Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

Publicités

Eric « grand momo » Rohmer

Salut les costauds,

Je voudrais revenir sur la mort de Eric Rohmer, survenue il y a un an, le lundi 11 Janvier 2010, à l’aube de ses 90 ans. Maurice Schérer est né le 21 Mars 1920 à Tulle. Il devint professeur de lettres délégué en 1944 et publia,deux ans plus tard, chez Gallimard, un premier roman (« Elisabeth »), sous le pseudonyme de Gilbert Cordier (…comme le Commissaire !). A partir de 1948, il s’occupe d’un ciné-club du Quartier Latin, rue Danton, où il est chargé d’organiser les débats et de diriger le bulletin.


Il recrute deux cinéphiles: Jacques Rivette puis le suisse Jean-Luc Godard. Schérer est l’aîné de 8 à 10 ans. Il publie un long article, en juin 49 ( « Du cinéma, art de l’espace »), dans la prestigieuse « Revue du cinéma ». Il est invité, en 1949, avec ses deux comparses, au Festival du Film maudit, à Biarritz, où ils font la connaissance d’un jeune garçon de 17 ans, François Truffaut.


Maurice Schérer fait parti, dés 1951, des premiers numéros des « Cahiers du cinéma » où il rencontre le potache Claude Chabrol qui lui colle le surnom de « grand momo ». Tout en s’essayant aux courts-métrages, il décide en 1955, de s’appeller Eric Rohmer (pseudonyme composé par anagramme). En 1959, il tourne son premier long-métrage, « Le Signe du lion » ( mais après Chabrol et Truffaut, en 1957, et Godard, en 1958), mais n’a pu le sortir qu’en 1962. C’est la même année où il fonde, avec Barbet Schroeder, une maison de Production (qui existe toujours) « Les Films du Losange ».

Eric Rohmer était un vrai indépendant. Ses films « cartonnaient » à l’étranger ( il était très connu aux USA, dans le réseau « cinéphilique » et universitaire). Il faisait partie du club très fermé des Cinéastes français qui s’exportent( comme Alain Resnais; Claude Chabrol; Jean-Luc Godard; Bertrand Tavernier; Claude Lelouch; François Ozon… et aussi F. Veber; J.J. Annaud; et maintenant les Productions Besson).

Il tournait en équipe « très légère ». Il était très soucieux des budgets. Avant de lançer un film en Production, il recevait les Vendeurs de Films à l’Etranger pour leur expliquer son nouveau projet ( ce qui était très rare dans les années 80-90).

Avec « Le Rayon vert », il a été le premier a diffusé son nouveau film, en avant-première sur Canal +, avant de le sortir en salles. Il a tourné beaucoup en 16mm; a été un des premiers à utiliser le numérique. A découvert Fabrice Luchini; Arielle Dombasle (sic !). « Ma Nuit chez Maud », « Le Genou de Claire »; « Les Nuits de la Pleine Lune » sont considérés, pour beaucoup, comme « cultes » !. Il faisait parti ,de ce qu’a nommée Françoise Giroud le 3 octobre 1957 dans l’Express, « la nouvelle vague ».

Il avait un « ton » qui pouvait agaçer (moi le premier !) et un jeu horipilant des Comédiens . J’étais pas fan mais avoue n’avoir vu que 2 films (…et j’étais gamin !) et ne franchement pas le connaître. En tout cas, c’était un vrai artisan du cinéma et ça c’est respectable.

Bye les loulous.

Claude « chacha » Chabrol: hommage

Salut,

Voici mon billet sur Claude Chabrol, publié le 24 juin 2010 pour ses 80 ans.

Voilà, je vous présente Claude Chabrol dit « chacha » ou Maître CabrOOlo ! Plutôt « chacha », ou « chache » éventuellement ,mais pas chabichou because c’est une AOC déposée et on mélange pas du rouge avec du blanc. Je déconne.

Donc aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Claude. 80 printemps. Né le 24 juin 1930.

Et oui déjà. Ca passe. Il tourne depuis le 2 décembre 1957, 1er jour de tournage du« Beau Serge », à Sardent dans la Creuse, avec Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Bernadette Laffont. Bingo, le public et la critique aiment (il obtient le prix Jean Vigo) et c’est parti ! Depuis, il y a eu 56 longs-métrages et une vingtaine de films pour la télévision. Chacha est un « tourneur » et un « bouffeur de peloche » (un peu comme Hitchcock). Au menu, par exemple:

« Les bonnes femmes », « Landru », Les « Tigres » avec Roger Hanin; « Marie-Chantal contre le Docteur K »;  » La femme infidèle »; « Le boucher« ; « Que la bête meure« ; « La rupture »; « Violette Nozières« ; « Les Fantômes du Chapelier »; « Inspecteur Lavardin« ; « Masques« ; « Une Affaire de Femmes »;« Madame Bovary »; « Betty »; « l’Enfer »; « La Cérémonie »; « Rien ne va plus« ; La Demoiselle d’Honneur »;  « L’Ivresse du Pouvoir »; « La Fille coupée en deux »; « Bellamy », « Le Petit Fût » d’après Maupassant ou « Le Fauteuil hanté » tiré du roman de Gaston Leroux (deux films de télévision)…,j’en oublie volontairement. Certains sont des chefs d’oeuvres, d’autres des très bons films, quelques ratés, des commandes, deux ou trois vrais nanars (dont un volontaire, je crois: « Folies Bourgeoises »). On a nos préférés, ceux que l’on aiment moins ou pas du tout.

Claude a confié de grands rôles aussi bien à

Stéphane Audran, Jean Yanne, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel ou Philippe Noiret qu’à Michel Serrault, Sandrinne Bonnaire, Marie Trintignant, François Cluzet et, of course, à Isabelle Huppert (7 films ensemble, 1 Prix d’Interprétation à Cannes, en 1978, pour « Violette Nozières » et 1 César, en 1996, pour « La Cérémonie »).

Pour connaître un peu l’homme et avoir la chance de travailler avec lui de temps en temps, je vous confirme que c’est du bonheur et de la méga rigolade sur le tournage. Claude n’envisage pas la vie (et encore moins sur les plateaux de cinéma), avec du cri, du stress et des tensions inutiles (comme pouvait l’être Maurice Pialat qui a d’ailleurs joué le rôle du commissaire dans « Que la bête meurt »).  Chacha est un rigolard et facétieux. Un rien l’amuse et il ne s’en prive pas.

Vous rajoutez à cela une étonnante facilité et une grande maitrise de sa technique ( de sa musique ?), des tournages dans nos jolies villes et campagnes de Françe, une cantine à tomber par terre et vous obtiendrez un poulet au vinaigre (ahahaha!!) !

Voilà Chacha, soyez heureux. Continuez à vous marrer et à nous faire des films durant les 80 prochaines années (regardez Manoel de Oliveira)…et mollo sur le muscadet ! (j’plaisante !).

Triste dimanche qu’aujourd’hui, Chacha a cassé sa pipe. Snif. Je suis très triste et profondément chagriné.

chacha

Salut les baltringues,

Voilà, je vous présente Claude Chabrol dit « chacha » ou Maître CabrOOlo ! Plutôt « chacha », ou « chache » éventuellement ,mais pas chabichou because c’est une AOC déposée et on mélange pas du rouge avec du blanc. Je déconne.

Donc aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Claude. 80 printemps. Né le 24 juin 1930.

Et oui déjà. Ca passe. Il tourne depuis le 2 décembre 1957, 1er jour de tournage du « Beau Serge », à Sardent dans la Creuse, avec Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Bernadette Laffont. Bingo, le public et la critique aiment (il obtient le prix Jean Vigo) et c’est parti ! Depuis, il y a eu 55 longs-métrages et une vingtaine de films pour la télévision. Chacha est un « tourneur » et un « bouffeur de peloche » (un peu comme Hitchcock). Au menu, par exemple:

« Les bonnes femmes », « Landru », Les « Tigres » avec Roger Hanin; « Marie-Chantal contre le Docteur K;  » La femme infidèle »; « Le boucher »; « Que la bête meurt »; « La rupture »; « Violette Nozières »; « Les Fantômes du Chapelier »; « Inspecteur Lavardin »; « Masques »; « Une Affaire de Femmes »; « Madame Bovary »; « Betty »; « l’Enfer »; « La Cérémonie »; « Rien ne va plus »; La Demoiselle d’Honneur »; « L’Ivresse du Pouvoir »; « La Fille coupée en deux »; « Bellamy », les Maupassant…j’en oublie volontairement. Certains sont des chefs d’oeuvres, d’autres des très bons films, quelques ratés, des commandes, deux ou trois vrais nanars (dont un volontaire, je crois: « Folies Bourgeoises »). On a nos préférés, ceux que l’on aiment moins ou pas du tout.

Claude a confié de grands rôles aussi bien à

Stéphane Audran, Jean Yanne, Michel Bouquet, Jean-Pierre Cassel ou Philippe Noiret qu’à Michel Serrault, Sandrinne Bonnaire, Marie Trintignant, François Cluzet et, of course, à Isabelle Huppert (7 films ensemble, 1 Prix d’Interprétation à Cannes, en 1978, pour « Violette Nozières » et 1 César, en 1996, pour « La Cérémonie« ).                                                                                                                                                                                                                                                     Pour connaître un peu l’homme et avoir la chance de travailler avec lui de temps en temps, je vous confirme que c’est du bonheur et de la méga rigolade sur le tournage. Claude n’envisage pas la vie (et encore moins sur les plateaux de cinéma), avec du cri, du stress et des tensions inutiles (comme pouvait l’être Maurice Pialat qui a d’ailleurs joué le rôle du commissaire dans « Que la bête meurt »).  Chacha est un rigolard et facétieux. Un rien l’amuse et il ne s’en prive pas.

Vous rajoutez à cela une étonnante facilité et une grande maitrise de sa technique ( de sa musique ?), des tournages dans nos jolies villes et campagnes de Françe, une cantine à tomber par terre et vous obtiendrez un poulet au vinaigre (ahahaha!!) !

Voilà Chacha, soyez heureux. Continuez à vous marrer et à nous faire des films durant les 80 prochaines années (regardez Manuel D’Oliviera)…et mollo sur le muscadet ! (j’plaisante !).

A bientôt les loulous.