Les sans Oscars

Coucou toi,

Suite à l’Oscar remporté par notre cocoricoco national Jean Dujardin (et félicitations aussi aux frenchies Michel Hazanavicius,Thomas Langmann et au compositeur de musique  Ludovic Bource), premier mâle acteur français à emporter la statuette pour le film « The Artist » (on commence à le savoir !) et rejoignant Simone Signoret, Juliette Binoche et Marion Cotillard, retour sur les nombreux oubliés des Oscars. Rappel que 5.765 membres étaient appelé à voter cette année (c’est peu !) et qu’Harvey Weinstein, distributeur et co-producteur américain de « The Artist », a mis 20 millions $ sur la table pour la promotion du film, demandant aux acteurs d’être à la disposition  totale de la production à partir de septembre 2011. Pour rester chez les comiques, Peter O’Toole, Richard Burton, Albert Finney, Jeff Bridges, Georges Clooney et Glenn Close (tous deux battus cette année) , Kevin Costner, Ed Harris, Julianne Moore, Brad Pitt, Natalie Wood, Johnny Deep, Michelle Pfeiffer, di Caprio, Robert Redford, et Tom Cruise sont marrons, certains ayant eu jusqu’à 8 nominations (O’Toole par exemple). Kirk Douglas a eu un Oscar d’Honneur en 1996 mais n’a jamais transformé une de ses 3 nominations. Henry Fonda lui l’a quand même reçu en 1982 pour un film assez médiocre, « La Maison du lac » au côté de sa fille, Jane  (2 fois oscarisée).

Chez les réalisateurs la liste est interminable , d’autant plus si l’on compte les réalisateurs étrangers: comme Antonioni, Bergman, Luis Bunuel, Renoir, Joseph Losey, Lubitsch, Fellini, Satajit Ray, Visconti, Godard, Mizoguchi, Kurosawa, Max Ophüls, Fritz Lang, Erich von Stroheim, Terry Gilliam ou Mike Leigh. S’ajoutent donc aussi leurs confrères américains ou anglos-saxons comme Robert Altman, Sir Alfred Hitchcock (hallucinant !), Kubrick (c’est fou !), Charlie Chaplin (on croit rêver !), Sidney Lumet, John Cassavetes (lui c’est un peu « normal » car il était la bête noire d’Hollywood !), De Palma, Stanley Donen, Howard Hawks (et ouais !), Georges Lucas, David Lynch, Sam Peckinpah, Michael Powell, Douglas Sirk, King Vidor, William Wellman, Terence Malick ou Orson Welles. Quand on voit les chefs d’oeuvres ou classiques alignés par certains, cela fait juste rigoler et donne du grain à moudre à tous ceux qui détestent ce genre de compétitions (Chabrol n’a pas voulu de César d’Honneur et Belmondo a refusé le sien pour son interprétation dans « Itinéraire d’un enfant gâté » de Claude lelouch  ). Surtout que les cérémonies des César et des Oscar sont chiantes à mourir malgré le talent de Billy Christal. Et pour finir, question: est-ce qu’Elvis a eu un oscar pour tous les navetons qu’il a tourné ?

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Muet

Salut les kids

Profitant de l’actualité cinématographique automnale, avec la sortie du film muet de Serge Hazanavicius « The artist » avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo, retour sur la première époque du cinéma mondial, celle de l’âge d’or, qui débuta en 1895 pour s’éteindre en 1927. Ces pionners se nomment les frères Lumière (« L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat »-1895), Cecil B. De Mille, Sergueï Eisenstein, D.W Griffith; Georges Méliès,Hitchcock, Eric von Stroheim,  Jean Renoir, Raoul Walsh; Ernst Lubitsch,Michael Curtiz, Louis Feuillade, F.W. Murnau; Mack Sennett, Fritz Lang, Luis Bunuel, Pabst, Frank Borzage, John Ford, Kenji Mizoguchi, Abel Gance, Tod Browning, Jacques Feyder…

John et Lionel Barrymore, Louise Brooks,  Max Linder (1er comique français apparu en 1910 qui inspira Charlie Chaplin), Joan Crawford, Douglas Fairbanks, Greta Garbo, Lilian Gish, Laurel et Hardy, Buster Keaton, Harold Llyod, Mary Pickford, Gaston Modot, Gloria Swanson, Rudolph Valentino, les Max Brothers,et of course, Charlie Chaplin ont fait rêver des millions de spectateurs (il est vrai que le cinéma à cette époque était bon marché !). On allait au cinéma comme on va faire ses courses. Un orchestre accompagnait « en live » le film. C’était un véritable « cérémonial ». On y voyez des épopées, des grandes fresques, de   » l’eau de rose « , du comique…beaucoup de comique.

Ce sont les forains qui se sont d’abord emparés du cinéma puis les « industriels » comme les frères Warner; Mayer, Léon Gaumont (fabricant d’appareils de projections, de jumelles…) ou Pathé ont mis « le grappin dessus ». Les acteurs, réalisateurs, producteurs, techniciens, exploitants, fabricants américains ou européens ont tout inventé: les caméras, les appareils de projection, les décors, les premières techniques de jeu; les mouvements de foule (« Naissance d’une Nation »; « Cléopatre »...), les tournages avec les animaux (voir Charlot dans « Une vie de chien », film de 8 bobines où un chien rentre dans la poche de Chaplin pour ensuite en ressortir par le bas de son pantalon…etonnant !), avec les enfants (« The Kid »…), les cascades (« Monte là-dessus » de Harold Lyod ou « le Mécano de la Générale » de Buster Keaton). Si vous regardez « Die Nibelungen » de Fritz Lang (1924), vous verrez que le père Spielberg a piqué une idée fondatrice pour son « Indian Jones ».

Georges Méliès fut tout cela à la fois (excepté peut-être fabricant de caméra): magicien, prestigitateur ( il fonda l’Académie de Prestidigitation,), illusionniste, producteur, scénariste,réalisateur, patron d’un studio ( à Montreuil en Seine Saint-Denis), « bidouilleur et bricoleur à la Mc Gyver », il a été l’un des premiers à créer des trucages (il se saurait « éclaté » avec le numérique et la 3D !), ses films sont géniaux (plus de 600 films) et certains sont visibles sur dvd car Méliès, ruiné et veuf, fut contraint de vendre son studio et ses films à des forains ou des collectionneurs privés. Dans le désespoir, il brula son stock personnel de films et finit marchand de bonbons .  C’est un grand bonhomme dont les Minnelli, Lucas, Spielberg, Peter Jackson and & co doivent beaucoup. Georges Méliès est un des personnages du prochain film de Martin Scorsese, « Hugo Cabret », tourné en 3D (je n’en peux plus !) qui sort le 14 décembre 2011. Ben Kingsley en est l’interprète.

Et pis donc, le parlant est arrivé vers 1926-1927 avec 2 films de Al Jolson: « Don Juan » (1926) et surtout « Le Chanteur de jazz » (1927). Et ce fut fatal pour beaucoup d’acteurs, dramatique même (c’est ce que raconte « The artist »). Incapables de s’adapter à ce changement, trop dur ou dotés d’une voix épouvantable, certains s’en sont tout de même très bien sortis (les comiques, Garbo…). Voyez l’immense film de Billy Wilder, « Sunset boulevard » où Gloria Swanson campe une gloire déchu du Muet au côté de l’un de ses réalisateurs « fétiches », devenu son « homme  à tout faire et souffre douleur », joué par Eric von Stroheim. Un jour, Cecil B. DeMille leur rend visite…tout simplement sublime !

en vrac 76

Bonjour toi,

Debout les artistes et les fainéasses (pléonasme ?) ! Il est l’heure  de votre « en vrac » du dimanche !

« Tu seras mon fils » de Gilles Legrand a été tourné au Château « Clos Fourtet »à Saint-Emilion. Nils Arestrup campe un propriétaire d’un domaine viticole prestigieux du Bordelais. Domaine qu’il a « hérité » de son père, héritage financier et terrien evidemment, mais pas seulement. Héritage d’une connaissance du vin, de la vigne, des arômes, des parfums, de la météo,, des hommes et de l’importance de « transmettre un savoir, une philosophie de vie ». Il a un fils qu’il considère comme un incapable et un imbécile, fils qu’il souhaite déshériter au profit de celui de son régisseur qu’il considère comme le « fils prodigue au pif et au palais prometteurs ». Nils Arestrup est prodigieux et terrifiant. Patrick Chesnais et Nicolas Bridet sont parfaits. Lorànt Deutsch (le « vrai » fils) l’est moins.

Chouette photo, non ?

« Smile » est le thème principal du film de Charlie Chaplin, « Les Temps modernes » (1936), composé par Charlot lui-même. C’est devenu ensuite une chanson écrite par John Turner et Geoffroy Parsons. Nat King Kole, Michael Jackson, Rod Stewart et Tony Bennett l’ont reprise par la suite. Qui savait que Clapton l’a chantée en 1974 ?

Tony Bennet qui sort, fin septembre,  son nouvel album de duos, pour ses 85 ans, avec entre autres, une reprise de  » Body and soul « avec Amy Winehouse qui restera sa dernière contribution musicale.

 A la une cette semaine…étonnant, non ?

…à toute !