Biopic


Hello les p’tits loups,

Le film biographique, dit biopic, est un genre cinématographique qui a vu le jour dés le muet (D.W. Griffith; Abel Gance…). Il concerne aussi bien un roi, une reine, un empereur (« Cléopâtre »; « Napoléon »; « The Queen »ou « Marie-Antoinette »), qu’un homme politique (« Taleyrand: le diable boiteux »« ; « Gandhi »; « JFK »;  « Malcom X »; « Le Promeneur du Champs de Mars »; « La Conquête ») un joueur de jazz (« Bird »), un chanteur ( « The Rose »; »Ray »; « Walk the Line« ; « La Môme »; « Gainsbourg, une vie héroïque »…), un artiste de music-hall (« Man over the Moon »); un acteur-metteur en scène méga célèbre (« Charlie Chaplin »), un peintre (« Vang Gogh »); un industriel qui devient producteur-metteur en scène mégalomaniaque (« Aviator ») ou un lieu célèbre (« Si Versailles m’était conté »; « French Cancan »; « Cotton Club ») , une ville (« Si Paris m’était conté »…), un bandit /gangster ( « Butch Cassidy et the Kid »; « Al Capone »; « Mesrine »…); un militaire ( le général Custer dans « La Charge Fantastique » ); un boxeur (Jake LaMotta dans « Ragging Bull »), une résistante (« Lucie Aubrac ») ou un barjot  ( « Landru »;  » Lacenaire »; « Docteur Petiot », « La dernier Roi d’Ecosse »).

Prnicipalement américain et français, le genre fait florès depuis les années 80, probablement parce qu’il donne « de la matière » aux scénaris, qu’il motive les comédiens (les Ricains en sont « très friands » et nombreux d’entre eux obtiennent un oscar pour leur performance: Helen Mirren; Will Smith, le môme française Marion Cotillard pour son interprétation de Piaf…) et que les effets spéciaux ont fait des progrès spectaculaires. Moi je vous le dis, le genre est pas prêt de s’arrêter et l’on va s’en manger pendant des années…du bio !

des hommes et des films

Salut les kids,

Autant de mai à septembre 2010, il n’y a eu très peu de films intéressants à mon gout (peut-être « Toy story 3 » et encore c’est pas le meilleur des Pixar. Désolé mais j’ai pas aimé « Inception », ni le Blier et le Corneau. Heureusement qu’il y avait des reprises !) mais depuis mi-octobre, que de bons films qui se jouent encore et qui connaissent du succès .

Je n’oublie pas le formidable et exaltant « Des Hommes et des Dieux » de Xavier Beauvois, sorti le 8 septembre, qui approche les 3 millions d’entrées Françe, remportera vraisembablement des Césars et peut-être, qui sait, un Oscar. Un film, sans vedettes ( à part Lambert Wilson ) mais avec de grands comédiens (Michael Londsale, Philippe Laudenbach…), sur l’engagement et le courage de 8 moines qui refusent de quitter un pays en guerre civile et surtout un village dont les habitants les ont accueillis et adoptés. Voilà un hommage à des hommes d’église simples, au service des gens, vivant leur foi de façon concrète et généreuse au quotidien. On peut être radicalement athée et être sensible à ces hommes profondément gentils et humanistes. Beaucoup de jeunes personnes ont vues le film et pas seulement les scouts, jeannettes, choristes et autres chanteurs à la croix de bois.

Vous ai aussi causé de « Social network » de David Fincher sur un scénario du créateur des « Sopranos », Aaron Sorkin. C’est un passionnant portrait d’un génie de l’informatique qui, lâché par sa copine, pique une idée et développe le plus grand réseau social à ce jour, utilisé par plus de 500 millions d’internautes. Seuls les ricains arrivent à digérer leur histoire récente (Facebook a été crée en 2004) en y apportant un regard, un angle voire un début d’auto-critique. Attention, les comédiens débitent à toute berzingue (le studio imposant de ne pas dépasser les 2 heures) et si vous le voyez en vo, accrochez-vous et attachez votre ceinture !

C’est aussi dans le genre cinématographique « historique et dans l’auto-critique » que l’on peut ranger « Fair Game » relatant la vie de Valérie  Plame, agent du contre-espionnage à la CIA et spécialiste des armes de destructions massives, qui met en doute la théorie imposée et développée par l’administration Bush et qui payera cher son refus d’optempérer à la fable irakienne. Elle sera contrainte de démissionner. Le fait d’avoir pour mari, un diplomate et grande gueule qui a travaillé pour l’administration Clinton, n’a pas arrangé les choses. Le scénario est très bien ficelé et les comédiens sont au top.

Ils le sont à peu près tous aussi dans « Les Petits Mouchoirs » de Guillaume Canet, film de potes et générationnel. C’est un divertissement de très bonne facture et j’ai beaucoup ri grâce à François Cluzet et Benoit Magimel. J’ai même trouvé la môme Cotillard plutôt convaincante et ne minaudant pas (je suis pas fan à la base). Le film renvoit à nos expériences, à notre « vécu, con ! » et rappelle d’autres films comme « Peter’s friends » de Kenneth Branagh ou « Mes meilleurs copains » de Jean-Marie Poiré. Dommage que le final (l’enterrement) soit raté, ne ressemblant pas à la couleur générale du film (je parle principalement du filmage et des cadres).

Un nouveau film de Bertrand « Tatav » Tavernier est déjà un événement en soi. C’est un de mes metteurs en scènes français préférés et nombre de ses films font partie de ma « cinémathèque à moi » (« L’Horloger de Saint-Paul » à « Coup de Torchon » en passant par « La Vie et rien d’autre » ou « Ca commence aujourd’hui »). Tatav, à 69 ans, a toujours la niaque, continue à s’enflammer pour un sujet, un film, un acteur, la préservation ou la diffusion des films anciens, l’évolution de l’enseignement à l’école primaire, au collège ou au lyçée.

Son dernier opus, sorti le 3 novembre, est donc « La Princesse de Montpensier », adapté d’après la nouvelle de Mme de La Fayette, sur une commande du producteur Eric Heumann. C’est absolument formidable et c’est son meilleur film depuis « Laissez-passer » (2002). Je m’étais ennuyé à « Holy Lola » (2004) et avais été déçu par son adaptation du roman de Burke, « Dans la brume électrique » (2009 – J’avais lu le livre et « m’étais fait mon film »). Bref, Tatav cette fois-çi traite de la passion amoureuse, au XVI ème siécle ,sous fond de guerres de religions sanguilonantes entre les catholiques et  les protestants (les huguenots). A part Lambert Wilson à la jeune cinquantaine grisonnante (et Michel Vuillermoz et Philippe Magnan en seconds rôles), le casting est composé de l’appétissante et délicieusement touchante Mélanie Thierry (dans le rôle-titre), de Gaspard Ulliel (le Balafré) et des prometteurs  Grégoire Leprince-Raguet et Raphaël Personnaz. Les scènes de guerre sont sublimes et bestiales (pas de numérique chez Tavernier). Jean Cosmos a signé les dialogues qui comme toujours sonnent justes. Je vous en dis pas plus. Allez-y.

C’est le second film du photographe-réalisateur de clips (U2, Dépêche Mode…), Anton  Corbijn. et c »est un thriller à l’ancienne, genre « Les Trois Jours du Condor » ou « La loi du milieu« . George Clooney est un nettoyeur, traqué, taiseux. C’est, je pense, un de ses meilleurs rôles. Et que la campagne italienne est bellissima (les abruzzes) !

Voilà un film que j’aurais voulu aimé et défendre. Trop de maladresses dans la mise en scène. Là aussi j’avais lu le livre. Restent Romain Duris (magistral) et Niels Arestrup (royal au bar).

Voilà. Y’a pleins de supers bons films, ça fait plaisir et vive le cinéma…en salle !