DSK: Mister Chance

Salut les kids,

Aujourd’hui je vais faire « mon Jean-Michel Aphatie ». Pas content de la prestation de Dominique Strauss-Kahn, sur TF1 dimanche soir, et encore moins de l’interview mené par Claire Chazal (que j’ai trouvé mieux ce à quoi je m’attendais, mais tout de même trop de connivence, de gentillesse et aucune question et de relance sur le « enfin, bon Dieu de chez bon Dieu !…mais qu’est-ce qui s’est vraiment passé, au Sofitel de New-York, dans la suite 2806, ce samedi 14 mai vers midi ? »).Les journalistes politiques (entre autres) ont raison. L’amie d’Anne Sinclair, Claire Chazal, n’aurait pas du interviewé DSK. Ce fut un excercice de com très rodé et huilé, ultra-préparé où rien n’était laissé au hasard mais qui a fait pschitt, sans convaincre. Pas de sincérité et aucune émotion.Vu quand même par plus de 13 millions de téléspectateurs.

Dominique Strauss-Kahn a beaucoup de chance, il est verni même. D’avoir échappé à la prison, d’avoir une femme qui l’aime (« Anne est une femme extraordinaire et remarquable. J’ai beaucoup de chance de l’avoir à mes côtés ». Il peut la remercier, ça c’est sûr !), le soutenant financièrement et à profusion, dans l’opulence et même dans l’indécence. Il a failli écoper de plus de 70 ans de prison et il n’a pas eu un mot,  dimanche soir au J.T. de Claire Chazal, un début d’excuse à Nafissatou Diallo,seulement reconnaissant « une faute morale » et d’avoir été léger (« Cette légèreté, je l’ai perdue pour toujours. »). La désormais femme de ménage la plus célèbre du monde, d’après le rapport du procureur Cyrius Vance Jr, a eu « un acte précipité avec » DSK (9 minutes en tout, plus fort que Chirac, surnommé du temps de sa splendeur « 12 minutes, douche comprise !) mais cet acte précipité « ne permet pas de dire si l’acte a eu lieu sous contrainte et sans consentement ». Le rapport (le fameux ! que DSK a passé son temps à nous montrer de sa main droite !) spécifie aussi que l’analyse ADN a confirmé que les traces de sperme, retrouvées sur le costume de la victime, étaient celles de DSK. Et ça pas un mot de l’ex-patron du FMI. Et aucunes questions de la part de Claire Chazal. « RiIIeEEN ! Que neni !!! » dirait Jean-Michel Aphatie. Comme l’a dit l’avocat de la victime, Kenneth Thompson, « ce n’était pas une interview mais un coup de pub ! », il a depuis porté l’affaire au civil. Chance toujours pour DSK que Nafissatou Diallo ait menti à maintes reprises durant les interrogatoires du procureur: sur son passé, sur sa relation avec un détenu jugé pour « trafic de stupéfiant », pour avoir donné plusieurs versions de « l’après aggression ».

Avec un procès au civil à New-York et l’affaire « Tristane Banon » qui suit son cours en France, Dominique Strauss-Kahn peut effectivement partir en vacance à Marrakech car je sens que « l’on va souper du DSK » pendant quelques temps…aura-t-il autant de chance ?…l’avenir nous le dira.