Rentrée 2012

Salut les wouinwouins,

Qu’elle soit cinématographique, politique, théâtrale, syndicale, littéraire, sociale ou musicale, chaque rentrée a sa spécificité, ses menaces et ses coups de gueules, ses bonnes ou mauvaises surprises, ses habitués ou ses nouveaux venus.

Dans le genre « je suis « en permanence sur scène », Pierre Arditi a gagné la timbale: il est à l’affiche de 2 pièces de théâtre: une reprise à 19h et une nouvelle création « Comme s’il en pleuvait », à 21h au théâtre Edouard VII (je rappelle que le garçon est capable de tourner aussi la journée…si si, je vous promets, j’ai déjà eu le plaisir de tourner avec MONsieur Pierre). Dans le genre « les Mohicans ne lâcheront pas », Robert Hirsch et Michel Bouquet sont toujours là malgré leur 87 ans et une chute pour l’un et des problèmes de mémoire pour l’autre. Florian Zeller a écrit sa nouvelle pièce, « Le père » pour ce bon vieux Bob (espèrant que cela sera aussi excellent que sa précédente, « La Vérité » avec le toujours Arditi) et Michael reprend pour la énième fois « Le Roi se meurt » d’Eugène Ionesco (immense texte qui n’a pas pris une seule ride). Le comédien-conteur Fellag fait sa rentrée avec son nouveau spectacle, » Petits chocs de civilisation », d’abord au théâtre du Rond-Point puis en tournée. Guy Bedos et Laurent Gerra harpenteront l’hexagone tout au long de la saison avec leurs spectacles respectifs  « Rideau ! » et « LaurentGerra et le big band de Fred Manoukian ».

Concernant le cinoche, je me permets de faire commencer sa rentrée au 15 août, date de sortie, par exemple,  de « Cornouaille », troisième film de la comédienne Anne Le Ny avec Vanessa (mummhhh…). Une catastrophe ! Une daube ! Prétentiard et bavard ! Aucun intérêt, excepté Vanessa Parardis qui est décidemment une comédienne talentueuse mais qui « n’a pas de chance » ou « choisit mal » ses projets (ce qui n’est pas le cas sur sa carrière de chanteuse). L’infatigable Steven Soderbergh a réalisé pas moins de 3 films en un an: « Contagion »; « Piégée » et « Magic Mike ». Ce dernier est plutôt un bon film qui a pour toile de fond le milieu du strip-tease masculin. Channing Tatum campe un danseur très convaincant, et pour cause il a gagné sa vie, à une époque, en tant que strip-teaser. Je l’ai déjà dis ici même, le second volet de « The Expendables 2 »  de  Simon West est plutôt réussi, dans le genre « gros bisquoto tout visceux et ramollo, le tout avec du tatouages à profusion ! « . C’est un bon film d’action à l’ancienne. Tétard Volcanique n’en revient toujours pas de mon « revirement soudain concernant Sylvesrter Stallone » et en chiale, du coup, comme un gamin. Avec son premier ballon d’essai pour le septième art, « David et Madame Hansesn », le comédien-auteur-réalisateur-monteur et compositeur Alexandre Astier (qui s’est fait connaitre par la série « Kaamelott » sur M6) ne m’a pas convaincu. Cela a beau « flirter » du côté de Cronenberg, Lynch, Chabrol, la « Maison du docteur Edwards » d’Hitchcock ou le Claude Miller de « Mortelle Randonnée », et cela beau être écrit « cousu main » pour Isabelle Adjani, c’est etrêmement bavard, chiant et répétitif, bref…c’est raté.

C’est, d’après les spécialistes de l’animation l’héritier, celui qui va perpétuer l’esprit et la patte du Studio Ghilbli de Hayao Miyazaki. Avec son nouveau dessin animé, « Les enfants loups, Ame & Yuki », Mamoru Hosoda suscite un engouement et une curiosité chez les journalistes et critiques de cinéma. Je vais aller le voir et vous en causerai plus longuement.

Sont annoncés pour les prochaines semaines, en vrac et dans le désordre, le nouveau nanard d’Alexandre Arcady, « Ce que le jour doit à la nuit » (qui nous refait en version « carton pâte » un remake du « Grand Carnaval »), les nouveaux opus de James Bond (réalisé par Sam Mendes) et d’Astérix (j’espère qu’ils seront meilleurs que les précédents, c’est pas dur vous allez me dire !?!), Alain Resnais revient avec « Vous n’avez encore rien vu » avec  Sabine Azéma et et et qui ???devinez ??…Pierre Arditi !!! J’attends avec impatience le nouveau film de Stéphane Rozé, « Quelques heures de printemps » avec Vincent Lindon et celui de François Ozon, « Dans la maison », avec Luchini. Je suis pas du tout sûr d’aller voir « Taken 2 »; le nouveau Oliver Stone (qui m’a l’air croquignolesque !) ou le remake américain de « Lol ».

Clint Eastwood reprend du service comme acteur; Sandrine Bonnaire va nous livrer son premier film de fiction, « J’enrage de son absence » avec William Hurt et Alexandra Lamy  et s’annonce aussi un nouveau Costa-Gavras, « Le Capital », avec Gad Elmaleh et Gabriel Byrne.

William Friedkin revient avec un film, « Killer Joe », et à entendre le garçon en interview, il est toujours aussi imbu de sa personne. Tétard me gonfle à nouveau pour que je parle du nouveau film de l’un de ses dieux: Peter Jackson. Oui mon p’tit Tétard, j’oublie pas, « The Hobbit » sort le 12 décembre.

Catherine Frot interprète dans « Les saveurs du Palais » de Christian Vincent, la Chef Cuisto de l’Elysée, le romancier-académicien Jean d’Ormesson interprètant le Président. C’est parait-il réussi.

Numéro de rentrée pour la revue Positif avec un dossier « Martin Scorsese » et un interview du réalisateur qui revient sur « Hugo Cabret ». Intéressant.

 

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en vrac 87

Bongiurno everybody !

« en vrac » savoure ce temps idyllique pour un mois de novembre avant l’arrivée de la neige et les congères.

Berlusconi a enfin démissionné, hier soir, sous l’acclamation et les huées de nombreux romains. C’est un peu jour de fête, à ne pas y croire ! Depuis le temps qu’il ne nous faisait plus rire avec ses frasques, »ses parties fines » avec Kadhafi (et DKK ?!?), ses blagues de gros macho « à trois balles  » et ses chansons napolitaines ringardes. Ciao Silvio !

Voici Philippe Pozzo di Borgo et Abdel Sellou qui ont inspiré les rôles tenus respectivement par François Cluzet et Omar Sy dans le film « Intouchables » d’Eric Toledano et Olivier Nakache.      10.060.497   entrées, comptabilisées, en 3 semaines d’exploitation en France….bigre ! Nouveau phénomène de société à la « Ch’ti » ?…qui sait ?

Je suis allé voir Johnny, au théâtre Edoiuard VII, dans une pièce méconnue de Tennessee Williams , « Le Paradis sur terre ». L’auteur américain a été souvent adapté au cinéma par de grands metteurs en scène  (Elia Kazan par exemple) qui ont donné de grands films et de grands rôles à des immenses acteurs (de Marlon Brando à Vivien Leigh en passant par  Elisabeth Taylor et Paul Newman). L’adaptation française a été confié à Jean-Michel Déprats et c’est le bat qui blesse. Elle est mauvaise, « lourde » et vulgaire (pas de mots tels que « pute » ou « connerie » chez Williams !), se voulant moderne et « jeuns ». On ne retrouve pas l’univers oppressant , fait de non-dits nappés d’une violence d’abord retenue puis explosive. « …et Johnny alors??!??; « …il est comment ??? » ; « nul j’parie ??? ». Non pas nul. Inégal avec un jeu limité. A l’aise sur scène pour se déplacer et connaissant son texte (le minimum me direz-vous !). Mais un problème dans le placement de sa voix (et oui le théâtre est une discipline qui a ses techniques), particulièrement quand il s’énerve d’où parfois un effet « à plat » ou « à côté ». Problèmes aussi parfois de compréhension (Johnny mâche les mots comme son pote Eddy !). Dommage car c’était un challenge pour le chanteur à la carrière de plus de 50 ans de faire « pour la première » fois » du théâtre. Audrey Dana est parfaite mais ne suffit pas « à sauver une entreprise » mal embouchée et mis en scène et dont l’adaptation trahit l’univers du dramaturge américain. Dernière samedi 19 novembre retransmis sur la chaine Paris-Première.

…à bientôt.