HOMMAGE A PIERRE BOUTEILLER : « si bémol et fa dièse »

Coucou toi,

Ils travaillent souvent dans l’ombre et peuvent être le ‘frère » du réalisateur. Certains sont dans la lumière et populaires, d’autres sont méconnus du public et préfèrent le rester. Ce qui est sûr dans tous les cas, c’est que leurs musiques font souvent partie de nos quotidiens.

Pour les admirateurs de Georges Delerue, un coffret « Le Cinéma de Georges Delerue »,comprenant la musique de ses longs-métrages de 1962 à 1992, de des courts-métrages de 1961 à 1990 et de ses films de télévision, existe. Il a composé pour Truffaut; de Broca, Godard (le thème inoubliable du « Mépris »)..et tant d’autres.

Les films qui marquent et restent dans nos vies sont presque toujours associés et liés à une musique.

C’est le cas des westerns spaghettis de Sergio Leone qui nous évoquent immédiatement les mélodies de Ennio Morricone (qui composa, aussi, pour les films de De Palma ,Henri Verneuil, nombres de Belmonderies…et tant d’autres).

Un film « en chanté » de Jacques Demy nous rappelle combien Michel Legrand a contribué au succès mondiaux des « Parapluies de Cherbourg » (Palme d’Or 1964) ; des  » Demoiselles de Rochefort » ou de « Peau d’Ane ». On peut rajouter à son palmares la siquemu de « L’Affaire Thomas Crown«, ou de « Breezy » de Clint Eastwood (1973) ou de « La Vie de Château » de Jean-Paul Rappeneau (1964) ou le jingle emblématique de RTL.

Steve Mcqueen dans « Bullit » ou pépère Eastwood dans ‘L’Inspecteur Harry » continuent à se regarder avec plaisir, pour l’histoire,les acteurs, le montage mais aussi pour réentendre les musiques de Lalo Shifrin.

Que serait « Un Homme et une Femme » (Palme d’Or 1966) de Claude Lelouch sans son « chabadabada » de Francis Lai ?

Un film de Fellini peut difficilement se dissocier des musiques de Nino Rota qui composa aussi le thème inoubliable du « Parrain »de Coppola.

On adopta rapidement Tim Burton pour son univers et son originalité (plus maintenant) mais aussi, personnellement, pour les musiques de Dany Elfman (« L’Etrange Noël de Mister Jack »; « Batman 2″…).

La liste est longue. Peut-on oublier les films d’Hitchcock et les musiques de Bernard Herrmann, le film « Je t’aime moi non plus » de et composé par Gainsbourg ou le thème de « Touchez pas au grisbi » (réalisé par Jacques Becker-1954) de Jean Wiener ?…et le violon de Grappelli des« Valseuses » de Bertrand Blier ? (il a oeuvré aussi pour Louis Malle sur « Lacombe Lucien » et « Milou en mai »)…et ne parlons des bo des« James Bond » par John Barry (qui composa aussi celle d’« Amicalement votre »). Et puis comme le rappelle Tétard Volcanique, non sans perfidie (et lourdeur aussi), Angelo Badalamenti et David LynchRandy ou Thomas Newman pour le studio PixarJoe Hisaishi et Hayao Miyazaki (Studio Ghibli); le fidèle John Williams pour Steven Spielberg. J’ajoute Joseph Kosma pour Jean Renoir et Marcel Carné; François de Roubaix pour José Giovanni et Robert Enrico; Goran Bregovic, longtemps compositeur d’Emir Kusturica (ils sont fâchés) et l’immense
Henri Mancini pour Blake Edwards. N’oublions pas Claude Bolling pour Jacques Deray ou Michel Magne pour Henri Verneuil ou P
ierre Granier-Deferre.

 » La chanson d’Hélène « , composée par Philippe Sarde et interprêtée par Romy Schneider et Michel Piccoli ( « Les Choses de la vie » de Claude Sautet) ne vous rappelle-t-elle pas des souvenirs ? Allez stop. J’arrête sinon je vais pleurer.

A plouche.

P.s.: Le titre de cet article est un clin d’oeil à l’excellente émission de Pierre Bouteiller sur  TSF Jazz, du lundi au vendredi, à 9H10 .

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Jojo Hallyday

Johnny-Hallyday-MiossecJohnny a donc 70 piges aujourd’hui. Il les fête comme d’hab sur scène ce soir à Bercy (en direct aussi sur Tf One). Que dire de notrre Jojo national…qui ne l’ai plus depuis 2006 où il a préféré choisir le charme et la douceur fiscale des alpages suisses. Des 0dizaines d’albums parus et une centaine de millions de disques vendus, bête de scène (quasi 200 tuUURnées au compteur), il a arpenté toutes les salles de spectacles de France et de m_196898948_0Navarre ( l’Olympia, le Palais des Sports, le Dôme de Marseille, le Colisée de Roubaix...). Oui Hallyday bande encore malgré ses accidents de motos et de voitures, ses excès en tous genres tenue-scene-johnny-hallyday-02(de l’alcool à la coke en passant par le nutella, la colle à glu et de nombreuses opérations de chirurgie-esthétiques pas toujours très heureuses), les poulettes et les prolongations en boites de nuit. Il a tout chanté,du johnny-hallyday-sur-scene-en-1961-2826174imaxj_2041(souvent) n’importe quoi avec (parfois) n’importe qui mais toujours avec talent et quelque fois avec génie: le twist, le madison, la daube, le disco, les cooleries-genre-johnnyhallyday2826173hwldy13501guimauves (parfois en allemand ou en japonais) et dieu merci le rock’n’ roll, la country et le hallyday204blues (cela reste toujours aujourd’hui ses meilleures moments de 313734-eddy-mitchell-et-johnny-hallyday-a-la-637x0-3concerts) où il taquine et flirte avec ses SIPA-_Johnny_Hallyday_et_Sylvie_Vartan_en_1968_1305226618idoles, Eddy Cochran, Johnny Clash et Elvis Presley. Il a voulu être Johnny-Hallyday-reprend-la-route-et-fetera-ses-70-ans-sur-scene_slidertour à tour The King incarné, 1530919942Méphisto, le gendre idéal, johnnydu51121303844528_grosMad Max, Terminator, le sauveur d’Argenteuil ou le maire de Las Végas. Le ridicule ne lui fait pas peur, il s’en tape et assume ses conneries ou ses choix artistiques hasardeux ou foireux (ils sont nombreux: l’album que Mathieu Chédid lui a composé par exemple…). Il est 00044007718124ys21l’homme des rencontres et de l’amitié. Solitaire, il a besoin des autres pour nourrir son énergie débordante ,sa soif de vivre et sa voix exceptionnelle, quitte à s’épuiser et à lasser son entourage et ses fans. Il a une capacité incroyable  » à rebondir et à aller de 1475031_mai-2015l’avant » qui est fascinante (je l’ai vu se rouler 2145890_1par terre il y a tout juste un an sur la scène du Stade de France alors qu’il était donné 3662767752.2« pour mort » en décembre 2009 !). Bourreau de travail, il a eu la chance de rencontrer les compositeurs 012_sylvie_vartan_johnny_halliday_theredlistMichel Mallory (« Toute la musique que j’aime ») et surtout Michel Berger (« Tennessee » 3103915553_1_3_SKeiEuKz20404756son meilleur album ?) et Jean-Jacques Goldman, la plume de Philippe Labro à qui il terminus-johnny-hallyday-filmdoit ses plus belles adaptations de standards américains. On Johnny-Hallyday-années-80-godardregrette l’album jamais-venu que Gainsbourg rêvait de lui composer et si l’on la_gamine,0devait ne choisir parmi les 18456510.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxnombreux nanards-de-chez-nanards dans lesquels à joué Johnny (malgré des collaborations avec des réalisateurs de renoms comme Conseil+de+famille-16762imagesGodard, Costa-Gavras ou Johnnie To…)…) , je retiendrai non pas la nuit mais…j’hésite: « Terminus » ou « La Gamine » ??…à vous de choisir.

Lettre à gros Gégé

Cher Gérard,

gerard-depardieu-20060622-138953J’ai du mal à vous défendre ces derniers temps, beaucoup de mal même. J’ai tout entendu sur vous: goujat, ivrogne, goret, vulgaire, pêteur, plotteur de seins, comédiennes ou figurantes chahutées, zigounette montrée à la moitié « du gerard-depardieu-plmétier », usage du téléphone portable durant les prises…mais aussi doux, gentil, attentif, drôle, cultivé, EXTRAIT DU FILM "LES VALSEUSES"           AVEC PATRICK DEWAERE ET GERARD DEPARDIEU.généreux (capable d’inviter qui de l’équipe dans la meilleure table Depardieu-Unesco-Gastronomie-Depardieu-Unesco-Gastronomiegastronomique de la ville !), rassurant par votre stature, acteur maitrisant admirablement la technique (et donc « une épaule » pour un jeune metteur en scène). Je travaille dans le cinéma-téléfilms depuis 20 ans mais n’ai RO20098167jamais eu la chance (?), la joie (?) de tourner avec vous. Je vous promets que si j’ai voulu « en être », c’est pour croiser les 79579.gifChabrol, Sautet, Demy, Pialat, Truffaut , Lelouch, Tavernier ou affiche-URANUSClaude Berri mais aussi Michel Serrault, Deneuve, Belmondo, Ventura, gerard-depardieu-20060902-1577781714562,J8pewl_AL5lVjAz0EF78Zj+1+ep9VZmtno7d6guTTjRw+7oNmxMioOI6kztYzm9gPGnkVBCfYYeZ3H8jcyq0DA==Adjani, Coluche, Suzanne Flon,Montand, Annie Girardot, Claudia 0850_p-20050223-008GWV_0KEHBKYXCardinale, Delon, Noiret, Sophie Marceau, Bernard 0000271_gal_004_medBlier, Rochefort…et vous !!  Citons dans le désordre: « Les Valseuses »; « Barocco », [MEGAUPLOAD] [DVDRIP] Sept morts sur ordonnance [FRENCH]« Sept morts sur ordonnance »; « Police »; « Jean de Florette »; « Le choix des armes »; « Buffet froid »; « Rêve de singe »; » Loulou »; « Le Sucre« ; « La depardieu-deneuveChèvre » (et ses suites);  « Le dernier métro »;  « La Femme d’un fugitifs-01-gcôté »…j’en 46f86697c9ff5oublie ? « Le retour de Martin Guerre »; « Rive droite, rive gauche »; « Fort Saganne »; « Uranus »« Sous le soleil de Satan »; « Le colonel Chabert »; « Mon père ce héros »« Le 46f8832557275Garçu »; « Green card »; « Un pont entre 2 rives »;
drole-d-endroit-pour-une-ii03-g« Danton »; « Drôle d’endroit pour une rencontre »; « Tenue de soirée »; « Camille Claudel »; cyrano-de-bergerac_08-c-benoit-barbier« Elisa »
…et bien sûr, j’allais l’oublier « Cyrano » de Jean-Paul Rappeneau (sacrilège !!!). et c’est tout ??…non. Contrairement à ce ELISA-1994_portrait_w858que je lis ces derniers jours ( en particulier, un article dans le « Libé » d’hier intitulé « Gérard Depardieu: un acteur au Rabelais »), vous n’auriez rien fait de bien cette dernière décennie excepté « Mammuth » des deux gugusses Delépine & Kenvern (ça se discute car il n’y a pas de scénar, juste une « accumulation » de sketches !). Faux ! Archi faux !!. Il y a: 01« Quand j’étais chanteur » et « A l’origine » de Xavier Giannoli; « La Tête en friche » de mesrine1_4Jean Becker; « Bellamy » de Chabrol; « Potiche » de François Ozon où en député communiste indécrottable, vous retrouvez un amour de jeunesse; « Mesrine » de Jean-François Trichet (second rôle); votre participation dans 18854« La Môme » de Olivier Dahan. Enfin, vous êtes crédible dans Obélix (les films beaucoup moins, exception faîte du Chabat !). Votre problème n’est pas que vous n’êtes plus un grand acteur (vous l’êtes !) mais que vous tournez n’importe quoi 10 mois de l’année: votre amour (?), besoin (?) d’argent vous fait accepter n’importe quelque nanar (premier rôle comme participation secondaire ou exceptionnelle):  137_ph1.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx« Bogus »; « Les 102 Dalmatiens »; « 1492: Christopher bogusCollomb »; « My vater this hero »; « Vatel » (ah ça c’était le grand rêve de « la carrière américaine » !) mais aussi « XXL »; « Bimboland »; vidocq_2000_portrait_w858« Vidocq »; « L’autre Dumas »; « Astérix III »; « Aime ton père »; « Blanche »; « San Antonio »; « Boudu »; « Je préfère qu’on reste amis »; « Michou d’Auber »; « Disco »….la liste est longue. 20120312PHOWWW00110Probablement les impôts. Et puis aussi: investissements dans la recherche de pétrole autour de Cuba avec vos potes Castro depardieu-gerard.net Gérard Bourgoin (le roi du poulet); des vignes en Anjou et dans le Languedoc (et au Maroc je crois), des baraques partout, des restaurants et des hôtels (vous faîtes travailler, je crois, environ 80 employés), des placements merdiques dans 20120312PHOWWW00111l’Europe de l’Est (Sarko vous a plusieurs fois « sauvé » du gouffre !!) et j’en oublie surement ! Vous êtes un ogre, Monsieur Depardieu ! 140 ? 150 kilos ? Vous allez exploser !! StoOOOOp !!! On arrête le jaja, l’épais saignant, le frometon et on se met fissa aux produits de la mer !!! et cuits à la vapeur hein ???? Pas au beurre et à la crème !!!

10781_1287132054_Mission-Shangai-DepardieuMais plus ca va, plus le plaisir diminue de vous rencontrer: soutiens à Poutine; Castro, Georges Frêche; les dictateurs tchétchéne et ouzbek (Ramzan Kadyrov et Islam Karimov); votre comportement aviné dans un avion, votre « parcours  politique » cynique et intéressé (de 20120312PHOWWW00109Mitterrand à Sarko…mais vous n’êtes pas le seul !)….la lassitude me vient soudainement. Ras-le-bol de vous voir dans la rubrique « Faits divers » ou lire vos propos sur la France ou Juliette Binoche. Vous crachez un peu trop dans la soupe monsieur Depardieu Oui vous détestez Hollande et son taux de 75 % pour les revenus de plus d’1 million d’euros. Oui c’est un impôt LpjLy9UDgmZ13n4_mIxCZjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJexorbitant. Mais c’est exceptionnel et pour 2 ans !! Because c’est la crise !! Même Sardou est ok pour le payer, estimant qu’il faut être patriote en temps de 287--LISE_0020crise. Pas vous. Comme de nombreux artistes et chefs d’entreprises. Dommage. Décevant de votre part (votre amie Barbara doit être chagrinée). Alors bienvenue en Belgique, et mollo sur la cervoise, les moules et les frites !

GG2P.s.: Ci-joint la lettre violente que le comédien Philippe 462707Torreton adresse à Depardieu (publiée dans le « Libé » du mardi 18 décembre 2012)…et la réponse cinglante de Catherine Deneuve.

un piano nommé Legrand

Michel-Legrand_imagelargeMichel Legrand a eu 80 balais le 24 février 2012 . Il est pour cette occasion en tournée mondiale, débutée en janvier dernier au théâtre du Châtelet. Dans tous les modes: en trio ou avec un orchestre symphonique ou un big-band, seul ou avec Nathalie 10691Dessay (le duo est sur les routes françaises ce mois-çi). Mardi soir dernier (le 4 donc), Legrand a donné au Palais des Congrès à Michel-legrand-concertParis, un concert « Spécial Cinéma » accompagné de l’orchestre Lamouerux (70 musiciens) et de très nombreux invités (re-24E MUSIQUES AU COEURNathalie Dessay, le pianiste Eric Berhold, la harpiste et épouse Catherine Michel….), j’y étais et ce fut fabuleux. 2h15 de musique, de plaisir, de découvertes (le film d’animation sur Picasso jamais sorti). Le principe: une demy-jacques-02-gtranche de Jacques Demy (« Les Demoiselles de Rochefort », « Les Parapluies de jpg_600x596_Peau_d_ane_-_Michel_Legrand.jpgCherbourg », « Peau d’Ane »); de Jean-Paul michel-legrand-bandes-originales-des-films-de-jean-paul-rappeneau-108427026Rappeneau (« La vie de château », « Les Mariés de l’an II », « Le Sauvage »); d’un hommage à sa soeur Christiane Legrand ( disparue 4xxymb0_news624en 2011); de « Yentl » de Barbra Streisand (par Catherine Michel Partir_revenirà la IMGP2119harpe));                             de Claude Lelouch (le concerto pour piano à la manière de Rachmaninov pour le film « Partir, Revenir » avec le pianiste Erik Berchot); les 3 films avec Steve McQueen (son grand pote…« L’affaire Thomas Crown », « Le Mans », « The Hunter ») le tout en images 604812accompagné par l’orchestre dirigé par el maestro ! Du bonheur !! Plus des chansons (pour Nougaro ou Nana Mouskouri) chantées par Nathalie Dessay, un peu de jazz pur en quintet (le morceau « Fast food » en hommage à la 401667_10151266793617299_1541710205_ncuisine française…) et Varda, Rappenau et Lelouch dans la salle acclamés par le public. Legrand jubilait, était souvent ému, nous a présenté un large éventail de ses nombreux talents: n’oublions pas qu’il michel10compose, Michel Legrand legrandjazz columbia 1958orchestre et arrange pour TOUS les instruments. C’est michelphoto2aussi et bien sûr un grand mélodiste et un magnifique pianiste. Bon quand il chante (et il l’a fait !), il en MICHEL-LEGRAND-_-SACHA-20-02-71-agace plus d’un (pas moi car ça me fait rire !). Legrand a michelphoto6travaillé-composé-chanté pour/avec Miles Davis, Sarah MI0001351741Vaughan, Stéphane Grappelli, Nougaro, Tony Bennett (son très très grand ami), Barbra 115406175Streisand, Jamie Cullum ou Sacha Distel. Il a même fait un James Bond 0001034700_350(« Never say never again »7740410585_tony-bennett-en-duo-avec-laurent-gerra-dans-le-grand-studio-rtl1983) et composé le célèbre jingle de la radio RTL !!

Depuis des dizaines d’années, il arpente aussi bien les scènes d’Amérique du flyer_legran_engNord, russes, japonaises, anglaises ou israéliennes (il a l’autorisation d’emmener avec lui son petit piano muet dans les avions). Carrière michelphoto1foisonnante et éclectique, son
inspiration IMGP1797et sa curiosité paraissent infinis et on se dit qu’il n’y a pas de raison que Michel Legrand ne continue pas à accompagner notre quotidien et nos vies. Merci mille fois encore pour ce concert exceptionnel et j’espère qu’elle sera longue à mourir votre jeunesse.3111993661_1_2_y7yUul0cb_28271_Michel_Legrand___Stephane_Grappelli-Douce_France-1996tendrevoyouMichelLegrand-Parapluies

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en vrac 129-130-131: spécial Claude Pinoteau

Salut les loulous,

« Inadmissible !« ; « Scandaleux ! »;  » ….de l’escroquerie !!! ». Oui oui oui !!!! Tout ça est vrai et je ne peux que m’excuser platement. Je n’ai effectivement pas été foutu d’honorer mon rendez-vous dominical, mon seul argument étant mon activité professionnelle (du côté de Marseille) qui m’accapare la quasi-totalité de mes journées. Bref !!!!... »en vrac » revient et j’espère qu’il vous satisfera.

« étasoeur… » est en deuil, JE suis en deuil !! Le cinéaste Claude Pinoteau nous a quitté, vendredi, à l’âge de 87 ans. « Qui était Claude Pinoteau ??? Un honnête technicien-faiseur des années 70-80-et un peu 90 ??? ». Ouais…un peu rapide et réducteur ! Je dirais plutôt un vrai artisan et un enfant de la balle qui a biberonné dés son enfance sur les plateaux de cinoche grâce à son père qui fut régisseur puis directeur de production Il donna rapidement le goût et le virus » à ses 2 fils: Jack à la réalisation et Claude, d’abord aux accessoires puis à l’assistanat. Le premier se distingua par le film « Le Triporteur «  et le second fut l’assistant « star et le meilleur de la place de Paris » durant de nombreuses années (d’Henri Verneuil à Max Ophuls en passant par Lelouch et de Broca) avant de passer à la réalisation, en 1973, avec « Le Silencieux » puis l’année suivante, avec « La Gifle », tous deux avec Lino (ce dernier film étant son meilleur, à mon avis, qui révélera au grand public la talentueuse Isabelle Adjani et Francis Perrin aux côtés d’Annie Girardot et de Georges Wilson). Suivirent  « Le Grand Escogriffe » (avec Montand et Brasseur), « L’Homme en colère »; les « Boum » (ouais !!!!!!!!!) et le dernier film de Ventura « La Septième cible » aux côtés de Jean Poiret, Léa Massari et Elisabeth Bourgine (qui remplaça « au pied levé » Sophie Marceau 3 jours avant le tournage ); « L’Etudiante »; « La Neige et le feu », « Cash-cash » et l’adaptaion de la pièce à succès, « Les Palmes de monsieur Schultz », son dernier film, avec Noiret et Huppert. Très sérieux, cet amateur de polars a su « trouver » de la fantaisie auprès de Jean-Louis Dabadie puis, plus tard, de Danièle Thompson. On lui doit  « d’avoir lançé » Adjani au cinéma (pas au théâtre car elle était déjà très connue) mais surtout et avant tout Sophie Marceau. C’est Pinoteau qui la choisit parmi les centaines de jeunes adolescent qu’il castât pour « La Boum ». On l’ a oublié mais ce fut « un véritable phénomène de société » à sa sortie, qui fit des millions d’entrées. Votre serviteur tomba « llittéralement amoureux » de la môme Marceau et voulait avoir comme parents Brigitte Fossey et Claude Brasseur. Je vous dis pas combien de fois je me suis passé le disque !…et rebelote deux ans après pour la suite !! Sophie Marceau ne lui sera pas reconnaissante sur le moment et plantera son papa de cinéma au profit de son compagnon de l’époque, le cinéaste Zulawski. Elle devra un film à la Gaumont et retrouvera Pinoteau dans ‘L’Etudiante’ avec Vincent Lindon mais le charme et le goût n’y étaient plus (il faut tout de même dire que le film est pas bon !!!). Vrai réalisateur populaire, au bons sens du terme, il était au service de ses acteurs et de ses scénaristes. Comme on le disait dans le temps, probablement un honnête homme.

Les sans Oscars

Coucou toi,

Suite à l’Oscar remporté par notre cocoricoco national Jean Dujardin (et félicitations aussi aux frenchies Michel Hazanavicius,Thomas Langmann et au compositeur de musique  Ludovic Bource), premier mâle acteur français à emporter la statuette pour le film « The Artist » (on commence à le savoir !) et rejoignant Simone Signoret, Juliette Binoche et Marion Cotillard, retour sur les nombreux oubliés des Oscars. Rappel que 5.765 membres étaient appelé à voter cette année (c’est peu !) et qu’Harvey Weinstein, distributeur et co-producteur américain de « The Artist », a mis 20 millions $ sur la table pour la promotion du film, demandant aux acteurs d’être à la disposition  totale de la production à partir de septembre 2011. Pour rester chez les comiques, Peter O’Toole, Richard Burton, Albert Finney, Jeff Bridges, Georges Clooney et Glenn Close (tous deux battus cette année) , Kevin Costner, Ed Harris, Julianne Moore, Brad Pitt, Natalie Wood, Johnny Deep, Michelle Pfeiffer, di Caprio, Robert Redford, et Tom Cruise sont marrons, certains ayant eu jusqu’à 8 nominations (O’Toole par exemple). Kirk Douglas a eu un Oscar d’Honneur en 1996 mais n’a jamais transformé une de ses 3 nominations. Henry Fonda lui l’a quand même reçu en 1982 pour un film assez médiocre, « La Maison du lac » au côté de sa fille, Jane  (2 fois oscarisée).

Chez les réalisateurs la liste est interminable , d’autant plus si l’on compte les réalisateurs étrangers: comme Antonioni, Bergman, Luis Bunuel, Renoir, Joseph Losey, Lubitsch, Fellini, Satajit Ray, Visconti, Godard, Mizoguchi, Kurosawa, Max Ophüls, Fritz Lang, Erich von Stroheim, Terry Gilliam ou Mike Leigh. S’ajoutent donc aussi leurs confrères américains ou anglos-saxons comme Robert Altman, Sir Alfred Hitchcock (hallucinant !), Kubrick (c’est fou !), Charlie Chaplin (on croit rêver !), Sidney Lumet, John Cassavetes (lui c’est un peu « normal » car il était la bête noire d’Hollywood !), De Palma, Stanley Donen, Howard Hawks (et ouais !), Georges Lucas, David Lynch, Sam Peckinpah, Michael Powell, Douglas Sirk, King Vidor, William Wellman, Terence Malick ou Orson Welles. Quand on voit les chefs d’oeuvres ou classiques alignés par certains, cela fait juste rigoler et donne du grain à moudre à tous ceux qui détestent ce genre de compétitions (Chabrol n’a pas voulu de César d’Honneur et Belmondo a refusé le sien pour son interprétation dans « Itinéraire d’un enfant gâté » de Claude lelouch  ). Surtout que les cérémonies des César et des Oscar sont chiantes à mourir malgré le talent de Billy Christal. Et pour finir, question: est-ce qu’Elvis a eu un oscar pour tous les navetons qu’il a tourné ?

Montand

Hello les loulous,

Ivo Livi dit Yves Montand nous quittait, il y a 20 ans pile aujourd’hui, le 9 novembre 1991. Il venait d’avoir 70 ans, le 13 octobre. Quel carrière ! Chapeau l’artiste. Immense vedette internationale, lui. Qui a connu les plus belles scène de Broadway,San Francisco Rio, Mexico, Moscou ou Paname. Tout comme un de ses modèles Charles Trenet, Aznavour, sa « mentor/coacheuse-pygmalione/1ère vraie amoureuse » Edith Piaf (qui lui a donné confiance et certaines « clefs » du métier de chanteur). Ou comme Simone Signoret (« sImôneU ! », rencontrée à « La Colombe d’or » à Saint-Paul de Vence où Jacques Prévert avait une maison), sa femme, « sa moitié », « son épaule ».Eux deux ont tourné à Hollywood (Signoret a reçu un Oscar… comme Juliette Binoche et Marion Cotillard). Ils sont vraiment pas nombreux les frenchies à pouvoir s’en vanter. Montand a tourné avec Marilyn…LA Marilyn dans le film de Georges Cukor, « Le Milliardaire ». Ils se sont d’abord littéralement dévorés des yeux avant de succomber à….wouaahh !!!

Quel parcours pour ce fils d’émigrés d’une famille paysanne de Toscane, les Livi, contraint de fuir l’Italie de Mussolini et son régime fasciste (le papa était communiste), pour rejoindre Marseille et s’installer dans un de ses quartiers les plus pauvres. Les Livi vont connaître le racisme et seront traités « de ritals ». Le petit Ivo a une jolie voix (comme la mAmma !), se passionne rapidement pour le cinéma et spécialement les comédies musicales et tout particulièrement  celles de son idole, Fred Astaire et ses numéros de claquettes légendaires (à qui il rendra « hommage » 40 ans plus tard, devant lui, sur la scène des Oscars…très drôle d’ailleurs !). Surnommé le Charles Trenet marseillais, Ivo Livi devient Yves Montand et sera un des plus grands chanteurs de France et du monde (il pouvait « tenir » 7 mois à « guichet fermé » au Théâtre de l’Etoile). Travaillant comme un besogneux, répétant mille fois un geste ou un pas de danse, faisant de la barre tous les jours jusqu’à épuisement. Il menait la vie dure à ses musiciens (dont son pianiste-arrangeur-confident-souffre douleur Bob Castella). Il avait beaucoup d’affection pour son guitariste Henri Crolla (« mon Riton ! »), qui était un proche de Django Reinhardt, décédé en 1960. Il a travaillé aussi bien avec le pianiste Maurice Vander qu’avec l’harmoniciste Jean-jacques Milteau. Dans le magnifique documentaire » Ivo Livi, dit Yves Montand » de Patrick Rotman,diffusé sur France 2 hier soir (3 288 000 téléspectateurs), on voyait très bien que Montand était un grand traqueur et un angoissé. Il pouvait répéter chez lui, en Normandie dans sa maison d’Autheuil, jusqu’à 10 heures par jour avec ses musiciens. Obstiné, maladivement perfectioniste, il « ne lâchait rien » quitte à être colérique et de très mauvaise fois. Mais voilà il EST un VRAI artiste de music-hall: chant, danse et comédie. Prévert, Kosma, Marguerite Monod, Francis Lamarque, Loulou Gasté (« ooh mon LoUlOU !!! »), Castella, Crolla, Hubert Rostaing ont écrit et/ou/ composé et/ou arrangé des dizaines de chansons pour lui (« Les Plaines du Far-West » son premier tube; « Les Grands Boulevards »,; « A Paris »; « A bicyclette »; « Battling Joe »; « A pied »; « Le jazz et la java »; « Duke Ellington »; « C’est si bon »; « Syracuse »; « La chansonnette »; « Revenant de l’école »; « La vie en rose »; « L’âme des poètes »; « Sa jeunesse »; « Mon manège à toi »….). Il reste pour moi le meilleur interprête des « Feuilles mortes » (voir ou écouter le récital de l’Olympia 1981 où le public lui réclame chaudement la chanson !). Un regret pour ma part, Montand avait annonçé son retour sur scène, à Bercy pour l’automne 1992, hélas il a cassé sa canne et je l’ai eu dans le baba.

Voilà pour la facette « chanteur-danseur », mais n’oublions pas que Montand tourne depuis 1944. Au compteur, déjà une bonne quinzaine de films (dont « Le Salaire de la peur » d’Henri-Georges Clouzot avec Charles Vanel; « La Loi » de Jules Dassin; « Le Milliardaire » de Cukor), mais c’est à partir surtout de 1964-65, une lassitude de la chanson se faisant ressentir, que Montand se tourne prioritairement vers le cinéma. C’est avec Costa-Gavras dans « Compartiment de tueurs » que les choses cinématographiques sérieuses ont commençé pour Montand.Ils feront ensemble, avec le scénariste Jorge Semprum, excusez du peu, « Z » et « L’Aveu » d’après le roman d’Arrtur London.Le cinéaste retrouvera son acteur fétiche pour « Etat de siège » et « Clair de femme » au côté de Romy Schneider. Montand a tourné avec Resnais (« La Guerre est finie »), a fait partie of course de « Paris brûle t-il ? » de René Clément,   a fait confiance, en 1976, au jeune Alain Corneau avec qui ils tourneront 3 films (l’épatant « Police Python 357 », tourné en Sologne avec Simone Signoret et François Perrier; « La Menace » tourné au Canada et le remarquable « Le Choix des Armes » avec Depardieu, Galabru, le jeune Gérard Lanvin et la somptueuse Catherine Deneuve), Deneuve qu’il retrouvait après le cultissime « Le Sauvage » de Jean-Paul Rappeneau, avec qui il tournera, en 1981, « Tout feu, tout flamme » avec Isabelle Adjani. Personnages souvent cabots, forts en gueule, généreux, égocentriques, drôles, menteurs, parfois roublards, « toujours en mouvement » et « prenant de la place » (« Le
Diable par la queue »
de Philippe de Broca; « César et Rosalie » et « Garçon » de Claude Sautet (l’acteur a demandé  au réalisateur et au scénariste Jean-Loup Dabadie que le personnage de Jacques Villeret ne « lui pique pas la vedette »)« Le Grand Escogriffe » de Claude Pinoteau avec
Claude Brasseur; « La Folie des Grandeurs » de Gérard Oury…). Plus ombrageux avec ses failles et ses contradictions sont ses rôles dans « Vivre pour vivre » de Claude Lelouch avec
Annie Girardot et Candice Bergen, « Vincent, François, Paul et les autres » du toujours Claude Sautet, « Trois places pour le 26 » de Jacques Demy (« biopic » sur la vie de Montand sous forme de retour de la star à Marseille pour un spectacle sur sa vie) ou « IP5 » de Jean-Jacques Beineix (film très critiqué à l’époque avec une polémique dégueulasse où le réalisateur fut « soupçonné » d’avoir « provoqué » la mort de Montand décédé à l’hôpital de Senlis suite à un tournage de nuit en forêt avec baignade sur un étang). Et puis et puis et puis, il y a eu le Papet dans « Jean de Florette » et « Manon des Sources » de Claude Berri avec Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, d’après l’oeuvre de Marcel Pagnol….GRANDIOSE et MAGNIFIQUE !!! Merci Monsieur Montand pour cette carrière fabuleuse (certains ont même cru que vous alliez devenir Président de la République !) , espèrant que le temps ne vous oubliera pas auprès des nouvelles générations.