HOMMAGE A PIERRE BOUTEILLER : « si bémol et fa dièse »

Coucou toi,

Ils travaillent souvent dans l’ombre et peuvent être le ‘frère » du réalisateur. Certains sont dans la lumière et populaires, d’autres sont méconnus du public et préfèrent le rester. Ce qui est sûr dans tous les cas, c’est que leurs musiques font souvent partie de nos quotidiens.

Pour les admirateurs de Georges Delerue, un coffret « Le Cinéma de Georges Delerue »,comprenant la musique de ses longs-métrages de 1962 à 1992, de des courts-métrages de 1961 à 1990 et de ses films de télévision, existe. Il a composé pour Truffaut; de Broca, Godard (le thème inoubliable du « Mépris »)..et tant d’autres.

Les films qui marquent et restent dans nos vies sont presque toujours associés et liés à une musique.

C’est le cas des westerns spaghettis de Sergio Leone qui nous évoquent immédiatement les mélodies de Ennio Morricone (qui composa, aussi, pour les films de De Palma ,Henri Verneuil, nombres de Belmonderies…et tant d’autres).

Un film « en chanté » de Jacques Demy nous rappelle combien Michel Legrand a contribué au succès mondiaux des « Parapluies de Cherbourg » (Palme d’Or 1964) ; des  » Demoiselles de Rochefort » ou de « Peau d’Ane ». On peut rajouter à son palmares la siquemu de « L’Affaire Thomas Crown«, ou de « Breezy » de Clint Eastwood (1973) ou de « La Vie de Château » de Jean-Paul Rappeneau (1964) ou le jingle emblématique de RTL.

Steve Mcqueen dans « Bullit » ou pépère Eastwood dans ‘L’Inspecteur Harry » continuent à se regarder avec plaisir, pour l’histoire,les acteurs, le montage mais aussi pour réentendre les musiques de Lalo Shifrin.

Que serait « Un Homme et une Femme » (Palme d’Or 1966) de Claude Lelouch sans son « chabadabada » de Francis Lai ?

Un film de Fellini peut difficilement se dissocier des musiques de Nino Rota qui composa aussi le thème inoubliable du « Parrain »de Coppola.

On adopta rapidement Tim Burton pour son univers et son originalité (plus maintenant) mais aussi, personnellement, pour les musiques de Dany Elfman (« L’Etrange Noël de Mister Jack »; « Batman 2″…).

La liste est longue. Peut-on oublier les films d’Hitchcock et les musiques de Bernard Herrmann, le film « Je t’aime moi non plus » de et composé par Gainsbourg ou le thème de « Touchez pas au grisbi » (réalisé par Jacques Becker-1954) de Jean Wiener ?…et le violon de Grappelli des« Valseuses » de Bertrand Blier ? (il a oeuvré aussi pour Louis Malle sur « Lacombe Lucien » et « Milou en mai »)…et ne parlons des bo des« James Bond » par John Barry (qui composa aussi celle d’« Amicalement votre »). Et puis comme le rappelle Tétard Volcanique, non sans perfidie (et lourdeur aussi), Angelo Badalamenti et David LynchRandy ou Thomas Newman pour le studio PixarJoe Hisaishi et Hayao Miyazaki (Studio Ghibli); le fidèle John Williams pour Steven Spielberg. J’ajoute Joseph Kosma pour Jean Renoir et Marcel Carné; François de Roubaix pour José Giovanni et Robert Enrico; Goran Bregovic, longtemps compositeur d’Emir Kusturica (ils sont fâchés) et l’immense
Henri Mancini pour Blake Edwards. N’oublions pas Claude Bolling pour Jacques Deray ou Michel Magne pour Henri Verneuil ou P
ierre Granier-Deferre.

 » La chanson d’Hélène « , composée par Philippe Sarde et interprêtée par Romy Schneider et Michel Piccoli ( « Les Choses de la vie » de Claude Sautet) ne vous rappelle-t-elle pas des souvenirs ? Allez stop. J’arrête sinon je vais pleurer.

A plouche.

P.s.: Le titre de cet article est un clin d’oeil à l’excellente émission de Pierre Bouteiller sur  TSF Jazz, du lundi au vendredi, à 9H10 .

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jeux

Salut les wouinswouins,

Alors que le décret ,ouvrant les paris en ligne sur le football, le poker et les courses hippiques vient à peine d’être publié dans le Journal Officiel et que l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL) est tout juste constituée (because tout devait être prêt pour le Mondial !), occasion de revenir sur quelques films évoquant ces jeux ou d’autres:

Philippe Noiret, dans « Les Ripoux » de Claude Zidi (1984) a, dans ses multiples combines pour « arrondir les fins de mois d’un salaire d’un inspecteur de police… », des tuyaux sur tel bourin ou cavalier. Cela exaspère le père Lhermitte au début puis il s’y convertit fort bien

Dans « L’Arnaqueur » de Robert Rossen (1960), Paul Newman a des ambitions et des rêves de grand joueur de billard…qu’il portera, 25 ans plus tard sur Tom Cruise, dans « La Couleur de l’Argent » de Martin Scorsese (1985) qu’il affrontera, lors d’un tournoi à Végas, à la fin du film.

Qui dit jeu, dit pépée, money, whisky voir drogue. C’est le cas pour Frank Sinatra dans « L’Homme aux bras d’or » d’Otto Preminger (1955) où plus dure sera sa chute. Probablement un des plus beaux rôles de « The Voice » (avec « Comme un torrent » de Vincente Minnelli et ‘Le dernier de la liste » de John Houston).

Les jeux peuvent attirer la magouille en tout genre aussi: exemple avec le cultissime « L’Arnaque » de Georges Roy Hill (1974) avec Paul Newman et Robert Redford (…et je vous parle pas de la musique !).

ou « Coup de tête » de Jean-Jacques Annaud (1979) où Patrick Dewaere va dénoncer les pratiques « pas jolies jolies » de son club de football.

Cinématographiquement, une bonne partie de poker peut-être un moment jubilatoire où les acteurs s’en donnent à coeur joie: Steve McQueen et Edward G. Robinson dans « Le Kid de Cincinnati » de Norman Jewinson (1965), par exemple.

Voilà, je sens que des petits malins, grâce aux bons soins de notre Président, vont s’en mettre plein les fouilles !

Tchao.