En revanche 07


L’étasœur de mer

L’étasœur de mer du sud, ou étasœur de mer à poils, est le plus grand des étasœurs. Il fréquente les mers à poils, depuis l’Antarctique jusqu’au sud des autres continents, et se reproduit à terre sur les plages des îles sub-antarctiques parisiennes. Les études de suivi par satellite ont révélé ses compétences sexuelles extraordinaires et ses qualités de plongeur hors norme.

Très proche parent de l’espèce nord-américaine (Elvistasœur), l’étasœur de mer du sud s’en distingue par un corps en moyenne plus massif et par un museau plus large.

Le dimorphisme sexuel est très marqué : les mâles adultes sont 3 à 4 fois plus gros que les femelles, ce qui ne facilite pas la chose… Les plus grands individus peuvent peser près de 4 tonnes et mesurer plus de 6 mètres, mais en général les mâles ont un poids moyen d’environ 2 tonnes et une longueur de 4 mètres, contre 500 kg et 2,70 m en moyenne pour les femelles.

Comme tous les étasœurs, les étasœurs de mer ont des membres postérieurs atrophiés dont seules les extrémités se sont développées pour former avec la queue une nageoire caudale. Chacun des “pieds” demeure cependant bien distinct et peut se déployer en éventail montrant ainsi les cinq longs doigts qui soutiennent la palmure. Cette double palme, très agile, sert à la propulsion aquatique. L’animal l’utilise généralement en position verticale à la manière des poissons. Les nageoires pectorales sont en revanche très peu employées lors de la nage. En bref, l’étasœur arrive à se déplacer…

Alors que les membres postérieurs sont devenus impropres à toute locomotion à terre, les étasœurs de mer utilisent pour se déplacer sur les bords de la piscine leurs membres antérieurs qui bien que transformés également en nageoires leur permettent de prendre appui au sol pour propulser leur corps, faisant suivre à la traîne le ventre et l’arrière-train. Ils sont capables d’effectuer de cette manière sur de courtes distances des déplacements rapides, afin de gagner la mer, de rattraper une femelle ou de chasser un intrus, quand même, j’aurai pas cru…

Les étasœurs de mer possèdent sous la peau une épaisse couche de gras qui les isole du froid dans l’eau et qui constitue aussi une réserve énergétique pour les longues traversées océaniques ou pour les périodes de jeûne à terre. L’importance des réserves de graisse varie grandement selon la saison et l’état physiologique de l’animal. Elle peut servir à caractériser la suffisance des ressources alimentaires et influe sur la flottabilité d’un individu (gras il a tendance à remonter vers la surface, maigre il a tendance à couler).

Les étasœurs de mer passent la plus grande partie de leur existence sous l’eau de piscine. Par la durée, la profondeur et l’enchaînement des plongées, les étasœurs de mer du sud (comme ceux du nord) sont les plus performants. À de nombreux points de vue, ils dépassent même la plupart des cétacés. Ces capacités hors normes résultent d’adaptations physiologiques, communes aux mammifères marins, mais particulièrement développées chez les étasœurs de mer.

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