Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

en vrac 82

Coucou toi,

Ca y’est, l’automne est arrivé. Il fait crachin et grisouille, rangez pelles à sable, crème solaire et magazines « people » en tous genre, et sortez plutôt moon-boots, gants et chaussures de montagne. En tout cas, sachez qu’ « en vrac » sera toujours là auprès de vous.

Nicole Croisille fête  ses 75 ans, depuis vendredi soir, sur scène à l’Alhambra in Paris. Accompagné d’un trio « très jazzy » sous la houlette d’ Aldo Franck (grand pianiste), tantine (à ne pas confondre avec Martine Aubry !) enchaine, quasi sans arrêt, tubes de son répertoire, (« Femme…femme…une femme…avec toiIIII !!!! »; « La Garonne »; « Téléphone-moi »; « Tout recommencer »; « Parlez-moi de lui » ) et reprises (de Nougaro, »son frère » , « OhooOOOhhh TOU…lOuSE !!!! », à Starmania,« T’as du succès dans tes affaires… », en passant par l’adaptation française de Julien Clerc du « Requiem pour un fou »,  composition, excusez du peu, de l’argentin Astor Piazzolla), rendant ce  tour de chant très classe, plein de peps et de vitalité. N’oublions pas que la Croisille est une grande danseuse qui s’est formée, à la fin des années 50, avec les ballets de la Comédie Française, le mime Marceau, Joséphine Baker et Jacques Tati avec qui elle fut assistante chorégraphe sur son spectacle « Jour de fête à l’Olympia ». C’est une artiste « complète » de music-hall, formée aux clubs de Saint-Germain des Près, de New-York ou de Buenos Aires, chantant, dansant et jouant, qui a travaillé, par exemple, en 1992, avec les ricains  sur la comédie « Hello Dolly » au théâtre du Chatelet. Nicole Croisille a son public, chante aussi bien, les adaptations jazzy des standards américains que  le répertoire de la variété française ( ah le duo avec Eddy Mitchell, « Le Coup de foudre » chez Maritie et Gilbert Carpentier) mais n’a pas, je trouve, la place qu’elle mérite dans le paysage musical français (peut-être qu’elle ne soit que « interprète » la pénalise  auprès de la profession). En tout cas, elle est en tournée pendant un long moment, allez la voir, ça « dépote », vous chanterez « chabadabada » (composé par Francis Lai pour Lelouch) avec elle et vous vous direz
« putain que j’aimerai être comme ça à 75 piges ! ». Un seul regret pour son nouveau spectacle: Annie Cordy était dans la salle vendredi soir, j’ai longtemps cru qu’elles allaient chanter ensemble « Tata Yoyo » en version jazzy. Et non, en vain, ça n’a pas eu lieu. Dommage…

Steve Jobs, le cofondateur d’Apple, est mort (pour ceux et celles qui n’étaient pas au courant!). Pour certains c’était Dieu, Jésus, Gandhi,Elvis, Michael Jackson, Mandela tout à la fois. Génial concepteur (le Mac, l’iMac, l’iPod, l’iPhone et dernièrement l’iPad), il a imposé les gestes, les images l’esthétique, les objets et une bonne partie des usages de la civilisation informatique. C’était aussi un génie de la communication (que Dsk aurait du consulter pour son intervention télévisée chez Claire Chazal) fédérant un véritable culte de sa personne autour de lui ( Jeff Jarvis, gourou du journalisme en ligne: « Nous avons perdu notre Gutenberg »; Steve Wozniak, cofondateur d’Apple: « C’est un peu quand John Lennon est mort, ou JFK. Je ne peux penser à personne d’autre, peut-être à Matin Luther King »; Barack Obama: « L’un des plus grands inventeurs américains, assez courageux pour penser différemment, assez audacieux pour croire qu’il pouvait changer le monde, et assez talentueux pour le faire… »). Amen !


 2.665.013 personnes se sont déplacées pour voter au 1er tour des Primaires Socialistes: en tête, F. Hollande (39,2 %) suivi de Tantine Aubry (30,4 %), A. Montebourg (17,2 %), Manman Royal (6,9 %), M. Valls (5,6 %) et notre « pépère à tous » J.M. Baylet (0,6 %). Royal fait la gueule et pleure (sur BFM TV), Hollande doit être déçu et tendu, Tantine va devoir « négocier sec » pour espérer l’emporter au second tour, Valls vient d’annonçer qu’il se ralliait à Hollande, Baylet doit être au resto entrain de savourer un bon cassoulet et A. Montebourg est LE roi de la soirée, rôtissant de bonheur, se sachant INdispensable pour faire gagner la gauche aux présidentielles de 2012 (il vient d’annoncer qu’il réserve « sa réponse » au second tour d’ici quelques jours). Avec probablement quelques « ratés dans quelques bureaux de vote, oui ces primaires (une nouveauté en France) sont une réussite, voir même un véritable progrès démocratique qui ringardise l’UMP. L’Italie l’avait fait avant nous (plus de 4 millions de votants qui n’ont pas suffit d’ailleurs de faire gagner la gauche face à Berlusconi), itou pour la Grèce, mais jamais dans notre pays, les partisans de quelques valeurs et idées (et non d’un parti) avaient été sollicité. C’est un succès et le fait de demander 1€ de participation ne me choque pas car ce n’est pas une élection « officielle » où tous les partis, de tous bords, se présentent, sachant que les « frais de campagne » (selon les scores) sont remboursés, en partie, par l’Etat.

Bah qu’est-ce tu fous là, toi ?!?

…bonne semaine, les loulous.

remake


Salut les p’tits loups,

Profitant de la sortie quasi-simultanée des 2 nouvelles versions de « La Guerre des Boutons » (aberrant et commercialement suicidaire !), les 14 (celle de Yann Samuel) et 21 (celle de Christophe « les Choristes » Barratier) septembre 2011, tous deux, je précise, sans la célèbre réplique du p’tit Gibus (« si j’avais su, j’aurai pas v’nu ! ») car c’est la propriété de la veuve d’Yves Robert, Danièle Delorme, qui n’a pas cédé ses droits, elle, aux producteurs, retour, donc, sur « un genre » (?), une façon de produire (?), un moyen en tout cas de remplir les poches des studios, des  distributeurs et des producteurs (ça c’est sûr !), je veux parler du remake.

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Culte 2, le retour !

Hello les wouinwouins,

Tétard Volcanique, mon Boss, n’a visiblement pas compris ou a feint de ne pas comprendre la démarche de mon article « Culte !« . J’avais, semble-t-il, pris des précautions en soulignant que la part de subjectivité et le goût personnel étaient relatifs et que le nombre d’entrées n’était pas un critère pour définir un film culte.Qu’il était surtout générationnel voir plus si « un bouche à oreille » des anciens se créait sur les jeunes. Il y a eu évidemment des oublis (certains sont volontaires genre Carpenter et son Big-band because c’est pas ma crémerie et que c’est du « sous-cinéma » !) mais j’avais fini l’article en m’excusant auprès de nombreux metteurs en scène liés à des films que je considère comme cultes. Et je n’ai cité exclusivement qu’un film de leur carrière. Tétard Volcanique n’a pas compris (comme souvent), est tombé bassement dans le traquenard. Décevant comme toujours. Donc, je vais changé mon « fusil d’épaule » en vous proposant une liste d’une quatre vingtaine de cinéastes/metteurs en scènes/réalisateurs/ »bons faiseurs » reconnus, de toutes nationalités, vivants ou non, aux styles souvent différents, associés avec 3 films de leurs filmographies (en ignorant souvent les choix de mon Boss). Sont-ils pour certains cultes ?… ou tout simplement un classique, un grand ou bon film … à vous de me le dire !

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Crémer Bruno

Salut,

Triste nouvelle. Le comédien Bruno Crémer nous a quitté le week-end dernier. Snif. Putain d’immense comédien. Et pas seulement les 14 saisons du célèbre commissaire Jules Maigret. Du théâtre avec ses amis Belmondo, Marielle, Rochefort et Pierre Vernier rencontrés dans un cours. Plus de 70 films à son actif (et pas des moindres) et quelques jolies partenaires: de Miou-miou à Charlotte Rampling en passant par Romy Schneider, Marie-France Pisier, Marlène Jobert ou la Vanessa Paradis dans son tout premier film: « Noces Blanches » de Jean-Claude Brisseau (1989). Il a traversé les films d’Yves Boisset, de Schoendoerffer avec son vieux copain Jacques Perrin, de Costa-Gavras, de Sautet (« Une histoire simple » – 1978), de Blier (« Tenue de soirée » – 1986), de Brisseau donc, l’ultime film de José Giovanni, « Mon père » (produit par Tavernier) dans lequel il interprétait le papa du cinéaste-romancier, de Claude Lelouch aussi (« Le Bon et les Méchants » 1975), de François Ozon (l’excellent « Sous le sable« – 2000) et tant d’autres. Il a donné la réplique à Bébel, Ventura, Delon, Brasseur, Piccoli pour ne citer qu’eux.

Voix sublime (douce et sensuelle), beaucoup d’élégance et de charme. Sacré acteur qui a traversé les plateaux de théâtre et de cinéma, à son rythme, sans tambour ni trompette. Salut M’sieur et chapeau l’artiste !

réaliser

Salut les loulous,

Ils sont comédiens (beaucoup), producteurs, scénaristes-dialoguistes. Romanciers, philosophes ou musiciens. Ils ont tous eu envie, un jour, de « passer le cap » de la mise en scène. Certains n’ont réalisé qu’un film, d’autres font carrière. Ils continuent toujours leur métier d’origine. 1er volet exclusivement gaulois.

C’est parti avec les anciens de la troupe du Splendid. En 1984, , Gérard Jugnot avec « Pinot  simple flic » s’y lance, suivi de très près par Michel Blanc, avec « Marche à l’ombre« , et  par Josiane Balasko avec  « Sac de noeuds« . Ils ont depuis réalisé de nombreux films. Plus récemment, Marie-Anne Chazel s’y est essayée sans succés (« Au secours, j’ai 30 ans ! »). La réalisation d’un sketche par Thierry Lermitte des « Secrets du Docteur Apfelglück » est anecdoctique.

Pour rester chez les comiques, Dominique Farugia (« Delphine 1 – Yvan 0 »), Albert Dupontel (« Bernie »), Alain Chabat  (« Didier ») et Valérie Lemercier (« Quadrille » d’après Sacha Guitry)  se « jettent dans l’arêne », avec plutôt du succès, en 1996-97. Jean Poiret n’a malheureusement pas vu voir son unique film  , « Le Zèbre » (adapté pour sa femme Caroline Cellier). Il est mort durant le montage (terminé par Pierre Mondy).

Plus récemment, Dany Boon avec « La Maison du Bonheur » (2006), Gad Elmaleh avec « Coco » (2009) ou Michael Youn avec « Fatal » (2010) ont décidé de s’y coller seul because on est jamais mieux servi que par soi-même.

C’est une tradition, en France, que les vedettes-comiques du music-hall (ou de la télévision maintenant) réalisent leurs films.

A commencer par Max Linder, Jacques Tati, Fernandel, Robert Dhéry, Robert Lamoureux ou Pierre Etaix. Même Louis de Funès s’y est accoquiné pour son « Avare« , avec son vieux complice, Jean Girault ou Coluche avec « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ».

Pierre Richard fut une immense vedette, dans les années 70-80, avec ses films (« Le Distrait »-1970) ou ceux du comédien Yves Robert.

Ou encore dans ceux de Gérard Oury, lui aussi comédien au départ, qui s’est par contre définitivement consacré à la réalisation de luxueuses et très poulaires comédies. Souvent écrites d’ailleurs avec sa fille, Danièle Thompson, qui s’est lançé, en 1999, elle aussi dans la réalisation avec « La Bûche ». Le fiston Christopher Thompson s’y est essayé cette année avec « Bus Palladium« .

Michel Audiard a eu un moment l’envie de réaliser ses films et en a fait une série aux noms cocasses et imprononcables dont le premier fut, en 1968, « Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages » (il faut le dire vite, à l’envers et on recommence !). Son fils lui donnait, de temps à autre, un coup de main dans l’écriture puis a réalisé son premier film « Regarde les hommes tomber » (1993) avant de faire la carrière que l’on sait.

Chez les stars, Alain Delon en a réalisé (et produit) quelques uns, à partir de 1981 et son « Pour la peau d’un flic » (avé Anne Parillaud, con !).

Gérard Depardieu en a réalisé deux. Daniel Auteuil vient de terminer le remake de « La Fille du puisatier », d’après Marcel Pagnol qui sortira en Avril 2011.

Jean-Louis Trintignant s’y est essayé dans les années 70 avec deux films puis a arrêté. En revanche, Michel Piccoli a commençé sur le tard mais a l’air de s’éclater comme un petit fou  et dit retrouver du plaisir comme au bon vieux temps du rocK’N roOLL !.

N’oublions pas Nicole Garcia, bien sûr, qui depuis « Un Week sur deux »(1990) fait carrière comme cinéaste en réalisant un film tous les 3-4-5 ans.  Ni Agnès Jaoui qui tient la barre, de ses scénarios écrits avec son complice Jean-Pierre Bacri, depuis « Le Gout des autres » (2000).

Chez les producteurs, nous avons Claude Berri qui ne trouvait pas de rôles quand il était acteur, donc il s’en écrivit, les réalisa en les produisant et les distribuant. Le premier flm fut « Le vieil homme et l’enfant ». Le comédien Jacques Perrin avait envie de produire les films des autres (« Z » de Costa Gavras par exemple) puis passa à la mise en scène avec « Le Peuple Migrateur » (2002). Tout comme le producteur de cinéma, Ariel Zeitoun, qui s’y essaye de temps à autre, depuis « Souvenirs, souvenirs » (1984). « Le Batard de Dieu » (1993) du producteur Christian Fechner n’a pas beaucoup d’intérêt.

Le publicitaire, Pierre Grimblat, passa au long-métrage avec « Slogan » (1969) et fut involontairement responsable de la rencontre entre Gainsbourg et Jane Birkin.

Sacha Guitry venait du théâtre et reconnait avoir mis beaucoup de temps, à partir de 1934, à aimer et à s’approprier le langage cinématographique.

Chez les romanciers, outre Marcel Plagnol, Jean Giono a mis en scène son « Crésus » et Marguerite Duras a réalisé une série de films puis elle a bien fait, à mon goût, d’arrêter. J’ai malheureusement pas vu« Le Jour et la Nuit » de Bernard Henri Lévy mais il parait que c’est grANDIOSE !!, et je pense que ‘La possibilité d’une ile » de Michel Houellebecq vaut le détour aussi. « Podium » de Yann Moix était plutôt rigolo grâce à la performance géniale de Benoit Poelvoerde.

N’oublions pas le romancier à succès, Bernard Werber, qui adapta et réalisa  une de ses aventures fantastico-scientifique« Nos amis les Terriens », en 2007, le tout produit par Claude « chabada » Lelouch. Quoi, les extra-terrestres ?!?…mais que fait le gendarme…de Saint-Trop ?

Chez les sicos, Gainsbourg a « commis » quelques oeuvres (mineures ?!?) à partir de 1976 avec son « Je t’aime, moi non plus ». Le chanteur du groupe « Trust », Bernie Bonvoisin, aussi (3 films dont « Les Démons de Jésus » – 1997). Ce que l’on sait moins, c’est que Michel Legrand en a réalisé un: « 5 jours en juin » (1988).

Le célèbre journaliste-ex présentateur du journal d’Antenne 2 et parolier de chansons (de Birkin à Hallyday), Philippe Labro, a réalisé 7 films, en 15 ans, de 1969 à 1984: avec des stars et des vedettes comme Bébel (2 films), Montand, Nathalie Baye, Claude Brasseur ou Gérard Depardieu. Il a arrêté la mise en scène pour diriger RTL puis reprendre son activité de journaliste et de romancier.

Pour conclure (parce que j’en ai marre !), on peut citer péle-mèle, les comédiens Martin Lamotte, Charlotte de Turckheim, Francis Perrin, Luis Régo (et oui « Poule et frites », en 1987), Guillaume Canet, Marie-France Pisier, Mathieu Amalric of course !, Jean-François Stévenin (« Le Passe-montagne« -1978), Patrick Bouchitey (« Lune froide »-1991), Jane Birkin, Bernard Giraudeau, Georges Wilson (« La Vouivre » d’après Marcel Aymé-1989), Laure Marsac, Richard Bohringer, Sophie Marceau, Daniel Duval, Nils Arestrup (« Le Candidat »-2007), Patrick Chesnais, Robin Ranucci, Maiwenn, Michel Boujenah, Pascal Elbé, Roschdy Zem, Edouard Baer, Jean-Paul Salomé, Kad Mérad vient de finir son film, et le scénariste Jacques Fieschi (« La Californie« -2005).

Ouf, j’suis naze. Je vais me coucher.

P.S.: 1°) J’ai pas oublié Baffie et son » film de merde !, « Les Clefs de bagnole » (2002).

2°) Plus de nouvelles du projet de film que devait réaliser PPDA. Encore une victime de la crise ?

3°) Eddy Mitchell a longtemps eu comme projet et l’envie de réaliser un western/road-movie. Il y a renoncé pour faute d’interêt des chaines de télévisions coproductrices des films en France. Snif.

cannes

Salut les baltringues,

« J’aime Paris au mois de mai » chante Aznavour dans une de ses célèbres chansons. Ouais, bah, pas en ce moment…Paname tristouille, grisâtre. Mieux vaut être à Cannes, même si le temps n’est pas, non plus, au beau fixe. Comme je l’ai répondu à 2 personnes, ces derniers jours, « non, les filles, je ne vais pas à Cannes ! ». D’ailleurs j’y suis jamais allé. Na. Mais je regarde, si je peux, les cérémonies (hier soir, celle de l’Ouverture était terne sauf la Mélody Gardot !), les photoscall, les montées des marches…patin, couffin.

Voilà l’affiche du 63ème Festival International de Cannes.Le plus grand et prestigieux festival de cinoche in the world. Avec la Binoche. Pas terrible. On dirait une affiche pour une expo d’art moderne dans une galerie quelconque. C’est aussi le premier marché du film où l’on fait du business.Les prochains blockbusters ricains (Godard, qui revient cette année, avait signé son « Roi Lear », sur une nappe en papier d’un restaurant, avec des producteurs.). C’est aussi, biensûr, du glamour, de la star (Russel Crowe, hier soir, faisait la gueule comme d’hab !), de la starlette, des hasbeens, du people, des teufs dans des villas, des meufs sur des yachts, des dîners, plus de 5000 journalistes accrédités…et puis des polémiques habituelles. Par exemples, cette année:

 » Carlos » d’Olivier Assayas, fiction produite par Canal+,  » n’a rien à faire ici ! ».

L’Italie est folle furieuse par la sélection d’un documentaire de Sabina Guzzanti  critiquant les liens entre le Président du Conseil et les entrepreneurs choisis pour reconstruire Aquila (« L’Italie ?!?…toute l’Italie ??..ah non, c’est juste Berlusconi et son ministre de la culture…Ah bon, ca va alors ! »)

« Non mais c’est quoi cette sélection de viocs !…ringarde ! ..académique (c’est un mot qui revient chaque année).

Voilà. Restent les films que les années filtrent, gardent, oublient. Qui se souvient que Billie August a eu deux fois la Palme d’Or avec « Pelle le conquérant » (1988) et « Les Meilleures Intentions » (1992). Tout comme Emir Kusturica avec « Papa est en voyage d’affaires » (1985) et « Underground » (1995) .Itou pour les frères Dardenne. Ok, j’exagère.

Coppola, aussi, l’a eu deux fois: en 1974 avec « Conversation secrète » (avec une apparition du tout jeune Harisson Ford !) et en 1977 avec « Apocalypse Now » (ex aequo avec « Le Tambour » de Volker Schlöndorff)…oui mais là, on s’en souvient…et y’en a plein d’autres:« Rome, ville ouverte » de Rossellini; « La Dolce vita »de Fellini; « Le Guépard » de Visconti; « Les Parapluies de Cherbourg » de Demy; « Un Homme et une Femme » de Lelouch; « Mash » de Altman; « L’épouvantail » de Jerry Schatzberg; « Taxi driver » de Scorsese; « Kagemusha » de Kurosawa; « Sous le soleil de Satan » de Pialat »; « Sailor et Lula » de Lynch; « Pulp fiction » de Tarantino; « Le Pianiste » de Polanski; « Le vent se lève » de Loach… !

Voilou…bon festival !