« Avoir la carte ou ne pas…


monde6042-tt-width-604-height-335-attachment_id-20849 l’avoir, telle est la question ! « . L’expression est de Philippe Noiret qui l’aurait empruntée à son ami Jean-Pierre Marielle au sujet des connivences d’un certain milieu 6a00d83451b56c69e20176167529c6970c-300wiparisien : « Il y a un petit comité, un jury clandestin, composé de gens influents des médias, du Monde, de Télérama, de Libération et deux ou trois outsiders, qui distribuent des cartes, 8412893dorées ou pas, assurant aux porteurs que quoi qu’ils fassent, pour leur plus petit pet, il y aurait de l’écho. Le coup de 6908690,property=imageData,CmPage=70.2151234.6281642,CmStyle=6543526,v=1,CmPart=com.arte-tv.wwwprojecteur sera là.  ». Je rajoute à cette liste: les InrocK(uptibles); Radio-Nova, la journaliste-critique-présentatrice d’Arte extrêmement sûre d’elle (et très beigbeder-galeries-lafayettesdésagréable),Elisabeth Quin, ou dans un autre genre Frédéric Beigbeider (éditeur, écrivain, chroniqueur, 20100828_franz-olivier-giesbert5animateur qui a réalisé aussi un film) ou le cumulard Franz- Olivier Giesbert capture-le-point(directeur de l’hebdomadaire « Le Point », animateur d’émissions multiples, intervieweur politique, romancier, scénariste…je le supporte plus !). Ils ont un avis sur tout, se « sentent investi » d’un sens du jugement et de l’analyse infaillibles, sont persuadés d’avoir une influence sur le public et ne se (re)mettent JAMAIS en cause.

chouchou_logoLeurs chouchous ?  Arnaud Desplechin; Michael Haneke; Resnais…ou encore Mathieu Almaric; Patrice Chéreau ou 582557-patrice-chereauBenjamin Biolay. On peut continuer avec Léos Carax ou les romanciers 521313650Michel Houellebecq-Catherine photo_1351596401Angot 3623745pour ne rester que dans un domaine strictement gaulois (je pourrais rajouter des noms belges, sud-coréens ou iraniens). Le principe ? Quoique réalise, dise, écrive ou chante un artiste, c’est toujours couvert d’éloges par ce cartel médiatique cité en début d’article. Haneke pete ?…ça sent bon. Houellebecq écrit que la merde c’est 1533772_3_4aa2_de-son-cote-liberation-est-a-la-recherche_4ee3e7f4d1788eed0fcab1ba390697a6délicieux à manger et bien tel journaliste de Libé va crier qu’il a raison et que c’est géniAL !!! Je caricature « un chouille » avec un zest de mauvaise foi mais il y a un peu de ça quand même. Regarder comment est traitée chaque nouvelle sortie d’un film d’Alain Resnais (personne estimable et respectable au demeurant) où on le présente comme un maître et un gourou auprès d’une bande récurrente d’acteurs (talentueux et très sympathiques pour certains)  et de ses fidèles 3388334508995collaborateurs. Mais Resnais fait de moins en moins d’entrées (cela n’enlève en rien des films réussis du cinéaste) et ne parait pas non plus se dire « tiens ??…et si je n’avais pas été aussi bon que je le pensais ??? ». Désolé de le dire ici mais son film « Pas sur la bouche » (2003) n’a aucun intérêt à part une scène hilarante entre Darry Cowl (en femme) et Pierre Arditi qui a du mal à rester de marbre. Et bien ??…critiques dithyrambiques, élogieuses (« Resnais joue avec ses acteurs, son public… ») alors que l’on peine à regarder cette adaptation carton-pâte d’une opérette tombée dans l’oubli. Pas de recul, de distance, l’artiste est pris tel un roc et a été décrété « génie ! «  dés sa première oeuvre. Il y a beaucoup de connivence-racourci-malhonnêteté dans le procédé et il devient vraiment difficile de trouver un vrai sens de l’analyse filmographique et Laure-Adler-s-empare-du-mythe-Francoise-Giroud_mode_unehistorique chez les journalistes-critiques culturels ou politiques. 2591576Sans regretter Françoise Giroud (scripte de Jean Renoir puis devenue journaliste et romancière, inventeuse de la formule « la nouvelle vague » pour un dossier paru dans « L’Express » sur la jeunesse montante dans la société civile, sous l’ère de Gaulle, au début des années 60) ou le duo génial et comique portraitsdes critiques Jean-Louis Bory-Georges Charensol de l’émission radiophonique « Le Masque et la Plume« , ils sont de plus en plus rares: Michel Ciment ? Alain Duhamel ? « Positif » ? « Mad Movie » (pour faire plaisir à Tétard) ?…j’exagère evidemment. De grands journalistes (et bons) travaillent au « Monde »; à « Libé » ou au « Point ». Mais c’est une espèce en voie d’extinction.

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Salut les wouinwouins,

Quelques heures de retard, un petit changement dans les habitudes et Tétard (sous-sous) Volcanique me les gonfle menu et devient insultant (la seule attaque qu’il connaisse). C’est navrant pour lui et désespérant pour l’humanité.

Enfin. Il a fallu attendre 4 ans pour voir le nouvel opus de James Bond, « Skyfall ». Et c’est un bon cru j’ai trouvé. Un vrai film avec un vrai metteur en scène: Sam Mendes (« American beauty »; « Les Sentiers de la Gloire »…). Tous le ingrédients sont là: un pré-générique spectaculaire (une poursuite de feu de dieu de 12 minutes sur le toit du grand Bazar d’Istamboul qui a, parait-il nécessité 3 mois de tournage !;
de la louloute (pas assez à mon gout), l’Aston Martin ressortie de derrière les fagots, une très belle photographie, la Turquie-Shangai-Londres et l’Ecosse et un putain de vrai Méchant digne des James bond. Javier Bardem est parfait. mais attention: c’est un James Bond peu glamour qui nous est présenté: il se cherche, a des failles, picole, sombre dans la dépression. David Craig est parfait (le meilleur après Sean Connery et Roger Moore). Les producteurs ont accepté de malmener le célèbre agent de la Reine en prenant le risque de déstabiliser le public. Couillu mais réussi malgré quelques longueurs.

Ca pour être long c’est long. et bien chiant. Y’avait bien longtemps que j’avais pas eu envie de me barrer de la salle. « Amour » de Michael Haneke est d’un ennui profond. Et blabla et blablabla. Comme on  y voit un couple « mourir à petit feu » (enfin surtout la femme), ça n’ajoute pas à faire passer les 2 heures. Palme d’or cette année, un quasi consensus de la critique, un retour de Jean-Louis Trintignant salué (à juste titre) mais pas une once d’un début de critique. Comme le disait souvent Philippe Noiret: « Y’en a qui ont la carte et d’autres pas ». Amen.

Il y a 25 ans (le 22 octobre 1987) nous quittait Lino. Je vous salue Monsieur.

Bonne semaine.

Rentrée 2012

Salut les wouinwouins,

Qu’elle soit cinématographique, politique, théâtrale, syndicale, littéraire, sociale ou musicale, chaque rentrée a sa spécificité, ses menaces et ses coups de gueules, ses bonnes ou mauvaises surprises, ses habitués ou ses nouveaux venus.

Dans le genre « je suis « en permanence sur scène », Pierre Arditi a gagné la timbale: il est à l’affiche de 2 pièces de théâtre: une reprise à 19h et une nouvelle création « Comme s’il en pleuvait », à 21h au théâtre Edouard VII (je rappelle que le garçon est capable de tourner aussi la journée…si si, je vous promets, j’ai déjà eu le plaisir de tourner avec MONsieur Pierre). Dans le genre « les Mohicans ne lâcheront pas », Robert Hirsch et Michel Bouquet sont toujours là malgré leur 87 ans et une chute pour l’un et des problèmes de mémoire pour l’autre. Florian Zeller a écrit sa nouvelle pièce, « Le père » pour ce bon vieux Bob (espèrant que cela sera aussi excellent que sa précédente, « La Vérité » avec le toujours Arditi) et Michael reprend pour la énième fois « Le Roi se meurt » d’Eugène Ionesco (immense texte qui n’a pas pris une seule ride). Le comédien-conteur Fellag fait sa rentrée avec son nouveau spectacle, » Petits chocs de civilisation », d’abord au théâtre du Rond-Point puis en tournée. Guy Bedos et Laurent Gerra harpenteront l’hexagone tout au long de la saison avec leurs spectacles respectifs  « Rideau ! » et « LaurentGerra et le big band de Fred Manoukian ».

Concernant le cinoche, je me permets de faire commencer sa rentrée au 15 août, date de sortie, par exemple,  de « Cornouaille », troisième film de la comédienne Anne Le Ny avec Vanessa (mummhhh…). Une catastrophe ! Une daube ! Prétentiard et bavard ! Aucun intérêt, excepté Vanessa Parardis qui est décidemment une comédienne talentueuse mais qui « n’a pas de chance » ou « choisit mal » ses projets (ce qui n’est pas le cas sur sa carrière de chanteuse). L’infatigable Steven Soderbergh a réalisé pas moins de 3 films en un an: « Contagion »; « Piégée » et « Magic Mike ». Ce dernier est plutôt un bon film qui a pour toile de fond le milieu du strip-tease masculin. Channing Tatum campe un danseur très convaincant, et pour cause il a gagné sa vie, à une époque, en tant que strip-teaser. Je l’ai déjà dis ici même, le second volet de « The Expendables 2 »  de  Simon West est plutôt réussi, dans le genre « gros bisquoto tout visceux et ramollo, le tout avec du tatouages à profusion ! « . C’est un bon film d’action à l’ancienne. Tétard Volcanique n’en revient toujours pas de mon « revirement soudain concernant Sylvesrter Stallone » et en chiale, du coup, comme un gamin. Avec son premier ballon d’essai pour le septième art, « David et Madame Hansesn », le comédien-auteur-réalisateur-monteur et compositeur Alexandre Astier (qui s’est fait connaitre par la série « Kaamelott » sur M6) ne m’a pas convaincu. Cela a beau « flirter » du côté de Cronenberg, Lynch, Chabrol, la « Maison du docteur Edwards » d’Hitchcock ou le Claude Miller de « Mortelle Randonnée », et cela beau être écrit « cousu main » pour Isabelle Adjani, c’est etrêmement bavard, chiant et répétitif, bref…c’est raté.

C’est, d’après les spécialistes de l’animation l’héritier, celui qui va perpétuer l’esprit et la patte du Studio Ghilbli de Hayao Miyazaki. Avec son nouveau dessin animé, « Les enfants loups, Ame & Yuki », Mamoru Hosoda suscite un engouement et une curiosité chez les journalistes et critiques de cinéma. Je vais aller le voir et vous en causerai plus longuement.

Sont annoncés pour les prochaines semaines, en vrac et dans le désordre, le nouveau nanard d’Alexandre Arcady, « Ce que le jour doit à la nuit » (qui nous refait en version « carton pâte » un remake du « Grand Carnaval »), les nouveaux opus de James Bond (réalisé par Sam Mendes) et d’Astérix (j’espère qu’ils seront meilleurs que les précédents, c’est pas dur vous allez me dire !?!), Alain Resnais revient avec « Vous n’avez encore rien vu » avec  Sabine Azéma et et et qui ???devinez ??…Pierre Arditi !!! J’attends avec impatience le nouveau film de Stéphane Rozé, « Quelques heures de printemps » avec Vincent Lindon et celui de François Ozon, « Dans la maison », avec Luchini. Je suis pas du tout sûr d’aller voir « Taken 2 »; le nouveau Oliver Stone (qui m’a l’air croquignolesque !) ou le remake américain de « Lol ».

Clint Eastwood reprend du service comme acteur; Sandrine Bonnaire va nous livrer son premier film de fiction, « J’enrage de son absence » avec William Hurt et Alexandra Lamy  et s’annonce aussi un nouveau Costa-Gavras, « Le Capital », avec Gad Elmaleh et Gabriel Byrne.

William Friedkin revient avec un film, « Killer Joe », et à entendre le garçon en interview, il est toujours aussi imbu de sa personne. Tétard me gonfle à nouveau pour que je parle du nouveau film de l’un de ses dieux: Peter Jackson. Oui mon p’tit Tétard, j’oublie pas, « The Hobbit » sort le 12 décembre.

Catherine Frot interprète dans « Les saveurs du Palais » de Christian Vincent, la Chef Cuisto de l’Elysée, le romancier-académicien Jean d’Ormesson interprètant le Président. C’est parait-il réussi.

Numéro de rentrée pour la revue Positif avec un dossier « Martin Scorsese » et un interview du réalisateur qui revient sur « Hugo Cabret ». Intéressant.

 

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Salut les cakos,

Pour commencer cette rubrique fourre-tout qui est celle d’ « en vrac »:

« Laurent Baffie est un salle gosse« , le one-man de notre snipper cathodique, s’arrête à Paris au thèâtre du Palais-Royal, à partir du 7 mai. La tournée reprendra par la suite. C’est notre chouchou au sein de la rédaction (pour une fois que je suis d’accord avec Tétard volcanique !). Nous soutenons, depuis le début, son-film-de -merde !, « Les clefs de bagnole« . Ca fait pas plaisir à tout le monde mais on s’en fout. Na.

…et viva Elia Kazan ! Parce que c’est un putaindefuckermotherasonperetasoeursurtout de cinéaste ! Citons dans le désordre: « América,América »; « Un homme dans la foule« ; « Le dernier nabab » (son dernier film , en 1976,avec De Niro); « Un tramway nommé désir »; « Sur les quais » et Viva Zapatta » (tous les trois avec Marlon Brando) et, et, et surtout  « L’arrangement » (avec Kirk Douglas et Faye Dunaway) et mon préféré, à ce jour, « La fièvre dans le sang » (avec la sublime Nathalie Wood et le tout minot Warren Beatty). Immense auteur, co-fondateur de la méthode « Actor Studio »: pour interpréter un boucher dans un film ou une pièce de théâtre,un comédien se doit de passer 6 mois de formation dans une boucherie,

Elia Kazan entra, en 1934, au Parti Communiste américain où il en fut exclu 2 ans plus tard. Durant la comission Maccarthy qui avait pout tache de « traquer les gauchistes » au nom  » des intérêts et de la sécurité des USA », il se distingua par balancer les noms de certains de ses collègues adhérents ou compagnons de route du PC. Cela le poursuivra jusqu’à sa mort, en 2003, même s’il continua à mettre en scène, au cinéma ou au théâtre, jusqu’au milieu des années 70 et qu’il était considéré comme un « maître » (voir les livres de Michel Ciment).

Comme quoi, le passé nous rattrape toujours !

C’est vraisemblablement le film-ovni barjot de la semaine. Il nous vient du couple franco-belge Gustave Kervern et Benoît Delépine (« Avida »; « Louise Michel« …). Film tourné, très vite, en super 8 et en 16mm, avec Big Gégé, la Yolande Moreau, Isabelle Adjani, Benoit Poelvoorde, Bouli Lanners, Siné et tant d’autres. « Mammuth » sort le 21 avril.

…allez !…à plouche !

positif

Salut les p’tits loups,

Positif , étasoeur !…restons positif. Ne sois pas dans le noir. Sois solaire et rayonnant…et ta soeur !

Non, ce n’est pas d’énergie, d’ état d’esprit (quoique), de philososphie de vie dont j’ai envie de vous parler mais de revues de cinéma. Alors, je les connais pas toutes. De « Première » à « Mad movies » (prononcez Ma-de-mau-vi,…oh puté !), en passant par « Studio Magazine« , les suppléments Cinéma de « Libé » (sous la direction de Gérard « à la dent dure » Lefort »), « Le Monde », « Les Cahiers… » l’équipe du « Nouvel Obs » (avec entre autres, l’excellent Pascal Mérigeau) ou celle de « L’express ». Non, la revue que j’aime, ma revue à moi, quoi !, c’est « Positif » dirigée par celui que l’on appelle « le pape de la Critique », j’ai nommé, Mr Michel Ciment.

Spécialiste de Stanley Kubrick (qu’il connaissait bien), ses livres sur John Borman, Francesco Rosi, Joseph Losey ou Elia Kazan font références. La revue, crée en 1953, et alors grande rivale des « Cahiers du Cinéma » ( cela fait sourire maintenant), continue à couvrir le maximum de films et de tous genres. Elle n’a quasiment pas de publicités (excepté pour le cinoche). Elle met en valeur, chaque mois, 2, 3 ou 4 films avec à chaque fois de longues interviews (en général, les Metteurs en Scène). Attaché à la mémoire, ardent militant de la diffusion dans les salles de tous les cinémas, « Positif » se veut le plus éclectique et le plus international qu’il soit. Sa mise en page est en noir & blanc. Bon, la rédaction adore collaborer avec des universitaires, donc parfois, c’est chiant et « prise de tête ». Mais elle a le souci d’une très belle qualité photographique. Ses dossiers spéciaux sont très appréciés

Voilà, ça nous change de « Première » que j’ai eu en main, gratuitement, pendant 2 ans. En gros, je prenais 3 minutes en tout pour le feuilleter et m’arrêter 10 secondes pour constater que Carpaccio avait pris trois kilos (« …et merde »).

Sinon, les p’tits loups, demain, c’est la sortie de « Shutter island » de Martin Scorsese avec Carpaccio justement…j’ai hâte.

…allez !…à demain.