache et sa carte de police dans les « Ripoux » (« …ta gueule ! ») de Claude Zidi (1984). Ou son costume de shérif, avec tee-shirt rouge de western (piqué à Anthony Quinn) et chapeau genre « panama », dans « Coup de torchon » de Tavernier (1981).Ou ses lunettes dans « Le vieux fusil » de Robert Enrico (1975).

Que serait Harrisson Ford sans son chapeau et son lasso dans les « Indiana Jones…  » de Steven Spielberg ?


…et gros Gégé, sans sa cape et son feutre, dans « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (1990) ?

Pour interpréter la juge Charmant Killman dans « L’Ivresse du pouvoir » de Chabrol (2006), Isabelle Huppert porte des gants, en cuir rouge sang, qui affichent sa véracité et son obstination.

Montgomery Clift, sans sa soutane, dans « La loi du silence » d’Alfred Hitchcock (1953) serait moins crédible.

Yves Montand et Jacques Villeret, en tenues de loufiat de brasserie, dans « Garçon » de Claude Sautet font tout à fait « la rue michel »  et pourraient embaucher, sans problèmes, » Chez Balzar » ou « Au Vaudeville » (2 célèbres brasseries parisiennes qui ont « inspirés » le décor du film reconstruit en studio).

Quant à Dustin Hoffman dans « Tootsie » de Sydney Pollack (1983)…sans commentaires !

Enfin, je veux la même chemise que porte De Niro dans « Cape fear » de Martin Scorsese ou sinon je fais un malheur !

…allez !…la bise !

en vrac 8

Salut les wouiwouins,

Voilà, Jean Ferrat nous a quitté (…à 79 printemps !). Il était « rangé des voitures » depuis longtemps et avait arrêté la scène en 1972.En ce jour d’élections régionales où est annonçé un record d’abstention, on peut dire que Ferrat était un chanteur « engagé » (comme Montand ). Surnommé « tonton » par certains, Ferrat, connu pour son compagnonnage avec le Parti Communiste, était revenu « vacciné » d’un voyage à Cuba et ne s’était pas privé d’ouvrir sa gueule sur les « pratiques » de ce régime ,dignes d’une dictature, ainsi que sur celles de l’URSS  « satellisant »  les pays de l’Est  (« Potemkine »; « Camarade »…).

Ferrat était un grand mélodiste et a écrit des véritables tubes (« La montagne »; « C’est beau la vie »…). On a tous écouté, au moins une fois, une de ses chansons chez nos parents, un oncle ou chez notre papy. Il avait composé la musique de la chanson « Mon vieux » de Daniel Guichard (chanson préféré de Gabin).

Voici un site sympa sur Parissss !!!

index-fr.html

…même si la campagne des Régionales 2010 était loin d’être passionnante, moi je dis qu’à 53,6 % d’abstentions, on ferait mieux de passer au vote obligatoire (comme en Belgique) avec la reconnaissance des votes blancs.

…allez !…à plus tard !

fringal

Salut les baltringues,

Comme je vous l’ai déjà dit. Etasoeur est en crise donc il se fait plus rare.

Il n’empêche que j’aimerais vous parler, aujourd’hui, des films ou de scènes de « bouffe » au cinéma. Rien ne vaut un repas ou un dîner pour relancer une histoire, y déclencher le second ou troisième acte du scénario, dévoiler des « secrets de famille » ou provoquer un incident. La liste est longue de films.

A commencer par Maître Chabrol qui est devenu, depuis longtemps, notre toque à 4 étoiles: les oeufs « pour commencer sa journée » que

déguste Jean Poiret dans « Poulet au vinaigre » (recette que lui préparera Bernadette Laffont dans « Inspecteur Lavardin »), les cotelettes d’agneau (accompagnées de pommes sautées) de Michel Serrault dans « Rien ne va plus« , les homards dans « Au coeur du mensonge » ou la pintade au choux, dans « Bellamy », que dévore Gros Gégé.

Il y a, dans « Vincent, François, Paul et les autres » de Claude Sautet, une scène mémorable d’un déjeuner du dimanche: Michel Piccoli explose et balance « le gigot à la con ! » sur la table. Yves Montand, géné, reprend la découpe.

Et avez-vous vu « La grande bouffe » de Marco Ferreri ?…terrible que ce groupe d’amis décidé à mourir « à petit feu » en mangeant (et en baisant aussi !). Enoooorme scandale au Festival de Cannes de 1973 !

Plus réjouissant et charnel est de voir préparer et évoluer, dans sa cuisine, Stéphane Audran, dans « Le festin de Babette« de Gabriel Axel.

Jubilatoire aussi est la préparation des cannellonis, par un mafioso, dans les « Affranchis » de Scorsese.

Ou encore Philippe Noiret, relatant dans ses souvenirs (« Mémoires cavalières ») la scène du déjeuner ou dîner (?), dans « L’étau/Topaz » de Alfred Hitchcock où à la fin de la première prise, un silence se fait pressant et le Maître demande à l’acteur: « Mister Noiret ! How was the paté ! ». Signalons que les mets avaient été choisis par Sir Alfred.

…et Ragenot, le Maître Boulanger-Patissier, dans « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau…hummmm!!! Je m’en pourlèche les babines, rien qu’à y penser .   J’me ferais bien…un paris-brest, moi.

…allez!…la bise !