en vrac 85

Salut les loulous,

Ouais, je sais, « en vrac 85″ est à la bourre,Tétard Volcanique n’a pas trouvé mieux que de nous « caser » un séminaire sur le « devenir du numérique en Auvergne et éventuellement dans le monde ».

Vu à Paris, au Théâtre Dejazet, l’adaptation française de la comédie musicale « Frankenstein junior » d’après le livret du spectacle de Mel Brooks, lui-même adapté de son propre film. 13 acteurs-comédiens et chanteurs (comme quoi, c’est possible en France !) enchainent tableau sur tableau. C’est très drôle, fidèle au film et quelques trouvailles scéniques. L’adaptation française est excellente, due au talent de Stéphane Laporte. A voir de toute urgence !

Le 29 octobre 1981, Georges Brassens cassait sa pipe. Le poète-anarchiste de Sète a laissé une oeuvre colossale par ses nombreuses chansons, souvent apprises à l’école et reprises par de nombreux chanteurs (« La Parapluie » par Johnny Hallyday ou « Les Copains d’abord » par Michel Jonasz par exemples). Avec de nouveaux arrangements, on s’aperçoit que Brassens était aussi un compositeur, les mélodies prenant véritablement leurs importances sur le tandem « guitares/contrebasse », véritable marque de fabrique de Brassens, mais devenant à la longue redondant. Comme disait Jean-Christophe Averty…à vos cassettes !!!

Sarko, lors de son interview-monologue de jeudi dernier sur TFone et France Two, a déclaré « ce n’est pas seulement l’Europe que nous avons sauvé hier à Bruxelles mais le monde ! ». Et dans le rôle du Super-Héros, il voit qui notre président ?…sa pomme of course !…avec manman Angela Merkel en Chef Nourrissière !

« L’Execrcice de l’Etat » de Pierre Schoeller nous plonge au coeur du fonctionnement de l’Etat et du pouvoir ou des pouvoirs. Dans ce thriller politique, Olivier Gourmet campe un ministre des Transports, dans un gouvernement sans étiquette (donc de droite ?), épaulé efficacement par son directeur de cabinet  (Michel Blanc) et une petite équipe très soudée. Une réforme de privatisation des gares est « dans les tuyaux » et confiée au ministre, condamné « à la porter et à la vendre auprès de l’opinion », alors qu’il y est hostile. Ainsi voyons-nous des hommes et des femmes portés par un « idéal, qui ont rêvé de servir l’intérêt général du pays et des français, déchanter. Ou plutôt comme le chante Gainsbourg, « les illusions donnent sur la cour… ». Olivier Gourmet est magistral.

Bonne semaine.

en vrac 84

Salut les baltringues,

Un dimanche sans « en vrac », c’est un peu comme Poiret sans Serrault, Juliette sans Roméo ou Laurel sans Hardy (« Le Testamour »-Jacques Dutronc)

Le colonel et surtout tyran Muammar Kadhafi a été tué jeudi après-midi, à Syrte, par les tirs de l’OTAN (?), par une main vengeresse et haineuse d’un insurgé (?) On ne le saura pas. Pas d’enquête, ni d’autopsie. On ne sait pas où il sera enterré,  En attendant, depuis 2 jours à Misrata, sa dépouille est visitée et prise en photo par des milliers de libyens. Dans les rues, on crie, on hurle de joie et on tire dans tous les sens. L’OTAN a annonçé que leurs interventions militaires prenaient fin le lundi 31 octobre. Tout reste à (re)construire en Libye: les batiments publics (administrations, hopitaux, écoles…), les infrastructures pétrolières (je parie que la France et le Royaume-Uni vont se précipiter pour proposer leurs services….si ce n’est déjà fait ! les ricains étant en embuscade pas loin). Mais surtout la Libye doit apprendre la démocratie: s’écouter, se respecter, travailler ensemble, donner une légimité au Conseil National de Transition qui doit rédiger une Constitution, organiser des élections sans triches et arrangements entre chefs de tribus. La Tunisie vote aujourd’hui pour choisir les 217 représentants qui écriront la nouvelle Constitution: espérons que cela va bien se passer sans triches et sans débordements, que cette nouvelle page tunisienne sera une leçon de démocratie pour sa voisine libyenne et aussi pour l’Egypte, la Syrie, le Yémen, le Quatar, et l’Algérie (qui ne « bouge » pas pour l’instant).

Un coup de gueule. J’essaye toujours de défendre des films que j’aime ou qui méritent des « coups de pouce » (enfin pas de prétention de ma part, disons « pour nourrir et contribuer » à un bouche à oreille favorable). Mais le nouveau film de Maïwenn, « Polisse », me sort pas les trous de nez. Que la réalisatrice et comédienne est la faveur des médias devenant membre du club fermé « de ceux qui ont la carte » (Patrice Chéreau, Arnaud Desplechin…) et qu’elle ait obtenu « le Prix du Jury » cette année à Cannes, tant mieux pour elle. Mais je trouve que son entreprise est une vaste escroquerie. Ce n’est pas tant la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) qui l’intéresse mais surtout sa pomme, sa love-story avec Joeystarr  ou ses rapports conflictuels avec les hommes (très lâches) et les femmes( très immatures et incapables d’aimer et d’être aimée). Ok pourquoi pas?!? Mais que l’on nous « vende « pas le film comme une plongée « naturaliste » dans une unité de police spécialisée  dénonçant le manque cruel de moyens et le peu d’intérêt porté par les pontes du ministère de l’intérieur. N’est pas Maurice Pialat qui veut (« Police ») ou Bertrand Tavernier (« L627 »). Les comédiennes Karin Viard  et Marina Foïs sur-jouent et sont exaspérantes. Beaucoup de scènes sont « clichées » et arrivent comme ça sans réellement de liens avec les précédentes. Quelques scènes très émouvantes (le petite garçon, séparé de sa mère, qui se met à hurler) et un Joeystarr qui, je dois l’avouer, est sincère et touchant.

…étonnant, non ?

Jean amadou, auteur-chansonnier, est décédé (1929-2011). Il fut, entre autre, l’une des « plumes » du « Bébete Show » de Stéphane Collaro sur TFI.

…bonne semaine.

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel »

 Bonjour toi,

Jean-Paul Belmondo dit « Bébel ». Notre Bébel national ! Immense vedette. EnoOORme  star du box-office du cinéma français des années 60-70 et une partie des années 80 (il cumule quasi à lui tout seul 130 millions d’entrées). Avec les Louis de Funès et Bourvil, ses « pères » Jean Gabin et Lino Ventura, son « frère » (et un peu rival à une époque !) Alain Delon, sa p’tite soeur Annie Girardot ou une Marlène Jobert ou un Pierre Richard (sur moins d’années). Epoque bénite où « le prochain Belmondo » était annoncé un an à l’avance dans les cinémas et financé  par les exploitants. Belmondo commença à pratiquer la boxe amateur puis bifurqua, en 1950, vers le théâtre où il rentra dans le cours de Raymond Girard avec qui il prépara le concours du Conservatoire. Il échoua par 2 fois et ne fut admis qu’en 1952 dans le cours de Pierre Dux (qui ne croyait pas une seconde au talent du jeune comédien). C’est au Conservatoire que Belmondo rencontra Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier, Bruno Crémer ou Michel Beaune. Il débuta au cinéma « timidement » à partir de 1956 avec Marc Allégret ou Marcel Carné, s’envola véritablement avec Claude Chabrol  dans « A double tour«  ( ils tourneront ensemble, plus tard,« Docteur Popaul » avec Mia Farrow,  qui reste le plus gros succès de Chabrol au box-office) et surtout avec  Jean-Luc Godard dans le cultissime « A bout de souffle » en 1960 (il avait joué dans son premier court-métrage). Il enchaine ensuite avec Claude Sautet (« Classe tous risques » avec Lino), Louis Malle (« Le Voleur », magnifique, vient de ressortir en salles), François Truffaut (« La Sirène du Mississipi » avec Catherine deneuve), Melville (« Léon Morin, prêtre »; « Le Doulos »; « L’Ainé des Ferchaux »); Peter Brook (sis si « Moderato cantabile » sur un scénar de Marguerite Duras); Jean-Paul Rappeneau (« Les Mariés de l’an II »); Alain Resnais (« Stavisky »), Claude Lelouch (« Un homme qui me plait »; « Les Misérables »). Compagnon de route de la Nouvelle Vague dés le début (sa liberté de jeu et son aisance faisait merveille avec l’esprit  de ces « nouveaux hussards »), Belmondo la délaissa progressivement lorsqu’il  joua dans « Un singe en hiver » d’Henri Verneuil, en 1962, au côté du  » Vieux » (Jean Gabin), devenant une immense vedette et s’installant définitivement, dans le Star-Système. Avec son complice Philippe de Broca, il va « gouter » à ses premières cascades dans « Cartouche » (qu’il effectuera quasiment toutes jusqu’à sa retraite…à ses risques et périls d’ailleurs !). Ils feront ensemble « Les Tribulations d’un chinois en Chine »; « L’Homme de Rio »; « Le Magnifique », « L’Incorrigible » (un de mes préférés: « une douzaine d’huitres ! une bouteille de muscadet !…une heure après vous êtes à la maison ! ») et « Amazone » en 2000 (un four intégral ! avec Arielle Dombasle).Ca y’est !  La recette est concue: décontraction, humour, dialogues souvent sous la houlette de Michel Audiard, cascades, pitreries, un copain pas loin et accompagné  toujours d’une belle louloute ! Les Chefs de cuisine, Henri Verneuil (« Mille milliards au soleil », « Week-end à Zuydccoote »« Le Casse » avec Omar Sharif  tourné à Athènes, « Le Corps de mon ennemi », « Peur sur la ville » avec la célébrissime cascade sur le toit d’un métro où Bébel a failli perdre la vie, « Les Morfalous » (avec Jacques Villeret); Jean Becker (« Tendre voyou »« Un homme nommé La Rocca »); Gérard Oury (« Le Cerveau » avec Bourvil et David Niven, « L’As des As »); Georges Lautner (« Flic ou Voyou »; « Le Guignolo », « Le Professionnel », « Joyeuses Pâques » avec la belle Sophie ! et le remake du fillm d’ Henri Decoin « L’Inconnu dans la maison » sans cascades pour le coup), Philippe Labro (« L’Héritier »« L’Alpageur »  avec Bruno Crémer) ou Jacques Deray (« Borsalino » avec Delon, « Le Marginal », « Le Solitaire ») n’avaient plus qu’à sortir les ingrédients et les casseroles. Sauf qu’à la fin, ce fut poussif: un peu réac, anti-gauchiste primaire, plus drôle, Belmondo « s’auto-pariodant ». On regrettait les films d’auteurs dans lesquels il alternait dans les années 60. Heureusement que Bébel a retrouvé, en 1988, son potos Lelouch dans « L’Itinéraire d’un enfant gâté », le théâtre avec son vieux complice Robert Hossein et Bernard Murat (il a aussi acheté en 1991 le théâtre des Variétés) jouant Alexandre Dumas (« Kean »), Edmond Rostand (« Cyrano ») ou Feydeau (« Tailleur pour dame » ou « La Puce à L’Oreille). Les retrouvailles avec Delon, en 1998, dans « Une Chance sur deux » furent ratées par la faute de Patrice Leconte et de son producteur, Christian Fechner (pourtant quel producteur !), la présence de Vanessa Paradis ne pouvant rien faire contre l’absence de scénario. Par contre, Cédric Klapisch l’a fait tourné dans « Peut-être »,en 1999, avec Romain Duris, Géraldine Pailhas, Emmanuelle Devos, Olivier Gourmet et c’est plutôt une agréable surprise (dommage que le Paris sous le sable soit un peu « carton-pâte) . Et puis, malheureusement, le destin a voulu que Bébel ait un AVC en 2001 en Corse pas loin de son « vieux frère » Guy Bedos. Il est, depuis, extrêmement diminué, marchant  et s’exprimant difficilement (Cannes lui a rendu, cette année, un hommage triomphal ). L’artiste a fait un dernier tour de piste en 2009 dans le remake du film néo-réaliste italien « Umberto D » de Vittorio de Sica, rebaptisé« Un homme et son chien », un  nanar de chez nanar que l’on doit à Huster (merci Francis !). Tant pis, en tout cas, cher Monsieur Belmondo, on vous doit de belles interprétations dans des grands films et quelques moments de franche rigolade ! Merci.

Cest qui ???…sa nouvelle infirmière ?!!???

en vrac 83

Hello les p’tits loups,

« en vrac » ne chavire pas malgré la tempête médiatique que sont les Primaires Socialistes et tient la barre:

Ce n’était donc pas une rumeur. « La Boum » va devenir une comédie musicale ! C’est Danièle Thompson (scénariste du film, réalisatrice et fille de Gérard Oury) qui l’a confirmé cette semaine, le livret est en cours d’écriture en collaboration avec Claude Pinoteau (réalisateur des 2 opus « mythiques »). Je n’en dors plus la nuit, je suis en transe  et redoute le choix cornélien qui ne tardera pas à se poser aux créateurs (et producteurs) de ce spectacle: mais qui choisir pour jouer Vic ?!?!?…qui peut faire le poids et effacer Sophie Marceau « encartée » dans « l’inconscient collectif » des français et ce pour toujours dans ce rôle (c’est fort ce que je dis…)  ??!!!???…mes enfants, les prochains mois risquent de n’être pas de tout repos, émotions fortes en perspective !

De Rome à New York en passant par Madrid, Tel-Aviv ou Paris, des rassemblements d’«Indignés» contre la précarité et le pouvoir de la finance ont eu lieu dans 82 pays. Des bastons ont éclatés dans la capitale romaine, les matraques sont de sorties, espérons qu’il n’y aura pas de drame.

A propos de précarité et de logement souvenons-nous de cette déclaration:

Quelques films sortis ces dernières semaines. Oui, « The artist » de Serge Hazanavicius est un très bel hommage au cinéma muet. Superbe et classieuse reconstitution « à la manière de.. ». Jean « duduj » Dujardin est une nouvelle fois formidable. Oui, on y croit en son interprétation d’une méga-super-star hollywoodienne qui va chuter avec l’arrivée du parlant. Il est accompagné par la délicieuse et rafraichissante Bérénice Béjo. Pour les amoureux du cinoche foncez-y !

« Le Cochon de Gaza » de Sylvain Estibal narre l’histoire d’un pêcheur qui retrouve dans son filet un joli petit cochon des familles. Il ne sait pas quoi en faire, le planque  à la barbe des militaires palestiniens et tente de « le vendre » à une israélienne de l’autre côté du « mur ». c’est souvent drôle, tendre et plein de poésie. Le comédien Sasson Gabay (vu dans « La Visite de la Fanfare ») est épatant.



Second tour des Primaires Socialistes:…and the winner is:

Résultats à 21h09: sur 2.122.781 bulletins dépouillés: F. Hollande: 56,35%   // M. Aubry: 43,65 %.

1°)Tantine déclare, vers 20h45, au siège du PS, rue de Solférino à Paname, qu’elle « félicite chaleureusement F. Hollande, qui est aujourd’hui notre candidat à la présidentielle ». Mazel tov !…champagne !

2°) 21H10: arrivée de François accueilli par MaArtiIne !!! sur le perron, puis  premier discours  dans la grande salle du P.S., de Hollande, très solennel, crispé et un peu « mécanique ».

3°) Le second à 21H30, dans la cour du siège, entouré des ses ralliements (Ségolène, Arnaud et Manuel, ses proches sans J.M. Baylet absent), face aux militants, fut drôle, chaleureux et fraternel, retrouvant ses talents de tribun et demandant l’unité et le soutien du Parti Socialiste. A la fin, sous les applaudissements des militants, Ségolène glissa à l’oreille de François qu’il devait aller les voir …c’était wouaahh !!!!

4°) Le troisième et dernier discours fut le plus long (20 minutes), prononcé à la Maison de l’Amérique Latine (lieu que choisit François Mitterrand en mai 1988 pour fêter sa ré-election et QJ de Hollande pour les soirées d’élection et réunions de son staff.). Discours très politique, offensif, remerciant ses équipes, ses supporters, ses soutiens et annonçant la stratégie des prochaines semaines. Le François était « en eau », épuisé mais heureux, ne cachant pas sa joie mais extrêmement lucide sur le combat qui s’annonce saignant avec Sarkosy.Fin du marathon: 22h20.

…bonne nuit les loulous.

Muet

Salut les kids

Profitant de l’actualité cinématographique automnale, avec la sortie du film muet de Serge Hazanavicius « The artist » avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo, retour sur la première époque du cinéma mondial, celle de l’âge d’or, qui débuta en 1895 pour s’éteindre en 1927. Ces pionners se nomment les frères Lumière (« L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat »-1895), Cecil B. De Mille, Sergueï Eisenstein, D.W Griffith; Georges Méliès,Hitchcock, Eric von Stroheim,  Jean Renoir, Raoul Walsh; Ernst Lubitsch,Michael Curtiz, Louis Feuillade, F.W. Murnau; Mack Sennett, Fritz Lang, Luis Bunuel, Pabst, Frank Borzage, John Ford, Kenji Mizoguchi, Abel Gance, Tod Browning, Jacques Feyder…

John et Lionel Barrymore, Louise Brooks,  Max Linder (1er comique français apparu en 1910 qui inspira Charlie Chaplin), Joan Crawford, Douglas Fairbanks, Greta Garbo, Lilian Gish, Laurel et Hardy, Buster Keaton, Harold Llyod, Mary Pickford, Gaston Modot, Gloria Swanson, Rudolph Valentino, les Max Brothers,et of course, Charlie Chaplin ont fait rêver des millions de spectateurs (il est vrai que le cinéma à cette époque était bon marché !). On allait au cinéma comme on va faire ses courses. Un orchestre accompagnait « en live » le film. C’était un véritable « cérémonial ». On y voyez des épopées, des grandes fresques, de   » l’eau de rose « , du comique…beaucoup de comique.

Ce sont les forains qui se sont d’abord emparés du cinéma puis les « industriels » comme les frères Warner; Mayer, Léon Gaumont (fabricant d’appareils de projections, de jumelles…) ou Pathé ont mis « le grappin dessus ». Les acteurs, réalisateurs, producteurs, techniciens, exploitants, fabricants américains ou européens ont tout inventé: les caméras, les appareils de projection, les décors, les premières techniques de jeu; les mouvements de foule (« Naissance d’une Nation »; « Cléopatre »...), les tournages avec les animaux (voir Charlot dans « Une vie de chien », film de 8 bobines où un chien rentre dans la poche de Chaplin pour ensuite en ressortir par le bas de son pantalon…etonnant !), avec les enfants (« The Kid »…), les cascades (« Monte là-dessus » de Harold Lyod ou « le Mécano de la Générale » de Buster Keaton). Si vous regardez « Die Nibelungen » de Fritz Lang (1924), vous verrez que le père Spielberg a piqué une idée fondatrice pour son « Indian Jones ».

Georges Méliès fut tout cela à la fois (excepté peut-être fabricant de caméra): magicien, prestigitateur ( il fonda l’Académie de Prestidigitation,), illusionniste, producteur, scénariste,réalisateur, patron d’un studio ( à Montreuil en Seine Saint-Denis), « bidouilleur et bricoleur à la Mc Gyver », il a été l’un des premiers à créer des trucages (il se saurait « éclaté » avec le numérique et la 3D !), ses films sont géniaux (plus de 600 films) et certains sont visibles sur dvd car Méliès, ruiné et veuf, fut contraint de vendre son studio et ses films à des forains ou des collectionneurs privés. Dans le désespoir, il brula son stock personnel de films et finit marchand de bonbons .  C’est un grand bonhomme dont les Minnelli, Lucas, Spielberg, Peter Jackson and & co doivent beaucoup. Georges Méliès est un des personnages du prochain film de Martin Scorsese, « Hugo Cabret », tourné en 3D (je n’en peux plus !) qui sort le 14 décembre 2011. Ben Kingsley en est l’interprète.

Et pis donc, le parlant est arrivé vers 1926-1927 avec 2 films de Al Jolson: « Don Juan » (1926) et surtout « Le Chanteur de jazz » (1927). Et ce fut fatal pour beaucoup d’acteurs, dramatique même (c’est ce que raconte « The artist »). Incapables de s’adapter à ce changement, trop dur ou dotés d’une voix épouvantable, certains s’en sont tout de même très bien sortis (les comiques, Garbo…). Voyez l’immense film de Billy Wilder, « Sunset boulevard » où Gloria Swanson campe une gloire déchu du Muet au côté de l’un de ses réalisateurs « fétiches », devenu son « homme  à tout faire et souffre douleur », joué par Eric von Stroheim. Un jour, Cecil B. DeMille leur rend visite…tout simplement sublime !

en vrac 82

Coucou toi,

Ca y’est, l’automne est arrivé. Il fait crachin et grisouille, rangez pelles à sable, crème solaire et magazines « people » en tous genre, et sortez plutôt moon-boots, gants et chaussures de montagne. En tout cas, sachez qu’ « en vrac » sera toujours là auprès de vous.

Nicole Croisille fête  ses 75 ans, depuis vendredi soir, sur scène à l’Alhambra in Paris. Accompagné d’un trio « très jazzy » sous la houlette d’ Aldo Franck (grand pianiste), tantine (à ne pas confondre avec Martine Aubry !) enchaine, quasi sans arrêt, tubes de son répertoire, (« Femme…femme…une femme…avec toiIIII !!!! »; « La Garonne »; « Téléphone-moi »; « Tout recommencer »; « Parlez-moi de lui » ) et reprises (de Nougaro, »son frère » , « OhooOOOhhh TOU…lOuSE !!!! », à Starmania,« T’as du succès dans tes affaires… », en passant par l’adaptation française de Julien Clerc du « Requiem pour un fou »,  composition, excusez du peu, de l’argentin Astor Piazzolla), rendant ce  tour de chant très classe, plein de peps et de vitalité. N’oublions pas que la Croisille est une grande danseuse qui s’est formée, à la fin des années 50, avec les ballets de la Comédie Française, le mime Marceau, Joséphine Baker et Jacques Tati avec qui elle fut assistante chorégraphe sur son spectacle « Jour de fête à l’Olympia ». C’est une artiste « complète » de music-hall, formée aux clubs de Saint-Germain des Près, de New-York ou de Buenos Aires, chantant, dansant et jouant, qui a travaillé, par exemple, en 1992, avec les ricains  sur la comédie « Hello Dolly » au théâtre du Chatelet. Nicole Croisille a son public, chante aussi bien, les adaptations jazzy des standards américains que  le répertoire de la variété française ( ah le duo avec Eddy Mitchell, « Le Coup de foudre » chez Maritie et Gilbert Carpentier) mais n’a pas, je trouve, la place qu’elle mérite dans le paysage musical français (peut-être qu’elle ne soit que « interprète » la pénalise  auprès de la profession). En tout cas, elle est en tournée pendant un long moment, allez la voir, ça « dépote », vous chanterez « chabadabada » (composé par Francis Lai pour Lelouch) avec elle et vous vous direz
« putain que j’aimerai être comme ça à 75 piges ! ». Un seul regret pour son nouveau spectacle: Annie Cordy était dans la salle vendredi soir, j’ai longtemps cru qu’elles allaient chanter ensemble « Tata Yoyo » en version jazzy. Et non, en vain, ça n’a pas eu lieu. Dommage…

Steve Jobs, le cofondateur d’Apple, est mort (pour ceux et celles qui n’étaient pas au courant!). Pour certains c’était Dieu, Jésus, Gandhi,Elvis, Michael Jackson, Mandela tout à la fois. Génial concepteur (le Mac, l’iMac, l’iPod, l’iPhone et dernièrement l’iPad), il a imposé les gestes, les images l’esthétique, les objets et une bonne partie des usages de la civilisation informatique. C’était aussi un génie de la communication (que Dsk aurait du consulter pour son intervention télévisée chez Claire Chazal) fédérant un véritable culte de sa personne autour de lui ( Jeff Jarvis, gourou du journalisme en ligne: « Nous avons perdu notre Gutenberg »; Steve Wozniak, cofondateur d’Apple: « C’est un peu quand John Lennon est mort, ou JFK. Je ne peux penser à personne d’autre, peut-être à Matin Luther King »; Barack Obama: « L’un des plus grands inventeurs américains, assez courageux pour penser différemment, assez audacieux pour croire qu’il pouvait changer le monde, et assez talentueux pour le faire… »). Amen !


 2.665.013 personnes se sont déplacées pour voter au 1er tour des Primaires Socialistes: en tête, F. Hollande (39,2 %) suivi de Tantine Aubry (30,4 %), A. Montebourg (17,2 %), Manman Royal (6,9 %), M. Valls (5,6 %) et notre « pépère à tous » J.M. Baylet (0,6 %). Royal fait la gueule et pleure (sur BFM TV), Hollande doit être déçu et tendu, Tantine va devoir « négocier sec » pour espérer l’emporter au second tour, Valls vient d’annonçer qu’il se ralliait à Hollande, Baylet doit être au resto entrain de savourer un bon cassoulet et A. Montebourg est LE roi de la soirée, rôtissant de bonheur, se sachant INdispensable pour faire gagner la gauche aux présidentielles de 2012 (il vient d’annoncer qu’il réserve « sa réponse » au second tour d’ici quelques jours). Avec probablement quelques « ratés dans quelques bureaux de vote, oui ces primaires (une nouveauté en France) sont une réussite, voir même un véritable progrès démocratique qui ringardise l’UMP. L’Italie l’avait fait avant nous (plus de 4 millions de votants qui n’ont pas suffit d’ailleurs de faire gagner la gauche face à Berlusconi), itou pour la Grèce, mais jamais dans notre pays, les partisans de quelques valeurs et idées (et non d’un parti) avaient été sollicité. C’est un succès et le fait de demander 1€ de participation ne me choque pas car ce n’est pas une élection « officielle » où tous les partis, de tous bords, se présentent, sachant que les « frais de campagne » (selon les scores) sont remboursés, en partie, par l’Etat.

Bah qu’est-ce tu fous là, toi ?!?

…bonne semaine, les loulous.

Baffie est vraiment un sale gosse !

Salut les kids,

Ai vu hier soir la nouvelle pièce de Laurent Baffie, « Les Bonobos » au théâtre du Palais-Royal in Paris. C’est sa quatrième création après « Sexe, magouilles et culture générale » (2001), « Toc Toc » (2005) et « Un point c’est tout ! » (2008). N’oublions pas son one-man show des deux dernières années, « Laurent Baffie est un sale gosse »). Son nouvel opus est souvent drôle mais inégal dans son rythme: 3 célibataires handicapés (1 sourd, 1 aveugle, 1 muet), lassés de pratiquer des échanges tarifés, décident de monter un site de rencontres pour connaitre l’amour libre et surtout gratuit. 3 jeunes femmes se présentent, chacune à leur tour et séparément, à chaque garçon. Je vous en dis pas plus, c’est vachard, parfois grossier mais mais… très tendre et humain. Oui,le père Baffie est un gentil, malgré ses tirs de « sniper de la vanne ». Comme il peut être charmant et respectueux (je le confirme pour avoir vu son one-man où nous avions tous « chaud aux fesses » dans la crainte « qu’il nous attrape » !) . Bon ok, il est plutôt amateur de filles (à fortes poitrines tant qu’à faire !!), et d’animaux, que de garçons. Certes, il ne connait pas beaucoup de tabous et a besoin de s’épanouir dans la provoc et la déstabilisation de l’autre. On se souvient de ses interventions à « Sacrée soirée » avec Jean-Pierre Foucault sur TF1, de celles à « Nulle part ailleurs » sur Canal avec Gildas ou chez son ami Thierry Ardisson. Sans gêne et intraitable. Comme aussi dans les dvd de ses sketches ou dans ses émissions de radio , d’abord sur Europe 2 puis Europe 1 avec « C’est quoi ce bordel ! » repris depuis la rentrée sur Rire et Chansons.

Pour conclure,Laurent Baffie est un cinéphile averti qui a réalisé et joué, en 2003 avec Daniel Russo, un long-métrage, « Les Clefs de bagnole », où « tout le gratin du cinéma français » fit une apparition furtive (surtout dans le pré-générique), ainsi que Maxime Le forestier venu avec sa guitare et sa bonne humeur, le tout autour d’un bon feu des familles !. Ce fut un four intégral et Baffie en sortit blessé, perdant beaucoup de pognon. Aux dernières nouvelles, il écrit un nouveau scénario. A la bonne heure, Lolo !

en vrac 81

Salut à toi oh mon frère

Voici venu le temps du recueillement, de la réflexion et de l’analyse, de la préparation du gigot du dimanche, de se préparer à aller à la messe avec belle-maman et de savourer à l’avance la nouvelle livraison d’ « en vrac » (que je me la pète mais grave !):

Suite aux élections sénatoriales de dimanche dernier pour le renouvellement d’un tiers des sièges, la gauche a remporté ,pour la première fois dans l’histoire de la 5ème République, la majorité au Sénat. C’est l’ancien président du groupe socialiste, Jean-Pierre Bel, qui a été élu, hier après-midi, à la présidence de la Haute Assemblée (« le plateau »). Malgré son élection confortable (179 voix) et pour quelqu’un qui se présentait pour la troisième fois (2004/2008), Jean-Pierre Bel avait l’air de ne pas comprendre ce qui lui arrivait… »complètement paumé » le pépère ariégeois (dire qu’il est censé remplacer le Président en cas de vacance de pouvoir dans le protocole institutionnel)  ! En attendant, l’UMP n’en menait pas large…est-ce le début d’une nouvelle cohabitation ?…les 7 prochains mois nous le diront.

Ambiance crépusculaire à l’Elysée ? Fin de règne ? Les rats quittent le navire ? En tout cas, pour un candidat qui nous annonçait en 2006-2007  « je veux une république irréprochable ! », Sarkosy a du soucis à se faire: affaire Bettencourt (financement pour la campagne 2007), affaire des rétro-commissions dans la vente des frégates de Karachi (financement pour la campagne d’Edouard Balladur en 1995), les intermédiaires-conseils-porteurs de valises-très bavards mis en examen ou convoqués (et pour certains très proches du Président), un ancien ministre de l’Intérieur interrogé par la justice pour avoir « voler au secours d’un ami », un procureur (de Nanterre) mis en examen pour avoir » mis sur écoute » un journaliste du journal « Le Monde », rajoutez à cela des sondages catastrophiques pour une nouvelle candidature en 2012 ! oui Sarkosy est dans la mélasse et on a du mal à croire que l’union au sein de l’UMP tienne encore debout d’autant plus si les primaires socialistes remportent un large succès.

Ai découvert un film, en salle, de Jerry Schatzberg, « Portait d’une enfant déchue » avec une Faye Dunaway tout simplement prodigieuse. Le film narre l’ascension et la chute brutale d’une mannequin-vedette qui sombre dans la folie. Faye Dunaway est hallucinante et sa violence nous bouscule, nous donnant envie de quitter la salle. Rôle qui rappelle celui de Gena Rowlands dans « Une femme sous influence » de Cassavetes ou celui d’Isabelle Adjani dans « Camille Claudel » de Brruno Nuytten.Le film date de 1970, année où Faye Dunaway tourna aussi « Little Big Man » d’Arthur Penn (avec qui elle avait déjà fait « Bonnie and Clyde), l’année d’avant elle tournait « L’Arrangement » d’Elia Kazan Kazan. Suivront entre autres, « Chinatown » de Polanski, « La Tour infernale », « Les 3 Jours du Condor » de Sydney Pollack, « Network » de Sydney Lumet, « Barfly » de Barbet Schroeder, « Arizona dreams » d’Emir Kusturica; « The Yards » de James Gray. Oups ! Quelle carrière ! Beaucoup de films devenus cultes avec le temps. Chapeau Madame !

…bonne semaine.

Hommage à Tonton Georges Lautner (1926-2013)

Hello les baltringues,

Je voudrais revenir sur un cinéaste qui n’est en rien maudit mais qui, je trouve, n’a pas sa juste place auprès du cinéma français, les critiques (enfin pour ce qu’il en reste !) le jugeant mineur et sans grand interêt, je veux parler de Georges Lautner. Né en 1926 et fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Lautner a commencé à réaliser en 1958 avec « La Môme aux boutons ». Il ne tourne plus depuis 1996, n’ai pas aigri, a connu énormément de succès populaires, a fait beaucoup d’entrées (environ 50 millions rien qu’en France !!), tournant avec les plus grosses vedettes du cinoche (Gabin; Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, 5 Belmondo; 2 Delon, Mireille Darc « sa petite soeur » à profusion,Louis De Funès, Francis Blanche, Michel Constantin, Darry Cowl Pierre Richard, Galabru; Serrault; Jean Yanne, Schmoll; Miou-Miou; Lanvin, Marielle et et et ne l’oublions pas, s’il vous plait, MONsieur Jean Lefèvre). Il a formé de nombreux techniciens (Bertrand Blier fut son assistant et lui a écrit le scénario et les dialogues de l’excellent « Laisse allez, c’est une valse », dialogues qui renvoient régulièrement à ceux d’Audiard mais annonçant déjà « la patte Blier » des « Valseuses »; « Buffet froid » ou « Tenue de soirée »). Tout n’est pas bon chez Lautner. Loin de là ! De « La Maison assassinée » (avec PatriIcKK !!!) au remake de « L’Inconnu dans la maison » avec Bébel; en passant par « Triplex » (avec Patrick Chesnais), « Room service » (avec Serrault et Galabru), « La vie dissolue de Gérard Floque » (avec Roland Giraud) ou « Joyeuses Paques » (adaptation poussive de la pièce de Jean Poiret avec (re)Bébel et et et…ahahaha Sophie Marceau…), on frise souvent le nanar de chez nanar !…du bien gras, le tout arrosé d’un rouge qui tache ! On aime déjà plus, « Est-ce bien raisonnable », « Attention, une femme peut en cacher une autre » ou les cascades de Bébel dans « Flic ou voyou » ou dans « Le Guignolo » (ah la scène de l’hélicoptère au-dessus de Venise !).Mais ce que je préfère c’est quand Lautner nous fait la série des Monocles avec Paul Meurisse, les films comme « Ne nous fachons pas », « Le Pacha » (sur une musique de Gainsbourg), « La Grande Sauterelle », « La Valise », « Mort d’un pourri » (excellent polar produit et interprété par Delon avec aussi Maurice Ronet, Jean Bouise, Michel Aumont et Stéphane Audran), « Les Barbouzes » ou « Laisse allez, c’est une valse ». Oui dans ces films, il y a « une patte », « une griffe Lautner ». Par son rythme, son découpage et son montage elliptique. Par son ton « décalé »aussi, loufoque et « très bande dessinée ». Y’a des tronches (et des pifs !), des situations comiques souvent droles et un esprit potache très frais et jubilatoire qui se ressent chez les interprêtes. Vous pensez et vous vous dites…mais il n’a même pas parlé des « Tontons flingueurs » ?!?..je rêve ou quoi ?!?….mais c’est lui, étasoeur, le baltringue ! Mais non, les loulous, j’ai pas oublié « Les tontons »…film culte et inter-générationnel (de temps en temps exploité en salle et surtout archi-rediffusé à la télé !). Dire que la Gaumont ne croyait pas en ce film et a donné « le minimum syndical » à Tonton Georges. Avec obligation de tourner dans une maison, située à Rueil-Malmaison, car louée à l’année par la compagnie au logo de la marguerite. Avec une cuisine minuscule ! Démerdes-tois Georges ! Comme quoi les contraintes, des fois, ça a du bon ! Salut Monsieur Lautner, profitez de votre soleil niçois et merci de nous avoir fait bien marré.