en vrac 87

Bongiurno everybody !

« en vrac » savoure ce temps idyllique pour un mois de novembre avant l’arrivée de la neige et les congères.

Berlusconi a enfin démissionné, hier soir, sous l’acclamation et les huées de nombreux romains. C’est un peu jour de fête, à ne pas y croire ! Depuis le temps qu’il ne nous faisait plus rire avec ses frasques, »ses parties fines » avec Kadhafi (et DKK ?!?), ses blagues de gros macho « à trois balles  » et ses chansons napolitaines ringardes. Ciao Silvio !

Voici Philippe Pozzo di Borgo et Abdel Sellou qui ont inspiré les rôles tenus respectivement par François Cluzet et Omar Sy dans le film « Intouchables » d’Eric Toledano et Olivier Nakache.      10.060.497   entrées, comptabilisées, en 3 semaines d’exploitation en France….bigre ! Nouveau phénomène de société à la « Ch’ti » ?…qui sait ?

Je suis allé voir Johnny, au théâtre Edoiuard VII, dans une pièce méconnue de Tennessee Williams , « Le Paradis sur terre ». L’auteur américain a été souvent adapté au cinéma par de grands metteurs en scène  (Elia Kazan par exemple) qui ont donné de grands films et de grands rôles à des immenses acteurs (de Marlon Brando à Vivien Leigh en passant par  Elisabeth Taylor et Paul Newman). L’adaptation française a été confié à Jean-Michel Déprats et c’est le bat qui blesse. Elle est mauvaise, « lourde » et vulgaire (pas de mots tels que « pute » ou « connerie » chez Williams !), se voulant moderne et « jeuns ». On ne retrouve pas l’univers oppressant , fait de non-dits nappés d’une violence d’abord retenue puis explosive. « …et Johnny alors??!??; « …il est comment ??? » ; « nul j’parie ??? ». Non pas nul. Inégal avec un jeu limité. A l’aise sur scène pour se déplacer et connaissant son texte (le minimum me direz-vous !). Mais un problème dans le placement de sa voix (et oui le théâtre est une discipline qui a ses techniques), particulièrement quand il s’énerve d’où parfois un effet « à plat » ou « à côté ». Problèmes aussi parfois de compréhension (Johnny mâche les mots comme son pote Eddy !). Dommage car c’était un challenge pour le chanteur à la carrière de plus de 50 ans de faire « pour la première » fois » du théâtre. Audrey Dana est parfaite mais ne suffit pas « à sauver une entreprise » mal embouchée et mis en scène et dont l’adaptation trahit l’univers du dramaturge américain. Dernière samedi 19 novembre retransmis sur la chaine Paris-Première.

…à bientôt.