3 ans déjà…

….que j’ai commencé ce blog. Le 15 janvier 2010 (vous avez vu que je sais compter Tétard 101?). 3 ans que Tétard me gonfle, se montre minable et pue l’alcool. Le nain des montagnes, Tom Pouce ou l’Autre !!!  Ca 100710073150413607dépend de mon inspiration et de mon exaspération. Il a pas évolué le Tétard. Un vrai champion du monde ! Toujours aussi  540656vantard, buté et borné. Je bénie, tu sais, les dieux tous les jours de t’avoir rencontré un beau matin de septembre 1987. Un sacré 001ca71e_mediumcadeau !! Rare et unique. Je rumine et m’en veux comme Jean Gabin dans « Touchez pas au grisbi » contraint de changer son fusil d’épaule parce que son 16525e-image-de-Touchez-pas-au-grisbi-661meilleur pote Riton de Montreuil « a causé à sa bourgeoise qui a affranchi chou-farciAngelo ». Et bah c’est un peu la même chose avec le chou farci ! Un boulet que je traine depuis 25 ans et je puis vous dire que c’est un sacré taf !! Et qui me boudu-sauve-des-eaux-32-03-grapporte pas un rond en plus. C’est juste pour la bonne cause. C’est « mon pauvre » à moi. Il a son assiette tous les soirs.Enfin, on sème ce que l’on mérite (c’est beau non ?!?…je ramasse les copies dans 4 heures ).

brain-of-a-blogger1-580x3333 ans donc. Exercice quotidien au début (j’ai tenu 2 mois), plutôt hebdomadaire par la suite. Blog généraliste quoique que très axé sur le cinoche ou la polili-lapolitique. Avec des fautes d’orthographes. Beaucoup (souvent les mêmes). On se refait pas. Puis ça fait bosser Tétard et sa concentration. Pas plus mal.

A plouche.

P.S.: J’arrête « en vrac » le dimanche. Ras-la-casquette !

Publicités

Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

en vrac 134

Salut les wouinwouins,

Quelques heures de retard, un petit changement dans les habitudes et Tétard (sous-sous) Volcanique me les gonfle menu et devient insultant (la seule attaque qu’il connaisse). C’est navrant pour lui et désespérant pour l’humanité.

Enfin. Il a fallu attendre 4 ans pour voir le nouvel opus de James Bond, « Skyfall ». Et c’est un bon cru j’ai trouvé. Un vrai film avec un vrai metteur en scène: Sam Mendes (« American beauty »; « Les Sentiers de la Gloire »…). Tous le ingrédients sont là: un pré-générique spectaculaire (une poursuite de feu de dieu de 12 minutes sur le toit du grand Bazar d’Istamboul qui a, parait-il nécessité 3 mois de tournage !;
de la louloute (pas assez à mon gout), l’Aston Martin ressortie de derrière les fagots, une très belle photographie, la Turquie-Shangai-Londres et l’Ecosse et un putain de vrai Méchant digne des James bond. Javier Bardem est parfait. mais attention: c’est un James Bond peu glamour qui nous est présenté: il se cherche, a des failles, picole, sombre dans la dépression. David Craig est parfait (le meilleur après Sean Connery et Roger Moore). Les producteurs ont accepté de malmener le célèbre agent de la Reine en prenant le risque de déstabiliser le public. Couillu mais réussi malgré quelques longueurs.

Ca pour être long c’est long. et bien chiant. Y’avait bien longtemps que j’avais pas eu envie de me barrer de la salle. « Amour » de Michael Haneke est d’un ennui profond. Et blabla et blablabla. Comme on  y voit un couple « mourir à petit feu » (enfin surtout la femme), ça n’ajoute pas à faire passer les 2 heures. Palme d’or cette année, un quasi consensus de la critique, un retour de Jean-Louis Trintignant salué (à juste titre) mais pas une once d’un début de critique. Comme le disait souvent Philippe Noiret: « Y’en a qui ont la carte et d’autres pas ». Amen.

Il y a 25 ans (le 22 octobre 1987) nous quittait Lino. Je vous salue Monsieur.

Bonne semaine.

en vrac 129-130-131: spécial Claude Pinoteau

Salut les loulous,

« Inadmissible !« ; « Scandaleux ! »;  » ….de l’escroquerie !!! ». Oui oui oui !!!! Tout ça est vrai et je ne peux que m’excuser platement. Je n’ai effectivement pas été foutu d’honorer mon rendez-vous dominical, mon seul argument étant mon activité professionnelle (du côté de Marseille) qui m’accapare la quasi-totalité de mes journées. Bref !!!!... »en vrac » revient et j’espère qu’il vous satisfera.

« étasoeur… » est en deuil, JE suis en deuil !! Le cinéaste Claude Pinoteau nous a quitté, vendredi, à l’âge de 87 ans. « Qui était Claude Pinoteau ??? Un honnête technicien-faiseur des années 70-80-et un peu 90 ??? ». Ouais…un peu rapide et réducteur ! Je dirais plutôt un vrai artisan et un enfant de la balle qui a biberonné dés son enfance sur les plateaux de cinoche grâce à son père qui fut régisseur puis directeur de production Il donna rapidement le goût et le virus » à ses 2 fils: Jack à la réalisation et Claude, d’abord aux accessoires puis à l’assistanat. Le premier se distingua par le film « Le Triporteur «  et le second fut l’assistant « star et le meilleur de la place de Paris » durant de nombreuses années (d’Henri Verneuil à Max Ophuls en passant par Lelouch et de Broca) avant de passer à la réalisation, en 1973, avec « Le Silencieux » puis l’année suivante, avec « La Gifle », tous deux avec Lino (ce dernier film étant son meilleur, à mon avis, qui révélera au grand public la talentueuse Isabelle Adjani et Francis Perrin aux côtés d’Annie Girardot et de Georges Wilson). Suivirent  « Le Grand Escogriffe » (avec Montand et Brasseur), « L’Homme en colère »; les « Boum » (ouais !!!!!!!!!) et le dernier film de Ventura « La Septième cible » aux côtés de Jean Poiret, Léa Massari et Elisabeth Bourgine (qui remplaça « au pied levé » Sophie Marceau 3 jours avant le tournage ); « L’Etudiante »; « La Neige et le feu », « Cash-cash » et l’adaptaion de la pièce à succès, « Les Palmes de monsieur Schultz », son dernier film, avec Noiret et Huppert. Très sérieux, cet amateur de polars a su « trouver » de la fantaisie auprès de Jean-Louis Dabadie puis, plus tard, de Danièle Thompson. On lui doit  « d’avoir lançé » Adjani au cinéma (pas au théâtre car elle était déjà très connue) mais surtout et avant tout Sophie Marceau. C’est Pinoteau qui la choisit parmi les centaines de jeunes adolescent qu’il castât pour « La Boum ». On l’ a oublié mais ce fut « un véritable phénomène de société » à sa sortie, qui fit des millions d’entrées. Votre serviteur tomba « llittéralement amoureux » de la môme Marceau et voulait avoir comme parents Brigitte Fossey et Claude Brasseur. Je vous dis pas combien de fois je me suis passé le disque !…et rebelote deux ans après pour la suite !! Sophie Marceau ne lui sera pas reconnaissante sur le moment et plantera son papa de cinéma au profit de son compagnon de l’époque, le cinéaste Zulawski. Elle devra un film à la Gaumont et retrouvera Pinoteau dans ‘L’Etudiante’ avec Vincent Lindon mais le charme et le goût n’y étaient plus (il faut tout de même dire que le film est pas bon !!!). Vrai réalisateur populaire, au bons sens du terme, il était au service de ses acteurs et de ses scénaristes. Comme on le disait dans le temps, probablement un honnête homme.

en vrac 105 // Spécial Claude Miller

Bonjour toi

Eva Joly est tombée d’un escalier à la sortie d’un cinéma, elle a vu  quoi ??… »Elephant man » ?

Ok,je sais, c’est facile

Après Rohmer, Chabrol, Corneau, Schoendoerffer,  Claude Miller rejoint le cortège funèbre des cinéastes français importants qui nous ont quitté ces deux dernières années.. C’était mercredi soir à 70 ans. Il n’achèvera  pas les finitions de son dernier film, « Thérèse D. », d’après l’oeuvre de François Mauriac, avec la Tautou et Gilles Lellouche. A la sortie de l’IDHEC, il croise François Truffaut qui en fera son directeur de production et deviendra « sa référence » jusqu’à reprendre un synopsis de celui-çi, « La Petite Voleuse » en 1988. Cinéma d’auteur aux confins du populaire et du romanesque flamboyant (je me lâche ce matin !), Claude Miller n’avait pas peur de se confronter aux stars du cinéma français: son « Garde à vue », en 1981, avec Lino, Serrault et la sublime Romy en témoigne. Dialogué au cordeau et « aux petits oignons » par un Michel Audiard très en forme, c’est un combat de coqs qui vous tient en haleine durant 90 minutes. Magistral ! Déjà son premier opus, en 1976, « Ma meilleure façon de marcher » témoignait d’une originalité dans son sujet (le harcèlement, le droit à la différence) en révélant Patrick Bouchitey au côté de Patrick Dewaere. Il avait le flair pour découvrir le talent caché chez des jeunes acteurs et actrices (y compris chez « les filles de » !). Si Charlotte Gainsbourg est devenue une grande comédienne (après sa courte expérience en 1984  sur le oubliable « Paroles et Musique » de Eli Chouraqui), c’est probablement aussi, un peu par « la faute » de Miller. « L’Effrontée », en 1985, a marqué une génération. « …la petite Charlotte » nous a ému aux côtés de Bernadette Laffont et Jean-Claude Brialy. Il en fit de même, en moins convaincant, avec Romane Bohringer dans »L’Accompagnatrice » en 1992. Cinéaste au gouts éclectiques (18 films dont un co-réalisé en 2099 avec son fils Nathan), il a adapté aussi bien Tchekhov (« La Petite Lili »), la romancière anglaise Ruth Rendell (« Betty Fichser… ») ou l’américain John Wainwright. Il ne parvint  pas à monter financièrement un « Nana » d’après Emile Zola. C’est un grand metteur en scène qui a beaucoup donné aux acteurs, techniciens et au public. Le cinéma français est en deuil aujourd’hui.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

Hommage à Tonton Georges Lautner (1926-2013)

Hello les baltringues,

Je voudrais revenir sur un cinéaste qui n’est en rien maudit mais qui, je trouve, n’a pas sa juste place auprès du cinéma français, les critiques (enfin pour ce qu’il en reste !) le jugeant mineur et sans grand interêt, je veux parler de Georges Lautner. Né en 1926 et fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Lautner a commencé à réaliser en 1958 avec « La Môme aux boutons ». Il ne tourne plus depuis 1996, n’ai pas aigri, a connu énormément de succès populaires, a fait beaucoup d’entrées (environ 50 millions rien qu’en France !!), tournant avec les plus grosses vedettes du cinoche (Gabin; Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, 5 Belmondo; 2 Delon, Mireille Darc « sa petite soeur » à profusion,Louis De Funès, Francis Blanche, Michel Constantin, Darry Cowl Pierre Richard, Galabru; Serrault; Jean Yanne, Schmoll; Miou-Miou; Lanvin, Marielle et et et ne l’oublions pas, s’il vous plait, MONsieur Jean Lefèvre). Il a formé de nombreux techniciens (Bertrand Blier fut son assistant et lui a écrit le scénario et les dialogues de l’excellent « Laisse allez, c’est une valse », dialogues qui renvoient régulièrement à ceux d’Audiard mais annonçant déjà « la patte Blier » des « Valseuses »; « Buffet froid » ou « Tenue de soirée »). Tout n’est pas bon chez Lautner. Loin de là ! De « La Maison assassinée » (avec PatriIcKK !!!) au remake de « L’Inconnu dans la maison » avec Bébel; en passant par « Triplex » (avec Patrick Chesnais), « Room service » (avec Serrault et Galabru), « La vie dissolue de Gérard Floque » (avec Roland Giraud) ou « Joyeuses Paques » (adaptation poussive de la pièce de Jean Poiret avec (re)Bébel et et et…ahahaha Sophie Marceau…), on frise souvent le nanar de chez nanar !…du bien gras, le tout arrosé d’un rouge qui tache ! On aime déjà plus, « Est-ce bien raisonnable », « Attention, une femme peut en cacher une autre » ou les cascades de Bébel dans « Flic ou voyou » ou dans « Le Guignolo » (ah la scène de l’hélicoptère au-dessus de Venise !).Mais ce que je préfère c’est quand Lautner nous fait la série des Monocles avec Paul Meurisse, les films comme « Ne nous fachons pas », « Le Pacha » (sur une musique de Gainsbourg), « La Grande Sauterelle », « La Valise », « Mort d’un pourri » (excellent polar produit et interprété par Delon avec aussi Maurice Ronet, Jean Bouise, Michel Aumont et Stéphane Audran), « Les Barbouzes » ou « Laisse allez, c’est une valse ». Oui dans ces films, il y a « une patte », « une griffe Lautner ». Par son rythme, son découpage et son montage elliptique. Par son ton « décalé »aussi, loufoque et « très bande dessinée ». Y’a des tronches (et des pifs !), des situations comiques souvent droles et un esprit potache très frais et jubilatoire qui se ressent chez les interprêtes. Vous pensez et vous vous dites…mais il n’a même pas parlé des « Tontons flingueurs » ?!?..je rêve ou quoi ?!?….mais c’est lui, étasoeur, le baltringue ! Mais non, les loulous, j’ai pas oublié « Les tontons »…film culte et inter-générationnel (de temps en temps exploité en salle et surtout archi-rediffusé à la télé !). Dire que la Gaumont ne croyait pas en ce film et a donné « le minimum syndical » à Tonton Georges. Avec obligation de tourner dans une maison, située à Rueil-Malmaison, car louée à l’année par la compagnie au logo de la marguerite. Avec une cuisine minuscule ! Démerdes-tois Georges ! Comme quoi les contraintes, des fois, ça a du bon ! Salut Monsieur Lautner, profitez de votre soleil niçois et merci de nous avoir fait bien marré.