profil Depardon

Hello les baltringues,

Aujourd’hui est sorti le nouvel opus de Raymond Depardon, « Journal de France », co-écrit et réalisé avec sa compagne-productrice et son ingénieur du son, Claudine Nougaret. Ca vous cause Depardon ? Grand photographe-reporter-cinéaste everywhere in the world: l’Algérie, les USA, la Centre-Afrique, Djibouti, le Vietnam, le Vénézuela, la Tchécoslovaquie, Paris, Villefranche-sur-Saône dans le Rhône (sa région natale où se trouvait la ferme familiale), la France des sous-préfectures qu’il a arpenté avec son camping-car ces quatres dernières années. Fils
d’agriculteur, co-fondateur de l’agence Gamma, il a fait un peu aussi, dans ce qu’on appelle  aujourd’hui, le « people » (paparazzi comme l’a inventé Fellini). Mais pas longtemps, ça l’a un peu gonflé. Giscard, durant sa campagne, pour les présidentielles de 1974 lui a commandé un documentaire à sa gloire, se prenant pour Kennedy (« 1974; Partie de Campagne »). Depardon a accepté de le suivre mais forcément les « images » captées, les situations, les réflexions, n’ont pas été du gout de Giscard qui les a interdites (le son a beaucoup déplu à l’ex qui a voulu imposer une musique à Depardon qui l’ a refusée). Tout cela s’est détendu par la suite et Giscard s’est ravisé en 2002 et a donné son accord pour une exploitation en salle et télé-dvd. Ouf. C’est très drôle, passionnant mais pas toujours à l’avantage de l’ex mais pas déshonorant.

Part 1 Part 2 Part 3

Par ses origines paysannes,  Depardon a entrepris en 2001, une longue enquête et une photographie, en trois parties et sur plusieurs années, sur le monde paysan, issu de l’agriculture de moyenne montagne, intitulé: « Profils Paysans ».Nous retrouvons plusieurs familles, du monde rural, en Lozère, Ardèche et Haute-Loire,. Quelques jeunes agriculteurs s’installent parfois dans ces régions. Les vieux ne sont plus remplaçés. De nombreuses exploitations se transforment en résidences secondaires. Outre le phénomène de désertification des campagnes, les femmes ont disparues à partir de la fin des années 60. Elles peinent à revenir. Beaucoup d’hommes ne se sont pas mariés. Sur 3 films (2001; 2005 et 2008), Depardon (au cadre) et sa productrice (au son) reviennent voir deux frères vieillissants, des couples jeunes et plus âgés, un célibataire. C’est passionnant et très touchant. Mais jamais larmoyant, Depardon a su les apprivoiser et se faire « adopter » (souvent autour d’un café dans la cuisine).

Documentariste depuis 50 ans, Raymond Depardon a filmé beaucoup la machine policière et judicaire (« Faits divers« 1982; Délits flagrants »1994; « 10ème chambre, instants d’audience » 2004), le monde de la presse (« Numéro zéro » 1977; « Reporters » 1981), celui d’un hôpital (« Urgences » 1988), l’Afrique (« Comment ca va, ma douleur ? » 1996). Il a tourné 2 films de fiction: « La captive du désert »1990 (avec Sandrine Bonnaire dans le Ténéré) et « Un homme sans l’occident » 2003 (que j’ai trouvé super chiant). Il a aussi filmé  la vie d’un commissariat de police du 5ème arrondissement parisien et tenter d’approcher et de comprendre »la folie » (un des dada de Depardon ) : ses documentaires sur des hôpitaux psychiatriques italiens et français en témoignent.

C’est un grand taiseux, souriant, calme, malicieux mais à qui, rien n’échappe. Il a regard tendre mais parfois cinglant.

Pour finir, Raymond Depardon a été choisi par François Hollande, il y a 3 semaines, pour faire la photo présidentielle officielle. Y’a comme on dit débat sur le résultat, ce n’est pas à mon avis ce qu’a fait de mieux le célèbre cinéaste-photographe…question d’angle et de point de vue !

en vrac 86

Hello les kids,

Malgré la crise financière, monétaire et morale, « en vrac » résiste, s’indigne et j’espère vous divertie.

« Les marches du pouvoir » de  Geoges Clooney est en salle depuis le 26 octobre et je vous le recommande. C’est son 4ème opus après « Confessions d’un homme dangereux » (2003- Très bien); « Good night, and good luck » (2006- Son meilleur film à ce jour) et «  Jeux de dupes » (2008- Son moins bon, aucun intérêt). On suit une partie de campagne d’un gouverneur-candidat aux Primaires du Parti Démocrate (cela ne vous rappelle rien ?!?), à travers le prisme d’un de ses conseillers: les réunions du staff, les consultants, les coups bas, les trahisons, les rendez-vous secrets …Clooney joue évidemment le candidat. Qu’est-ce qu’il est fort ce George ! Quel parcours depuis la série « Urgences ». Il est hyper beau, vachement intelligent, super rigolo, cooOOl, militant ( son combat pour le Darfour), ouvert et généreux. Il est, de plus, un excellent acteur (regardez si vous avez Canal, le formidable « The American » d’Anton Corbijn, photographe qui vient du clip-musical), très bon réalisateur et producteur avec ses potes Brad Pitt, Matt Damon, Leonard Di Carpaccio ou Steven Soderbergh (la série des « Ocean… »; « The German »…). C’est un mélange de Clark Gable pour son physique avec l’insolence d’un Carry Grant, l’humour d’un James Stewart avec quelques zests d’un Robert Redford. Il a eu 50 piges cette année et a quantité de projets en perpective. Il a fait une participation dans le nouveau long-métrage des Muppets.George !!!…on t’aimmMMMeEEEE !

Rappel qu’il y a, depuis fin août, de bons voir de grands films et qu’ils sont toujours en exploitation: « Tu seras mon fils ! » de Gilles Legrand (terrifiant Nils Arestrup !), « Présumé coupable » de Vincent Garenq (immense Philippe Torreton), « Le Cochon de Gaza » de Sylvain Estibal, « Drive » de Nicolas Winding Refn, « The artist », of course !, de Serge Hazanavicius (Jean Dujardin, notre George Clooney à nous ?!?) et « L’Exercice de l’Etat » de Pierre Schoeller (phénoménal Olivier Gourmet !).

 

 

Tiens…on l’avait oublié celle là !

 

 

A 72 ans, Jean-Pierre Chevènement se présente à l’élection présidentielle de 2012 pour, dit-il, « faire bouger les lignes ». T’es pas obligé, va Jean-Pierre !

…bonne semaine.