en vrac 132

Salut les kids,

« en vrac » tâche de revenir avec le sourire chaque dimanche puUUUrrRRR VUUUuuSSSS !!!!!

François Ozon tourne beaucoup. Un film en moyenne par an (et il en a toujours un d’avance !). Comme le faisaient les Chabrol, Lautner, John Ford ou Hitchcock. Justement, son dernier opus, « Dans la maison », taquine du côté de sir Alfred. Comme l’était déjà « Swimming pool » avec Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier. On est moins dans « Les Oiseaux » et plus dans « Fenêtre sur cour »  ou « La Maison du Docteur Edwards ». Thriller psychologique voir fantastique, Ozon nous narre un professeur de français qui, charmé par le talent  d’écriture de l’un de ses élèves, va l’aider et le pousser jusqu’au danger dans la rédaction de son roman. Malheureusement, le scénario perd en crédibilité au fur à mesure que l’on avance dans l’histoire. Luchini est parfait (tout en retenu), le gamin de 15 ans est bon, Emmanuelle Seigner et Kristin Scott-Thomas itou mais un léger ennui vous envahit au bout de 45 minutes. Il n’empêche que François Ozon est un cinéaste qui compte, dans le P.C.F (Paysage Ciném.Français), et démontre depuis une quinzaine d’année une curiosité pour tous les styles et tous les genres. Il peut faire, aussi bien, un polar digne de Simenon (« Sous le sable » avec Rampling encore et Bruno Crémer) que des adaptations théâtrales (« Huit femmes »; « Potiche », tous deux avec Deneuve) ou des films psychologiques, sociaux et romanesques (« 5×2 »; « Le temps qui reste »….) trés ancrés dans le quotidien et dans la vie.

En vrac 102

Salut les kids,

Les années passent, les présidents changent (parfois) et des hommes et des femmes qui se disaient de gauche basculent à droite…et lycée de Versailles ! (c’est une
expression pour dire: et inversement). C’est le cas de Gros (très très très gros et de plus en plus lourd aussi dans ses propos) Gégé qui soutenait en 1988, avec son amie Barbara, la campagne de François Mitterrand en ouvrant un meeting à Rennes et qui, depuis quelques années s’affiche ouvertement au côté de Nicolas Sarkosy. C’est vrai que suivre les amitiés et soutiens nombreux chez Depardieu relève du grand écart: de Fidel Castro (pour du pétrole) à Vladimir Poutine en passant par feu Georges Frèche (empereur socialiste du Languedoc-Roussillon). D’après « Le Canard enchaîné » de cette semaine, l’acteur a raconté à des proches que sans l’intervention de Sarko, ‘il aurait pu perdre beaucoup d’argent dans des investissements vaseux et foireux à l’étranger.              Pas d’idées à défendre, pas un programme à soutenir n’intéresse Obélix, seulement son intérêt personnel et immédiat. C’est bien sûr son droit (et il est pas le seul !) mais cela révèle, une fois de plus, que chaque président français se constitue « une cour » autour de lui qu’il essaye de satisfaire et de remercier tout au long de son mandat. Seulement chez Sarkosy, cela a été revendiqué, affiché et assumé dès le départ.

Pierre Schœndœrffer, cinéaste de 83 ans, est décédé cette semaine. Peu de films (12 dont 2 documentaires et 1 court-métrage), le premier fut réalisé en 1958, « La Passe du Diable ». Alsacien, fou de cinoche, ne connaissant ni eve ni d’adam dans « le métier », il rentre dans le service cinématographique des armées. Il connaitra l’Indochine où il sera blessé durant la bataille de Dien Bien Phu et l’Algérie. Homme de caractère, aimant l’ordre et les militaires, il racontera des histoires d’hommes engagés, au service de la patrie et pouvant se perdre dans leurs désillusions (« Le Crabe Tambour »). Ses compagnons d’armes cinématographiques furent Jacques Perrin, Bruno Crémer, Claude Rich, Jean Rochefort, Balmer ou Donald Pleasance.

…bonne semaine.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

Crémer Bruno

Salut,

Triste nouvelle. Le comédien Bruno Crémer nous a quitté le week-end dernier. Snif. Putain d’immense comédien. Et pas seulement les 14 saisons du célèbre commissaire Jules Maigret. Du théâtre avec ses amis Belmondo, Marielle, Rochefort et Pierre Vernier rencontrés dans un cours. Plus de 70 films à son actif (et pas des moindres) et quelques jolies partenaires: de Miou-miou à Charlotte Rampling en passant par Romy Schneider, Marie-France Pisier, Marlène Jobert ou la Vanessa Paradis dans son tout premier film: « Noces Blanches » de Jean-Claude Brisseau (1989). Il a traversé les films d’Yves Boisset, de Schoendoerffer avec son vieux copain Jacques Perrin, de Costa-Gavras, de Sautet (« Une histoire simple » – 1978), de Blier (« Tenue de soirée » – 1986), de Brisseau donc, l’ultime film de José Giovanni, « Mon père » (produit par Tavernier) dans lequel il interprétait le papa du cinéaste-romancier, de Claude Lelouch aussi (« Le Bon et les Méchants » 1975), de François Ozon (l’excellent « Sous le sable« – 2000) et tant d’autres. Il a donné la réplique à Bébel, Ventura, Delon, Brasseur, Piccoli pour ne citer qu’eux.

Voix sublime (douce et sensuelle), beaucoup d’élégance et de charme. Sacré acteur qui a traversé les plateaux de théâtre et de cinéma, à son rythme, sans tambour ni trompette. Salut M’sieur et chapeau l’artiste !