En vrac 102

Salut les kids,

Les années passent, les présidents changent (parfois) et des hommes et des femmes qui se disaient de gauche basculent à droite…et lycée de Versailles ! (c’est une
expression pour dire: et inversement). C’est le cas de Gros (très très très gros et de plus en plus lourd aussi dans ses propos) Gégé qui soutenait en 1988, avec son amie Barbara, la campagne de François Mitterrand en ouvrant un meeting à Rennes et qui, depuis quelques années s’affiche ouvertement au côté de Nicolas Sarkosy. C’est vrai que suivre les amitiés et soutiens nombreux chez Depardieu relève du grand écart: de Fidel Castro (pour du pétrole) à Vladimir Poutine en passant par feu Georges Frèche (empereur socialiste du Languedoc-Roussillon). D’après « Le Canard enchaîné » de cette semaine, l’acteur a raconté à des proches que sans l’intervention de Sarko, ‘il aurait pu perdre beaucoup d’argent dans des investissements vaseux et foireux à l’étranger.              Pas d’idées à défendre, pas un programme à soutenir n’intéresse Obélix, seulement son intérêt personnel et immédiat. C’est bien sûr son droit (et il est pas le seul !) mais cela révèle, une fois de plus, que chaque président français se constitue « une cour » autour de lui qu’il essaye de satisfaire et de remercier tout au long de son mandat. Seulement chez Sarkosy, cela a été revendiqué, affiché et assumé dès le départ.

Pierre Schœndœrffer, cinéaste de 83 ans, est décédé cette semaine. Peu de films (12 dont 2 documentaires et 1 court-métrage), le premier fut réalisé en 1958, « La Passe du Diable ». Alsacien, fou de cinoche, ne connaissant ni eve ni d’adam dans « le métier », il rentre dans le service cinématographique des armées. Il connaitra l’Indochine où il sera blessé durant la bataille de Dien Bien Phu et l’Algérie. Homme de caractère, aimant l’ordre et les militaires, il racontera des histoires d’hommes engagés, au service de la patrie et pouvant se perdre dans leurs désillusions (« Le Crabe Tambour »). Ses compagnons d’armes cinématographiques furent Jacques Perrin, Bruno Crémer, Claude Rich, Jean Rochefort, Balmer ou Donald Pleasance.

…bonne semaine.

Corneau: noir à la française.

Salut les kids,

Alain Corneau, cinéaste français, est décédé, hier matin, à l’âge de 67 ans par un cancer (Dupontel a encore frappé !). Son dernier film, « Crime d’Amour » (le 16ème + 1 téléfilm « Afghanistan, le pays interdit »-1987, avec Michel Blanc, dans la série « Médecins des hommes » produite par Jacques Perrin),  est en salle depuis 15 jours. Assistant, entre autres, de Costa-Gavras sur « L’Aveu » (où il rencontra Montand) ou de Nadine Trintignant (avec qui il partagea sa vie), Corneau se lança dans la réalisation avec « France. Société anonyme »en 1974. Sa carrière décolla réellement avec ce qui allait devenir sa marque de fabrique: les polars-films noirs. Avec Yves Montand qu’il mettra 3 fois en scène (« Police Python 357« -1976; « La Menace« -1977; « Le Choix des Armes »-1981), ou avec, probablement ce qui est son chef d’oeuvre « Série Noire » (1979) où Dewaere y est tout simplement prodigieux (les scènes avec Bernard Blier sont magnifiques. On sent clairement le choc de deux générations d’acteurs, aussi bien dans leurs styles comme dans leurs phrasés). Fou de jazz (il était batteur-amateur dans sa jeunesse), des USA (il a grandi, dans le Loiret, à côté d’une base américaine), de romans policiers (« Série noire » est adapté du roman de Jim Thompson), cinéphile passionné et eclectique (Don Siegel, Melville, Johnnie To…), Alain Corneau a su transcrire les atmosphères, les paumés ou les gangsters de la culture urbaine américaine à celle des villes françaises (Orléans, Nanterre…), avec nos acteurs à nous, « élevés aux grains et en plein air » ( , Montand, Signoret, François Perrier, Depardieu, Deneuve, Lanvin, Galabru, Anglade, Guy Marchand, Ludivine Sagnier…). Il n’a jamais abandonné le polar et a pu réalisé en 2007 son vieux rêve: le remake de « Le Deuxième Souffle » de Jean-Pierre Melville avec Daniel Auteuil dans le rôle de Lino Ventura (euuhh…quel drôle d’idée !), Dutronc et Monica Bellucci (en blonde, ridicule !).

Il a très bien raconté ses amours et ses passions de jeunesse dans le très joli film, « Le Nouveau Monde » (1995).

Mais réduire Alain Corneau comme simplement un spécialiste du polar est réducteur et injuste (je sais qu’en France on aime « coller des étiquettes » aux gens). Il s’est essayé, avec plus ou moins de bonheur, au film romanesque (« Fort Saganne« –1984…ah la belle Sophie …), au film initiatique-en quête de soi (« Nocturne indien »-1989), au film d’époque sur le joueur de viole de basse Marin Marais, initié par Sainte-Colombe (« Tous les matins du monde »-1991, un énorme succès public, avec Jean-Pierre Marielle et les Depardieu père-fils), ou à la comédie (« Le Prince du Pacifique« -2000, très mauvais, avec Thierry Lhermitte et Patrick Timsit). J’ai beaucoup aimé « Stupeur et Tremblements » (2002), avec Sylvie Testud, adapté du roman d’Amélie Nothomb.

Mais je dois avouer avoir un faible pour ses polars-films noirs (en fait, je dois, moi aussi, aimer les étiquettes). Combatif et jouant « collectif », Alain Corneau manquera au cinéma français.

La bise les loulous.

en vrac 12

Salut les Loulous,

Nouvelle livraison dominicale de la rubrique « en vrac » avec toujours autant de plaisir et de bonheur (on dirait du Patrick Sébastien) !

Qui, ça tombe bien, nous a annonçé, cete semaine, plus de 16000 adhérents au D.A.R.D.: Droit Au Respect et à la Dignité. Je rappelle que c’est une plate-forme associative,crée par l’animateur , et se voulant être le relais entre les « petites gens » et les « puissants ». L’objectif étant aussi d’influencer les programmes des Partis politiques pour les prochaines présidentielles. Et bah…on est pas dans la merde !

Si vous êtes abonnés à la chaine TCM (Turner Classics Movies »), sachez qu’elle diffuse, tous les dimanches vers 19H30, les numéros de l’émission « Cinéma Cinémas« . Ce soir, c’est le numéro 2 et au sommaire:  l’enterrement de Truffaut; le tournage de « La Pirate » de Jacques Doillon (je précise que ce n’est pas un film de flibustiers !)…

Très bon dossier dans le « Libé » de ce week-end sur la baisse des budgets culturels des Régions et des Départements et le désengagement progressif de l’Etat sans compensations. Ce n’est plus une crainte mais une réalité.

Des nouvelles du film de Jacques Perrin, « Océans » (et oui…y’avait longtemps !): plus de 3,2 millions d’entrées en Françe et 2 millions d’entrées au Japon (il va battre le record détenu par Polanski avec « Le Pianiste »: 2,5 millions d’entrées).

N’allez pas voir le nouveau film de Pascal Thomas. C’est très, très mauvais et Julien Doré n’y est pas bon. Reste Guillaume Gallienne qui interprète un sourd-muet hilarant.

Par contre, précipitez-vous d’aller (re)voir l’éblouissant « Les Chaussons rouges » de Michael Powell et Emeric Pressburger (1948).Il ressort en copie restaurée et neuve à Paris, Rennes, Valence, Bordeaux et Toulouse. C’est sublime !…un des films préférés de tonton Scorsese

Rappel: « Zanybao » a sa page sur Facebook.

Bon dimanche a tutti !