3 ans déjà…

….que j’ai commencé ce blog. Le 15 janvier 2010 (vous avez vu que je sais compter Tétard 101?). 3 ans que Tétard me gonfle, se montre minable et pue l’alcool. Le nain des montagnes, Tom Pouce ou l’Autre !!!  Ca 100710073150413607dépend de mon inspiration et de mon exaspération. Il a pas évolué le Tétard. Un vrai champion du monde ! Toujours aussi  540656vantard, buté et borné. Je bénie, tu sais, les dieux tous les jours de t’avoir rencontré un beau matin de septembre 1987. Un sacré 001ca71e_mediumcadeau !! Rare et unique. Je rumine et m’en veux comme Jean Gabin dans « Touchez pas au grisbi » contraint de changer son fusil d’épaule parce que son 16525e-image-de-Touchez-pas-au-grisbi-661meilleur pote Riton de Montreuil « a causé à sa bourgeoise qui a affranchi chou-farciAngelo ». Et bah c’est un peu la même chose avec le chou farci ! Un boulet que je traine depuis 25 ans et je puis vous dire que c’est un sacré taf !! Et qui me boudu-sauve-des-eaux-32-03-grapporte pas un rond en plus. C’est juste pour la bonne cause. C’est « mon pauvre » à moi. Il a son assiette tous les soirs.Enfin, on sème ce que l’on mérite (c’est beau non ?!?…je ramasse les copies dans 4 heures ).

brain-of-a-blogger1-580x3333 ans donc. Exercice quotidien au début (j’ai tenu 2 mois), plutôt hebdomadaire par la suite. Blog généraliste quoique que très axé sur le cinoche ou la polili-lapolitique. Avec des fautes d’orthographes. Beaucoup (souvent les mêmes). On se refait pas. Puis ça fait bosser Tétard et sa concentration. Pas plus mal.

A plouche.

P.S.: J’arrête « en vrac » le dimanche. Ras-la-casquette !

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la rue Champollion

Salut les kids,

C’est ma rue à moi, nichée dans le quartier Latin, Paris 5ème, entre le boul’Mich, la Sorbonne et le rue des Ecoles. Elle se nomme la rue Champollion où se trouvent trois cinémas, 7 écrans en tout: le Champo, le Reflet-Médécis et la Filmothèque du Quartier Latin. Des cinoches comme Eddy « schmoll » Mitchell les chante dans les chansons , »La Dernière Séance » ou « Nashville ou Belleville ». Un cinéma de quartier, des néons, des fauteuils rouges ou bleus, un projecteur qui crépite, un retardataire qui fait lever tout le monde et dont sa silhouette se dessine sur l’écran. Le Champo, inauguré le 22 juin 1938, a failli fermer ses portes, il y a une dizaine d’année, because le propriétaire des murs voulait en faire une énième franchise d’une marque de prêt-à-porter. Ouf, mobilisation des spectateurs (120.000 entrées en moyenne au Champo) et des politiques, pétitions en kilos. L’originalité et la petitesse de la salle n°1 (à droite de la caisse) font que de la cabine située au-dessus de l’écran, un périscope envoie l’image sur un premier puis un second miroir, qui la renvoie sur l’écran: c’est le fameux « rétro-réflex » (c’est dingue, non ?!?). Grâce à ce procédé, le cinéma a été classé « monument historique » et donc intouchable ! Tout simplement. Déjà que le quartier a vu fermer quelques unes de ses salles dont « Le Cluny-Palace » (sublime salle où a été tournée une scène de « La Boum » de Claude Pinoteau). C’est donc une espèce « en voie d’extinction » qu’est le cinéma de quartier. Il y a le « Studio 28 » à Montmartre ou le Mac-Mahon sur l’avenue du même nom et probablement quelques dizaines d’autres en province (mais guère plus, je pense !). Outre être classés « art & essais », le Champo et la Filmothèque programment le cinéma « de répertoire et du patrimoine »: le cinéma italien (Visconti, Dino Risi, Pietro Germi, Commencini, Ettore Scola…), le cinéma anglais et américain (de Joseph Losey à Sydney Pollack, en passant par Hitchcock, Fritz Lang ou un Paul Newman ou un Steve Mc Queen) ou français (Renoir, Chabrol, Godard, Rohmer, Duvivier ou Autant-Lara…). Le Reflet est, lui, plus dans l’actualité en programmant de nombreux documentaires: « Le Président » d’Yves Jeuland récemment ou le documentaire sur Polanski, « Wanted and desire ». Les exploitants résistent, ont un public (La Filmothèque a gagné 6% de spectateurs en 2010), laissent les films à l’affiche plusieurs semaines, ont un souci de l’accueil du public et de la qualité de la projection, investissent dans les copies neuves.Les affiches originelles trônent sur les murs. Cela rappelle l’émission de Schmoll sur FR3 (« La dernière séance »), une jolie brune ou blonde, dans un saloon, situé dans un désert de western…le tout évidemment en technicolor. Chabadadabadaba…/c’était la dernière séquence/c’était la dernière séance/et le rideau sur l’écran est tombé/. Vive le cinéma ! BÔN-SOIR !!!