Citizen Welles

47ee0e18e463530 ans que Môssieur Orson Welles nous a quitté. C’était le 10 octobre 1985, mort survenue à Hollywood. Artiste aux multiples facettes, il fut tour à tour, prenez un stylo s’il vous plaît :  réalisateur, acteur, producteur, scénariste, metteur en scène et directeur de théâtre, dessinateur, écrivain et prestidigitateur. Carrière commencée au War-of-the-world-recordthéâtre donc avec du Shakespeare essentiellement, puis à la radio où il se fit connaître du grand public avec son feuilleton « La Guerre des Mondes » d’après le livre de Wells (H.G.), émission si bien faîte qu’elle terrifia des millions de ricains persuadés que les martiens allaient envahir les States pour manger tous leurs hamburgers. Preuve que le mélange subtil des voix, des sons et des bruits fut génial et crédible. Welles est un batteleur, meneur de troupe, emportant son monde dans un MV5BMTQ2Mjc1MDQwMl5BMl5BanBnXkFtZTcwNzUyOTUyMg@@._V1_SY317_CR0,0,214,317_AL_tourbillon de rires, d’éclats, de séductions, de culture, d’idées et de convictions. Il a 25 ans quand il se lançe dans le tournage de « Citizen Kane » (1941), considéré encore aujourd’hui comme le plus grand film de tous les temps, classé en numéro un dans les différents classements de la critique cinématographique mondiale. Le meilleur je sais pas mais c’est un immense film -fleuve, oeuvre titanesque qui a probablement fait « avancer » le cinéma avec l’utilisation de la profondeur de 2df9de596544efa6505299fb789b8102champs, de faux plafonds, de courte focale, d’images d’actualités « recréées », la démesure du personnage (inspiré du nabab américain, Hearst, taulier d’un grand empire présent dans la presse, la radio…) et le gigantisme des décors. Après l’avoir vu au moins une trentaine de fois entre 1987 et 1990 (film étudié au bac A3 option audiovisuelle de giphyl’époque avec « La Règle du jeu » et « M Le Maudit »), j’en avais la nausée et ne pouvait plus voir « en peinture » le personnage interprêté par Orson et son « rosebud…. » murmuré au début et à la fin du film.

…en cours d’écriture.

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Les sans Oscars

Coucou toi,

Suite à l’Oscar remporté par notre cocoricoco national Jean Dujardin (et félicitations aussi aux frenchies Michel Hazanavicius,Thomas Langmann et au compositeur de musique  Ludovic Bource), premier mâle acteur français à emporter la statuette pour le film « The Artist » (on commence à le savoir !) et rejoignant Simone Signoret, Juliette Binoche et Marion Cotillard, retour sur les nombreux oubliés des Oscars. Rappel que 5.765 membres étaient appelé à voter cette année (c’est peu !) et qu’Harvey Weinstein, distributeur et co-producteur américain de « The Artist », a mis 20 millions $ sur la table pour la promotion du film, demandant aux acteurs d’être à la disposition  totale de la production à partir de septembre 2011. Pour rester chez les comiques, Peter O’Toole, Richard Burton, Albert Finney, Jeff Bridges, Georges Clooney et Glenn Close (tous deux battus cette année) , Kevin Costner, Ed Harris, Julianne Moore, Brad Pitt, Natalie Wood, Johnny Deep, Michelle Pfeiffer, di Caprio, Robert Redford, et Tom Cruise sont marrons, certains ayant eu jusqu’à 8 nominations (O’Toole par exemple). Kirk Douglas a eu un Oscar d’Honneur en 1996 mais n’a jamais transformé une de ses 3 nominations. Henry Fonda lui l’a quand même reçu en 1982 pour un film assez médiocre, « La Maison du lac » au côté de sa fille, Jane  (2 fois oscarisée).

Chez les réalisateurs la liste est interminable , d’autant plus si l’on compte les réalisateurs étrangers: comme Antonioni, Bergman, Luis Bunuel, Renoir, Joseph Losey, Lubitsch, Fellini, Satajit Ray, Visconti, Godard, Mizoguchi, Kurosawa, Max Ophüls, Fritz Lang, Erich von Stroheim, Terry Gilliam ou Mike Leigh. S’ajoutent donc aussi leurs confrères américains ou anglos-saxons comme Robert Altman, Sir Alfred Hitchcock (hallucinant !), Kubrick (c’est fou !), Charlie Chaplin (on croit rêver !), Sidney Lumet, John Cassavetes (lui c’est un peu « normal » car il était la bête noire d’Hollywood !), De Palma, Stanley Donen, Howard Hawks (et ouais !), Georges Lucas, David Lynch, Sam Peckinpah, Michael Powell, Douglas Sirk, King Vidor, William Wellman, Terence Malick ou Orson Welles. Quand on voit les chefs d’oeuvres ou classiques alignés par certains, cela fait juste rigoler et donne du grain à moudre à tous ceux qui détestent ce genre de compétitions (Chabrol n’a pas voulu de César d’Honneur et Belmondo a refusé le sien pour son interprétation dans « Itinéraire d’un enfant gâté » de Claude lelouch  ). Surtout que les cérémonies des César et des Oscar sont chiantes à mourir malgré le talent de Billy Christal. Et pour finir, question: est-ce qu’Elvis a eu un oscar pour tous les navetons qu’il a tourné ?

Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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en vrac 54

Salut les kids,

« en vrac » continue imperturbablement son bonhomme de chemin malgré la crise, les guerres et le tumulte de la vie (c’est bon, non ?):

Plus de 111 morts et 2000 blessés, ce matin, en Egypte. Hosni Moubarak s’accroche au pouvoir (le contraire nous aurait étonné !). Il a nommé 1 vice-président et un 1er ministre, tous les deux militaires. Les USA maintiennent la pression (n’oublions pas qu’ils donnent beaucoup d’argent par an). Israël se dit confiante…mouais c’est pas gagné. Vigilance, méfiance mais soutenons le peuple égyptien…tonnerre de Brest !

 

 

 

 

 

« …on a tous quelque chose en nous de Tennessee…. »…WooOOh, Johnny au théâtre pour la première fois, à partir du 6 septembre !…puis immense tuUrnée, en France et outre-quièvrain, à partir de mai 2012, dans les stades et les Zénith. Mon cher Johnny, va falloir que vous ayez la santé ! Mollo sur la bibine, légumes de saisons, poissons vapeur…

Ai revu « La Dame de Shanghaï » d’Orson Welles (1947) à un de mes cinoches préférés, Le Champo. Toujours aussi magistral et Rita Haywoth est tout simplement sublime, enivrante et appétissante. Mummmmh…

…bonne nuit, les petits.

chacha

Salut les baltringues,

Voilà, je vous présente Claude Chabrol dit « chacha » ou Maître CabrOOlo ! Plutôt « chacha », ou « chache » éventuellement ,mais pas chabichou because c’est une AOC déposée et on mélange pas du rouge avec du blanc. Je déconne.

Donc aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Claude. 80 printemps. Né le 24 juin 1930.

Et oui déjà. Ca passe. Il tourne depuis le 2 décembre 1957, 1er jour de tournage du « Beau Serge », à Sardent dans la Creuse, avec Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Bernadette Laffont. Bingo, le public et la critique aiment (il obtient le prix Jean Vigo) et c’est parti ! Depuis, il y a eu 55 longs-métrages et une vingtaine de films pour la télévision. Chacha est un « tourneur » et un « bouffeur de peloche » (un peu comme Hitchcock). Au menu, par exemple:

« Les bonnes femmes », « Landru », Les « Tigres » avec Roger Hanin; « Marie-Chantal contre le Docteur K;  » La femme infidèle »; « Le boucher »; « Que la bête meurt »; « La rupture »; « Violette Nozières »; « Les Fantômes du Chapelier »; « Inspecteur Lavardin »; « Masques »; « Une Affaire de Femmes »; « Madame Bovary »; « Betty »; « l’Enfer »; « La Cérémonie »; « Rien ne va plus »; La Demoiselle d’Honneur »; « L’Ivresse du Pouvoir »; « La Fille coupée en deux »; « Bellamy », les Maupassant…j’en oublie volontairement. Certains sont des chefs d’oeuvres, d’autres des très bons films, quelques ratés, des commandes, deux ou trois vrais nanars (dont un volontaire, je crois: « Folies Bourgeoises »). On a nos préférés, ceux que l’on aiment moins ou pas du tout.

Claude a confié de grands rôles aussi bien à

Stéphane Audran, Jean Yanne, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel ou Philippe Noiret qu’à Michel Serrault, Sandrinne Bonnaire, Marie Trintignant, François Cluzet et, of course, à Isabelle Huppert (7 films ensemble, 1 Prix d’Interprétation à Cannes, en 1978, pour « Violette Nozières » et 1 César, en 1996, pour « La Cérémonie« ).                                                                                                                                                                                                                                                     Pour connaître un peu l’homme et avoir la chance de travailler avec lui de temps en temps, je vous confirme que c’est du bonheur et de la méga rigolade sur le tournage. Claude n’envisage pas la vie (et encore moins sur les plateaux de cinéma), avec du cri, du stress et des tensions inutiles (comme pouvait l’être Maurice Pialat qui a d’ailleurs joué le rôle du commissaire dans « Que la bête meurt »).  Chacha est un rigolard et facétieux. Un rien l’amuse et il ne s’en prive pas.

Vous rajoutez à cela une étonnante facilité et une grande maitrise de sa technique ( de sa musique ?), des tournages dans nos jolies villes et campagnes de Françe, une cantine à tomber par terre et vous obtiendrez un poulet au vinaigre (ahahaha!!) !

Voilà Chacha, soyez heureux. Continuez à vous marrer et à nous faire des films durant les 80 prochaines années (regardez Manuel D’Oliviera)…et mollo sur le muscadet ! (j’plaisante !).

A bientôt les loulous.