en vrac 119

Citoyen, citoyenne…mes respects,

« en vrac » reste fidèle au dimanche malgré la pluie, le froid, la bourrasque ou la chaleur (aucun risque de ce côté là !).

1er défilé du 14 juillet pour François Hollande sans la pluie
finalement. Tout fut parfait, règle au millimètre jusqu’à l’atterrissage manqué de l’un des 4 parachutistes devant la tribune présidentielle. Saut sublime effectué d’un avion au-dessus de Paris avec quelques figures malgré un vent qui n’a pas facilité la manoeuvre et puis…patatra. Il fallait voir le valeureux militaire s’excuser auprès de François Hollande qui est allé le voir pour le réconforter . Le parachutiste semblait navré et honteux de sa chute. Sinon serrage de louches à gogo pour Flamby et interview télévisuel, autour de 13h15 à l’Hôtel de la Marine et non à l’Elysée, sur TF1 et France 2. Pas d’annonces fracassantes et de propositions magiques pour obliger Peugeot à renoncer aux licenciements de plus de 8000 emplois (sans compter les emplois de sous-traitance) sur ses sites d’Aulnay-sous-Bois et de Rennes, vaguement un plan de relance de l’automobile en attendant l’audit d’un expert concernant les comptes de Peugeot. Concernant la dette, notre Président nous demande « un effort mais qui sera juste » (???….euheuheuh…) mais refuse, lui aussi, de prononcer les mots « rigueur et austérité ». Il a demandé à ses proches de régler les conflits en privé et n’est pas favorable à un statut « de compagne de Président »: « …Valérie souhaite continuer de travailler…je le comprends « . Voilà, on va voir, à l’avenir, si Valèrie va continuer à tweeter et foutre le bordel dans les familles Royal & Hollande. En tout cas, les enfants ne souhaitent plus voir la compagne de leur père. Saignant !

Premier bilan cinématographique au vu du semestre écoulé. Mon coup de coeur: « La Petite Venise » de Andrean Segre (qui vient du documentaire). Viennent ensuite 3 bons films: « Les Femmes du bus 678 », film égyptien de Mohamed Diab, « The Descendants » d’Alexander Payne avec Clooney et « La part des Anges » de Ken Loach qui est un bon cru. Une tendresse pour « Le Grand Soir » des 2 gugusses Gustave Kenvern et Benoit Delépine (pour l’iMMenSe Poelvoorde !!) et « Journal de France » de Raymond Depardon et surtout de sa femme Claudine Nougaret.

Tétard Volcanique est en deuil: Sage Stallone, le fils, a été retrouvé mort d’une overdose. Tétard faisant partie de la famille…

…bonne semaine.

profil Depardon

Hello les baltringues,

Aujourd’hui est sorti le nouvel opus de Raymond Depardon, « Journal de France », co-écrit et réalisé avec sa compagne-productrice et son ingénieur du son, Claudine Nougaret. Ca vous cause Depardon ? Grand photographe-reporter-cinéaste everywhere in the world: l’Algérie, les USA, la Centre-Afrique, Djibouti, le Vietnam, le Vénézuela, la Tchécoslovaquie, Paris, Villefranche-sur-Saône dans le Rhône (sa région natale où se trouvait la ferme familiale), la France des sous-préfectures qu’il a arpenté avec son camping-car ces quatres dernières années. Fils
d’agriculteur, co-fondateur de l’agence Gamma, il a fait un peu aussi, dans ce qu’on appelle  aujourd’hui, le « people » (paparazzi comme l’a inventé Fellini). Mais pas longtemps, ça l’a un peu gonflé. Giscard, durant sa campagne, pour les présidentielles de 1974 lui a commandé un documentaire à sa gloire, se prenant pour Kennedy (« 1974; Partie de Campagne »). Depardon a accepté de le suivre mais forcément les « images » captées, les situations, les réflexions, n’ont pas été du gout de Giscard qui les a interdites (le son a beaucoup déplu à l’ex qui a voulu imposer une musique à Depardon qui l’ a refusée). Tout cela s’est détendu par la suite et Giscard s’est ravisé en 2002 et a donné son accord pour une exploitation en salle et télé-dvd. Ouf. C’est très drôle, passionnant mais pas toujours à l’avantage de l’ex mais pas déshonorant.

Part 1 Part 2 Part 3

Par ses origines paysannes,  Depardon a entrepris en 2001, une longue enquête et une photographie, en trois parties et sur plusieurs années, sur le monde paysan, issu de l’agriculture de moyenne montagne, intitulé: « Profils Paysans ».Nous retrouvons plusieurs familles, du monde rural, en Lozère, Ardèche et Haute-Loire,. Quelques jeunes agriculteurs s’installent parfois dans ces régions. Les vieux ne sont plus remplaçés. De nombreuses exploitations se transforment en résidences secondaires. Outre le phénomène de désertification des campagnes, les femmes ont disparues à partir de la fin des années 60. Elles peinent à revenir. Beaucoup d’hommes ne se sont pas mariés. Sur 3 films (2001; 2005 et 2008), Depardon (au cadre) et sa productrice (au son) reviennent voir deux frères vieillissants, des couples jeunes et plus âgés, un célibataire. C’est passionnant et très touchant. Mais jamais larmoyant, Depardon a su les apprivoiser et se faire « adopter » (souvent autour d’un café dans la cuisine).

Documentariste depuis 50 ans, Raymond Depardon a filmé beaucoup la machine policière et judicaire (« Faits divers« 1982; Délits flagrants »1994; « 10ème chambre, instants d’audience » 2004), le monde de la presse (« Numéro zéro » 1977; « Reporters » 1981), celui d’un hôpital (« Urgences » 1988), l’Afrique (« Comment ca va, ma douleur ? » 1996). Il a tourné 2 films de fiction: « La captive du désert »1990 (avec Sandrine Bonnaire dans le Ténéré) et « Un homme sans l’occident » 2003 (que j’ai trouvé super chiant). Il a aussi filmé  la vie d’un commissariat de police du 5ème arrondissement parisien et tenter d’approcher et de comprendre »la folie » (un des dada de Depardon ) : ses documentaires sur des hôpitaux psychiatriques italiens et français en témoignent.

C’est un grand taiseux, souriant, calme, malicieux mais à qui, rien n’échappe. Il a regard tendre mais parfois cinglant.

Pour finir, Raymond Depardon a été choisi par François Hollande, il y a 3 semaines, pour faire la photo présidentielle officielle. Y’a comme on dit débat sur le résultat, ce n’est pas à mon avis ce qu’a fait de mieux le célèbre cinéaste-photographe…question d’angle et de point de vue !