en vrac 134

Salut les wouinwouins,

Quelques heures de retard, un petit changement dans les habitudes et Tétard (sous-sous) Volcanique me les gonfle menu et devient insultant (la seule attaque qu’il connaisse). C’est navrant pour lui et désespérant pour l’humanité.

Enfin. Il a fallu attendre 4 ans pour voir le nouvel opus de James Bond, « Skyfall ». Et c’est un bon cru j’ai trouvé. Un vrai film avec un vrai metteur en scène: Sam Mendes (« American beauty »; « Les Sentiers de la Gloire »…). Tous le ingrédients sont là: un pré-générique spectaculaire (une poursuite de feu de dieu de 12 minutes sur le toit du grand Bazar d’Istamboul qui a, parait-il nécessité 3 mois de tournage !;
de la louloute (pas assez à mon gout), l’Aston Martin ressortie de derrière les fagots, une très belle photographie, la Turquie-Shangai-Londres et l’Ecosse et un putain de vrai Méchant digne des James bond. Javier Bardem est parfait. mais attention: c’est un James Bond peu glamour qui nous est présenté: il se cherche, a des failles, picole, sombre dans la dépression. David Craig est parfait (le meilleur après Sean Connery et Roger Moore). Les producteurs ont accepté de malmener le célèbre agent de la Reine en prenant le risque de déstabiliser le public. Couillu mais réussi malgré quelques longueurs.

Ca pour être long c’est long. et bien chiant. Y’avait bien longtemps que j’avais pas eu envie de me barrer de la salle. « Amour » de Michael Haneke est d’un ennui profond. Et blabla et blablabla. Comme on  y voit un couple « mourir à petit feu » (enfin surtout la femme), ça n’ajoute pas à faire passer les 2 heures. Palme d’or cette année, un quasi consensus de la critique, un retour de Jean-Louis Trintignant salué (à juste titre) mais pas une once d’un début de critique. Comme le disait souvent Philippe Noiret: « Y’en a qui ont la carte et d’autres pas ». Amen.

Il y a 25 ans (le 22 octobre 1987) nous quittait Lino. Je vous salue Monsieur.

Bonne semaine.

en vrac 112 / Cannes 2012

Hello les baltringues,

« en vrac » revient chaque dimance malgré les alternances politiques, une météo (plutôt) ensoleillée et une gratin de macaronis qui va pas tarder à se faire.

Cannes 2012 s’achève ce soir….« and the winner is « , Cronenberg ? Haneke (3 ans après « Le Ruban blanc ») ou Jacques Audiard comme le laissent entendre les critiques étrangères ? Peut-être Alain Resnais à bientôt 90 piges ? La France est en bonne position puisque’elle a aussi produit « Cosmopolis ». Ouais, j’ai pas l’impression que ce soit une bonne cuvée comme l’année dernière. Pas de De Niro à la Présidence mais le très chiant Nanni Moretti, pas de « The Artist » sauf Bérénice Béjo que l’on se « fane » en piètre maitresse de cérémonie ! Pas de polémiques à la Lars von Trier. Plutôt du
consensuel ! Restent tout de même deux choses: les sourires de Jean-Louis Trintignant et d’Alain Resnais (heureux comme des gamins !) et la choucroute de la Cotillard !

Bien que les rencontres d’Obama avec le François se soient communicativement bien passées et que l’on ait bien rigolé (les cheeseburgers, les french fries, la cravate à Camp David…), l’administration américaine et le Pentagone n’en décolèrent néanmoins pas contre la décision de Hollande d’accélerer le départ des troupes françaises d’Afghanistan: « c’est irresponsable, déloyal et solitaire »…disent-ils. Un accord financier va néanmoins « faire passer » la pilule mais l’addition risque d’être sévère. En ces temps de disette budgétaire, ce n’est peut-être pas très raisonnable.

Michael Haneke a donc remis le couvert et a reçu sa seconde Palme d’Or trois ans après « Le Ruban blanc »: tout le monde est content (et gentil ???), critiques, festivaliers cinéphiles mais pas Tétard (normal puisqu’il faut réfléchir et ça, Tétard, il a beaucoup de mal !). Pour le reste du palmarès, les critiques et…..(etc) ne sont pas contents pour notre écurie gauloise: rien pour Jacques Audiard, que chi pour Resnais, que dalle pour Carax….tout ça n’est pas bien grave et cela ira mieux l’année prochaine.

…bonne semaine.

en vrac 111

Salut les mickeys,

Chaque dimanche (euhhh à peu près…), « en vrac » vous accompagne dans votre journée au grès de ma bonne ou mauvaise humeur (et aussi de ma mauvaise foi !).

Peut-on attaquer en Françe une forteresse comme le cinéaste Jacques Audiard ? Est-il possible d’émettre un bémol à son nouvel opus sans être traité d’aigri ou de « de toute façon étaseur ??!???…t’es jamais content !! ». C’est pas fastoche. J’aime plutôt le cinéma de Jacques Audiard, il a un vrai style, « une patte » comme il se doit à tout cinéaste de renom. J’ai beaucoup aimé son premier film, « Regarde les hommes tomber » (avec J.L. Trintignant, Mathieu Kassovitz et un impressionnant Jean Yanne !). Pas du tout le suivant, « Un héros très discret » (je dirais même complètement oublié !). En revanche, les deux suivants m’ont botté: « Sur mes lèvres » et « De battre mon coeur s’est arrêté ». J’étais resté sans voix par le jeu de Nils Arestrup et la reconstitution du milieu carcéral dans « Un prophète » mais une seconde vision en dvd m’a ennuyé. Audiard a un souci du scénario construit et aiguisé (tant mieux), rien n’est laissé au hasard, il demande à ses comédiens « du sang et des larmes ». Ils lui sont reconnaissants car beaucoup d’entre eux obtiennent des Prix qui du coup boostent leurs carrières. Jacques Audiard est respecteux et bien élevé. C’est un travailleur et un perfectionniste. Il a de plus du public et ses films font des entrées et s’exportent. Certes ! Tant mieux pour lui et le cinéma français. Mais il est difficle, je trouve, de dire que ses films sont parfois un peu chiants et longs  par moments: le dernier l’est. Sans tomber dans le snobisme et la méchanceté des critiques de cinoche de « Libé » de jeudi qui trouve que « de rouille et d’os » sent le « je veux la Palme d’or à tout prix ! », Jacques Audiard a ce qu’appellait Philippe Noiret, « la carte » et que toute critique émise à son égard est considérée comme un début d’hostilités. Tant pis. En tout cas, la choucroute de la Môme montant les marches m’a enchanté.

Et oui le temps passe (…et les oeufs durent !), il n’empêche que Jean-Louis Trintignant est un grand et bel homme qui a traversé, en plus de 50 ans de cinéma, nos vies (c’est wouaaah non ??) avec sa voix mystérieuse et son charme de félin. Il était à Cannes, hier soir, pour honorer sa participation dans le film « Amour » de Michael Haneke et annoncer définitivement (?) ses adieux au cinoche. Triste.

…bonne semaine.