Coluche : Hommage

Salut les loulous,

Voilà 30 ans , pile aujourd’hui, que nous quittait dans un terrifiant accident de moto, Coluche. Tu nous manques, vieux. Ta gouaille titi-parisienne, ta présence rassurante, ton humour unique, dévasteur et corrosif, ta générosité et ta franchise qui ont su toucher tant de monde.

On a bien tes sketches et tes chansons sur scène, sur Canal ou sur Europe 1. On rigole toujours bien à une énième redif de « L’Aile ou la Cuisse » de Claude Zidi (1976) avec Louis De Funès. On pleure toujours à une nouvelle vision de « Tchao Pantin » de Claude Berri (1983). Et y’a bien encore de la tendresse et de la nostalgie à revoir « La femme de mon pote » de Bertrand Blier (1983) avec Isabelle Huppert et Thierry Lhermitte.

On oublie pas quand tu reçois ton César, en février 1984 puis ton retour en fin de cérémonie en rocker. Ni quand tu en remets un, l’année suivante, à Alain Delon, absent ce soir là.

Tes prestations chez Michel Polac ou Patrick Sabatier sont gravées à jamais.

Pour aider ton ami Thierry le Luron et le soutenir face à des rumeurs homophobes et malsaines qui l’atteignaient, tu t’es marié avec lui.

Pour la campagne présidentielle de 1981, tu t’es présenté candidat pour que « La France soit pliée en 4 ! ».

Malheureusement, chaque année, « Les Restos du coeur » ( ton « bébé »),battent leurs propres records. Le « concert  des Enfoirés » est devenu L’EMIssion de variétés à ne rater,sous aucun prétexte, pour un artiste, quitte à en oublier son sens originel. Toi qui espérais que cela dure que quelques mois afin de provoquer un électrochoc chez les hommes politiques et la Commission Européenne, et bah c’est raté, trop contents de se reposer lâchement sur le bénévolat et la générosité de milliers de français (dont Jean-Jacques Goldman qui cède cette la présidence de l’association).

Mais voilà, un jour de juin 1986, tu faisais de la moto avec tes potes, sur une route des Alpes-Maritimes du côté de Grasse,et……putain de camion !

Salut ma poule…tu me manques ! J’t’embrasse.

Gainsbourg…moi non plus (2 avril 1928 -2 mars 1991)


Salut les p’tits gars et les pisseuses,

« You..re under arrest !…because..y.ou’re the best ! », mon pépère, mon preféré…Môssieur SeUrRgGE!..Gainsbourg !!!…Gainsbarre !..cette vieille canaille a tiré sa révérence, il y a tout juste 25 ans.  C’était un 2 mars 1991. Cuit. A bout de souffle. Combien de gitanes as-tu inhalé par jour ? 60 à 80 dit la légende. Et le pif et les coktails ingurgités, à foison, au bar  de l’hôtel du Lutétia avec ton pote Eddy Mitchell ? Certes, tu l’as voulu et assumé. Même si les dernières années , 1988-91, furent difficiles et de te voir et de t’entendre. Le concert à Lille, à la Foire Internationale le 31 mars 1988, restera pathétique et laborieux. Pas tes chansons, ni tes mélodies et tes sicos ( « mes ricains ! » comme tu disais). Non,cela c’était top ! Excellents arrangements comme d’hab (tu as toujours travaillé avec les meilleurs orchestrateurs, de Michel Colombier à Alain Goraguer en passant par Billy Rush et ton band de Kingston-Jamaïque), un sens de l’intro, du verbe et de la dramaturgie inégalés. Ton ultime album à toi, « You’re under arrest » (1987 ), sentait bon le rap-groove de Harlem de l’époque . Ca squattait, dépotait et swinguait à ta façon  (ton fameux »talk-over »). Cet album reste, à ce jour, une de tes meilleures cuvées, « respirant bien » la fin des années 80.

De toute façon, tu avais beau être usé et fatigué, tu symbolisais avant tout pour la jeunesse un musicien génial et un immense compositeur. Un provocateur number one et un sacré fouteur de merde, comme l’était aussi ton ami Coluche. Rappellons-nous tes prestations sur les plateaux de Sabatier ( « Le Jeu de la Vérité » ), d’Ardisson ( « Lunettes noires et Nuits blanches » ) et de Michel Polac ( « Droit de réponse »). Ton pascal brûlé, en direct  à « Sept sur Sept », pour protester contre l’état-prédateur-d’impôts et ta déclaration d’amour à Whitney Houston, sur le plateau de l’émission « Champs-Elysées » de Drucker, resteront dans les annales audiovisuelles françaises.

Tu te disais moche et laid,  « … homme à la tête de chou !…moitié légume et moitié mec !…. ». Brigitte Bardot t’a dévoré pendant 3 mois et plaqué violemment (  » Je t’aime…moi non plus »« Initial BB »). Jane Birkin as été ta muse, ta moitié, ta complice de nuits parisiennes mémorables et t’ a « donné » un amour de fille ( « …la p’tite Charlotte ! …ma p’tite pisseuse !!!…mais Charlotte a ses devoirs à faire !! »). Catherine Deneuve ( « …Deneuve ?!?…une sacrée occase ! »), Juliette Gréco, Régine, France Gall ( bon ok…tu t’es foutu un peu, beaucoup de sa pomme ), Mireille Darc ( « La cavaleuse »), Adjani, la Vanessa ( « …Paradis ?!?…c’est l’enfer ! « ) et Catherine Ringer ( avec qui tu as été lourd, méchant et humiliant chez Michel Denisot) avaient de l’admiration et de la tendresse pour toi. Tu les as souvent, plutôt,  bien servies et respectées (« Dieu est un fumeur de havanne »;  » Le Pull marine »…).

Pas une journée où une de tes chansons ne passe sur les ondes, est téléchargée ou podcastée. Tu as marqué plusieurs générations de français, ton hôtel particulier (immense reprise des Rita Mitsouko), sis rue de Verneuil, Paris 7ème, reste un lieu
de pélerinage. Beaucoup de jeunes chanteurs se revendiquent de toi (ils ne devraient pas toujours !) et tu as même eu l‘honneur d’avoir été un biopic au cinoche (très très mauvais film !). Salut à toi le Serge et…à tout de suite !




En revanche…

Bilan 2013

yeys2013-2-extra_largeUne de plus ! « 2013 !?!…c’est fait mon costaud !! ». Année de crise encore et toujours. Flamby a beau jouer les optimistes en continuant à parier sur l’inversion de la courbe du chômage, il a encore restos_du_coeur_5augmenté de 0,5%  en novembre (17.800 personnes) pour s’établir à quasi 3.3000.000 chômdus pointant à Pôle Emploi. Depuis la réouverture des Restos du Coeur le 25 novembre dernier, ceux-çi ont déjà vus l’augmentation de plus d’un million de repas distribués (comparés à la même période en 2012) et plus inquiétant surtout, un nombre croissant de personnes ayant un boulot s’y rendent régulièrement. La précarité augmente en France, de nombreuses professions ne peuvent plus compter sur leurs salaires 6678c-merkelcelebracic3b3npour se loger, se nourrir et faire vivre leurs proches, les formations politiques (toutes couleurs confondues) sont désarmées et incapables d’apporter des solutions fortes, nettes et durables face à la désindustrialisation du pays. L’Espagne et la Grèce sont au tapis, l’Italie au bord du gouffre, l’Allemagne s’en sort mieux mais sans un minimum de salaire garanti aux travailleurs et avec une 2013-09-14T151404Z_407846697_GM1E99E1SEY01_RTRMADP_3_FRANCE_0pratique de très bas-revenus. Marine Le Pen feint d’être indignée et d’être proche du peuple mais elle est incapable (elle aussi !!!) de proposer des remèdes alternatifs crédibles face au marasme économique et social que vit le pays maintenant depuis plus de trente ans. Elle éructe et monopolise la parole lors des ses (trop) nombreux interviews mais elle ne peut dissimuler son amateurisme à nommer un Premier Ministre et à former un gouvernement, à représenter la France à Bruxelles ou à 623959693_combien-au-bal-des-pretendants-166696l’ONU…etc, etc. L’UMP est dans les choux, incapable d’organiser pour l’instant des primaires pour désigner son candidat pour la présidentielle de 2017 (parmi ses nombreux prétendants: de Xavier Bertrand alain-jupp-a-est-nomm-a-premier-ministrejuppeà François Fillon en passant par Copé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet…)  . Ses militants enragent d’avoir perdu la dernière et rêve d’une revanche et d’un retour de Sarko (lui aussi manifestement) en sauveur de la France, du annoncesemploisMonde, de l’Univers et de lui-même ! La seule personne présidentiable et compétente actuellement dans l’opposition se nomme Alain Juppé  qui doit savourer sa popularité alors qu’il a été un des Premiers Ministres les plus détestés des français (souvenons-nous du pays bloqué par les routiers en décembre 1995) de la 5ème République. Il a pour lui comme article_WEB-BORLOO-BAYROU-1seul handicap d’avoir eu 68 ans le 15 août dernier.Il pourra peut-être compter sur les soutiens de personnalités comme François Bayrou (s’il ne se représente pas), Corinne Lepage, Chantal UnknownJouanno ou Jean-Louis Borloo, patron de l’UDI. Une chose est sûre: les barons de la droite vont 1981939151tout faire pour contrer le retour de Sarkosy. Quant aux élus socialistes, ils sont terrifiés par les commentaires entendus sur leurs circonscriptions par des électeurs très en colère contre la politique du gouvernement et prient le ciel (oui oui même pour un socialiste) pour leurs ré-elections en mars ou mai prochains. Hollande est condamné à réussir dans sa politique pour l’emploi, doit impérativement réformer le mille-feuille fiscal et territorial  sinon c’est la bérézina assurée.

1488030_449997815126070_654197401_n1504972_545333002230051_1911251184_nCrise qui commence à se faire sentir aussi sur le nombre d’entrées au cinéma: sur les 12 derniers mois écoulés, 192.800 millions d’entrées dans les salles françaises, ce qui constitue un recul de quasi 6 % sur un an et une part de marché pour le cinéma français d’à peine 32 % !! C’est surement la crise mais c’est aussi une baisse qualitative des films due à un manque d’ambition, 21030330_20130823114607709de frilosité et de prise de risques chez les  producteurs , les metteurs en scènes, les scénaristes et les financiers du cinéma héxagonal. Que de comédies merdiques formatées pour leurs diffusions b00889f2-5a50-11e2-922f-0c1a40f503f3-493x328à la télévision !

L’honneur est sauf grâce aux talents d’Albert Dupontel (« Neuf mois fermes »), de Bertrand Tavernier et son adaptation réussie de la 20626475bande-déssinée « Quai d’Orsay », de François Ozon (« Jeune et jolie »), de Cédric Klapisch et son réjouissant opus « Casse-Tête chinois », du film Polanskid’Emmanuelle Bercot écrit pour Catherine Deneuve (« Elle s’en va »). J’allais oublier le nouveau film de Polanski, « La Vénus à la fourrure » qui s’amuse de et avec sa femme (et c’est réciproque !), Emmanuelle Seigner, aux côtés de Mathieu Almaric au jeu sobre et sans manières (ça nous change !).

Côté 1010122_fr_wadjda_1359971642364« we are the world », quelques excellents films: l’un en provenance d’Arabie a-sent-la-rel-ve-haifaa-al-mansour-r-alisatrice-de-wadjda,M103812Saoudite,« Wadjda », réalisé par une femme Haifaa Al Mansour, « La django-unchained-fan-poster-foxx-waltzgrande bellezza » de l’italien Paolo Serrentino et côté ricains, un Tarantino aux petits oignons, « Django 20244611unchained », le retour de Spielberg avec son « Lincoln »Daniel Day Lewis nous impressionne pour une ènième fois. Outre sa performance dans le Tarantino (et probablemnt dans 942758--le-loup-de-wall-street-avec-leonardo-580x0-1« Gatsby » que je n’ai pas vu), félicitons Leonardo wolf-of-wall-streetDiCaprio pour sa prestation époustouflante (ainsi que son associé Jonah Hill) dans le nouveau Scorsese, « Le loup de 120x160 Mud OK 25-03Wall-Street » où l’on retroiuve bien la patte du metteur en scène de « Godfellas » et de « Casino », le film étant un peu long et bavard à mon goût (3 heures). Enfin je finirai par un petit joyau, « Mud »de Jeff Nichols tourné dans le Mississipi et par un scud de la réalisatrice ZeroDarkThirst 00Kathryn Bigelow « Zero Dark Thirty » qui raconte la traque et l’assassinat au Pakistan de Ben Laden. Les 40 minutes de vol des 2 according-to-the-movie-the-helicopters-flying-the-seals-in-to-kill-obl-were-named-princess1-and-princess2hélicoptères se rendant à la villa du terroriste est digne d’un direct de choc sur CNN ou Fox News, la trouille au ventre20130104-zero-dark-thirty-600-1357314986. Comme souvent avec les indépendants de l’industrie hollywoodienne, l’audace, la distance et le courage sont au rendez-vous (voir une marque de fabrique ?) pour traiter de l »histoire récente  de l’Amérique, garvity-soundn’épargnant ni les méthodes ou les dysfonctionnements des gravity-alfonso-cuaron-george-clooney-set-imageinstitutions telles que la CIA ou le Pentagone. Le film ne dissimule pas la torture pratiquée par l’armée et les services secrets pour localiser l’ennemi public n°1. Je ne peux pas avant de clore ce chapitre « cinoche » ne pas évoquer « Gravity » qui est bluffant techniquement faisant partie des rares films où la 3D se justifie.

Capture-decran-2013-09-01-a-09A propos de guerre, François Hollande n’a visiblement pas eu peur d’engager des troupe françaises au Mali ou en Centre-Afrique, plus ou moins sous mandat onusien pour cette 3472580_5_0d7e_vladimir-poutine-et-barack-obama-au-sommet-du_68478983fdbe0b16f89ce8cc54a28bf7dernière, avec un soutien « de façade »de nos partenaires européens et américains mais un refus catégorique de leur part pour un soutien financier (quelques avions-cargos prêtés). « C’est poutobvraiment bien ce que vous faîtes au Mali »; « Bravo… ». Hollande s’est fait par contre bien ballader sur la Syrie par Obama, préférant traiter « en sous-main et en sournoise » avec Poutine, véritable maître du jeu dans cette région de l’Orient (Liban, Iran…). Souvent critiqué pour son manque de clarté et son « côté Flamby » dans ses décisions en matières économiques, Hollande ne flanche pas et reste déterminé dans les questions militaires ou diplomatiques comme par exemple le conflit israélo-palestinien.,

UnknownIl n’a pas « lâché le morceau » non plus dans la proposition n°31 de son programme d’accorder le mariage et l’adoption à tous, quels que soient son sexe et son orientation sexuelle (commearticle_Manif_mariage_pour_tous-36 en Belgique ou en Espagne). La fronde et la colère des opposants furent rude et violente, ouvrant la voie à toutes sortes de Les-chretiens-doivent-ils-participer-aux-manifestations-contre-le-mariage-pour-tous_article_popinpropos, du ridicule au rigolo en passant par l’homophobie. La loi est votée et autorisée depuis juillet dernier. L’opposition a beau clamer qu’elle l’abrogera sitôt revenue au pouvoir, elle n’y fera bien sûr rien car cela « s’installe » petit à petit dans les moeurs de notre société (comme l’abolition de la peine de mort, le Pacs…).

Unknown1961-les-godelureaux_chabrol_bernadette-lafontMandela nous a quitté, Lautner est parti rejoindre ses flingueurs de tontons et Bernadette Lafont ses potos de la Nouvelle Vague.Un pape en a remplacé un autre, Guy Bedos a fait sas adieux sue la scène de l’Olympia et Nabila a lancée une PINTADAS CON EL ROSTRO DEL PRESIDENTE HUGO CHÁVEZ EN CARACAS121026030533-berlusconi-woman-story-topmarque de shampoing, Hugo Chavez s’est fait la malle (on s’en plaint pas) et Berlusconi a (enfin) abandonné la politique à 76 ans bien liftés (on s’en réjouit).

Bonne année 2014 à tous !!

Jojo Hallyday

Johnny-Hallyday-MiossecJohnny a donc 70 piges aujourd’hui. Il les fête comme d’hab sur scène ce soir à Bercy (en direct aussi sur Tf One). Que dire de notrre Jojo national…qui ne l’ai plus depuis 2006 où il a préféré choisir le charme et la douceur fiscale des alpages suisses. Des 0dizaines d’albums parus et une centaine de millions de disques vendus, bête de scène (quasi 200 tuUURnées au compteur), il a arpenté toutes les salles de spectacles de France et de m_196898948_0Navarre ( l’Olympia, le Palais des Sports, le Dôme de Marseille, le Colisée de Roubaix...). Oui Hallyday bande encore malgré ses accidents de motos et de voitures, ses excès en tous genres tenue-scene-johnny-hallyday-02(de l’alcool à la coke en passant par le nutella, la colle à glu et de nombreuses opérations de chirurgie-esthétiques pas toujours très heureuses), les poulettes et les prolongations en boites de nuit. Il a tout chanté,du johnny-hallyday-sur-scene-en-1961-2826174imaxj_2041(souvent) n’importe quoi avec (parfois) n’importe qui mais toujours avec talent et quelque fois avec génie: le twist, le madison, la daube, le disco, les cooleries-genre-johnnyhallyday2826173hwldy13501guimauves (parfois en allemand ou en japonais) et dieu merci le rock’n’ roll, la country et le hallyday204blues (cela reste toujours aujourd’hui ses meilleures moments de 313734-eddy-mitchell-et-johnny-hallyday-a-la-637x0-3concerts) où il taquine et flirte avec ses SIPA-_Johnny_Hallyday_et_Sylvie_Vartan_en_1968_1305226618idoles, Eddy Cochran, Johnny Clash et Elvis Presley. Il a voulu être Johnny-Hallyday-reprend-la-route-et-fetera-ses-70-ans-sur-scene_slidertour à tour The King incarné, 1530919942Méphisto, le gendre idéal, johnnydu51121303844528_grosMad Max, Terminator, le sauveur d’Argenteuil ou le maire de Las Végas. Le ridicule ne lui fait pas peur, il s’en tape et assume ses conneries ou ses choix artistiques hasardeux ou foireux (ils sont nombreux: l’album que Mathieu Chédid lui a composé par exemple…). Il est 00044007718124ys21l’homme des rencontres et de l’amitié. Solitaire, il a besoin des autres pour nourrir son énergie débordante ,sa soif de vivre et sa voix exceptionnelle, quitte à s’épuiser et à lasser son entourage et ses fans. Il a une capacité incroyable  » à rebondir et à aller de 1475031_mai-2015l’avant » qui est fascinante (je l’ai vu se rouler 2145890_1par terre il y a tout juste un an sur la scène du Stade de France alors qu’il était donné 3662767752.2« pour mort » en décembre 2009 !). Bourreau de travail, il a eu la chance de rencontrer les compositeurs 012_sylvie_vartan_johnny_halliday_theredlistMichel Mallory (« Toute la musique que j’aime ») et surtout Michel Berger (« Tennessee » 3103915553_1_3_SKeiEuKz20404756son meilleur album ?) et Jean-Jacques Goldman, la plume de Philippe Labro à qui il terminus-johnny-hallyday-filmdoit ses plus belles adaptations de standards américains. On Johnny-Hallyday-années-80-godardregrette l’album jamais-venu que Gainsbourg rêvait de lui composer et si l’on la_gamine,0devait ne choisir parmi les 18456510.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxnombreux nanards-de-chez-nanards dans lesquels à joué Johnny (malgré des collaborations avec des réalisateurs de renoms comme Conseil+de+famille-16762imagesGodard, Costa-Gavras ou Johnnie To…)…) , je retiendrai non pas la nuit mais…j’hésite: « Terminus » ou « La Gamine » ??…à vous de choisir.

Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

en vrac 123

Hello les aoûtiens,

« en vrac » est à la bourre et je tiens à dire que j’emmerde mon Boss pour ses remarques « à trois sous » qui ne font rire que sa toute petite personne et n’a aucun effet sur moi.

Michel Polac est donc mort cette semaine le 7 août à l’âge de 82 ans. L’écrivain- journaliste-réalisateur de films (si si)-polémiste-emmerdeur a crée, entre autres en 1955, à la demande de Jean Tardieu « Le Masque et la Plume« . Magazine public des lettres et du théâtre, la première eut lieu le dimanche 13 novembre. Animé d’abord par Polac et François-Régis Bastide., il perdure toujours aujourd’hui, sur France Inter le dimanche vers 20h, sous la houlette de Jérôme Garcin. Le magazine s’est depuis 30 ans ouvert sur l’actualité cinématographique. Michel Polac était un intellectuel, un homme de grande culture, très ouvert, curieux de tout et un véritable amoureux des livres venus de tous horizons. Il a su, à l’occasion de l’élection de François Mitterrand en mai 1981, proposer à la Une, un magazine d’informations et de débats, en direct le samedi soir peu avant 22h.Son nom: « Droit de Réponse ». Foires d’empoignes lors de revues de presse « fumeuses », coups de gueules célèbres de Cavanna ou de Siné, provocations de Gainsbarre et de Coluche, sarcasmes et malices de Bedos et Desproges (avec Sheila ??!!!??), coups de théâtre orchestrés par des groupes d’extrême droite, Polac a fait de son émission, une tribune ouverte et libre à tous ceux se sentant censurés durant les années giscardiennnes. Outre les polémiques et les provocations, le journaliste a su traiter des sujets divers comme les taxis, la santé ou interviewer « sans concessions » l’animateur-producteur-comédien-chanteur lyrique Jacques Martin. L’émission continua 6 ans jusqu’à la privatisation de la chaine concédée à Francis Bouygues qui vira Polac au bout de 3 émissions. Le journaliste continua d’écrire des chroniques à « Charlie Hebdo » et chez Ruquier sur France 2.

Allez…un coup de gueule à la Polac ! Ce que je craignais est arrivé: le studio d’animation Pixar s’est fait complètement « cannibalisé et siphonné » par sa maison-mère Walt Disney. Son dernier opus estival, « Rebelle », est sans surprises, pauvre en gags, ‘histoire « déjà vue » et peu d’invention dans le dessin. C’est un produit formaté (bonjour les chansons « à la noix » !), sans saveur, sans personnalité (bonjour « les emprunts » à Miyazaki ! ) et très très vite oublié. Fini…dommage.

Jeudi 16 août sera le jour des 35 ans de la mort d‘Elvis…amen !…à moins qu’il ne soit toujours vivant ?…who knows….bye !

en vrac 122

Salut les kids,

Spécial « en vrac » anniversaires en ce premier dimanche aoûtien.

Norma Jeane Baker, plus connu sous le nom de Marilyn Monroe, s’est donné la mort il y a tout juste 50 ans aujourd’hui. C’était le 5 août 1962 à Los Angeles. 36 ans. La pauvre. Elle qui fut considérée (et peut être encore aujourd’hui) comme la plus belle femme du monde, qui affola tant d’hommes, si affriolante et pulpeuse, sensuelle, tendre et gentille (…bon j’arrête), la Marilyn…la subIMMMe Marilyn n’a pas été heureuse. Ballotée et malmenée par les frères Kennedy, humiliée et violentée par Sinatra et sa sinistre bande italo-américaine (elle se faisait consoler par Dean Martin qui impuissant tâchait de lui faire retrouver le sourire), une probablement belle histoire d’amUr avec Montand mais perdu d’avance car Simone « veillait au grain », bref la Monroe a sombré dans la dépression et la trIstesse. Restent des films (« Certains l’aiment chaud » et « Sept ans de réflexion » de Billy Wilder qui l’aimait beaucoup malgré ses retards démentiels et ses crises de larmes; « Niagara » d’Otto Preminger; « The Misfits » de John Houston; « Le Milliardaire » de Georges Cukor…), des chansons et des photos qui perpétuent la légende. Je pense à vous Madame.

Je passe du coca light mais Henri Grouès, plus connu sous le nom de l’Abbé Pierre, aurait eu lui 100 ans aujourd’hui. Né à Lyon le 5 août 1912, le fondateur d’Emmaüs (1947) aurait toujours de quoi, en cette année 2012, d’être indigné et révolté. Comme il le fut par son appel  un soir de 1954 sur Radio-Luxembourg. Toujours plus de sans-abris et de précaires qui ne permettent pas à des centaines de milliers de personnes de se loger, manger, laver dignement et correctement. Ce n’est plus la France d’après-guerre qu’il fallait reconstruire mais une extrême pauvreté provoqué par des licenciements abusifs décidés par des actionnaires trop gourmands, par des sites industriels délocalisés dans les pays de l’Est, dans le Magreb ou tout simplement fermés. Les marchés financiers continuent d’asphyxier  des Etats et leurs banques comme la Grèce, l’Espagne ou l’Italie. Vous auriez largement de quoi être en colère contre les gouvernements successifs depuis votre décès en janvier 2007. Les coups d’éclats spectaculaires de Droit au Logement ou des Indignés n’y changent rien, malheureusement, et ce n’est pas la loi Dalo (Droit au logement opposable), voulue et décidée par Jacques Chirac en mars 2007, qui a changé la donne car elle n’est peu aplpliqué pour causes de volontés politiques. Désespérant.

C’est dans quel film, mon P’tit Tétard ? ….on va voir si il est bon le cinéphile auvergnat.

….bonne semaine.

en vrac 121

Salut les p’tits gars et les pisseuses,

« en vrac » revient imperturbablement tous les dimanches avec toujours le même plaisir et un bonheur intact à l’idée de vous retrouver (quel démagogue !).

A quoi sert vraiment Arnaud Montebourg ? On est en droit de se poser la question, d’être extrêmement sceptique sur la réussite de sa mission. Je rappelle que l’élu de Saône et Loire est ministre du Redressement Productif (sic !). Qu’est-ce que c’est que ce machin ??!!?! Un « truc qui sert à rien mais qui coute beaucoup d’argent » comme dirait Coluche. C’est un poste voulu et crée par François Hollande pour remercier Arnaud Montebourg de son soutien au second tour des Primaires Socialistes et donner raison à son discours patriotique et anti-délocaliste. Certes le gouvernement ne peut pas faire autrement que de se montrer exemplaire et ferme face aux destructions d’emplois et aux fermetures de sites industriels. Comme Sarko le faisait auparavant, Montebourg tonne, menace, convoque les pdg des grandes entreprises (genre Philippe Varin, taulier de Peugeot), les sommant de revenir sur leurs choix de licencier, quitte à ulcérer le Medef et les chefs d’entreprises. Mais pour obtenir quoi ? Est-ce que la famille Peugeot (qui vit en Suisse pour certains de ses membres) va revenir sur leurs décisions de fermer les usines d’Aulnay-sous-Bois et Rennes. Les hauts fourneaux de Florange vont-ils redémarrer ? Montebourg fait du vent et de la com. Je suis désolé de le dire mais il est malheureusement impuissant. L’Etat a déjà beaucoup de mal à infléchir une politique managériale d’une entreprise dont il est actionnaire (genre Air France ou Renault) alors Arsenal Mittal, Bouygues, SFR ou Peugeot, malgré des subventions obtenus par certains,…c’est pipeau et chocolat, du flan et une bataille perdu face à des moulins !

…bonne semaine.

Les 80 ans de Guy Bedos

Salut les loulous,

Guy Bedos a  80 printemps aujourd’hui (15 juin 2014). Retour sur la carrière du comédien-humoriste/show-man qui a fait ses adieux au music-hall le 23 décembre dernier sur la scène de l’Olympia (après deux ans de tournée avec son spectacle « Rideau ! »). On n’y croyez pas quand il l’a annonçé: « Je ne veux pas faire le spectacle de trop… ». Je n’ai pas souhaité y aller. M’imaginer que je ne le reverrai plus me rend triste et « tout chose ». Ma première à moi fut en janvier 1987 sur la scène lilloise du théâtre Sébastopol lors de sa tournée triomphale du

1471215_10152052761657299_1660661643_n7768209491_guy-bedos-devant-l-olympia-avant-sa-derniere-representation-le-23-decembre-2013Cirque d’Hiver. Un choc et un vrai panard !! Adieu l’artiste donc, bien qu’il soit en pleine forme . Guy Bedos n’arrête pas pour autant la scène (« j’ai un projet de pièce ») ni le cinéma (« y’a des films qui clignotent…dont un en Algérie avec mon copain Fellag. « )  mais le one-man-show, la revue de presse, les sketches au débit de mitraillette…basta. Terminato. Rideau !

Durant 90 minutes, Guy Bedos sautille, bondit, s’excite, s’énerve, prenant un malin plaisir « à jouer avec son public « . Et puis, et puis…le revue de presse !!…ahaha la fameuse, l’incontournable sortie de fiches de la poche de sa veste ! C’est vrai qu’en cette année de campagne présidentielle, Guy Bedos, rentré à nouveau en Résistance le soir du 6 mai 2007 (après le septennat de Giscard), a une revanche à prendre sur Tom Pouce et compte bien, à sa modeste façon, faire chuter le nabot de l’Elysée. On frise parfois, durant le spectacle, le meeting politique ! Rassurez-vous, Martine Aubry, Fabius, Chevénement et DSK (juste ce qu’il faut) en ont pour leurs grades (plus le gouvernement au grand complet !).

Commençée au théâtre, en 1951, au côté de son « frère » Bébel, la carrière de Guy Bedos bifurquera vers le music-hall en 1965, en co-vedette aux côtés  de Barbara à Bobino, avec sa compagne et partenaire de l’époque, la belle et rigolote Sophie Daumier. Après leur séparation, Bedos va mettre au point un style de spectacle mêlant sketches et commentaires sur l’actualité politique et sociétale. Pour Jamel Debbouze, Gad Elmaleh, il est le premier « performer » français , en quelque sorte l’importateur officiel du « stand-up » en France. Stéphane Guillon et Christophe Alévêque  le considèrent comme leur « Godfather »  (amen !). Dire que celui qui a « écouté » les premiers sketches de Bedos en lui suggérant des commentaires et suggestions s’appelait Raymond Devos et que certains critiques ont cherché à les opposer alors qu’ils ont un style pour le coup on ne peut différent !! Bedos a connu de nombreux chagrins en perdant son autre « frère », Pierre Desproges ainsi que ses potes Coluche et Thierry Le Luron et dernièrement Sophie Daumier. Très entouré par ses enfants (Leslie, Victoria et Nicolas), l’homme a des l’humanité et de la générosité envers son public (qui le lui rend bien) et se considère de « la gauche couscous ».

Bref, j’aime Guy Bedos. L’ai vu huit fois en spectacle et 2 fois au théâtre (dont l’excellente pièce de Bertolt Brecht, « L’irrésistible ascension d’Arturo Ui », montée par Jérôme Savary en 1993 à Chaillot). C’est annonçé comme ses adieux au music-hall mais comme le dit si justement son vieux complice Jean-Loup Dabadie, « tu sais Guy, après le rideau, il y a les rappels ! ». Je vous embrasse Monsieur Bedos et Joyeux Anniversaire.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

Biopic


Hello les p’tits loups,

Le film biographique, dit biopic, est un genre cinématographique qui a vu le jour dés le muet (D.W. Griffith; Abel Gance…). Il concerne aussi bien un roi, une reine, un empereur (« Cléopâtre »; « Napoléon »; « The Queen »ou « Marie-Antoinette »), qu’un homme politique (« Taleyrand: le diable boiteux »« ; « Gandhi »; « JFK »;  « Malcom X »; « Le Promeneur du Champs de Mars »; « La Conquête ») un joueur de jazz (« Bird »), un chanteur ( « The Rose »; »Ray »; « Walk the Line« ; « La Môme »; « Gainsbourg, une vie héroïque »…), un artiste de music-hall (« Man over the Moon »); un acteur-metteur en scène méga célèbre (« Charlie Chaplin »), un peintre (« Vang Gogh »); un industriel qui devient producteur-metteur en scène mégalomaniaque (« Aviator ») ou un lieu célèbre (« Si Versailles m’était conté »; « French Cancan »; « Cotton Club ») , une ville (« Si Paris m’était conté »…), un bandit /gangster ( « Butch Cassidy et the Kid »; « Al Capone »; « Mesrine »…); un militaire ( le général Custer dans « La Charge Fantastique » ); un boxeur (Jake LaMotta dans « Ragging Bull »), une résistante (« Lucie Aubrac ») ou un barjot  ( « Landru »;  » Lacenaire »; « Docteur Petiot », « La dernier Roi d’Ecosse »).

Prnicipalement américain et français, le genre fait florès depuis les années 80, probablement parce qu’il donne « de la matière » aux scénaris, qu’il motive les comédiens (les Ricains en sont « très friands » et nombreux d’entre eux obtiennent un oscar pour leur performance: Helen Mirren; Will Smith, le môme française Marion Cotillard pour son interprétation de Piaf…) et que les effets spéciaux ont fait des progrès spectaculaires. Moi je vous le dis, le genre est pas prêt de s’arrêter et l’on va s’en manger pendant des années…du bio !

Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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en vrac 66

Hello,

Dimanche se pointe avec les croissants, un peu de soleil peut-être….et évidemment  » en vrac « :

 Putain. 25 ans pile-poil que Coluche s’en allait au ciel (le 19 juin 1986), nous laissant tous orphelin (cf l’article « camion« ). Il en aurait du pain sur la planche, l’artiste, pour ses revues de presse à la radio ou à la télé: une Marine Le Pen qui affole les partis politiques, la précarité qui augmente et tes Restos du Coeur qui ne débandent pas, les moeurs politiques qui ne changent pas, une droite conservatrice incapable de reconnaître le mariage des homosexuels (toi qui l’a fait avec ton pote Le Luron…pour rire et pour pour faire la nique à l’homophobie ambiante de l’époque)…..bref, ma poule, TU NOUS MANQUES !!!!

2 films vus ces derniers jours. Mon premier ? un grand film !…iranien ! (bah oui, c’est possible !). « Une Séparation » d’Asghar Farhadi. Un couple de Téhéran,issu  de la moyenne classe, se sépare et se retrouve dans une tourmente judiciaire face à un couple qui lui vient des milieux défavorisés des faubourgs de la capitale. Extrêmement  bien écrit, conçu comme un polar et remarquablement interprêté,le film a, d’ailleurs, obtenu le Prix d’Interprétation pour l’ensemble des comédiens et le Lion d’Or. Il connait un joli succès en France grâce à un bouche à l’oreille grandissant ( 151 217 spectateurs en 1ère semaine)
. Tant mieux,cela est réjouissant et doit nous rappeller qu’il y a des décennies existe un cinéma iranien. Malgré la censure redoutable, des films se font dans ce pays avec des hommes et des femmes qui prennent des risques y compris pour leurs vies. Allez voir ce très joli film, déjà pour découvrir la sublime Leila Hatami. Qui est voilée dans le film comme toutes ses partenaires, y compris sa fille ou la gamine de 8 ans du second couple. L’actrice, interrogée sur le voile par Laurent Delahousse ce midi sur France 2, a répondu que c’était un code vestimentaire obligatoire et respecté par toutes les femmes. En gros,ne pouvant pas le dire à la télévision, je traduirais par « …tu n’as pas le choix…sinon gardes à toi ! ». A noter que Laurence Ferrari, lors d’un interview du président iranien (ahahaha !!!) Mahmoud-Ahmadinedjad en juillet dernier, était voilée. On aimerait que les révolutions du Magreb et du Proche-Orient se propagent en Iran mais la population a « bien morflé » il y a deux ans lors du soulèvement des étudiants, en juin 2009.

« Limitless », mon second choix, est plutôt une agréable surprise, un divertissement rigolo et un peu dingo. Un looser vaguement écrivain accepte de gouter une pilule de drogue qui rend surhumain et fait de la personne quelqu’un « de hors norme »: comment apprendre plusieurs langues étrangères en quelques heures ou comment devenir le nouveau génie de Wall-Street ?!?. Mais attention il faut en prendre régulièrement sinon…un bon polar survitanimé avec la nouvelle coqueluche d’Hollywood, Bradley Cooper (très « coOOol !!!). Abbie Cornish est parfaite, Bob De Niro, lui, est en pilotage automatique.

…bonne soirée, les loulous.

bilan


Salut les kids,

En ces derniers jours de l’année 2010, tentative de tirer un premier bilan: la grande faucheuse n’a pas été au chomage: salut Chabrol, Corneau,Crémer, Guiomar, Blake Edwards et Donnadieu. On peut rajouter chez les hommes politiques, Philippe Seguin qui avait une certaine éthique et une intégrité dans l’exercice de ses nombreuses fonctions. Cela devient tellement rare chez le personnel politique qu’il faut le signaler car la liste est nombreuse ,cette année encore, de conflits d’intérêts et de mélanges en tout genre chez des hommes et des femmes politiques: Eric Woerth , Christian Blanc, Alain Joyandet, Christian Estrosi ou Fadela Amara. Heureusement que Sarko avait promis durant la campagne des Présidentielles de 2007 qu’il voulait une république irréprochable et exemplaire. Rajoutons à cela un ministre de l’Intérieur condamné 2 fois en justice, couvrant des bavures policières et ne trouvant rien à redire sur l’utilisation massive du taser. On le sait maintenant, un médicament ,le Médiator, ne fait pas maigrir mais tue. Tous les gouvernements de gauche comme de droite n’ont rien trouvé à redire sur le maintien de ce médicament (malgré les avertissements) et Sarkosy, du temps où il était avocat d’affaire, a eu comme client, le laboratoire Servier (fabricant du Médiator). Ca sent une nouvelle affaire « du sang contaminé » à plein nez.

Dutronc (père) a fait un come-back tonitruant, Higelin a joyeusement fêté ses 70 balais sur scène et Xavier Beauvois a ressuscité les moines de Tibhirine grâce à son film « Des Hommes et des Dieux », attirant plus de 3 millions de spectateurs en France. Polanski, lui, a retrouvé sa liberté en juillet dernier et attaque le tournage de son nouveau film, fin février. Jean Dujardin a définitivement acquis son statut de comédien-sur-qui-il-faut-compter-les-20-prochaines années

En attendant, la crise continue à fermer des bassins d’emplois en Europe, a mis en quasi faillite l’Islande, la Grèce et l’Irlande. Les marchés ont repris de plus belle, les agences de notations se prennent pour les maîtres du monde et les banques occidentales après avoir été pleurés auprès des états ont retrouvés leurs insolences.

Les Restos du Coeur ont battus leur record, beaucoup de personnes travaillent mais sont obligés d’aller se nourrir au Secours Catholique et autres organismes de charité. Certains n’ont pas les moyens de se loger et dorment dans leurs voitures (quand ils en ont une !) ou dans la rue. L’ancien résistant et diplomate, Stéphane Hessel, 93 printemps, a écrit un pamphlet « Indignez vous ! » qui s’est vendu à plus de 500.000 exemplaires. Encore faut-il en avoir les moyens, l’envie et le courage. Dans de nombreux cas, ce n’est plus de la vie mais de la survie.

Bonne année quand même les loulous.

P.s.: J’allais oublier la marée noire qui a dévasté les côtes du Mississippi et de la Louisiane. Terrible !

 

 

 


chanter

Salut les kids,

Passer de la chanson à la comédie, nombreux sont ceux qui l’ont fait. De Dutronc à Eddy, de Johnny à Elvis (c’est pas ce qu’ils ont fait de mieux d’ailleurs), de Montand à Aznavour, de Sinatra à Dean Martin ou de Vanessa Paradis à Marc Lavoine, sans oublier Nicole Croisille, Guy Marchand (clarinettiste de jazz à la base) ou Michel Sardou (qui fait aussi carrière au théâtre). L’inverse est moins courant, quoique.

Serge Reggiani a mené, passé la quarantaine, une double carrière en y faisant aussi de la scène. Ses interprétations des chansons écrites par Boris Vian ou des textes de Jean-Loup Dabadie (voir la chanson « Le temps qui reste » à la fin du film « Deux jours à tuer » de Jean Becker) sont formidables.

Gabin (son père était cafetier) venait de la danse (Revue au Folie-Bergère) et du caf-conc, comme son compère Fernandel. Bourvil et Jean Carmet du Cabaret et du Music-Hall (Bourvil a joué dans quantité d’opérettes et était un formidable chanteur. Carmet a fait, lui, partie de la troupe des « Branquignols » de Robert Dhéry). Ils étaient déjà « polyvalents » avant l’heure.

De même ,Coluche adorait faire le chanteur et avait un réel talent que ce soit sur les scènes des music-halls, aux « Césars » de 1984 ou en duo avec ses potes Renaud, Eddy, France Gall ou Michel Berger

.

Michel Simon savait aussi chanter (  « Comme de bien entendu » dans « Fric Frac » ou en duo, avec Gainsbourg, dans « L’herbe tendre »).

Serge Gainsbourg a écrit rapidement pour les actrices. Il en a même fait une de ses spécialités, une « marque de fabrique ». Certaines resteront, d’autres pas. De Bardot (« Je t’aime moi non plus » lui était destiné avant qu’il ne soit censuré par Gunter Sachs) à Mireille Darc ou Anna Karina. De sa compagne, Jane Birkin (of course), à leur fille Charlote, en passant par Deneuve (« …une sacrée occase ! ») ou Adjani. Seules Jane Birkin et plus récemment Charlotte Gainsbourg (actuellement en tournée) mènent une carrière sur scène et en studio.

Sophie Marceau et Alain Delon ont bien faits de ne pas persévérer même si le duo « Paroles…paroles… », avec Dalida, fait le délice des fins de soiréee alcoolisées.

Depardieu assure, avec la chanson « ca va« , pour le générique de fin de « Mon père ce héros » de Gérard Lauzier (1991) et mouille sa chemise, en chanteur régional, dans « Quand j’ étais chanteur«  de Xavier Giannoli (2006).

Michel Blanc l’a fait occasionnellement pour nous faire rire.

Véronique Jannot fut solaire et resplendissante  en duo avec Lolo Voulzy. Nous moins.

En revanche, Jeanne Moreau l’était quand elle chantait « Le tourbillon de la vie » dans « Jules et Jim » (1961) de François Truffaut.

Gérard Darmon, lui, se verrait bien crooner à long terme.

Agnès Jaoui en est à son second album et prend manifestement plaisir à chanter, sur scène, du boléro, de la bossa, du fado,de la  salsa, de la samba ou du flamenco.

Clémentine Célarié s’y est risqué sur un album avec ses trois fils.

Ce que l’on sait moins,c’est que Jacques Higelin fut d’abord un acteur avant d’enregistrer son premier album chez Jacques Canetti (avec, entre autres, des chansons de Boris Vian). Il deviendra, par la suite, l’ immense « bête de scène » que l’on sait. Il a aussi fait un duo avec Isabelle Adjani.

Je ne vous parlerai pas de Bruel car il n’y a rien à en dire.

Chez les Ricains, l’acteur qui chante depuis une bonne vingtaine d’années est Bruce Willis. Déjà quelques albums et il chante, parfois, dans des clubs.

Nicholson a vu « La vie en rose« , avec Diane Keaton, pour les besoins d’un film.

Robert Mitchum a découvert le calypso.

Clint Eastwood a, lui aussi, poussé la chansonnette, entre autre, pour la bande originale de son film « Minuit dans le jardin du Bien et du Mal » (1995) et Nicole Kidman est tombée dans les bras de Robbie Willians (« Somethin’ Stupid« ).

Allez, tous en choeur ! 1,2 et 3 !

La bise.

en vrac 16

Salut les piouîous,

Nouveau numéro d’ « en vrac » avec, pour débuter, cette information:

Dustin Hoffman devrait réaliser, à 73 ans, son premier film,  avec Albert Finney, Tom Courtenay et Maggie Smith dans une histoire de ténors retirés dans une maison de retraite pour anciens chanteurs lyriques, et qui décident de reprendre du service à l’occasion d’un concert en hommage à Verdi. Comme quoi, il est jamais trop tard pour commencer !

Ken Loach met en ligne gratuitement, sur You Tube, une partie de ses films. Va-t-il être suivi par certains de ses pairs ?

En tout cas, j’espère qu’il a pu voter, jeudi, dans son pays car honorer son devoir civique, en Angleterre, relève d’un marathon. Des milliers de citoyens britanniques, alors qu’ils faisaient la queue, se sont vus refuser de voter car « sorry Madame…mais il est 22 heures et je dois fermer le bureau…that’s the law… ». Certains bureaux de votes étaient tout simplement aménagés dans des caravanes. Comme quoi, pas besoin d’être à Kaboul pour se dire que la Démocratie est affaire de vigilances de tous les jours et de chaque instant.

Comme vous l’avez compris…je déteste ce canard de… merde !!!! (et en plus, elle est pas belle ma mise en page ?!?…ah si mon boss-rédac-chef-maquettiste pouvait y mettre de l’ordre. Mais c’est un voeu pieu. A cette heure-çi, il doit être déjà au bistro).

Bon dimanche, les p’tits lUps !

deuil

Salut les cocos,

La Pologne a perdu son Président et une armée de dirigeants dans un crash d’avion. Le pays pleure et porte le deuil durant, au moins, une semaine. Ouais. Chacun ses habitudes, fait comme il peut et comme il veut. Disons que le Président Kaczynski n’est pas Lech Walesa. Mais c’est une affaire de gout, j’en conviens. Ni Vaclav Havel ou Mandela. Mais je ne suis pas polonais, c’est vrai.

Je me rappelle le 19 juin 1986. Je sortais de ma première journée du BEPC et j’apprends la nouvelle de la mort de Coluche. Sonné comme des millions de personnes. Philippe Gildas, Maryse, Michel Denisot, en pleurs, sur Europe 1, Claude Sérillon, itou, le soir au 20h d’Antenne 2.

Le pays, pour une bonne partie, fut en deuil. Un peu comme pour Lino Ventura, à l’automne 1987. Ca m’a fait « tout bizarre ». Il fait partie des meubles et un jour, il s’en va, « comme ça », d’une crise cardiaque. Yves Mourousi avait du mal à contenir son émotion lors de  « la spéciale » qu’il anima le soir sur TF1. Cela a du être du même acabit pour la mort de Jean Gabin. Mais j’étais tout vermicelle et je ne m’en souviens donc pas.

Par contre, je me rappelle parfaitement de l’émotion de Michel Serrault en remettant à Bernard Blier, en 1989, son « César d’Honneur » (cela fait rire !). Le célèbre « tonton flingueur »était très diminué physiquement (d’ailleurs, il mourrut quelques jours plus tard) et il nous était difficile de le regarder.

Serrault qui a du, aussi, pleurer « toutes les larmes de son corps » à l’annonce de la mort de son « frère », Jean Poiret, terrassé lui-aussi par une crise cardiaque. Injuste, dure, triste…la vie !

Allez !…zou !