Rigueur or not rigueur ?

Bonjour toi,

« Non, non, non, non et non !!! Il n’y aura pas de tournant, ni d’austérité ! » a déclaré cette après-midi, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, lors de son discours d’investiture de 100 minutes à l’Assemblée Nationale. En gros, tout va bien, n’écoutez pas les discours apocalyptiques de l’opposition ou des journalistes politiques- financiers (voir le blog de Jean-Michel Aphatie). Il y a certes une crise mais pas de panique !…NOUS MAI-TRI-SONS everything !!!. Tout ce qui a été promis par François Hollande durant la campagne présidentielle « sera mis en oeuvre »: la réduction des déficits; un volet croissance à l’échelle européenne, arraché à Angela Merkel avec le soutien de Mario Monti et du 1er ministre espagnol; l’augmentation de fonctionnaires dans les domaines de l’éducation, de la sécurité et de la justice mais une stabilité par contre dans les autres ministères (donc une baisse); une hausse des impôts des revenus les plus riches (particuliers et entreprises), de façon générale une « remise à plat » totale de la fiscalité en France. Les syndicats ont « les quetches » et  craignent des revirements du gouvernement socialiste même si ils ont tout faits, à leur niveau, pour contribuer à la chute de Sarko. Ils sentent malgré tout que la conférence sociale organisée par le gouvernement, la semaine prochaine, risque d’être un jeu de dupes et qu’ils vont « se faire empapaouter » ! Hollande et Ayrault sont très forts depuis le 6 mai pour nous vendre un plan de rigueur qui ne se prononce pas. Cela dit, ils ne font qu’imiter le précédent couple exécutif, Sarkosy-Fillon, durant les 4 dernières années. Bien sûr que la différence se fait toujours sentir entre les deux familles politiques: dans le respect des institutions, des « corps intermédiaires », dans les 3 ou 4 mesures que le candidat Hollande a promise: la reconnaissance du mariage homosexuel et de l’homo-parentalité; du vote des étrangers pour les municipales (résidant depuis plus de 10 ans sur notre territoire); de l’encadrement des loyers; de l’augmentation des pénalités des municipalités (multipliée par 5) qui ne respecteraient pas le quota de 20% de création de logements sociaux dans leur commune; retour à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant cotisé depuis l’âge de 18 ans; retrait des troupes en Afghanistan (quoique…); doublement du Livret A pour financer la création de logements; création d’une banque d’état d’investissement….la liste n’est pas finie mais il a fallu, en hâte, que le gouvernement trouve cette semaine 8 milliards pour respecter ses engagements européens concernant la diminution de sa dette et c’est 33 milliards de réductions qui sont annoncés pour 2013. Rigueur….vous avez dit rigueur ???

Législatives 2012: Bilan 2ème Tour

Citoyens, citoyennes,

C’est une vague rose et hollandaise qui a déferlé sur quasiment tous le pays excepté l’Alsace et la Côte d’Azur. Ce fut une journée sanglante où il y eut des cris et des larmes. Quelques victimes et une entrée de 3 députés d’extrême-droite (ce qui n’était pas arrivé depuis 1986). Jamais un taux d’abstention n’avait atteint un tel record: 43,70 %. Sur les 577 députés formant l »hémicycle, 155 sont des femmes (26,9 %). Léger progrès par rapport à 2007 (18,5 %) mais les formations peuvent vraiment mieux faire, surtout à l’UMP (seulement 27 femmes). Concernant la diversité, c’est « quasi-nulle ».

Chez les plus célèbres, les stars !!!!…la première d’entre elles: Ségolène , en Charentes-Maritimes (1ère: 37,03 %). Trahie par un socialiste (Olivier Falorni) soutenu en sous-main par l’UMP rochelloise et vendéenne (Dominique Bussereau, président du Conseil Général des Charentes-Maritimes, et ce bon vieux de Raffarin). Bien gamelée la Royal  (l’affaire du « tweet » de Valérie Trierweiler n’a pas du arranger les choses !) qui a de plus mis un boxon sur les chaines de télévision annoncant son score dans une déclaration à 19h50 rompant avec les règles de campagne (pas de résultats avant 20h).

Il en fut de même à François Bayrou qui a perdu son dernier mandat . Y-a-t-il un avenir pour lui ? Lâché par tous, éreinté par l’UMP et le Nouveau Centre, va-t-il s’en remettre ? Pas sûr même si c’est « un animal politique » , à la peau dure, qui en a vu d’autres. Même chose pour Michèle Alliot-Marie et Jack Lang: bye-bye !…pas un au revoir non mais peut-être le bon moment de « poser les valoches » et de prendre sa retraite ? Voyager ? (la Tunisie par exemple Michèle mais à vos frais cette fois-çi ?!?).

La Meurthe-Moselle est « en deuil »: Nadine Morano (5ème: 44,33 %) et Valérie Rosso-Debord (2ème: 45,85 %) ont toutes les deux été dégagées: malgré les appels appuyés et revendiqués aux électeurs du FN. Pris au piège dans un canular téléphonique par l’humoriste-« militant socialiste » Gérald Dahan, Nadine va pouvoir ouvrir une poissonnerie (cela tombe bien,, leur nombre est en baisse en Lorraine !).

Claude Guéant ne sera pas député. Dans une triangulaire à Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine, « l’homme de fer » de Sarko n’a pas réussi à gagner la 9ème circonscription (38,41 %). C’est un diissident UMP qui a gagné: Thierry Saulère avec 39, 35 %.

Toujours chez nos ténors de la politique, il y a eu quelques « chaud-aux-fesses » qui ont bien crus ne plus revoir l’hémicycle durant 5 ans: Nathalie Kosciusko-Morizet est passée « ric rac » à Longjumeau dans l’Essonne (4ème: 51,48 %). Chaud de chez chaud pour le père Xavier Bertrand à Saint-Quentin dans l’Aisne (2ème: 50,25 %) avec seulement 222 voix d’avance sur son adversaire.

Finalement cela s’est plutôt pas trop mal passé pour Pierre Moscovici dans le Doubs (4ème: 49,32 %) mais c’est pas non plus byzance !

Ca passe « à l’aise Blaise ! » pour Copé  à Meaux-(6ème: 59,53 %), Valls à Corbeil-Essonnes (1ère: 65,58 %) et aussi sans soucis pour Aurélie Fllippetti (quelles rimes !) en Moselle à Metz-Woippy (1ère: 59,04 %).

François Fillon a gagné, en parachuté dans la seconde circonscription ultra-droitisée de Paris, mais sans gloire et en plus au second tour (56,42 %).

Georges Tron (9ème: 43,25 %) dégage et va pouvoir se reconvertir en masseur spécialiste des pieds à Draveil dans l’Essonne.

Dédé Chassaigne, le père en politique de Tétard (qui lui a donné ses premières leçons de civisme, « le sein », l’a accueilli à bras ouvert dans sa ferme familiale quand Tétard était à la rue suite à l’abandon de ses parents) rempile pour un énième mandat dans la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme (67,53 %).

Je rebondis en donnant le résultat du père, cette fois-çi biologique, de Tétard: Jean-Marie Tetart, brillamment (c’est vite dit !) réélu dans les Yvelines (9ème: 56,83 %).

Je voulais la semaine dernière féliciter Sophie Dessus, maire socialiste d’Uzerche en Corrèze pour avoir remporter, au premier tour, la 1ère circonscription de ce département avec 51,44 %. J’ai oublié. Pardon. Je rappelle que Sophie Dessus est cette élue aux cheveux blonds qui a plusieurs fois redonné « goût à la vie  » à Chchi lors de ses rares visites corréziennes (il ne peut plus les honorer aujourd’hui pour cause de grande fatigue). Jacques Chirac  était jouasse, tendre et taquin au grand dame de Bernadette en furie, sous l’oeil guoguenard de François Hollande. Ce fut de grands moments de télévision immortalisés par l’équipe du « Petit Journal » de Yann Barthès.

Je le disais au début de ce papier. Un très fort taux d’abstention et l’entrée de 3 élus de l’extrême droite à l’Assemblée Nationale: tout d’abord, la très jeune femme et déjà célèbre Marion Maréchal-Le Pen, petite fille de Jean-Marie et donc devient la benjamine de l’assemblée à 22 ans. La seconde entrée est le très médiatique avocat Gilbert Collard (Gard-2ème: 42,82 %) qui a été tour à tour mitterrandien, bernard-tapiste, chevènementiste et sarkozyste. Il a passé sa soirée à répéter sur tous les médias qu’il veut être un casse-couilles démocratique ». C’est devenu, ces dernières années, le grand potos de Marine Le Pen. Celle-çi a donc perdue dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais (Hénin-Beaumont: 49,89 %). Il lui a manqué 118 voix pour battre le candidat socialiste Philippe Kemel. C’est une courte victoire qui masque l’échec des partis modérés dans cette région, englués dans leurs magouilles et leurs corruptions. C’est encore passé  pour cette fois-çi mais je crains que la prochaine fois soit la bonne pour Marine Le Pen si il n’y a pas de changements radicaux, notamment la fin d’un clientélisme malsain. C’est terrible à dire mais c’est un constat qu’il ne faut pas ignorer.

P.s.: Le troisième député d’extrême-droite, proche du FN mais officiellement exclu, est l’ancien maire d’Orange, Jacques Bompard,élu avec 58,77 % dans la 4ème circonscription du Var.

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