Bilan 2012

283362_10151337105008792_764230074_nSalut les kids,

New_Year_wallpapers_2012_New_Year_in_the_patterns_032672_Une année de plus, une année en plus. Belle année ? Tout cela est subjectif et varie selon notre curseur d’optimisme. francois-hollande-6-mai-2012-rassemblement-le-changementCertains ont applaudi, le 6 mai, l’élection de François Hollande avec pleins d’espoirs (mouais ?) dans la mise en pratique d’une sociale-démocratie française (culture du compromis et de la négociation avec les partenaires sociaux…), d’autres ont pleuré la défaite de Sarko craignant que la France plonge dans un 218298_une-femme-fete-la-demission-de-silvio-berlusconi-le-12-novembre-2011-a-romeavenir sombre et apocalyptique. Les italiens furent d’abord soulagé par la démission de Bounga BoungaBerlusconi et ont salué ensuite le monti-fiat_2433874bpragmatisme et la rigueur du professore Monti bien qu’ils commencent à trouver la potion  amère et bien salée. La chancelière Merkel continue à trouver irresponsable la béatitude de notre président et nous donne régulièrement des leçons (avec son compère Wolfgang Schäuble, le ministre fédéral des Finances). Le chômage en France a dépassé les 3.100.000 personnes et frise les 7.000.000 si l’on rajoute les chômeurs de longue durée, les « plus du tout inscrits ou les précaires à tout petits revenus ». Hollande est venu hier, voir les salariés de Pétrolus pour leur dire…???…« qu’il ne les oublie pas. Que l’Etat a tout fait depuis 7 mois pour trouver un repreneur….et que maintenant, il faut conclure ! ». Bref, il a que dalle à proposer, si ce n’est son empathie , sa gêne et son impuissance. Les salariés des hauts-fournaux de Florange sont furax contre Jean-Marc Ayrault et sa décision de ne pas nationaliser temporairement le site métallurgique lorrain, contre l’avis de son ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg qui a voulu démissionner avant de se raviser parce que « ne plus être plus ministre…c’est moins rigolo, et qu’est-ce que je vais faire après ?!? « . Ils réclament la reprise en main du dossier par Flamby…qui a promis d’aller les voir…en février. Plus on avance et plus on constate le désarroi et l’impuissance du politique face au monde de la finance, des décisions stratégiques des grands groupes mondiaux décidant de fermer ou de déplacer tel(s) site(s) industriel(s) en France ou en Espagne, aux profits de la Roumanie ou du Maroc. Plus ça va et il n’y aura plus d’ouvriers en France. Pas franchement réjouissant malgré les bons résultats de l’Allemagne (le fameux coût du travail !) et de la reprise timide des Etats Unis.

barack-obama-2012Etats Unis qui sont encore et toujours endeuillé par la tuerie de Newton (26 morts dont 20 enfants) il y a trois semaines. Obama, réélu début novembre, va-t-il avoir le courage de s’attaque r au puissant lobby de la NRA (National Rifle Association) ? J’en doute.

top_home_imageDoutes aussi (sérieux) sur la polémique déclenchée par une tribune dans « Le Monde » du producteur-distributeur Vincent Maraval, sur les gros cachets des acteurs dans le cinéma français, qui polluent « le métier » et font exploser les budgets. C’est assez courageux mais il donne des chiffres pas toujours justes, « fait aussi la gueule » car sa société Wild Bunch a mis des thunes dans « Astérix IV » qui n’a pas du tout connu le succès escompté (à peine 3,7 millions d’entrées en gaule) et ne parle absolument pas du rôle et de la responsabilités des stars-80-photo-503b35359e711-1024x683producteurs dans la médiocrité des scénarios. En effet, il faut peut-être s’interroger sur le pourquoi-du comment le public a en partie boudé « La Vérité si je mens n°3 »; Affiche-un-plan-parfait« Cloclo »« Stars 80 » ou « Un Plan Parfait »(budgétisé à plus de 26 M€ dont 6 pour les rôles principaux…du délire et de l’indécence !). Dans les nombreux articles lus dans la presse ces jours-çi, seule la productrice Christine Gozlan parle de la médiocrité des films qui ont peut-être « refroidis » les spectateurs. Elle rappelle aussi que Deneuve, Depardieu, Dujardin, Valérie Lemercier, Kad Merad and & co modulent depuis toujours leurs cachets en fonction des budgets (Bertrand Blier n’aurait jamais pu refaire un film sans Duduj) et que cela lui parait normal « qu’ils se gavent » dans un gros budget. Certes les chiffres sont bons: 204 millions d’entrées en 2012 dont 40% pour le cinéma français (légère baisse), 130 millions d’entrées dans le monde (le double cette année du aux succès d’ « Intouchables »; de « Taken 2″ et de « The Artist »). Plus grave est le taux de délocalisations de films français tournés à l’étranger: 29%. Un crédit d’impôts vient d’être voté avant Noël. Rappel que le cinéma n’est pas subventionné (exceptées les donations des régions et des départements) mais vit de taxes prélevés sur chaque billet vendus (gerées par le CNC), et par les chaines de télévisions qui doivent investir une partie de leurs chiffres d’affaires. Ce sont aussi ces mêmes chaines qui exigent  les vedettes citées plus haut, censées garantir une forte audience lors des diffusions. C’est un serpent qui se mord la queue.

FillonCopé--469x239Queue qu’a bien failli mordre Copé, je veux parler de celle de son concurrent, François Fillon (ou vice-c-versa). En tout cas, ils FRANCE-POLITICS-PARTIES-UMPnous les ont « bien brisé menu » avec leur compét à 3 balles pour la présidence de l’UMP se montrant tous les deux vénaux, carnassiers et « prêts à tout », y laissant beaucoup de plumes auprès de leurs militants et dans l’opinion. C’est pas comme ça qu’ils accèderont à l’Elysée !

En-leopard-et-lunettes-en-plastique-epais-la-journaliste-de-45-ans-est-tres-tendance_portrait_w858Lolo Ferrari n’aura tenue finalement que 4 ans aux manettes du 20 Audrey-Pulvar-sans-Arnaud-Montebourg-va-enfin-se-ballader-dans-les-bois-heures de TF1. Audrey Pulvar aura payé « cher pour sa carrière » le fait d’avoir été la compagne de Montebourg.

1795383_3_2ba3_le-qatar-detient-le-record-d-emissions-de-co2_288644df8ee9aa7d38b99aff7649e0a1Le Qatar a accueilli, fin novembre, la 18e conférence inter-gouvernementale esur l’environnement. Outre son échec cuisant sur une baisse significative d’émissions de CO2, il a été révélé que le pays hôte en est des plus gros. Ca la fout mal !

483027Et puis y’a Depardieu. Qui s’enfonce dans le ridicule et le pathéthique. Le feuilleton a commençé il y a environ un mois quand il a décidé d’aller habiter à Néchin en Belgique pour sa fiscalité douce et chatoyante. Puis la polémique a enflé, Jean-Marc Ayrault traitant sa démarche de minable qui n’a pas du tout plus à gros Gégé. Son pote 482978Poutine l’a fait citoyen russe par décret. L’acteur deviendrait ministre de la Culture de la province de Mordovie. Pour le remercier, 248726_406570466093348_596242369_nil lui a déclaré sa flamme par lettre et disant de Poutine qu’il était un grand démocrate (ahahaha !!!!!!….j’ai mal au ventre !!!!!!) On est à Dreamland !!! Attristant et désolant. Aux dernières nouvelles, Bardot veut aussi devenir citoyenne russe pour protester contre la prochaine euthanasie de 2 éléphants à Lyon….choupinette…dis-moi Brigitte, tu veux pas emmener Tapie et Nadine Morano avec toi ???

En tout cas, mon top ten pour 2012:

quelques-heures-de-printemps-19-09-2012-19-09-2012-3-g1°) « Quelques heures de printemps » de Stéphane Brizé.

2°) « La Petite Venise » d’Andrea Segre

3°) « Les Enfants Loups, Ame et Yuku » de Mamoru Hosoda

4°) « La Part de l’ange » de Ken Loach

5°) « Ernest et Célestine » de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier

6°) « Populaire » de Régis Roinsard

7°) « Skyfall » de Sam Mendes

8°) « Argo » de Ben Affleck

9°) « The Descendants » d’Alexander Payne

10°) « Thérèse Desqueyroux » de Claude Miller

…bonne année.

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en vrac 45

Hello les loulous,

« Je hais les dimanches ! » (chanson magnifique d’Aznavour); « J’me f’rai bien, dimanche, un rosbeef-purée ou une potée moi ! « ; « Faut que j’courre dimanche ! J’ai eu une semaine de dingue ! ». Moi, personnellement, le dimanche c’est tout vu, c’est « en vrac ».

Le feuilleton tragi-comique au Parti Socialiste continue. Pas une semaine sans des rebondissements, déclarations ou revirements en tous genres. La semaine écoulée ne nous a pas déçue. Arnaud Montebourg déclare sa candidature aux Primaires (une de plus !) et le groupe Canal+ décide, au nom de l’éthique ( et la séparation du privé et du professionnel ?!?) de suspendre la journaliste Audrey Pulvar, de l’antenne d’ I.Télé, car elle est la compagne déclarée et assumée du trublion de la Saône et Loire. La journaliste conserve « la matinale 6h-7h » sur France Inter.

Pour continuer, mercredi dernier, Tantine Aubry a déclaré, au 20 heures de  France 2, qu’il existait un pact en Ségolène, DSK et elle-même. Royal l’a très mal pris et s’est illico déclarée « …gardienne du bon déroulement des Primaires ». En attendant comme le déplore Julien Dray, « …le Parti Socialiste ferait bien d’avoir un programme et ne pas être, comme dans la fable de La Fontaine, le lièvre rattrapé par la tortue  ! ». Pas tord et à mon avis, Sarko doit s’en pourlècher les babines.

A voir le documentaire « Cheminots » de Luc Joulé et Sébastien Jousse sur le travail au quotidien de cheminots, aiguilleurs, techniciens de maintenance, contrôleurs ou agents d’accueil du côté de Marseille-Toulon-La Ciotat. Témoignages de solidarité, de travail en équipe au sein d’une entreprise de service
public et de soucis de sécurité pour l’usager. Avec une culture de l’affrontement, de résistance et de contestation à l’aube du démantèlement des services de la SNCF, au nom de la rentabilité, et d’une inexorable privatisation en marche. Formidables témoignages du résistant Raymond Aubrac et du cinéaste Ken Loach. A la fin de la projection, on se dit combien comme il faut du monde pour faire rouler, aiguiller, entretenir, coordonner les trains ou accueillir et diriger le public et que cela a forcement un coût.

Snif. Leslie Nielsen nous a quitté ce week-end. Le héros de la série de films « Y’a-t’il un pilote… » et  « Y’a-t’il un flic… », plus celle géniale de « Police Squad » a fait parti pour beaucoup, de notre enfance et adolescence,  et nous a bien fait marrer. Salut vieux !

…tchao.

auto-critique

Hello les p’tits luUps !,

Tentative, aujoud’hui, de comprendre et d’expliquer la frilosité du cinéma français à l’égard de son Histoire, des ses Histoires (ne parlons pas des italiens, qui semblent complètement endormis voir amnésiques, exceptés le dramaturge Dario Fo, le réalisateur Nanni Moretti ou le quotidien « la Repubblica« ). Peu de cinéastes, de producteurs ou de financiers, de scénaristes (c’est pas trop leurs fautes) osent s’attaquer et critiquer les événements sombres, tragiques, peu reluisants de notre pays; que ce soient des guerres,des scandales financiers ou sanitaires

(y’a-t’il eu un film français sur le scandale du sang contaminé ?), des affaires d’états, la manipulation de l’opinion par les médias, une institution ou une administration défaillante.Tout le contraire des américains qui ont une faculté à s’auto-critiquer et à comprendre les erreurs ou les fautes, commises par des politiciens (le Watergate dans « Les Hommes du Président » d’Alan J. Pakula), militaires (les nombreux films sur la guerre du Vietnam ), terroristes (« Vol 93 » de Paul Greengrass) ou des firmes (« Révélations » par Michael Mann).

Les anglais ne sont pas en reste avec « Bloody sunday » du toujours Paul Greengrass (2002) où l’armée britannique, en 1972 à Derry en Irlande du Nord, tire sur une marche pacifique entre catholiques et protestants qui fait 13 morts, la tardive implication de la Reine Elisabeth(encouragée par le Premier Ministre Tony Blair), dans le deuil du pays tout entier pour la princesse Diane (« The Queen » de Stephen Frears – 2006) ou les charges virulentes de Ken Loach sur le délitement social de l’Etat britannique dans les services publics (« The Navigators » – 2001).

En France, regardez le peu de films sur l’Indochine ou L’Algérie: Pierre Schoendoerffer pour la première (« La 317ème section »; « Diên Biên Phu« ), Yves Boisset (« R.A.S. ») ou Tavernier (« La Guerre sans nom ») qui est un documentaire) pour la seconde. Plus recemment « L’Ennemi Intime » de Florent Emilio Siri (2006)

On peut citer péle-mêle, dans le désordre, toujours Boisset pour « Le Juge Fayard dit le shériff » ou « Le Prix du danger« , Tavernier encore pour son « L627 » ou « Ca commence aujourd’hui », « Le Promeneur du Champs de Mars » de Robert Guédigian sur les derniers mois de François Mitterrand ,« le Bon Plaisir » de Francis Girod (1984), d’après le livre de Françoise Giroud, sur un enfant illégitime entre un homme politique devenu Président (c’est qui ?!?) et une journaliste.

Canal + tente, depuis quelques années, une politique audacieuse de fictions sur des sujets sulfureux avec plus ou moins de réussites: du SAC au Rwanda en passant par l’affaire Greenpeace. Laurent Herbiet a mis en scène, pour la chaine, un formidable « Adieu De Gaule, adieu » (les quelques heures de vacance du Général à l’aube de mai 68) avec un étonnant Pierre Vernier dans le rôle-titre.

Joël Santoni a bien  raillé Giscard et ses » invitations surprises » dans la France profonde (« Les oeufs brouillés » – 1975). Claude Chabrol s’est moqué, avec délice, des protagonistes de l’affaire Elf (« L’Ivresse du Pouvoir » – 2006). Mocky dénonce avec rage et férocité, depuis 40 ans dans ses films, la corruption des politiques.

Mais on attend, au cinoche, un film sur l’affaire Markovic, les bijoux de Bokassa, le sang contaminé encore une fois, l’affaire Péchiney (il y a eu un téléfilm, en 2009, de Laurent Heynemann, « Un homme d’honneur » sur Pierre Bérégovoy interprété par Daniel Russo), le suicide de François de Grossouvre dans son bureau de l’Elysée, les emplois fictifs de la Mairie de Paris, Les orphelins de l’Yonne, le procès Outreau, Clearstream ou maintenant les Bettencourt.

De même que la Résistance n’a pas tant été traité que ça par nos cinéastes: « L’Armée des Ombres » de Jean-Pierre Melville, « Lacombe Lucien » de Louis Malle, « Papy fait de la Résistance », « Lucie Aubrac » de Claude Berri (1997); « Laissez-passer » de Bertrand Tavernier (2002)….et quelques autres.

Il y a des français et on y cause français dans « Paris brûle t’il ? » de René Clément mais le film est américain (Yves boisset était co-premier assistant réalisateur, d’ailleurs).

Idem pour les camps de concentrations: le terrible documentaire d’Alain Resnais, « Nuit et Brouillard » sur la conception et la construction d’un camp et de ses fours, « Amen » de Costa-Gavras (2000)…

J’en oublie, bien sûr, mais c’est peu en 70 ans. Affaire de courage, de réflexion, d’intérêt, de curiosité, de caractère, de culture…peut-être de pardon aussi.

La bise.

indépendant

Hello,

Snif. Une mauvaise nouvelle est tombée ce matin. Roger Diamantis est mort. C’était l’exploitant, le « taulier », le patron des salles du cinéma « Le Saint-André des Arts », sis dans la même rue, en plein coeur du Quartier Latin, à Paris. Il était de la famille des « indépendants ». Il refusa, par exemple, jusqu’au bout d’accepter les cartes illimitées. Un résistant, un Astérix en quelque sorte, mais originaire de la Grèce. C’est un cinéma que je fréquente, plus ou moins selon les années, depuis ma pré- adolescence.

Roger Diamantis a tout d’abord gagné de l’argent dans la restauration. A 37 ans, en 1971, il décide d’investir dans un cinéma doté de 3 salles. Avec une règle: laisser du temps au film. 1 an d’affiche pour « La salamandre » d’Alain Tanner (300.000 spectateurs alors qu’aucun exploitant n’en voulait !), 6 ans pour « L’Empire des sens » de Nagisa Oshima.

Cumulant aussi les activités de distributeur et de producteur (un tout petit peu), ce fan de Truffaut a aidé, fait connaître, accompagné, entre autres, les premiers films ou les oeuvres  de Ken Loach, de Raymond Depardon, de Wenders, de Kusturica, de Nicolas Philibert, des frères Dardenne, d’Alain Cavalier, d’Agnès Varda ou de Marguerite Duras ( là…fallait être courageux).

On pouvait régulièrement voir aussi, l’intégrale de Bergman, de Cassavetes ou « Zéro de conduite » de Jean Vigo.

Diamantis avait le goût de l’art et de l’essai. Il avait la foi.

Le « Saint-André des Arts » continue à fonctionner, sans lui, et ce depuis quelques mois déjà, avec son fils, Eric Diamantis, et les soutiens du CNC et de la Mairie de Paris et celle du 6ème arrondissement (un Franprix souhaitait s’y installer)….juqu’à quand ?

Salut Roger !

cannes

Salut les baltringues,

« J’aime Paris au mois de mai » chante Aznavour dans une de ses célèbres chansons. Ouais, bah, pas en ce moment…Paname tristouille, grisâtre. Mieux vaut être à Cannes, même si le temps n’est pas, non plus, au beau fixe. Comme je l’ai répondu à 2 personnes, ces derniers jours, « non, les filles, je ne vais pas à Cannes ! ». D’ailleurs j’y suis jamais allé. Na. Mais je regarde, si je peux, les cérémonies (hier soir, celle de l’Ouverture était terne sauf la Mélody Gardot !), les photoscall, les montées des marches…patin, couffin.

Voilà l’affiche du 63ème Festival International de Cannes.Le plus grand et prestigieux festival de cinoche in the world. Avec la Binoche. Pas terrible. On dirait une affiche pour une expo d’art moderne dans une galerie quelconque. C’est aussi le premier marché du film où l’on fait du business.Les prochains blockbusters ricains (Godard, qui revient cette année, avait signé son « Roi Lear », sur une nappe en papier d’un restaurant, avec des producteurs.). C’est aussi, biensûr, du glamour, de la star (Russel Crowe, hier soir, faisait la gueule comme d’hab !), de la starlette, des hasbeens, du people, des teufs dans des villas, des meufs sur des yachts, des dîners, plus de 5000 journalistes accrédités…et puis des polémiques habituelles. Par exemples, cette année:

 » Carlos » d’Olivier Assayas, fiction produite par Canal+,  » n’a rien à faire ici ! ».

L’Italie est folle furieuse par la sélection d’un documentaire de Sabina Guzzanti  critiquant les liens entre le Président du Conseil et les entrepreneurs choisis pour reconstruire Aquila (« L’Italie ?!?…toute l’Italie ??..ah non, c’est juste Berlusconi et son ministre de la culture…Ah bon, ca va alors ! »)

« Non mais c’est quoi cette sélection de viocs !…ringarde ! ..académique (c’est un mot qui revient chaque année).

Voilà. Restent les films que les années filtrent, gardent, oublient. Qui se souvient que Billie August a eu deux fois la Palme d’Or avec « Pelle le conquérant » (1988) et « Les Meilleures Intentions » (1992). Tout comme Emir Kusturica avec « Papa est en voyage d’affaires » (1985) et « Underground » (1995) .Itou pour les frères Dardenne. Ok, j’exagère.

Coppola, aussi, l’a eu deux fois: en 1974 avec « Conversation secrète » (avec une apparition du tout jeune Harisson Ford !) et en 1977 avec « Apocalypse Now » (ex aequo avec « Le Tambour » de Volker Schlöndorff)…oui mais là, on s’en souvient…et y’en a plein d’autres:« Rome, ville ouverte » de Rossellini; « La Dolce vita »de Fellini; « Le Guépard » de Visconti; « Les Parapluies de Cherbourg » de Demy; « Un Homme et une Femme » de Lelouch; « Mash » de Altman; « L’épouvantail » de Jerry Schatzberg; « Taxi driver » de Scorsese; « Kagemusha » de Kurosawa; « Sous le soleil de Satan » de Pialat »; « Sailor et Lula » de Lynch; « Pulp fiction » de Tarantino; « Le Pianiste » de Polanski; « Le vent se lève » de Loach… !

Voilou…bon festival !

en vrac 16

Salut les piouîous,

Nouveau numéro d’ « en vrac » avec, pour débuter, cette information:

Dustin Hoffman devrait réaliser, à 73 ans, son premier film,  avec Albert Finney, Tom Courtenay et Maggie Smith dans une histoire de ténors retirés dans une maison de retraite pour anciens chanteurs lyriques, et qui décident de reprendre du service à l’occasion d’un concert en hommage à Verdi. Comme quoi, il est jamais trop tard pour commencer !

Ken Loach met en ligne gratuitement, sur You Tube, une partie de ses films. Va-t-il être suivi par certains de ses pairs ?

En tout cas, j’espère qu’il a pu voter, jeudi, dans son pays car honorer son devoir civique, en Angleterre, relève d’un marathon. Des milliers de citoyens britanniques, alors qu’ils faisaient la queue, se sont vus refuser de voter car « sorry Madame…mais il est 22 heures et je dois fermer le bureau…that’s the law… ». Certains bureaux de votes étaient tout simplement aménagés dans des caravanes. Comme quoi, pas besoin d’être à Kaboul pour se dire que la Démocratie est affaire de vigilances de tous les jours et de chaque instant.

Comme vous l’avez compris…je déteste ce canard de… merde !!!! (et en plus, elle est pas belle ma mise en page ?!?…ah si mon boss-rédac-chef-maquettiste pouvait y mettre de l’ordre. Mais c’est un voeu pieu. A cette heure-çi, il doit être déjà au bistro).

Bon dimanche, les p’tits lUps !

Bonjour ! Bonsoir ! BIENVENUE !

Mesdames, messieurs,

le changement s’impose !

étasoeur méritait mieux !

Et bien, voilà, c’est chose faite !!

Plus pratique, plus accessible, plus ouvert; laissant une plus grande place au talent de votre chroniqueur préféré !

(je dis bien « chroniqueur » et non « gros niqueur », étasoeur n’est pas comme ça)

(cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Allez, à la prochaine !