en vrac 105 // Spécial Claude Miller

Bonjour toi

Eva Joly est tombée d’un escalier à la sortie d’un cinéma, elle a vu  quoi ??… »Elephant man » ?

Ok,je sais, c’est facile

Après Rohmer, Chabrol, Corneau, Schoendoerffer,  Claude Miller rejoint le cortège funèbre des cinéastes français importants qui nous ont quitté ces deux dernières années.. C’était mercredi soir à 70 ans. Il n’achèvera  pas les finitions de son dernier film, « Thérèse D. », d’après l’oeuvre de François Mauriac, avec la Tautou et Gilles Lellouche. A la sortie de l’IDHEC, il croise François Truffaut qui en fera son directeur de production et deviendra « sa référence » jusqu’à reprendre un synopsis de celui-çi, « La Petite Voleuse » en 1988. Cinéma d’auteur aux confins du populaire et du romanesque flamboyant (je me lâche ce matin !), Claude Miller n’avait pas peur de se confronter aux stars du cinéma français: son « Garde à vue », en 1981, avec Lino, Serrault et la sublime Romy en témoigne. Dialogué au cordeau et « aux petits oignons » par un Michel Audiard très en forme, c’est un combat de coqs qui vous tient en haleine durant 90 minutes. Magistral ! Déjà son premier opus, en 1976, « Ma meilleure façon de marcher » témoignait d’une originalité dans son sujet (le harcèlement, le droit à la différence) en révélant Patrick Bouchitey au côté de Patrick Dewaere. Il avait le flair pour découvrir le talent caché chez des jeunes acteurs et actrices (y compris chez « les filles de » !). Si Charlotte Gainsbourg est devenue une grande comédienne (après sa courte expérience en 1984  sur le oubliable « Paroles et Musique » de Eli Chouraqui), c’est probablement aussi, un peu par « la faute » de Miller. « L’Effrontée », en 1985, a marqué une génération. « …la petite Charlotte » nous a ému aux côtés de Bernadette Laffont et Jean-Claude Brialy. Il en fit de même, en moins convaincant, avec Romane Bohringer dans »L’Accompagnatrice » en 1992. Cinéaste au gouts éclectiques (18 films dont un co-réalisé en 2099 avec son fils Nathan), il a adapté aussi bien Tchekhov (« La Petite Lili »), la romancière anglaise Ruth Rendell (« Betty Fichser… ») ou l’américain John Wainwright. Il ne parvint  pas à monter financièrement un « Nana » d’après Emile Zola. C’est un grand metteur en scène qui a beaucoup donné aux acteurs, techniciens et au public. Le cinéma français est en deuil aujourd’hui.

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dans la peau de Laurent Gerra

Salut les kids,

En ce jour de Noël où j’espère que vous avez été tous comblé par le Père…(qui, entre nous, est une vraie ordure), je voudrais vous parler de Laurent Gerra que j’ai vu, hier soir, à l’Olympia. Autant le dire tout de suite, je suis très fan et c’est le quatrième spectacle que je vois de lui, après le Casino de Paris en 1999, l’Olympia en 2002 et le Palais des Congrès en 2007. Année où il était accompagné pour la première fois par le big-band de Fred Manoukian qui, depuis, ne le lâche pas d’une semelle et a incontestablement « fait décoller  » Laurent Gerra en lui  donnant une dimension nouvelle lorqu’il il imite, par exemple, Henri Salvador ou qu’il finit son spectacle par les « chanteurs disparus » dont Charles Trenet, Yves Montand, Serge Gainsbourg, Claude Nougaro, Serge Reggiani 
et Gilbert Bécaud. Laurent n’oublie pas, biensûr, ses potes Aznavour, Bébel, Dutronc (avec juste une paire de lunette noire),Delon, Schmoll et Jean-Claude Brialy (« …tellement merveilleux ! ») et son grand classique, Johnny Hallyday. Gerra a une admiration sans borne pour la chanson française d’autrefois et il la connait par coeur (passion qu’il partage avec son pote Bernard Lavilliers). Mais cela ne l’empêche pas d’égratigner et de chanter

des artistes récents comme Vincent Delerm, Garou, Bénabar ou Grand Corps Malade (« Grand Cornichon »). Il a la dent dure et ses têtes de turc: Patrick Bruel, Jack Lang, Céline Dion (la pauvre !) et biensûr Sarko (un vrai délice). Ses potes Chevalier & Laspalès ne sont pas oubliés et on sent une pointe de tendresse quand il imite Jacques Chirac (« qu’est-ce que  je me fais chier ! ») ou Francis Cabrel (« la CAbane au FOnd du jARdin ….).

Il déteste l’humour de Canal (il n’y est d’ailleurs jamais invité), Thierry Ardisson, Marc Olivier Fogiel, la Star Ac, les 35 heures de Martine Aubry, les grèves à la SNCF, Air France et à La Poste. Grand amoureux de la nature (il connait toutes les plantes), des grands espaces et redoutable skieur, Laurent Gerra est un hédoniste et entretient l’amitié et la fidélité. Il est doué, cultivé et s’éclate littéralement sur scène. Allez le voir  et n’oubliez pas qu’il est tous les matins sur RTL à 8H45.

Allez !…un Joyeux Noël…Thérèse !

chanter, le retour

Salut les p’tits lups,

Face aux attaques et provocations menées par mon boss , je me dois de revenir, préciser, compléter, enrichir le billet « chanter » car il en va de la démocratie…euh, non, je déconne, plutôt de ma crédibilité …poil au nez. Il y a eu des oublis. c’est vrai, et quelques erreurs, je le reconnais.

Il est donc convenu de rappeler que l’exercice porte uniquement sur les acteurs et actrices qui sont devenus chanteurs et non l’inverse (c’est le cas pour Barbra Streisand et Bette Midler malgrè ce que raconte Tétard Volcanique sur ce blog). Jean Gabin, Bourvil et Fernandel n’auraient jamais du figurer sur le billet « chanter« . Ils ont d’abord commençé dans la chanson puis sont venus au cinéma pour y faire des immenses carrières. Mea culpa. Le Nain des Montagnes doit jubiler et déboucher une bouteille de sa production personnelle (je l’ai déjà gouté, faut vraiment être motivé).

On peut donc classer les « acteurs-chanteurs » par 2 catégories: les durables et les occasionnels/ »coups médiatiques ». Une troisième existe mais plus sournoise : ceux qui viennent du music-hall où l’on joue, chante, danse, claquette (d’où ma confusion hative pour les trois sus-nommés plus haut). C’est le cas pour Jean Carmet (déjà cité) et Fernand Raynaud (que j’avais oublié). Mais ils ont d’abord commençé au théâtre.

Jean-Pierre Cassel a fait le cour Simon puis s’est mis à la danse et chanter occasionnellement tout au long de sa carrière  (son élégant spectacle sur Gainsbourg par exemple). De même que son pote « …et tellement merveilleux… »  Jean-Claude Brialy faisait partie du casting de la comédie musicale « Anna » de Pierre Koralnik écrite par le même Gainsbourg pour la petite lucarne. Il chanta aussi avec Zizi Jeanmaire et accompagna Michel Sardou lors d’une émission de télé. Mais cela reste, tout compte fait, anecdotique.

Idem pour le comédien-animateur de radio, Maurice Biraud, qui chanta, entre autre,  « La Petite », en duo avec France Gall, en 1967.

Radio où se rencontront Jean Yanne (étude de journalisme puis écriture puis comédien) et Jacques Martin (cours de théâtre de Charles Dullin puis comédien puis chanteur (1ère partie de Jacques Brel à l’Olympia), notamment lyrique et animateur-producteur télé) pour y jouer des sketches et chanter.

En revanche, Philippe Léotard débuta une réelle carrière de chanteur en 1990. C’est un vrai oubli de ma part. Impardonnable même puisque j’ai assisté à son premier concert, à Lille, dans l’ancien théâtre du Collège Saint-Paul (mon collège) , en présence de « …quel bel homme ! » . Il enregistra trois albums en tout dont un sur Léo Férré qui est magnifique. Sur scène, il était drôle, généreux et bien déjanté.

Ou a oublié Richard Berry et sa jalousie.

Tout comme l’album d’Isabelle Huppert concocté par et avec Jean-Louis Murat.

Daniel Auteuil a du se dire que chanter était un vrai métier (Il l’avait aussi fait une fois, en direct, dans « Star 90 » de Michel Drucker) .

Alain Chabat, en chanteur ringard, assure et peut donner du fil à retordre à un Jean-Pierre François, dans le film « La personne aux deux personnes » de Nicolas & Bruno (2008) avec le même Auteuil qui y est excellent (le film beaucoup moins).

Dans le genre , » les comédiens d’un film sont réquisitionnés » pour la chanson de la bande originale, on pense bien sûr à Romy Schneider et Michel Piccoli pour leur duo, « La chanson d’ Hélène« , dans le film de Claude Sautet, « Les Choses de la vie » (1970).

Moins connu, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle ont chanté « Paris jadis » pour le film « Des enfants gâtés » de Bertrand Tavernier (1977). Musique de Philippe Sarde sur un texte de Jean-Roger Caussimon. Jubilatoire ! Je n’arrive pas à la dénicher, si jamais vous y parvenez, faites moi signe. Moins bonne, par contre, est la version du journaliste Philippe Meyer utilisée pour vanter le MODEM.

Voilà. C’est une des idoles de mon boss. Tcheky Karyo a sorti, en 2006, son album « Ce lien qui nous unit ». Je vous l’avais dis que Tétard Volcanique avait des goûts bizarres !

Danielle Darrieux, dans son immense carrière de films, a régulièrement chanté. Récemment encore, dans l’album de reprises de PatriIIiIIck Bruel « entre-deux » (…Bonjour Madame !!), elle chanta « A Paris dans chaque faubourg ».

Pour conclure cette première partie franco-française, une information pas très connue.

Bernard Blier avait un jardin secret. Celui d’écrire des textes de chansons. Michel Sardou avait, par amitié, composé une musique pour l’une d’entre elles à l’occasion d’une émission de télévision.

Chez les anglo-saxons, on peut encore citer Nicolas Cage qui chanta, pour sa douce, « Love me » et « Love me tender » dans le film de David Lynch,« Sailor et Lula » (1990).

David Soul (le Hutch de Starsky) a fait une carrière honorable mais vite oubliée quand même.

Le Nain des Montagnes est vert de rage que j’ai omis de citer l’album de chansons-country enregistré par Clint Eastwood. Voilà, c’est réparé mon pépère.

De même qu’il m’a appris que Stallone (une autre idole) chantait et avait réalisé une comédie musicale, « Rhinestone« , avec (Hello!) Dolly Parton. Par ailleurs, il a aussi brillamment réussi son passage au « Muppet Show« . Et en bonus, parce que la maison ne se refuse rien, une douceur exotique que je vous offre.On en découvre tous les jours.

Autre info . Samuel L. Jackson chante. Je sais pas trop quoi, mais il chante. Et bah, j’en suis ravi pour lui.

Robert de Niro a interprété « Blue Moon », au côté de Mary Kay Place, dans « New York, New York » de Martin Scorsese (1977).

Harry Belafonte a vite été repéré, dan son cours dramatique, par un producteur de muisique sensible à sa voix. Il fut l’un des premiers artistes noirs (avec Ray Charles…) à signer un contrat de longue durée avec une compagnie discographique. Il mena de front ses 2 carrières.

Anthony Perkins venait, de temps en temps en France, tourner pour un André Cayatte ou un Claude « chacha » Chabrol et en profitait, du coup, pour enregistrer des very french songs (écrites par exemple par Pierre Delanoé)…oh! so lovely !

Sean Connery a récité « In my life » des Beatles

Quant à Peter Sellers, désolé Tétard Volcanique (je sais que dès que tu peux m’emmerder, tu ne t’en prives pas) mais il vient de la danse et du jazz et ne répond donc pas au cahier des charges de ces deux billets. La loi, c’est la loi. Non négociable, non mais !

Tchao.

P.s.: Renseignement pris grâce aux moyens rédactionnels démesurés que nous offre notre Direction, Samuel L. Jackson chante du blues.