auto-critique

Hello les p’tits luUps !,

Tentative, aujoud’hui, de comprendre et d’expliquer la frilosité du cinéma français à l’égard de son Histoire, des ses Histoires (ne parlons pas des italiens, qui semblent complètement endormis voir amnésiques, exceptés le dramaturge Dario Fo, le réalisateur Nanni Moretti ou le quotidien « la Repubblica« ). Peu de cinéastes, de producteurs ou de financiers, de scénaristes (c’est pas trop leurs fautes) osent s’attaquer et critiquer les événements sombres, tragiques, peu reluisants de notre pays; que ce soient des guerres,des scandales financiers ou sanitaires

(y’a-t’il eu un film français sur le scandale du sang contaminé ?), des affaires d’états, la manipulation de l’opinion par les médias, une institution ou une administration défaillante.Tout le contraire des américains qui ont une faculté à s’auto-critiquer et à comprendre les erreurs ou les fautes, commises par des politiciens (le Watergate dans « Les Hommes du Président » d’Alan J. Pakula), militaires (les nombreux films sur la guerre du Vietnam ), terroristes (« Vol 93 » de Paul Greengrass) ou des firmes (« Révélations » par Michael Mann).

Les anglais ne sont pas en reste avec « Bloody sunday » du toujours Paul Greengrass (2002) où l’armée britannique, en 1972 à Derry en Irlande du Nord, tire sur une marche pacifique entre catholiques et protestants qui fait 13 morts, la tardive implication de la Reine Elisabeth(encouragée par le Premier Ministre Tony Blair), dans le deuil du pays tout entier pour la princesse Diane (« The Queen » de Stephen Frears – 2006) ou les charges virulentes de Ken Loach sur le délitement social de l’Etat britannique dans les services publics (« The Navigators » – 2001).

En France, regardez le peu de films sur l’Indochine ou L’Algérie: Pierre Schoendoerffer pour la première (« La 317ème section »; « Diên Biên Phu« ), Yves Boisset (« R.A.S. ») ou Tavernier (« La Guerre sans nom ») qui est un documentaire) pour la seconde. Plus recemment « L’Ennemi Intime » de Florent Emilio Siri (2006)

On peut citer péle-mêle, dans le désordre, toujours Boisset pour « Le Juge Fayard dit le shériff » ou « Le Prix du danger« , Tavernier encore pour son « L627 » ou « Ca commence aujourd’hui », « Le Promeneur du Champs de Mars » de Robert Guédigian sur les derniers mois de François Mitterrand ,« le Bon Plaisir » de Francis Girod (1984), d’après le livre de Françoise Giroud, sur un enfant illégitime entre un homme politique devenu Président (c’est qui ?!?) et une journaliste.

Canal + tente, depuis quelques années, une politique audacieuse de fictions sur des sujets sulfureux avec plus ou moins de réussites: du SAC au Rwanda en passant par l’affaire Greenpeace. Laurent Herbiet a mis en scène, pour la chaine, un formidable « Adieu De Gaule, adieu » (les quelques heures de vacance du Général à l’aube de mai 68) avec un étonnant Pierre Vernier dans le rôle-titre.

Joël Santoni a bien  raillé Giscard et ses » invitations surprises » dans la France profonde (« Les oeufs brouillés » – 1975). Claude Chabrol s’est moqué, avec délice, des protagonistes de l’affaire Elf (« L’Ivresse du Pouvoir » – 2006). Mocky dénonce avec rage et férocité, depuis 40 ans dans ses films, la corruption des politiques.

Mais on attend, au cinoche, un film sur l’affaire Markovic, les bijoux de Bokassa, le sang contaminé encore une fois, l’affaire Péchiney (il y a eu un téléfilm, en 2009, de Laurent Heynemann, « Un homme d’honneur » sur Pierre Bérégovoy interprété par Daniel Russo), le suicide de François de Grossouvre dans son bureau de l’Elysée, les emplois fictifs de la Mairie de Paris, Les orphelins de l’Yonne, le procès Outreau, Clearstream ou maintenant les Bettencourt.

De même que la Résistance n’a pas tant été traité que ça par nos cinéastes: « L’Armée des Ombres » de Jean-Pierre Melville, « Lacombe Lucien » de Louis Malle, « Papy fait de la Résistance », « Lucie Aubrac » de Claude Berri (1997); « Laissez-passer » de Bertrand Tavernier (2002)….et quelques autres.

Il y a des français et on y cause français dans « Paris brûle t’il ? » de René Clément mais le film est américain (Yves boisset était co-premier assistant réalisateur, d’ailleurs).

Idem pour les camps de concentrations: le terrible documentaire d’Alain Resnais, « Nuit et Brouillard » sur la conception et la construction d’un camp et de ses fours, « Amen » de Costa-Gavras (2000)…

J’en oublie, bien sûr, mais c’est peu en 70 ans. Affaire de courage, de réflexion, d’intérêt, de curiosité, de caractère, de culture…peut-être de pardon aussi.

La bise.

en vrac 26

Ah les p’tits loups,

Comme c’est bon de se sentir aimer, attendu, désiré (poil au nez !), adulé comme Mike Jagger et Georges Clooney. Oui. J’avoue public en liesse et en délire. J’ai fauté, c’est vrai. Because j’ai taquiné du mérou et tailler le bavette avec des dauphins ce week-end. Non je déconne…seulement du tourteau et de la sole (délicieuse au demeurant…nicolas !…ahahaha !!!). Donc, Ladies et Gentlemens….achtung !!! Cette semaine …« en vrac » ….est un lundi, c’est dingue, non ???!??

« Colère », téléfilm réalisé par Jean-Pierre Mocky, a réuni 2.960.000 téléspectacteurs sur France 2, vendredi soir. Plutôt pas mal. Un sujet « rentre dedans », des trognes et des gueules comme les aime le cinéaste. Certes, une mise en scène parfois poussive mais il a retrouvé « sa patte ». Des moyens (1M7 £ de budget, ce qui est pour Mocky bizance !…d’autant plus que c’était pas lui le producteur. Heureusement d’ailleurs pour les comédiens et techniciens, sinon ils n’auraient pas ou peu été payés). Tourné en province avec Robin Renucci,Christina Réali, Mathieu Demy, Michèle Bernier et Richard Gotainer (manquaient plus que Michel Serrault, Eddy Mitchell et Darry Cowl) sur fond de corruption. M. Le Mocky annonce un téléfilm sur la famille Bettencourt. Un unitaire suffira t-il ? Plutôt la prochaine saga de l’été, oui !?…et qui pour interpréter Liliane maintenant que Jacqueline Maillan nous a quittée, Maria Pacôme peut-être ? et Gérard Jugnot en Eric Woerth, vous le sentez comment  ?

C’était moi vendredi dernier au tribunal de Milan…euh pardon je déconne, c’est Georges Clooney qui  était entendu dans l’affaire d’usurpation dont il a été la victime. Vous y avait cru ou pas ?

Roman Polanski, interviewé samedi sur la chaine publique suisse TSR, a déclaré: « Je garde une grande amitié pour la Suisse et surtout pour le peuple (…) de Gstaad ». Pas rancunier le garçon.

C’est l’affiche du nouveau Blier, en salle 25 Août, avec Dujardin et Dupontel.

et pour finir:

Bonne journée.