3 ans déjà…

….que j’ai commencé ce blog. Le 15 janvier 2010 (vous avez vu que je sais compter Tétard 101?). 3 ans que Tétard me gonfle, se montre minable et pue l’alcool. Le nain des montagnes, Tom Pouce ou l’Autre !!!  Ca 100710073150413607dépend de mon inspiration et de mon exaspération. Il a pas évolué le Tétard. Un vrai champion du monde ! Toujours aussi  540656vantard, buté et borné. Je bénie, tu sais, les dieux tous les jours de t’avoir rencontré un beau matin de septembre 1987. Un sacré 001ca71e_mediumcadeau !! Rare et unique. Je rumine et m’en veux comme Jean Gabin dans « Touchez pas au grisbi » contraint de changer son fusil d’épaule parce que son 16525e-image-de-Touchez-pas-au-grisbi-661meilleur pote Riton de Montreuil « a causé à sa bourgeoise qui a affranchi chou-farciAngelo ». Et bah c’est un peu la même chose avec le chou farci ! Un boulet que je traine depuis 25 ans et je puis vous dire que c’est un sacré taf !! Et qui me boudu-sauve-des-eaux-32-03-grapporte pas un rond en plus. C’est juste pour la bonne cause. C’est « mon pauvre » à moi. Il a son assiette tous les soirs.Enfin, on sème ce que l’on mérite (c’est beau non ?!?…je ramasse les copies dans 4 heures ).

brain-of-a-blogger1-580x3333 ans donc. Exercice quotidien au début (j’ai tenu 2 mois), plutôt hebdomadaire par la suite. Blog généraliste quoique que très axé sur le cinoche ou la polili-lapolitique. Avec des fautes d’orthographes. Beaucoup (souvent les mêmes). On se refait pas. Puis ça fait bosser Tétard et sa concentration. Pas plus mal.

A plouche.

P.S.: J’arrête « en vrac » le dimanche. Ras-la-casquette !

Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

en vrac 134

Salut les wouinwouins,

Quelques heures de retard, un petit changement dans les habitudes et Tétard (sous-sous) Volcanique me les gonfle menu et devient insultant (la seule attaque qu’il connaisse). C’est navrant pour lui et désespérant pour l’humanité.

Enfin. Il a fallu attendre 4 ans pour voir le nouvel opus de James Bond, « Skyfall ». Et c’est un bon cru j’ai trouvé. Un vrai film avec un vrai metteur en scène: Sam Mendes (« American beauty »; « Les Sentiers de la Gloire »…). Tous le ingrédients sont là: un pré-générique spectaculaire (une poursuite de feu de dieu de 12 minutes sur le toit du grand Bazar d’Istamboul qui a, parait-il nécessité 3 mois de tournage !;
de la louloute (pas assez à mon gout), l’Aston Martin ressortie de derrière les fagots, une très belle photographie, la Turquie-Shangai-Londres et l’Ecosse et un putain de vrai Méchant digne des James bond. Javier Bardem est parfait. mais attention: c’est un James Bond peu glamour qui nous est présenté: il se cherche, a des failles, picole, sombre dans la dépression. David Craig est parfait (le meilleur après Sean Connery et Roger Moore). Les producteurs ont accepté de malmener le célèbre agent de la Reine en prenant le risque de déstabiliser le public. Couillu mais réussi malgré quelques longueurs.

Ca pour être long c’est long. et bien chiant. Y’avait bien longtemps que j’avais pas eu envie de me barrer de la salle. « Amour » de Michael Haneke est d’un ennui profond. Et blabla et blablabla. Comme on  y voit un couple « mourir à petit feu » (enfin surtout la femme), ça n’ajoute pas à faire passer les 2 heures. Palme d’or cette année, un quasi consensus de la critique, un retour de Jean-Louis Trintignant salué (à juste titre) mais pas une once d’un début de critique. Comme le disait souvent Philippe Noiret: « Y’en a qui ont la carte et d’autres pas ». Amen.

Il y a 25 ans (le 22 octobre 1987) nous quittait Lino. Je vous salue Monsieur.

Bonne semaine.

en vrac 129-130-131: spécial Claude Pinoteau

Salut les loulous,

« Inadmissible !« ; « Scandaleux ! »;  » ….de l’escroquerie !!! ». Oui oui oui !!!! Tout ça est vrai et je ne peux que m’excuser platement. Je n’ai effectivement pas été foutu d’honorer mon rendez-vous dominical, mon seul argument étant mon activité professionnelle (du côté de Marseille) qui m’accapare la quasi-totalité de mes journées. Bref !!!!... »en vrac » revient et j’espère qu’il vous satisfera.

« étasoeur… » est en deuil, JE suis en deuil !! Le cinéaste Claude Pinoteau nous a quitté, vendredi, à l’âge de 87 ans. « Qui était Claude Pinoteau ??? Un honnête technicien-faiseur des années 70-80-et un peu 90 ??? ». Ouais…un peu rapide et réducteur ! Je dirais plutôt un vrai artisan et un enfant de la balle qui a biberonné dés son enfance sur les plateaux de cinoche grâce à son père qui fut régisseur puis directeur de production Il donna rapidement le goût et le virus » à ses 2 fils: Jack à la réalisation et Claude, d’abord aux accessoires puis à l’assistanat. Le premier se distingua par le film « Le Triporteur «  et le second fut l’assistant « star et le meilleur de la place de Paris » durant de nombreuses années (d’Henri Verneuil à Max Ophuls en passant par Lelouch et de Broca) avant de passer à la réalisation, en 1973, avec « Le Silencieux » puis l’année suivante, avec « La Gifle », tous deux avec Lino (ce dernier film étant son meilleur, à mon avis, qui révélera au grand public la talentueuse Isabelle Adjani et Francis Perrin aux côtés d’Annie Girardot et de Georges Wilson). Suivirent  « Le Grand Escogriffe » (avec Montand et Brasseur), « L’Homme en colère »; les « Boum » (ouais !!!!!!!!!) et le dernier film de Ventura « La Septième cible » aux côtés de Jean Poiret, Léa Massari et Elisabeth Bourgine (qui remplaça « au pied levé » Sophie Marceau 3 jours avant le tournage ); « L’Etudiante »; « La Neige et le feu », « Cash-cash » et l’adaptaion de la pièce à succès, « Les Palmes de monsieur Schultz », son dernier film, avec Noiret et Huppert. Très sérieux, cet amateur de polars a su « trouver » de la fantaisie auprès de Jean-Louis Dabadie puis, plus tard, de Danièle Thompson. On lui doit  « d’avoir lançé » Adjani au cinéma (pas au théâtre car elle était déjà très connue) mais surtout et avant tout Sophie Marceau. C’est Pinoteau qui la choisit parmi les centaines de jeunes adolescent qu’il castât pour « La Boum ». On l’ a oublié mais ce fut « un véritable phénomène de société » à sa sortie, qui fit des millions d’entrées. Votre serviteur tomba « llittéralement amoureux » de la môme Marceau et voulait avoir comme parents Brigitte Fossey et Claude Brasseur. Je vous dis pas combien de fois je me suis passé le disque !…et rebelote deux ans après pour la suite !! Sophie Marceau ne lui sera pas reconnaissante sur le moment et plantera son papa de cinéma au profit de son compagnon de l’époque, le cinéaste Zulawski. Elle devra un film à la Gaumont et retrouvera Pinoteau dans ‘L’Etudiante’ avec Vincent Lindon mais le charme et le goût n’y étaient plus (il faut tout de même dire que le film est pas bon !!!). Vrai réalisateur populaire, au bons sens du terme, il était au service de ses acteurs et de ses scénaristes. Comme on le disait dans le temps, probablement un honnête homme.

en vrac 105 // Spécial Claude Miller

Bonjour toi

Eva Joly est tombée d’un escalier à la sortie d’un cinéma, elle a vu  quoi ??… »Elephant man » ?

Ok,je sais, c’est facile

Après Rohmer, Chabrol, Corneau, Schoendoerffer,  Claude Miller rejoint le cortège funèbre des cinéastes français importants qui nous ont quitté ces deux dernières années.. C’était mercredi soir à 70 ans. Il n’achèvera  pas les finitions de son dernier film, « Thérèse D. », d’après l’oeuvre de François Mauriac, avec la Tautou et Gilles Lellouche. A la sortie de l’IDHEC, il croise François Truffaut qui en fera son directeur de production et deviendra « sa référence » jusqu’à reprendre un synopsis de celui-çi, « La Petite Voleuse » en 1988. Cinéma d’auteur aux confins du populaire et du romanesque flamboyant (je me lâche ce matin !), Claude Miller n’avait pas peur de se confronter aux stars du cinéma français: son « Garde à vue », en 1981, avec Lino, Serrault et la sublime Romy en témoigne. Dialogué au cordeau et « aux petits oignons » par un Michel Audiard très en forme, c’est un combat de coqs qui vous tient en haleine durant 90 minutes. Magistral ! Déjà son premier opus, en 1976, « Ma meilleure façon de marcher » témoignait d’une originalité dans son sujet (le harcèlement, le droit à la différence) en révélant Patrick Bouchitey au côté de Patrick Dewaere. Il avait le flair pour découvrir le talent caché chez des jeunes acteurs et actrices (y compris chez « les filles de » !). Si Charlotte Gainsbourg est devenue une grande comédienne (après sa courte expérience en 1984  sur le oubliable « Paroles et Musique » de Eli Chouraqui), c’est probablement aussi, un peu par « la faute » de Miller. « L’Effrontée », en 1985, a marqué une génération. « …la petite Charlotte » nous a ému aux côtés de Bernadette Laffont et Jean-Claude Brialy. Il en fit de même, en moins convaincant, avec Romane Bohringer dans »L’Accompagnatrice » en 1992. Cinéaste au gouts éclectiques (18 films dont un co-réalisé en 2099 avec son fils Nathan), il a adapté aussi bien Tchekhov (« La Petite Lili »), la romancière anglaise Ruth Rendell (« Betty Fichser… ») ou l’américain John Wainwright. Il ne parvint  pas à monter financièrement un « Nana » d’après Emile Zola. C’est un grand metteur en scène qui a beaucoup donné aux acteurs, techniciens et au public. Le cinéma français est en deuil aujourd’hui.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

Hommage à Tonton Georges Lautner (1926-2013)

Hello les baltringues,

Je voudrais revenir sur un cinéaste qui n’est en rien maudit mais qui, je trouve, n’a pas sa juste place auprès du cinéma français, les critiques (enfin pour ce qu’il en reste !) le jugeant mineur et sans grand interêt, je veux parler de Georges Lautner. Né en 1926 et fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Lautner a commencé à réaliser en 1958 avec « La Môme aux boutons ». Il ne tourne plus depuis 1996, n’ai pas aigri, a connu énormément de succès populaires, a fait beaucoup d’entrées (environ 50 millions rien qu’en France !!), tournant avec les plus grosses vedettes du cinoche (Gabin; Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, 5 Belmondo; 2 Delon, Mireille Darc « sa petite soeur » à profusion,Louis De Funès, Francis Blanche, Michel Constantin, Darry Cowl Pierre Richard, Galabru; Serrault; Jean Yanne, Schmoll; Miou-Miou; Lanvin, Marielle et et et ne l’oublions pas, s’il vous plait, MONsieur Jean Lefèvre). Il a formé de nombreux techniciens (Bertrand Blier fut son assistant et lui a écrit le scénario et les dialogues de l’excellent « Laisse allez, c’est une valse », dialogues qui renvoient régulièrement à ceux d’Audiard mais annonçant déjà « la patte Blier » des « Valseuses »; « Buffet froid » ou « Tenue de soirée »). Tout n’est pas bon chez Lautner. Loin de là ! De « La Maison assassinée » (avec PatriIcKK !!!) au remake de « L’Inconnu dans la maison » avec Bébel; en passant par « Triplex » (avec Patrick Chesnais), « Room service » (avec Serrault et Galabru), « La vie dissolue de Gérard Floque » (avec Roland Giraud) ou « Joyeuses Paques » (adaptation poussive de la pièce de Jean Poiret avec (re)Bébel et et et…ahahaha Sophie Marceau…), on frise souvent le nanar de chez nanar !…du bien gras, le tout arrosé d’un rouge qui tache ! On aime déjà plus, « Est-ce bien raisonnable », « Attention, une femme peut en cacher une autre » ou les cascades de Bébel dans « Flic ou voyou » ou dans « Le Guignolo » (ah la scène de l’hélicoptère au-dessus de Venise !).Mais ce que je préfère c’est quand Lautner nous fait la série des Monocles avec Paul Meurisse, les films comme « Ne nous fachons pas », « Le Pacha » (sur une musique de Gainsbourg), « La Grande Sauterelle », « La Valise », « Mort d’un pourri » (excellent polar produit et interprété par Delon avec aussi Maurice Ronet, Jean Bouise, Michel Aumont et Stéphane Audran), « Les Barbouzes » ou « Laisse allez, c’est une valse ». Oui dans ces films, il y a « une patte », « une griffe Lautner ». Par son rythme, son découpage et son montage elliptique. Par son ton « décalé »aussi, loufoque et « très bande dessinée ». Y’a des tronches (et des pifs !), des situations comiques souvent droles et un esprit potache très frais et jubilatoire qui se ressent chez les interprêtes. Vous pensez et vous vous dites…mais il n’a même pas parlé des « Tontons flingueurs » ?!?..je rêve ou quoi ?!?….mais c’est lui, étasoeur, le baltringue ! Mais non, les loulous, j’ai pas oublié « Les tontons »…film culte et inter-générationnel (de temps en temps exploité en salle et surtout archi-rediffusé à la télé !). Dire que la Gaumont ne croyait pas en ce film et a donné « le minimum syndical » à Tonton Georges. Avec obligation de tourner dans une maison, située à Rueil-Malmaison, car louée à l’année par la compagnie au logo de la marguerite. Avec une cuisine minuscule ! Démerdes-tois Georges ! Comme quoi les contraintes, des fois, ça a du bon ! Salut Monsieur Lautner, profitez de votre soleil niçois et merci de nous avoir fait bien marré.

remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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adaptation(s)

Salut les baltringues,

Profitant du méga-succès en salle, du film de François Ozon, « Potiche » avec une Catherine Deneuve et un Gégé Depardieu réjouissants, retour sur quelques exemples d’adaptions (réussies ou non) de romans ou pièces de théâtre d’aujourd’hui ou du passé. C’est le cas, donc, pour « Potiche », tirée de la pièce de boulevard de Barillet et Gredy, qui fit la joie de nombreux spectateurs grâce au talent comique de Jacqueline Maillan. La force de François Ozon est d’avoir conservé les codes de cette pièce de boulevard très datée mais en la truffant de clins d’oeil à Ségolène Royal (qu’il a soutenu en 2007), à Nicolas Sarkosy (et « son travailler plus pour gagner plus ! »), à Bernard Thibault (ah la moumoute de Depardieu). Sans oublier une remarquable direction artistique (décors, costumes, coiffures…) qui lorgne beaucoup du côté de Jacques Demy. Catherine Deneuve est parfaite et la voir danser avec Gros Gégé nous rappellent qu’ils forment tous les deux un vrai couple de cinéma. Les autres interprètes sont convaincants excepté Fabrice Luchini qui en fait des tonnes. Quelques longueurs à la fin gachent un peu notre plaisir mais « Potiche » est un excellent divertissement de qualité.

Ozon s’était déjà frotté à l’adaption avec « Huit femmes »(2002), pièce de théâtre insignifiante de Robert Thomas (réalisateur des nanars « Mon curé chez…« ) mais était resté volontairement dans les codes: un seul décor faisant du coup « très théâtre »  alors que « Potiche » ne l’est quasiment pas.

Idem pour « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau (1990) grâce à son talent de réalisateur mais aussi à celui de Jean-Claude Carrière (immense scénariste-adapteur-dialoguiste de Bunuel à Louis Malle en passant par Peter Brook, Jacques Deray ou parfois du réalisateur de télévision, Jean-Daniel Verhaeghe). Avec cette adaption, on est tout sauf dans une pièce. La caméra virevolte d’un champs de guerre à une abbaye en s’arrêtant dans une patisserie, Depardieu sautille et nous enflamme avec son « …que dis-je un nez ! c’est un roc, une péninsule… », Raguenot nous empiffre de brioches, De Guiche reste malgré tout élégant et comme nous aimerions être à la place de Christian pour roucouler auprès de la belle Roxane. Rappeneau et Carrière « ont remis le couvert » 5 ans plus tard avec l’adaptation réussie (quoique longuette) du « Hussard sur le toit » avec Juliette Binoche et Olivier Martinez, d’après le roman de Jean Giono.

Francis Veber a écrit « Le dîner de cons » (1998) pour le théâtre et pour Jacques Villeret. Son adaptation cinématographique est plus reserrée mais reste très fidèle et proche de sa pièce.

On peut le dire aussi pour « Un air de famille« , pièce écrite par le tandem Agnès Jaoui & Jean-Pierre Bacri dont la réalisation a été confiée à Cédric Klapisch.

 

 

 

 

Ouvrons maintenant l’épineux dossier des adaptations des romans du 19 ème siècle. Claude Chabrol a adapté et réalisé, en 1990, probablement la plus juste et la plus fidèle transposition de  « Madame Bovary« , d’après Gustave Flaubert. Son Emma, merveilleusement interprété par Isabelle Huppert « vit et aime au-dessus des ses moyens et de ses sentiments » (dixit Chacha). Jean-François Balmer campe un Charles Bovary dépassé par les évenements et par son épouse. Jean Yanne est un savoureux Homais, pharmacien du village et curieux du quand-dira-t-on. On est loin de l’adaption-tartignolle-et-carton-pâte de Vincente Minnelli qui est pourtant un des plus grands metteurs en scène du XXè siècle. Celle de Jean Renoir, des années trente, est plus convaincante.

Depardieu a décidé, en 1997, de conquérir des publics internationaux en se lançant dans l’entreprise ambitieuse du « Comte de Monte-Christo« , avec l’aide de Jean-Pierre Guérin à la production, et Josée Dayan à la caméra. Rejoint par Ornella Muti, Jean Rochefort, Pierre Arditi, Michel Aumont et de « tous mes amis sont là » Jean-Claude Brialy, le pari est réussi et convaincant. L’esprit « aventure épique » de Alexandre Dumas est présent. Le trio a recommençé quelques années plus tard avec l’adaptation des « Misérables » (avec Christian Clavier, Charlotte Gainsbourg…),d’après Victor Hugo et là, aïe, c’est pas bon du tout (tout comme le biopic sur « Balzac« ). Mais la série a été diffusée, par exemple, en Chine. En revanche, celle sur « Napoléon » (2002) réalisée par Yves Simoneau avec Clavéon, Isabelle Rossellini, John Malkovitch se maintient plutôt pas mal.

Mieux vaut revoir la version des « Misérables » de Robert Hossein avec Lino Ventura (Valjean), Michel Bouquet (Javert) et Jean Carmet (Thénardier) ou celle de Jean-Paul Le Chanois avec Gabin, Nanard Blier, Bourvil et Serge Regianni. Je n’ai pas vu malheureusement la version avec l’immense Harry Baur et Charles Vanel.

« Un singe en hiver » est un exemple où j’ai préféré le film au livre. L’adaptation cinématographique du roman de Blondin est moins morbide et plus joyeuse, probablement du à la plume d’Audiard et à la complicité naissante, sur le tournage, entre Gabin et Bébel.

Les adaptations au cinéma de romans sont souvent décevantes. J’ai parlé récemment de « L’homme qui voulait vivre sa vie » d’Eric Lartigau d’après le bouquin de Douglas Kennedy ou de l’adaptation de Tavernier du roman de J.L. Burke, « Dans la brume électrique avec les morts confédérés ». En revanche, son « Coup de torchon » d’après le polar « Pop 1280 » de Jim Thompson est une petite merveille (performance d’Eddy Mitchell en Nono, con génital). J’ai dis et je redis que le dernier opus de Tatav, « La Princesse de Montpensier« , adapté du roman de Mme La Fayette est formidable ( voir la scène où la Montpensier comprend qu’elle perd son amour, De Guise, pour le prince de Montpensier, du à l’arrangement des deux pères). C’est tout sauf de l’académisme comme je l’entend ici ou là. Regardez les scènes de batailles, c’est barbare, sanguilonant et filmé avec rage.Oui, ce sont de jeunes acteurs qui parlent le 16 ème siècle. Où est le problème ?!? Les armées recrutaient, à cette époque, des garçons âgés de 20-22 ans. Ils sont rustres, pas toujours bien élevés (malgré leurs rangs), parfois crades et barbares (le balafré) mais ils ont tout de même le droit d’êtres amoureux, saperlipopette !

« le Nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud est un livre et un film à lire et à voir. L’adaptation du génial et foisonnant « Dalhlia noir » de James Ellroy par Brian de Palma est grotesque. Je n’ai pas vu le film « Le Parfum » tiré du best-seller de Patrick Süskind que Sergio Leone, Polanski et tant d’autres ont renoncé à faire.

Ne pas parler de Georges Simenon dans ce billet serait une offense. Que dire sinon que c’est le parfait exemple du romancier typiquement compatible avec l’écriture cinématographique tout comme Maupassant. Je ne vais pas faire la liste nombreuse de tous les films (plus les télés) adaptés de sa foisonnante oeuvre. Je citerai comme ça péle mèle: « Les fantômes du chapelier » de Claude Chabrol (un des plus grands rôles de Michel Serrault); « La Marie du Port » de Marcel Carné (1950) et « En cas de malheur » de Claude Autant-Lara (1958) avec tous les deux Jean Gabin ou « L’étoile du Nord » de Pierre Granier-Deferre (1982) avec Simone Signoret et Philippe Noiret.

Je pourrais continuer  à citer indéfiniment des films. Adapter d’après le patrimoine littéraire, théâtrale, de bandes dessinées, de biopics et maintenant de sitcoms ou de sketches de comiques, est vieux comme le monde et a démarré dès le cinéma muet: en France, aux USA, en Angleterre ou en Allemagne. Un producteur s’emparait d’un auteur, d’une pièce ou d’un comique de music-hall pour en faire une vedette de cinéma. Les exploitants de salles étaient avant tout des forains et/ou des patrons de salles de spectacles. C’étaient les Sacha Guitry, Raimu, Louis Jouvet, Jules Berry, Jean Gabin, Fernandel, Bourvil ou Jacques Tati. Aujourd’hui depuis 25 ans, c’est beaucoup à la télévision que l’industrie cinématographique pioche: du « Petit
Théâtre de Bouvard « 
aux « Nuls » ou  aux « Inconnus » à Gad Elmaleh ou Djamel en passant par « Les Robins des Bois« pour ne parler que de la Françe. Certains ont beaucoup de talent au demeurant. Après tout, Jean Dujardin s’est fait connaître par la téloche avec « un gars et une fille ».

La bise.

en vrac 38



Salut bande de nazes !

Oh puté. Déjà dimanche, con !!! Mais qu’est-ce qui fout ce fada d’étasoeur !???!!!


Le chinois Liu Xiaobo a reçu le Prix Nobel de la Paix, vendredi. Il purge, actuellement  11 ans de prison, pour avoir critiqué le régime  et demandé plus de démocratie dans son pays. Non mais oohh…c’est qui ce mec d’abord ?!?  Tu débarques d’où ?!? T’as arrêté un char sur la place Tiananmen en 1989, toi ?! ? Ah oui…tu les as soutenu, c’est déjà ça ! Mais, par contre, as-tu espionné pour Google ?!? Non. Remarques…,n’oublies pas que ton pays regorge de plus de 2500 milliards de dollars dans ses banques, achète des millions de bons du Trésor américain et grecque, maintenant. En échange, par exemple, de concessions de ports ou de facilités sur les matières premières. Dur, horrible, dans ces conditions, d’être un militant des Droits de l’Homme et de la démocratie en Chine. Courage !…on est de tout coeur avec toi.

Francis Veber dégomme le cinéma français dans son livre de souvenirs « Que ça reste entre nous ». Mais cela aurait pu tout aussi bien s’appeler « Y’en aura pour tout le monde ! ». En effet, l’auteur et/ou réalisateur de « L’Emmerdeur », du « Jouet », d’ « Adieu Poulet », de « Coup de Tête« , de « La Chêvre« , de « Hold-up », des « Compères » et « Fugitifs », du « Dîner de cons », du « Placard » , de ‘Tais-toi » et de la « Doublure » dézingue, replace, « désacralise » Lino Ventura, Pierre Richard, Gérard Depardieu ou Claude Berri, avec certes un zest de méchanceté mais de façon sincère et lucide. L’homme aux millions d’entrées (et sur son compte en banque aussi) a attendu le bide de sa vie ( son remake de « L’Emmerdeur », en 2008, avec Patrick Timsit et Richard Berry), puis 14 mois de « coup sur la cafetière » et de lucidité, pour nous faire enfin un bon truc depuis « Le Dîner de cons » (pièce et film compris) !

Quand Sarko se transforme en Pierre Tchernia, à l’occasion du lancement dans les lycées de la plate-forme en ligne de 200 films- classiques, »Ciné-Lycée »:

Vivement que France 2 reprogramme Monsieur Cinéma !

Tchao.

Corneau: noir à la française.

Salut les kids,

Alain Corneau, cinéaste français, est décédé, hier matin, à l’âge de 67 ans par un cancer (Dupontel a encore frappé !). Son dernier film, « Crime d’Amour » (le 16ème + 1 téléfilm « Afghanistan, le pays interdit »-1987, avec Michel Blanc, dans la série « Médecins des hommes » produite par Jacques Perrin),  est en salle depuis 15 jours. Assistant, entre autres, de Costa-Gavras sur « L’Aveu » (où il rencontra Montand) ou de Nadine Trintignant (avec qui il partagea sa vie), Corneau se lança dans la réalisation avec « France. Société anonyme »en 1974. Sa carrière décolla réellement avec ce qui allait devenir sa marque de fabrique: les polars-films noirs. Avec Yves Montand qu’il mettra 3 fois en scène (« Police Python 357« -1976; « La Menace« -1977; « Le Choix des Armes »-1981), ou avec, probablement ce qui est son chef d’oeuvre « Série Noire » (1979) où Dewaere y est tout simplement prodigieux (les scènes avec Bernard Blier sont magnifiques. On sent clairement le choc de deux générations d’acteurs, aussi bien dans leurs styles comme dans leurs phrasés). Fou de jazz (il était batteur-amateur dans sa jeunesse), des USA (il a grandi, dans le Loiret, à côté d’une base américaine), de romans policiers (« Série noire » est adapté du roman de Jim Thompson), cinéphile passionné et eclectique (Don Siegel, Melville, Johnnie To…), Alain Corneau a su transcrire les atmosphères, les paumés ou les gangsters de la culture urbaine américaine à celle des villes françaises (Orléans, Nanterre…), avec nos acteurs à nous, « élevés aux grains et en plein air » ( , Montand, Signoret, François Perrier, Depardieu, Deneuve, Lanvin, Galabru, Anglade, Guy Marchand, Ludivine Sagnier…). Il n’a jamais abandonné le polar et a pu réalisé en 2007 son vieux rêve: le remake de « Le Deuxième Souffle » de Jean-Pierre Melville avec Daniel Auteuil dans le rôle de Lino Ventura (euuhh…quel drôle d’idée !), Dutronc et Monica Bellucci (en blonde, ridicule !).

Il a très bien raconté ses amours et ses passions de jeunesse dans le très joli film, « Le Nouveau Monde » (1995).

Mais réduire Alain Corneau comme simplement un spécialiste du polar est réducteur et injuste (je sais qu’en France on aime « coller des étiquettes » aux gens). Il s’est essayé, avec plus ou moins de bonheur, au film romanesque (« Fort Saganne« –1984…ah la belle Sophie …), au film initiatique-en quête de soi (« Nocturne indien »-1989), au film d’époque sur le joueur de viole de basse Marin Marais, initié par Sainte-Colombe (« Tous les matins du monde »-1991, un énorme succès public, avec Jean-Pierre Marielle et les Depardieu père-fils), ou à la comédie (« Le Prince du Pacifique« -2000, très mauvais, avec Thierry Lhermitte et Patrick Timsit). J’ai beaucoup aimé « Stupeur et Tremblements » (2002), avec Sylvie Testud, adapté du roman d’Amélie Nothomb.

Mais je dois avouer avoir un faible pour ses polars-films noirs (en fait, je dois, moi aussi, aimer les étiquettes). Combatif et jouant « collectif », Alain Corneau manquera au cinéma français.

La bise les loulous.

Crémer Bruno

Salut,

Triste nouvelle. Le comédien Bruno Crémer nous a quitté le week-end dernier. Snif. Putain d’immense comédien. Et pas seulement les 14 saisons du célèbre commissaire Jules Maigret. Du théâtre avec ses amis Belmondo, Marielle, Rochefort et Pierre Vernier rencontrés dans un cours. Plus de 70 films à son actif (et pas des moindres) et quelques jolies partenaires: de Miou-miou à Charlotte Rampling en passant par Romy Schneider, Marie-France Pisier, Marlène Jobert ou la Vanessa Paradis dans son tout premier film: « Noces Blanches » de Jean-Claude Brisseau (1989). Il a traversé les films d’Yves Boisset, de Schoendoerffer avec son vieux copain Jacques Perrin, de Costa-Gavras, de Sautet (« Une histoire simple » – 1978), de Blier (« Tenue de soirée » – 1986), de Brisseau donc, l’ultime film de José Giovanni, « Mon père » (produit par Tavernier) dans lequel il interprétait le papa du cinéaste-romancier, de Claude Lelouch aussi (« Le Bon et les Méchants » 1975), de François Ozon (l’excellent « Sous le sable« – 2000) et tant d’autres. Il a donné la réplique à Bébel, Ventura, Delon, Brasseur, Piccoli pour ne citer qu’eux.

Voix sublime (douce et sensuelle), beaucoup d’élégance et de charme. Sacré acteur qui a traversé les plateaux de théâtre et de cinéma, à son rythme, sans tambour ni trompette. Salut M’sieur et chapeau l’artiste !

corruption

Hello les wouinwouins,

Alors que le sommet de l’Etat vacille avec « l’affaire mammy gaga de Bettencourt-Eric Woerth » et ses possibles financements occultes pour la campagne présidentielle de 2007, et que deux sous-secrétaires d’états ont du démissionner pour cause d’utilisation d’argent public abusive ou personnelle , petit retour sur quelques films qui ont traités ou flirtés avec la corruption plus ou moins grande.

Patrick Dewaere, dans « Coup de tête » de Jean-Jacques Annaud (1979), râle et quitte son club de football pour, entre autre, avoir dénoncé  les méthodes et les comportements pas très catholiques de son dirigeant de club amateur, qui est aussi son patron dans sa vie professionnelle. Il sera, malgré tout, rappelé pour son talent de joueur.

De même que dans les habits d’un juge, le même Dewaere y laissera sa peau face à une organisation crimino-mafieuse, au service d’un homme politique ambitieux et carnassier, interprété par Jean-Marc Thibault (« Le Juge Fayard » d’Yves Boisset-1977).

Jean-Pierre Mocky a régulièrement dénoncé (voir en a fait « son fond de commerce »), dans sa prolixe filmographie, les magouilles-arrangements-compromissions-relations en tous genres,  de nos politiciens, notables et décideurs, au demeurant si bien élus.

Claude Sautet a brossé en second rôle, dans « Mado » (1976), le portrait terrifiant d’un promoteur immobilier, sans scrupules et sans morale, magouilleur, maître-chanteur, rachetant ses concurrents au bord de la faillite et à qui, Michel Piccoli doit honorer des traites, dans une société commune , qu’il a en commun avec un ami défunt (joué par Bernard Fresson) .

Julien Guiomar interprête le personnage de Lépidon de façon roublarde, débonnaire et donnant » froid dans le dos ».

Bernard Fresson encore, qui dans « Rive Droite, Rive Gauche » de Philippe Labro (1984), interprête un riche et puissant industriel et se fait piéger par son ancien avocat, joué par Gérard Depardieu. Celui-çi demande un entretien avec son ex-patron qui lui déclare:  « …la presse ?!?….c’est comme le reste ! ça s’achète !!! ». Un caméraman « complice » immortalise la scène depuis le balcon. Plus vite chutera Nanard.

Lino Ventura, qu’il soit juge dans « Cadavres exquis » de Francesco Rosi (1976) ou général nommé préfet à Palerme dans « Cent jours à Palerme » de Giuseppe Ferrara (1984), n’arrivera jamais à « appliquer  la loi », face à la société tentaculaire qu’est la Mafia, et s’y cassera les dents….voir plus.

rivaux

Salut les kids,

Alors que la campagne présidentielle n’a pas commencé et que le PS nous promet qu’il va organiser des primaires, en toute transparence, il y a, à droite comme à gauche, plétores de  candidatures possibles. Certains sont peut-être amis dans la vie (pas Sarko et De Villepin pour le coup) mais ils n’en sont pas moins rivaux, tout du moins au yeux de leurs supporters et des médias.

Cela fut longtemps le cas pour Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. Ils sont devenus rapidement amis mais pendant des années, les médias et leurs entourages « manageriales » les ont sans arrêt opposés comme deux champions disputant une compétition. C’est vrai, par contre, qu’ils ont une filmographie « similaire » et comparable sur certains points.

Idem pour Dewaere et gros Gégé. Comparaisons du genre: « Si Dewaere n’était pas mort, Depardieu n’aurait jamais fait cette carrière ! ». Désolé les filles mais je vois pas Patrick Dewaere (que j’aime tant) dans « Cyrano », « La Chèvre » ou ‘Le retour de Martin Guerre » pour le coup.

En revanche, Yule Brynner n’appréciait pas Steve McQueen (qui le lui rendait bien je crois) sur « Les Sept Mercenaires » de John Sturges (1961). La star à la peau de fesse voyait d’un très mauvais oeil le cow-boy aux yeux bleus qui, il faut bien le reconnaître, jouait infiniment mieux. Enfin c’est mon avis et il se trouve que je le partage !

C’est pas qu’ils se détestaient mais Brigitte Bardot et Lino Ventura, dans « Boulevard du rhum » de Robert Enrico (1971) ne se sont pas, parait-il, laissé un plaisir impérissable tous les deux…et lycée de Versailles !

Enfin, c’est de notoriété publique que Tony Curtis (venant du cinéma) et Roger Moore (venant de la télé) ne s’appréciaient pas.  On a peine à le croire, même aujourd’hui !

…allez…tchao !

retraite

Salut les p’tits luUUps !

Alors que le débat sur les retraites bat son plein chez les politiques, médias et…dans la rue aujourd’hui et que la Françe, à défaut d’être pliée en quatre, se divise sur le maintien ou non de l’âge du départ à la retraite: 60 ans ? 61 ? 62 ?…plus ?…une question me vient à l’esprit (poil au riz !): qui, au cinoche, a voulu « se ranger des voitures » ?

Chez les gangsters, Gabin dans « Touchez pas au grisbi » de Jean Becker (1953) doit changer « son fusil d’épaule » et de stratégie car « son pote Riton a causé à sa gonz du grisbi, et du coup Angelo (Ventura) est affranchi et veut en gouter ». Adieu la retraite peinarde et pépère tant désirée !

Idem pour Al Pacino dans « L’Impasse » de Brian De Palma (1994) qui a bien donné dans les contrats pour les mafiosos, dope et magouilles en tout genre. Il n’aspire qu’à se dorer la pillule dans les caraïbes avec sa douce. Oui mais voilà, son « frère »-avocat véreux-Sean Penn » le retient pour une « dernière affaire » et contribue à sa mort.

Bon. Là, c’est juste pour dire qu’il aurait du la prendre il y a, au moins, 10 ans…voir ne jamais du tout commencer sa carrière de flic. Ca nous aurait fait des vacances les jeudis soirs !

Par contre, Johnny veut la prendre sur scène mais pas ses assureurs !

Eddy, aussi, fait « sa dernière séance » au music-hall…mais j’y crois pas. Poil au doigt !

Quant à Aznavour, qui vient d’avoir ce mois-çi 86 ans, hésite pour « sa rentrée parisienne »  entre l’Olympia ou le Palais des Congrès.

…poil au nez !

deuil

Salut les cocos,

La Pologne a perdu son Président et une armée de dirigeants dans un crash d’avion. Le pays pleure et porte le deuil durant, au moins, une semaine. Ouais. Chacun ses habitudes, fait comme il peut et comme il veut. Disons que le Président Kaczynski n’est pas Lech Walesa. Mais c’est une affaire de gout, j’en conviens. Ni Vaclav Havel ou Mandela. Mais je ne suis pas polonais, c’est vrai.

Je me rappelle le 19 juin 1986. Je sortais de ma première journée du BEPC et j’apprends la nouvelle de la mort de Coluche. Sonné comme des millions de personnes. Philippe Gildas, Maryse, Michel Denisot, en pleurs, sur Europe 1, Claude Sérillon, itou, le soir au 20h d’Antenne 2.

Le pays, pour une bonne partie, fut en deuil. Un peu comme pour Lino Ventura, à l’automne 1987. Ca m’a fait « tout bizarre ». Il fait partie des meubles et un jour, il s’en va, « comme ça », d’une crise cardiaque. Yves Mourousi avait du mal à contenir son émotion lors de  « la spéciale » qu’il anima le soir sur TF1. Cela a du être du même acabit pour la mort de Jean Gabin. Mais j’étais tout vermicelle et je ne m’en souviens donc pas.

Par contre, je me rappelle parfaitement de l’émotion de Michel Serrault en remettant à Bernard Blier, en 1989, son « César d’Honneur » (cela fait rire !). Le célèbre « tonton flingueur »était très diminué physiquement (d’ailleurs, il mourrut quelques jours plus tard) et il nous était difficile de le regarder.

Serrault qui a du, aussi, pleurer « toutes les larmes de son corps » à l’annonce de la mort de son « frère », Jean Poiret, terrassé lui-aussi par une crise cardiaque. Injuste, dure, triste…la vie !

Allez !…zou !

manque

Salut les p’tiits lups !

Vous vous souvenez peut-être de l’émission (devenue culte) « Cinéma Cinémas » ? C’était dans les années 80. Sur Antenne 2. Un magazine de 52 minutes conçu par les Journalistes-Producteurs Anne Andreu, Michel Boujut et Claude Ventura.Un générique (« Marcello ! ») et une musique mythiques.  Un homme, dans un couloir, qui ouvre des portes permettant de « lançer » les sujets. Pas d’animateur, ni public. Peu de promotions. et de communications. Un sujet de 3, 5, 7 ou 12 minutes écrit et scénarisé. Avec un angle et un parti-pris ( voir les sujets sur Catherine Deneuve ou Faye Dunaway).

Le portrait croisé de Philippe Noiret est formidable.L’interview de Richard Widmark est un témoignage passionnant sur « l’usine à rêves hollywoodienne ». Tout comme celles de Franck Capra ou Billy Wilder. Je ne vous parle pas des sujets sur Michel Serrault (très drôle) ou Lino Ventura (« Peur ! Peur !..mais quoi…je vous fais peur ?!? »; « Oui. Un peu »).

Les journées sur des tournages sont réjouissantes comme celles sur « Le Miraculé » de Jean-Pierre Mocky; « Police » de Pialat avec un gros Gégé, hilare, en liberté. Pas mal non plus, aussi, le plateau de « Notre Histoire » de Bertrand Blier avec un Delon pas commode, et une Nathalie Baye très patiente. Le « spécial Hitchcock » est jubilatoire avec un témoignage de Claude Chabrol.

Il y a un formidable coffret de DVD d’émissions sélectionnées par Jean-Pierre Jeunet.

On apprend énormément de choses. C’est instructif et laisse un gout de nostalgie. Il y a quoi comme émission actuellement sur le cinéma ? Celle du Producteur-Réalisateur-Animateur, Serge Moati ,qui s’intitule « Cinémas » sur France 5. C’est pas mal, classique (plateau,public,animateur et invités plutôt dans la promotion). Vous avez tous les magazines des chaines de Canal +. Il y en a des chouettes mais sont tout aussi classiques. Jean-Jacques Bernard sur Cinéma Classics essaye de parler, en 26 mn, de l’actualité cinématographique et cinéphilique avec « Boulevard du classic« .

Mais une émission proche de « Cinéma Cinémas » n’existe plus depuis 20 ans. Dommage. Pour la cinéphilie, le patrimoine et la transmission pour les nouvelles générations. Ca manque…

A plouche !

plouf

Salut les baltringues,

Ai vu, hier, ou plutôt découvert « Lifeboat » réalisé, en 1943 ,par le père Hitchcock. Nous sommes en pleine Seconde Guerre Mondiale. Un navire américain est coulé par un sous-marin allemand qui finit, lui aussi, par sombrer. Neuf survivants parviennent à monter, sur un canot de sauvetage, dont un allemand qui s’avère être le commandant du sous-marin.

Hitchcock nous recréait une micro-société. D’abord la bourgeoise (fourrure, collier de chez Cartier…), puis l’ouvrier-mécanicien, l’ingénieur-radio, l’infirmière dévouée…etc, jusqu’au méchant et infâme commandant allemand qui feint, au début ,de ne pas comprendre l’anglais. Outre la prouesse technique et scénaristique de rassembler 9 protagonistes sur un canot, Hitchcock somme les démocraties, alors désunies en partie, de se rassembler pour vaincre un ennemi redoutablement et machiavèlement efficace.

Le tournage a été, parait-il, particulièrement éprouvant (ce qui est rare chez le cinéaste) pour le simple fait que tourner avec l’eau est un véritable enfer. Pour ce film, Hitchcock a tourné entierement (?) dans une immense piscine des studios de la Fox. Les acteurs, pris d’un mal de mer, tombèrent régulièrement dans le bassin. Hume Cronyn faillit mourir, empêtré dans les immenses pales de la machine à faire des algues. « …Vous rajoutez à cela la chaleur des projecteurs, le faux brouillard et les bains forcés suivis de séchages rapides, et vous attrapez une pneumonie » raconte l’actrice Tallulah Bankhead (qui ne portait pas de sous-vêtements dans le film pour le grand plaisir guoguenard du cinéaste).

Tourner dans/avec/sur l’eau est une véritable gageure (vous rajouter à cela des animaux, des enfants, des cascades, la nuit avec des explosions et vous avez la totale !). Claude Sautet en a fait les frais dans « L’arme à gauche » (avec Lino Ventura) et n’a plus voulu tourner ensuite jusqu’au « Choses de la vie ». Polanski raconte, dans ses mémoires (« Roman par Roman« ), le cauchemar qu’a été le tournage de son premier long-métrage « Le couteau dans l’eau« , histoire se déroulant sur un bateau.

On imagine les tournages des films de pirates (les Errol Flynn; « Master and commander » de Peter Weir et autres « Pirates des Caraïbes« …). C’est vrai que les trucages en  numérique ont changé la donne mais ça coûte pépètes.

…allez zou !

P.s: demain sort « Le choc des titans » réalisé par le frenchie Louis Leterrier (« Transporteur 1 & 2« ; « Hulk »; le prochain « Superman 4 ou 5 ou 6 ou 7 ?!? »…etc)...ça m’a l’air gratiné ! Le Nain des montagnes doit se pourlècher les babines !

pifs

Coucou toi,

Profitant de la énième diffusion, demain soir sur France 2, du cultissime « Les tontons flingueurs » de ce bon vieux Georges Lautner (j’espère dans sa version originale et non colorisée), j’aimerais vous causer de nos gueules, nos trognes, du Cinéma Français. A commencer donc par le Vieux: Jean Gabin.

Lino Ventura n’est pas loin, bien entendu. Si on reste dans la famille des immenses vedettes: citons Michel Simon, Raimu et Harry Baur (kidnappé et torturé , en 1942, par la bande de gangsters Bonny & Lafont au service de la Gestapo, le comédien ne survivra que quelques mois).

Si on revient sur « Les tontons… », arrivent sur le podium notre Nanard Blier national suivi  de Jean Lefèvre et Francis Blanche.

Tous ces acteurs ont, en général, en commun d’être doter d’un putain de pif des familles ! Ce n’est plus un nez mais un roc !…une péninsule !…Môssieur !

Regardez Robert Dalban !?…Michel Constantin !…et Paul Meurisse ?…c’est pas des blairs, ça ??…un peu moins, c’est vrai, pour Paul Frankeur.

Voilà. J’ai volontairement oublier des noms. Je vous laisse à vos souvenirs et à votre mémoire pour la grande joie de Tétard volcanique et lauroimerlin (…attention, les tourtereaux, on reste sur l’hexagone !).

…allez !…la bise !

à boire !

Salut les zazous,

Ce matin, je me suis réveillé avec la gueule de bois. J’mettais mis « minable » la veille. Pas vu arriver. La bascule !…et hop ! Ouille, en vrac. Dure de se lever. Aïe…ma tête !

Un peu comme Gabin et Bébel dans « Un singe en hiver » de Henri Verneuil. Ou Romy Schneider dans « Mado » de Claude Sautet.

Ou gros Gégé dans « Germinal » de Claude Berri. Ca rappelle la scène célebrisssime de la cuisine dans »Les tontons flingueurs » de Lautner.

Philippe Noiret et Jen-Louis Trintignant s’en mettent une sévère dans « Le Secret » de Robert Enrico.

Pas mal non plus, Serge Reggiani dans « Vincent, François, Paul et les autres » de Claude Sautet lors d’une inauguration d’un café.

Puis on s’approche carrement de l’alcoolisme avec « The verdict » de Sidney Lumet with Paul Newman ou « Sideways » de Alexander Payne.

Quant à Faye Dunaway et Mickey Rourke dans « Barfly » de Barbet Schroeder, n’en parlons pas…on frise le coma ethylique  !

…allez ! santé !